Le 10 avril 2026, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a confirmé le premier cas humain en Europe de grippe aviaire A(H9N2). Ce cas importé concerne un homme adulte hospitalisé en Lombardie, en Italie, après un séjour de plusieurs mois au Sénégal, pays où ce virus circule activement chez les oiseaux. Le patient s’est présenté à la mi-mars avec de la fièvre et une toux persistante. Face à l’absence d’amélioration, les médecins ont réalisé des examens approfondis, dont un lavage broncho-alvéolaire. Le séquençage génomique a permis d’identifier rapidement le virus A(H9N2), une souche jusqu’alors jamais détectée chez l’humain en Europe. Le patient a été placé sous surveillance médicale et son état a évolué favorablement. Le virus A(H9N2) est connu depuis plusieurs années pour infecter principalement les volailles en Afrique, en Asie et au Moyen-Orient. Les cas humains restent rares et généralement bénins, avec des symptômes respiratoires modérés. Toutefois, les autorités sanitaires surveillent étroitement cette souche en raison de sa capacité à muter et à se recombiner avec d’autres virus grippaux. Les dernières observations montrent que certaines souches de H9N2 possèdent des adaptations facilitant l’infection chez les mammifères. Des études ont également mis en évidence une possible transmission limitée de l’animal à l’homme, principalement lors de contacts étroits avec des volailles infectées. À ce stade, aucun cas de transmission interhumaine n’a été confirmé. L’OMS estime que le risque pour la population européenne reste faible, mais souligne l’importance d’une surveillance renforcée, notamment dans le contexte des déplacements internationaux et des zoonoses émergentes.