La 17e Conférence des Parties de la Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification (CNULCD) s’est achevée le 28 août 2026 à Oulan-Bator, en Mongolie, dans un contexte marqué par l’accélération de la dégradation des terres et la multiplication des épisodes de sécheresse. Selon le constat présenté lors de la conférence, la moitié de l’humanité est désormais affectée par la dégradation des sols, avec des conséquences sur la production alimentaire, les ressources en eau, la santé, la sécurité et les économies nationales.
La COP17 a cherché à renforcer les réponses collectives en rapprochant notamment les politiques de restauration des terres, de lutte contre le changement climatique et de conservation de la biodiversité. La France, membre du groupe des « amis de la présidence mongole », s’est particulièrement impliquée dans ces travaux. Elle a notamment lancé un hub français de l’initiative « Business for Land », destiné à fédérer les entreprises engagées dans la préservation des sols. Parmi les avancées figure le renforcement de l’interface science-politique de la Convention, destinée à mieux intégrer les connaissances scientifiques dans les décisions. Les négociations ont également commencé à définir une vision stratégique pour la période post-2030. Le rôle des éleveurs a été reconnu comme essentiel à la préservation des terres agricoles, des prairies et des parcours. La sécheresse, placée au centre des discussions, devient par ailleurs un point permanent de l’agenda des futures COP. Les travaux se poursuivront notamment lors de la COP18. Enfin, les moyens financiers du secrétariat de la Convention ont été préservés afin de poursuivre ses missions et de renforcer les synergies entre les grandes conventions environnementales, la société civile et les enjeux liés au genre. La COP17 aura ainsi confirmé que la restauration des sols constitue désormais un enjeu transversal, à la croisée de l’agriculture, de l’élevage, de l’eau, du climat et de la biodiversité.
COP17 : la dégradation des terres s’impose comme enjeu mondial
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COP17 : la dégradation des terres s’impose comme enjeu mondial