Il repose sur trois leviers : une taxe de mutualisation départementale identique pour tous, une contribution par zone tenant compte des surfaces boisées et ́non boisées pondérées (5/1), et surtout un système de bonus-malus basé sur la densité réelle de gibier. En clair : les territoires les plus impactés paieront davantage, les autres moins. Autre évolution majeure : le prix du bracelet chute de 30 à 5 euros. Objectif affiché : lever le frein financier au prélèvement et permettre une régulation plus efficace. Le dispositif s’accompagne d’une gestion plus souple, avec des attributions ajustables en cours de saison. Cette réforme marque un tournant. Elle vise à rétablir une forme d’équité, tout en s’adaptant à une réalité devenue difficilement soutenable. Mais elle pose aussi une question de fond : jusqu’où le modèle actuel peut-il absorber la croissance des populations de sangliers ? Car malgré des efforts sans précédent, la régulation peine à suivre. Et derrière les ajustements techniques, c’est bien l’équilibre global entre chasse, agriculture et territoires qui reste en jeu. En clôture, les échanges ont notamment abordé le dossier litigieux Tréma/FDC, toujours en cours, preuve que les tensions ne se limitent pas au seul terrain. Au final, cette assemblée générale acte une prise de conscience : le système doit évoluer. Reste à savoir si ces ajustements suffiront à contenir une dynamique du gibier qui, elle, ne faiblit pas.
Haute-Marne : Assemblée générale de la FDC : une réforme sous pression face à l’explosion des dégâts de gibier
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Haute-Marne : Assemblée générale de la FDC : une réforme sous pression face à l’explosion des dégâts de gibier