Le projet de budget 2027 prévoit de nouvelles suppressions de postes dans les établissements publics de l’environnement, alors que la France vient de traverser un été marqué par les canicules, les incendies et la sécheresse. Les arbitrages budgétaires concernent notamment les agences de l’eau, l’Office français de la biodiversité (OFB), les parcs nationaux et l’Agence de la transition écologique (Ademe). Dans les six agences de l’eau, 15 postes doivent disparaître en 2027, puis 20 en 2028 et 20 en 2029, soit 55 emplois sur trois ans pour environ 1 500 agents. Ces réductions interviennent après la suppression de 12 postes en 2025 et de 13 en 2026. Les parcs nationaux sont également concernés, avec 10 suppressions annoncées sur un effectif de 812 emplois permanents. L’OFB devrait perdre 24 emplois, tandis que les réductions à l’Ademe restent à préciser. Une autre réforme concerne le quasi-statut des contractuels de l’environnement. Bercy conditionne sa revalorisation, qui n’a pas eu lieu depuis plus de dix ans selon le SNE-FSU, à l’arrêt des recrutements sous ce régime à partir de 2028. Ce dispositif encadre les carrières et la mobilité de nombreux agents spécialisés. Les métiers concernés se retrouvent ainsi au cœur des arbitrages budgétaires, au-delà des seules suppressions de postes. Le 15 septembre, une quarantaine d’organisations se sont rassemblées devant Bercy pour réclamer des moyens à la hauteur de l’urgence climatique. Parmi elles figuraient des associations environnementales, des syndicats de fonctionnaires et des organisations de pompiers et d’infirmiers. Au-delà des effectifs, les arbitrages portent également sur les conditions d’emploi et l’organisation des métiers de l’environnement. Le projet de budget 2027 confirme ainsi que les établissements chargés de la protection de la nature et de la gestion des ressources sont directement concernés par les choix de dépenses publiques.