Les huit départements alpins et pré-alpins ont officiellement saisi le Premier ministre Sébastien Lecornu afin de demander une hausse significative du quota d’abattage des loups en France. Dans une lettre adressée au gouvernement, les présidents des Conseils départementaux concernés estiment que la survie de l’élevage pastoral est aujourd’hui menacée par la multiplication des attaques de troupeaux, particulièrement dans l’arc alpin où se concentre l’essentiel de la population lupine.
Selon les autorités, la population de loups était évaluée en 2025 à 1 082 individus sur le territoire national. La réglementation actuelle autorise le « prélèvement » de 19 % de cette population chaque année, soit environ 205 loups. Les départements demandent de porter ce plafond à 30 % dès 2026, ce qui permettrait d’abattre jusqu’à 325 loups. Ils jugent l’estimation officielle sous-évaluée et considèrent que le quota actuel ne suffit pas à contenir la progression des attaques. Les élus invoquent non seulement les pertes économiques subies par les filières ovine et caprine, mais aussi la « détresse morale et psychologique » des éleveurs confrontés à des prédations répétées. Depuis 2023, ces collectivités réclament un durcissement des mesures sans avoir obtenu de réponse satisfaisante des gouvernements successifs. Sous la pression des syndicats agricoles, l’exécutif a annoncé une légère augmentation du quota à 21 % en 2026, soit 22 loups supplémentaires. Une mesure jugée largement insuffisante par les représentants du monde agricole, qui dénoncent l’ampleur des dégâts. Le débat demeure particulièrement sensible, opposant éleveurs et organisations de protection de la nature, et cristallise les tensions entre impératifs de biodiversité et défense des activités pastorales traditionnelles.
Loups : les départements alpins sollicitent le Premier ministre
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Loups : les départements alpins sollicitent le Premier ministre