La prédation de vingt-cinq brebis par un loup dans la nuit de Noël, sur la commune de Sarrey, a ravivé avec force la colère et l’exaspération des éleveurs. Cet épisode, loin d’être isolé, s’inscrit dans une série d’attaques, une situation jugée intenable par la profession, qui a provoqué une réaction au plus haut niveau de l’État. Thomas Millot, président des JA de Haute-Marne, a reçu un appel d’Annie Genevard, ministre de l’Agriculture. L’échange, qui portait sur l’ampleur des attaques et le désarroi croissant des éleveurs, a été décrit comme « courtois mais ferme ». Un déplacement ministériel en Haute-Marne est donc envisagé, bien que, aucune date n’ait été arrêtée à ce stade. Pour les Jeunes Agriculteurs, cette visite ne saurait être symbolique. « La ministre ne souhaite venir qu’avec des solutions concrètes », souligne Thomas Millot, tout en rappelant que « les attaques, elles, n’attendent pas ». Le syndicat refuse toute nouvelle discussion centrée uniquement sur les moyens de protection, comme l’homologation de nouvelles clôtures, récemment évoquée par la préfète de Haute-Marne. « Nous avons dépassé ce stade. Il faut passer à une autre étape », affirme le président des JA, appelant clairement à des prélèvements et à une régulation effective de la population de loups sur le territoire, estimant que « la gestion de cette crise relève de la responsabilité de l’État, pas uniquement de celle des agriculteurs ». Annie Genevard s’est engagée à reprendre contact d’ici la fin de la semaine.