La 72e Assemblée générale du Conseil international pour la conservation de la faune (CIC), réunie à Vienne, s’est achevée par deux décisions majeures : l’élection de Luis de la Peña à la présidence et l’adoption d’une résolution structurante sur l’économie de la faune. Cet événement international a rassemblé plus de 650 participants (ministres, scientifiques, diplomates et acteurs de terrain) venus d’Europe, d’Afrique, d’Asie et des Amériques. Les échanges ont porté sur l’intégration de la conservation dans les politiques agricoles, l’aménagement des territoires et les économies rurales. Au cœur des débats : le concept « d’économie de la faune », présenté comme un levier permettant de concilier préservation de la biodiversité et développement local. L’Assemblée statutaire a également permis d’examiner les travaux du CIC et de réaffirmer son rôle de plateforme reliant science, politique et pratiques de terrain. Le président sortant, Philipp Harmer, a salué les progrès réalisés durant ses deux mandats, marqués par un renforcement de la visibilité internationale de l’organisation. Il passe désormais le relais à Luis de la Peña, avocat espagnol et figure reconnue du CIC, qui a insisté sur la nécessité de poursuivre une approche « réaliste et responsable », ancrée dans les territoires et les communautés. Point central de cette Assemblée, la résolution adoptée affirme que conservation et utilisation durable de la faune ne sont pas opposées mais complémentaires. Elle appelle les États et institutions internationales à reconnaître les économies fondées sur la faune comme des outils essentiels pour la biodiversité et le développement rural. Le texte insiste également sur l’importance d’une gestion fondée sur la science et met en garde contre des restrictions jugées contre-productives lorsqu’elles ne reposent pas sur des données solides. Enfin, plusieurs distinctions ont été attribuées, notamment à des figures majeures de la conservation, tandis que l’Allemagne a été désignée pays hôte de la prochaine Assemblée à Hambourg. Par ces décisions, le CIC affirme une orientation claire : faire de l’usage durable de la faune un pilier des politiques de conservation à l’échelle mondiale.