Le tribunal judiciaire de Senlis a rendu ce 1er juin son délibéré dans l’affaire opposant Stanislas Broniszewski, figure connue du mouvement anti-chasse à courre Abolissons la Vénerie Aujourd’hui (AVA), au ministère public. Le militant était poursuivi pour avoir organisé une manifestation non déclarée à l’occasion de la Fête de la Vénerie, organisée le 14 juin 2025 pour célébrer le 90e anniversaire du musée de la Vénerie de Senlis. Ce jour-là, plusieurs centaines de personnes avaient participé aux animations proposées autour de ce patrimoine culturel et cynégétique, parmi lesquelles un défilé de chiens de chasse dans les rues de la cité royale. L’événement avait toutefois été perturbé par la présence de militants opposés à la chasse à courre, venus manifester leur hostilité à la pratique tout au long du parcours.
Les protestataires avaient suivi le cortège et multiplié les prises à partie verbales des participants. Les enquêteurs avaient alors estimé que Stanislas Broniszewski avait joué un rôle central dans l’organisation et la coordination de cette mobilisation. Une analyse contestée par l’intéressé, qui n’a cessé de nier être l’organisateur de la manifestation. Lors de l’audience, tenue début mai, il avait expliqué être présent en tant que militant de longue date contre la vénerie, tout en affirmant n’être ni dirigeant ni porte-parole d’AVA. Selon lui, il s’était limité à relayer l’information concernant le rassemblement. Ces arguments n’ont finalement pas convaincu le tribunal. Dans son jugement, la juridiction a considéré que le prévenu avait bien occupé un rôle actif dans la préparation et le déroulement de la manifestation. Les magistrats ont rappelé que toute manifestation sur la voie publique est soumise à des obligations déclaratives auxquelles les organisateurs doivent se conformer. Stanislas Broniszewski a ainsi été reconnu coupable d’organisation d’une manifestation sans déclaration préalable. Il a été condamné à une amende de 2 000 euros, dont 1 000 euros assortis du sursis. Il devra également verser près de 6 000 euros au total à la Ville de Senlis, aux Amis du musée de la Vénerie, à la Société de Vénerie et à la FDC de l’Oise, au titre des préjudices et frais de justice engagés. Cette décision rappelle que le débat autour de la chasse à courre, aussi vif soit-il, doit s’exprimer dans le respect du cadre légal. Elle souligne également que la vénerie demeure en France une activité autorisée, strictement réglementée et encadrée par la loi, dont la pratique s’inscrit dans un patrimoine historique et culturel reconnu.
Manifestation non déclarée lors de la Fête de la Vénerie : un militant d’AVA condamné
ACCUEIL
>
>
Manifestation non déclarée lors de la Fête de la Vénerie : un militant d’AVA condamné