Si le grand gibier se porte bien, la situation du petit gibier n’a guère évolué depuis deux décennies. Il est vrai que les critères d'appréciation, et l'hétérogénéité des situations ne facilitent pas la mise en place d’une politique globale. Pourtant, la demande se fait de plus en plus pressante dans les départements, et les FDC sont poussées à agir. Mais deux questions se posent : dans quels buts et avec quels moyens ? Si c’est uniquement pour reconstituer les effectifs des chasseurs, c’est ramener la question de la conservation du patrimoine sauvage à un niveau de préoccupation qui en dit long sur notre conscience écologique. Mais si c’est effectivement pour redonner à la nature une partie de ce qui a été détruit, on se heurte à la modification des paysages, induite par l'évolution des pratiques agricoles. Certes des progrès considérables ont été faits ces dernières années, mais le premier blocage qui apparait concerne les prélèvements. Il est évident qu’ils ne peuvent être que fonction des densités, car ce sont elles qui fixent la quantité disponible. Cela signifie que toutes les tentatives n’auront de succès que si elles sortent du domaine expérimental, et deviennent un projet d’envergure nationale. Est-ce possible ? L'idée chemine, doucement. Attention quand même, car à la vitesse où vont nos adversaires…