L’Office français de la biodiversité (OFB) a annoncé, en février dernier, un engagement financier de 200 000 € pour la période 2026-2028 afin de soutenir deux initiatives majeures portées dans le cadre de la Convention sur les espèces migratrices (CMS). Cette contribution s’inscrit dans une volonté de renforcer la protection des espèces migratrices, particulièrement vulnérables en raison de leur dépendance à plusieurs habitats et de leurs déplacements sur de longues distances. Ces espèces doivent pouvoir circuler librement entre leurs zones de reproduction, d’alimentation et d’hivernage, ce qui nécessite des continuités écologiques fonctionnelles et une réduction des pressions humaines, notamment liées aux captures illégales et/ou excessives, précise l’Office. La première initiative soutenue est le Partenariat mondial pour la connectivité écologique (GPEC). Son objectif est de mieux protéger, restaurer et relier les habitats essentiels aux espèces migratrices à l’échelle internationale. Cette plateforme collaborative rassemble divers acteurs de la conservation afin de coordonner les actions, partager les connaissances et définir des priorités communes. Encore en phase de structuration, le partenariat a tenu une première réunion à Abu Dhabi en octobre 2025 pour établir ses bases de fonctionnement. Le soutien de l’OFB permettra notamment de financer la coordination du dispositif et la mise en œuvre d’un programme d’actions sur trois ans. La seconde initiative vise à lutter contre les captures illégales ou excessives d’animaux sauvages, qui constituent une menace majeure pour de nombreuses espèces migratrices. Ce programme cherche à mieux organiser la réponse collective en identifiant les priorités, en coordonnant les efforts existants et en favorisant des approches communes entre les acteurs concernés. Il prévoit également de renforcer la coopération internationale, le partage d’expériences et les actions de sensibilisation. La contribution de l’OFB, représentant environ 15 % du budget total de ces deux initiatives, joue un rôle clé pour structurer ces projets et accompagner leur déploiement, avec l’objectif d’améliorer durablement la conservation des espèces migratrices à l’échelle mondiale.