La disparition de Brigitte Bardot, le dimanche 28 décembre 2025, à l’âge de 91 ans, marque-t-elle la fin d’une époque pour la défense animale, ou ouvre-t-elle au contraire une nouvelle phase d’incertitudes pour le monde cynégétique français ? Fondée en 1986, la Fondation Brigitte Bardot s’est imposée comme un acteur de la protection animale, avec un rôle dans la lutte contre la maltraitance, le sauvetage des animaux domestiques et la défense d’espèces menacées.
Sa notoriété et ses moyens financiers, largement assurés par des legs et des subventions, lui confèrent une influence certaine dans les débats publics. Ainsi, depuis plusieurs années, la fondation n’a cessé de réclamer des mesures restrictives contre nos activités. En mai dernier encore, Brigitte Bardot appelait à l’abolition de la chasse à courre et des chasses traditionnelles, une démarche perçue par les chasseurs comme un frein à la gestion raisonnée des territoires et à la régulation nécessaire de certaines espèces. La disparition de l’actrice laissera-t-elle place à une fondation encore plus intransigeante ? Bruno Jacquelin, directeur de la presse et des relations publiques de la fondation, a déjà rappelé que l’organisation « continuera avec force et vigueur ». Mais, sans Brigitte Bardot, figure centrale et moteur historique de l’organisation, la fondation conservera-t-elle la même capacité de mobilisation ? L’aura personnelle de BB, indissociable de l’image de la structure, était cependant l’un des principaux leviers de sa visibilité et de son influence. Sans BB, sa fondation saura-t-elle maintenir sa solidité financière et son poids médiatique dans la durée, ou l’après-BB marquera-t-il un tournant décisif dans l’équilibre des forces entre défense animale et monde cynégétique ?
Mort de Brigitte Bardot : quel avenir pour sa fondation et les enjeux pour la chasse ?
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Mort de Brigitte Bardot : quel avenir pour sa fondation et les enjeux pour la chasse ?