Les résultats montrent que si l’intensité et la fréquence des récoltes sont significativement plus élevées en dehors des sites Natura 2000, le statut de protection n’influence ni la probabilité ni l’intensité des incendies ou du dépérissement lié à la sécheresse. Ces perturbations apparaissent principalement déterminées par des facteurs bioclimatiques, topographiques et structuraux (type foliaire, composition des peuplements), plutôt que par le niveau d’exploitation. En outre, une intensité de récolte plus élevée ne semble pas réduire la vulnérabilité ultérieure aux sécheresses, remettant en question l’idée selon laquelle la gestion actuelle suffirait à accroître la résilience climatique. Les différences observées entre zones protégées et non protégées, bien que statistiquement significatives pour l’exploitation forestière, se révèlent écologiquement marginales quant à leur effet sur les perturbations naturelles. Ainsi, la protection ne rend pas les forêts plus inflammables, mais elle ne les immunise pas non plus face aux stress climatiques. Dans un contexte régional marqué par une tendance générale à la réduction de l’exploitation, ces résultats suggèrent que les niveaux actuels de gestion sont probablement insuffisants pour contrer les effets croissants du changement climatique. L’adaptation des forêts méditerranéennes nécessitera donc des stratégies complémentaires, incluant la promotion d’espèces et de génotypes plus tolérants à la sécheresse, ainsi qu’une réflexion intégrée sur la composition et la structure des paysages forestiers.