Avec le programme HUNTomics, la Fédération nationale des chasseurs vient de franchir une étape majeure en rejoignant les réseaux associés de l’Earth BioGenome Project (EBP), l’une des plus vastes initiatives scientifiques internationales consacrées à la génomique de la biodiversité. Cette reconnaissance place désormais la chasse française dans ce programme mondial réunissant les plus grands laboratoires et consortiums spécialisés dans le séquençage du vivant. Concrètement, HUNTomics vise à mieux connaître les espèces sauvages grâce aux outils de la génétique moderne. Chaque animal possède un patrimoine génétique unique qui renseigne sur son histoire, son état de santé, ses capacités d’adaptation ou encore l’évolution de ses populations. Le programme repose sur la collecte d’échantillons biologiques, le séquençage ADN et l’assemblage de génomes de référence de plusieurs espèces chassables. Ces données constituent ensuite une base scientifique de très haute valeur pour les chercheurs. Au-delà de l’aspect technologique, l’intérêt de ces travaux est immense pour la gestion de la faune sauvage. Les analyses génomiques permettent par exemple de mieux comprendre les mouvements de populations, les phénomènes de consanguinité, les capacités d’adaptation au changement climatique ou encore la résistance de certaines espèces face aux maladies émergentes. Dans un contexte où les enjeux sanitaires et environnementaux prennent une importance croissante, disposer d’informations génétiques précises devient un outil stratégique pour la conservation et la gestion durable des milieux naturels. L’intégration de HUNTomics au sein de l’EBP témoigne également de l’évolution du rôle des chasseurs dans les programmes scientifiques modernes. Grâce à leur présence permanente sur le terrain, les réseaux cynégétiques disposent d’une capacité unique de collecte d’informations et d’échantillons biologiques. Cette participation active contribue aujourd’hui à enrichir les connaissances sur la biodiversité française et européenne. Les données produites par HUNTomics seront accessibles à l’ensemble de la communauté scientifique internationale. Une ouverture qui pourrait accélérer de nombreuses recherches sur la biodiversité, tout en renforçant la place de la France dans les grands projets scientifiques consacrés au vivant.