Plusieurs foyers de grippe aviaire hautement pathogène (IAHP) ont été détectés ces dernières semaines en France et aux frontières, illustrant la persistance d’un risque sanitaire élevé pour les élevages avicoles. Dans le Nord, un foyer majeur a été confirmé à Warhem, au sein d’un élevage de près de 300 000 volailles. Cette exploitation se situe sur le littoral, à proximité immédiate de la Belgique, où un premier foyer avait déjà été signalé le 23 décembre à Furnes, à seulement cinq kilomètres. Cette proximité géographique renforce les inquiétudes quant à la circulation du virus dans cette zone transfrontalière, particulièrement exposée en raison des couloirs de migration des oiseaux sauvages. Conformément aux protocoles sanitaires, des mesures strictes ont été mises en place autour de l’élevage touché : abattage des animaux, périmètres de protection et de surveillance, restrictions de mouvements et renforcement de la biosécurité. Les autorités sanitaires appellent les professionnels à une vigilance accrue afin d’éviter toute propagation à d’autres exploitations. Dans d’autres régions, la situation évolue différemment. En Haute-Vienne, la zone réglementée mise en place après la détection de cas de grippe aviaire a été allégée. Le passage en zone de simple surveillance permet un assouplissement des contraintes pour les éleveurs, tout en maintenant un haut niveau de contrôle sanitaire. Les services de l’État soulignent que cette évolution favorable reste conditionnée à l’absence de nouveaux cas et au respect strict des mesures de prévention. Dans la Drôme, un important foyer a également été confirmé à Châteauneuf-sur-Isère, dans un élevage d’oiseaux captifs. Là aussi, les autorités ont renforcé les dispositifs de surveillance et de protection afin de contenir le virus. Ces épisodes successifs rappellent que la grippe aviaire demeure une menace durable pour la filière avicole française. Si certaines zones voient les restrictions s’alléger, d’autres doivent faire face à des mesures d’urgence lourdes de conséquences économiques. Dans ce contexte, la coordination entre services de l’État, éleveurs et acteurs locaux reste essentielle pour limiter l’impact sanitaire et économique de l’IAHP.