- Hérault : après l'ouverture d'une enquête menée par les services spécialisés, un employé d'une armurerie de l'Hérault a été mis en examen, puis placé en détention provisoire, dans le cadre d'un trafic présumé d'accessoires permettant de transformer des pistolets semi-automatiques en armes capables de tirer en rafale. Selon les premiers éléments de l'enquête, le jeune homme diffusait des dispositifs destinés notamment à des pistolets de marque Glock. Ces armes de poing, largement utilisées par les forces de l'ordre et certaines unités militaires, sont également recherchées par les réseaux criminels en raison de leur fiabilité et de leur facilité de dissimulation. Une fois modifiés à l'aide de ces accessoires illégaux, les pistolets peuvent fonctionner en mode automatique, augmentant considérablement leur puissance de feu et les faisant basculer dans la catégorie des armes de guerre. Cette affaire relance les inquiétudes autour de la circulation clandestine de composants permettant de contourner la réglementation sur les armes à feu.

 

- Ille et Vilaine :  une sortie pédagogique organisée le mardi 9 juin dans la forêt de Liffré, a viré à l'incident après la chute collective d'une dizaine d'enfants participant à une activité équestre. Les élèves, âgés d'une dizaine d'années et scolarisés au collège Saint-Michel, prenaient part à une randonnée encadrée par l'Écurie du Bois Beau, au lieu-dit La Martois, lorsqu'un cheval a été effrayé. Selon les premiers témoignages recueillis sur place, l'animal aurait aperçu un sanglier à proximité du chemin emprunté par le groupe. Pris de panique, il aurait entraîné un mouvement de désordre parmi les montures, provoquant la chute de plusieurs cavaliers. Rapidement alertés, les secours sont intervenus pour prendre en charge les jeunes victimes. Tous ont été légèrement blessés, principalement par des contusions et des écorchures. Une enquête devra préciser les circonstances exactes de l'accident.

 

- Loir-et-Cher : après plus d'une décennie passée au Domaine national de Chambord, Valérie Borione a quitté ses fonctions de secrétaire générale, pour rejoindre la mairie de Clamecy, dans la Nièvre, sa région d'origine. Arrivée à Chambord en 2015, après avoir exercé diverses responsabilités au ministère de la Culture, elle a occupé un poste stratégique au sein du plus célèbre des domaines nationaux. Elle assurait le pilotage des services administratifs et financiers, supervisait les affaires juridiques, le service informatique ainsi que les équipes chargées de la propreté du site. Valérie Borione était également responsable du secrétariat du conseil d'administration, coordonnant à ce titre les relations avec les différents ministères de tutelle. Son action a contribué au bon fonctionnement quotidien de l'établissement et à la conduite de nombreux dossiers structurants. Son départ marque la fin d'un parcours de plus de dix ans au service de Chambord.

 

- Lot-et-Garonne : le tribunal administratif de Bordeaux examinera, lundi 22 juin, le recours déposé par dix chasseurs du département, contre un arrêté municipal encadrant les battues aux sangliers et aux chevreuils sur six communes : Saint-Avit, Saint-Pierre-sur-Dropt, Saint-Géraud, Mauvezin-sur-Gupie, Monteton et Caubon-Saint-Sauveur. Adopté conjointement par les municipalités en août 2024, ce texte faisait suite à plusieurs incidents signalés lors de chasses organisées en dehors du cadre habituel des sociétés de chasse locales et des règles définies par la FDC. « On les appelle les chasseurs dissidents. Cela faisait plusieurs années qu'ils chassaient en battues n'importe comment », explique Catherine Bernard, ancienne élue impliquée dans le dossier. De son côté, la FFC dénonce « des pratiques dangereuses qui nuisent à l'image de la chasse » et estime que l'arrêté visait avant tout à garantir la sécurité des usagers et le respect de la réglementation cynégétique.

 

- Lozère : la pression de la prédation lupine reste forte dans le département. Lors d'un point presse organisé le lundi 8 juin 2026, à la préfecture de Mende, le préfet Gilles Quénéhervé a indiqué que dix-neuf attaques attribuées au loup avaient été recensées depuis le début de l'année. Un bilan qui alimente les inquiétudes des éleveurs, particulièrement dans les secteurs les plus exposés à la présence du prédateur. Le représentant de l'État a rappelé que les services compétents poursuivaient le suivi des signalements et l'accompagnement des exploitants concernés, notamment à travers les dispositifs d'indemnisation et les mesures de protection des troupeaux. La Lozère figure parmi les départements régulièrement confrontés au retour naturel du loup, dont l'aire de répartition continue de s'étendre. Entre impératifs de conservation de l'espèce et défense des activités pastorales, la question du loup demeure un sujet particulièrement sensible dans ce territoire à forte vocation d'élevage.

 

- Meuse : la colère monte chez les chasseurs du nord meusien. Réunis le 1er juin à Bonzée, une trentaine de chasseurs et adjudicataires représentant une quinzaine de massifs ont décidé de créer un collectif afin de contester l’envolée des factures liées aux dégâts de grand gibier. Les participants dénoncent des augmentations jugées insoutenables. Certains évoquent des majorations de 40 à 50 %, tandis que d’autres ont vu leurs contributions multipliées par dix en un an, avec des factures atteignant parfois près de 30 000 euros. Une situation que nombre d’entre eux estiment impossible à assumer financièrement. « On ne paiera pas », ont affirmé plusieurs adjudicataires, redoutant également le départ des actionnaires si les coûts continuent de grimper. Le collectif entend désormais faire pression sur les instances cynégétiques départementales et nationales afin d’obtenir une révision du système d’indemnisation des dégâts agricoles. Les chasseurs dénoncent un mécanisme qu’ils jugent déconnecté de la réalité du terrain et craignent qu’à terme certaines sociétés de chasse ne puissent plus honorer leurs engagements ou renoncent à leurs baux. Cette mobilisation intervient dans un contexte de tensions croissantes autour de la gestion des populations de sangliers et du financement des dégâts agricoles, un sujet qui préoccupe aujourd’hui de nombreuses fédérations départementales à travers la France. Les membres du collectif promettent de poursuivre leur action dans les prochaines semaines afin de faire entendre leurs revendications.

 

- Orne : l’Office national des forêts (ONF), avec le soutien du Conseil départemental, organise vendredi 19 juin une soirée ciné-débat consacrée à la forêt et à sa gestion. Ouvert au grand public, cet événement proposera la projection gratuite du film « L’École buissonnière », réalisé par Nicolas Vanier. Sorti en 2017, ce long-métrage familial plonge les spectateurs dans l’univers des forêts de Sologne au cœur des années 1930. Entre nature sauvage, transmission et découverte du monde rural, le film met en lumière les liens profonds entre l’homme et son environnement forestier. À l’issue de la projection, un débat permettra d’échanger autour des enjeux actuels de la gestion forestière : préservation des écosystèmes, exploitation du bois, biodiversité, adaptation des forêts au changement climatique ou encore équilibre entre usages humains et protection de la nature. Les échanges se dérouleront en présence de Victor Desdevises, forestier, et de Flavien Vaille, directeur de l’agence ONF d’Alençon. L’inscription est conseillée auprès des organisateurs afin de faciliter l’accueil du public.

 

- Pyrénées-Atlantiques : quatre jeunes hommes âgés de 17 à 21 ans ont été interpellés à Pau, dans le cadre du démantèlement d'un atelier clandestin de fabrication d'armes par impression 3D. Ils ont été mis en examen jeudi pour diverses infractions à la législation sur les armes, a indiqué le parquet de Toulouse. Deux d'entre eux ont été placés en détention provisoire. L'enquête préliminaire, ouverte il y a plusieurs mois sous l'autorité du Parquet de Toulouse, a été menée conjointement par les services de police judiciaire de Toulouse et de Pau. Les investigations ont permis de mettre au jour un dispositif de production d'armes présenté comme capable de fabriquer des armes létales. Selon le Parquet, les armes ainsi confectionnées étaient destinées à la vente et alimentaient un trafic illicite touchant notamment les ressorts des tribunaux judiciaires de Toulouse et de Pau.

 

- Somme : la préfecture a dressé le bilan de l’opération nationale AIRPRO, menée en mai 2026 dans les espaces naturels protégés du département. Au total, 36 opérations de contrôle et de sensibilisation ont été réalisées par les agents de l’OFB. Environ 300 usagers pratiquant des activités de pleine nature (randonnée, cyclisme, baignade ou utilisation de drones) ont été rencontrés et informés de la réglementation en vigueur. Dix d’entre eux ont toutefois fait l’objet d’une verbalisation pour non-respect des règles applicables dans ces zones sensibles. Organisée chaque année à l’échelle nationale, l’opération AIRPRO vise à concilier pédagogie et contrôle afin de limiter les atteintes aux milieux naturels protégés. Le taux d’infraction constaté dans la Somme est comparable à celui observé au niveau national lors des précédentes éditions. Les contrôles se sont concentrés sur des sites particulièrement fréquentés au printemps, notamment la Baie de Somme et le Hâble d’Ault, deux espaces reconnus pour leur richesse écologique. Le département compte également de nombreuses zones Natura 2000, réserves naturelles et espaces forestiers protégés qui attirent chaque année de nombreux visiteurs. La campagne 2026 s’est achevée le 1er juin. Le bilan national consolidé de l’opération AIRPRO devrait être publié dans les prochaines semaines par l’OFB.

 

- Vosges : la scène a surpris des randonneurs sur les pentes du Ballon d'Alsace, près de Sewen. Le 10 juin dernier, une dizaine de vautours fauves ont été observés au sol en train de se nourrir de la carcasse d'un veau mort dans une prairie. Si des individus isolés sont régulièrement signalés dans l'est de la France, assister à une telle curée constitue une première connue dans le massif vosgien. Il s'agirait vraisemblablement de jeunes oiseaux en phase de prospection. Le vautour fauve effectue en effet de longs déplacements à la recherche de nourriture, parfois jusqu'en Europe du Nord. Espèce nécrophage, le vautour fauve se nourrit exclusivement d'animaux déjà morts et joue un rôle d'« équarrisseur naturel ». Cette observation exceptionnelle ne signifie toutefois pas que l'espèce soit en voie d'installation dans les Vosges.

 

- Val-de-Marne : la découverte de quatre renards morts en l’espace de quelques jours au Plessis-Trévise intrigue les autorités locales. Entre le 23 et le 25 mai, les cadavres des animaux ont été retrouvés dans différents secteurs de la commune, notamment dans des rues et des jardins. Face à cette situation inhabituelle, la municipalité a déposé une plainte pour « suspicion d’empoisonnement ». Selon les élus, un tel phénomène n’avait jamais été observé dans la commune. La piste d’accidents de la circulation paraît peu probable, les animaux ayant été retrouvés dans des circonstances similaires. L’enquête a été confiée à l’OFB ainsi qu’à la Direction départementale de la protection des populations. Plusieurs hypothèses restent envisagées, parmi lesquelles un empoisonnement volontaire ou accidentel, voire une contamination naturelle liée au développement de cyanobactéries dans certaines eaux stagnantes. Les analyses étant impossibles, les carcasses ayant été détruites, les causes exactes demeurent inconnues. Par mesure de précaution, les habitants sont invités à surveiller leurs animaux domestiques et à signaler immédiatement toute nouvelle découverte suspecte aux autorités locales.

 

A l’étranger

 

- Belgique : la controverse autour de la chasse aux oiseaux d’eau à la frontière franco-belge pourrait connaître un nouvel épisode. La Ligue Royale Belge pour la Protection des Oiseaux (LRBPO) a saisi plusieurs instances européennes et internationales afin de dénoncer une situation qu’elle juge incohérente et préjudiciable à la conservation de l’avifaune. Au cœur du dossier figurent les marais d’Harchies, vaste zone humide située en Belgique, où d’importants moyens sont consacrés à la protection des oiseaux migrateurs. Selon la LRBPO, ces mêmes oiseaux franchissent ensuite la frontière pour rejoindre des territoires de chasse français où ils deviennent légalement chassables dès l’ouverture de la saison, à la fin du mois d’août. L’association dénonce un paradoxe : des espèces bénéficiant de mesures de préservation d’un côté de la frontière seraient exposées à des prélèvements de l’autre. Cette situation alimente depuis plusieurs années les tensions entre défenseurs de la nature et chasseurs. Le sujet intervient alors que les oiseaux migrateurs sont déjà confrontés à de multiples difficultés. Un récent rapport de la Convention sur les espèces migratrices souligne notamment l’impact croissant du changement climatique sur leurs déplacements et la dégradation de nombreux habitats essentiels à leur survie.

 

- Brésil : longtemps considérée comme un allié majeur dans la lutte contre le changement climatique, l’Amazonie montre aujourd’hui des signes préoccupants d’essoufflement. Une étude menée par la chercheuse brésilienne Luciana Gatti et publiée dans la revue Nature a révélé qu’une partie importante de la forêt émet désormais davantage de dioxyde de carbone qu’elle n’en absorbe. Entre 2010 et 2018, près de 600 prélèvements atmosphériques réalisés par avion au-dessus du bassin amazonien ont permis de mesurer directement les échanges de carbone. Les résultats montrent un contraste marqué : si l’ouest de l’Amazonie conserve un bilan globalement équilibré, l’est et le sud-est sont devenus des sources nettes de CO2, notamment durant la saison sèche. La déforestation apparaît comme la principale cause de ce basculement. Les zones où plus de 30 % de la forêt ont disparu présentent des émissions jusqu’à dix fois supérieures à celles des secteurs moins dégradés. Depuis plusieurs décennies, l’expansion de l’élevage bovin et des cultures de soja destinées à l’alimentation animale contribue fortement à cette destruction. Si les chiffres de la déforestation ont reculé depuis 2023 grâce au renforcement des politiques de protection, les incendies et la dégradation forestière demeurent élevés. Pour les chercheurs, l’enjeu dépasse désormais la seule préservation des arbres : il s’agit d’éviter qu’un écosystème essentiel à l’équilibre climatique mondial ne franchisse un point de non-retour.

 

- Chine : les éleveurs porcins chinois traversent une crise majeure. Les prix du porc ont atteint leur niveau le plus bas depuis seize ans, mettant en difficulté aussi bien les petites exploitations que les grands groupes agroalimentaires. Pour de nombreux producteurs, les revenus ne couvrent plus les coûts d’alimentation et d’exploitation, obligeant certains à s’endetter pour poursuivre leur activité. Cette situation trouve son origine dans la forte hausse de la production encouragée par Pékin après l’épidémie de peste porcine africaine de 2019. Afin de sécuriser son approvisionnement alimentaire, la Chine a investi massivement dans de nouveaux élevages industriels. Mais cette augmentation de l’offre intervient aujourd’hui dans un contexte de ralentissement économique et de baisse de la consommation. Le recul du marché immobilier, la diminution de l’activité dans la construction et la fréquentation plus faible des restaurants réduisent fortement la demande de viande porcine, aliment de base dans le pays. Résultat : les prix ont chuté de près de 40 % en quatre ans. Face à cette surproduction, les autorités multiplient les mesures de soutien : achats pour les réserves stratégiques, limitation des cheptels reproducteurs et encadrement de la production. Toutefois, les économistes estiment que ces dispositifs ne pourront stabiliser durablement le marché sans un véritable redémarrage de la consommation intérieure.

 

- Danemark : le gouvernement danois a annoncé une profonde réorganisation de son administration en supprimant le ministère de l’Alimentation, de l’Agriculture et de la Pêche. Cette réforme, dévoilée le 3 juin 2026 par la Première ministre Mette Frederiksen, redistribue les compétences agricoles entre plusieurs ministères. La majorité des attributions sera transférée au ministère du Pacte vert tripartite, qui prendra désormais le nom de ministère de la Nature et du Bien-être animal. Son nouveau titulaire, Christian Rabjerg Madsen, héritera ainsi de l’essentiel des dossiers agricoles. Les questions de sécurité alimentaire, de santé des aliments et d’approvisionnement seront confiées au ministère de l’Industrie et des Entreprises, tandis que le contrôle du respect de la législation sur le bien-être animal relèvera du ministère de la Justice. Les compétences liées à la pêche passeront sous l’autorité du ministère de l’Environnement. Cette réorganisation marque un changement symbolique fort dans un pays où les enjeux environnementaux occupent une place croissante. Elle pourrait traduire une volonté politique de mieux intégrer les questions agricoles aux objectifs de protection de la nature, du climat et du bien-être animal.

 

- Hongrie : la Hongrie vient de confirmer son premier cas de peste porcine africaine (PPA) chez des porcs domestiques. Le virus a été détecté le 3 juin dans un élevage de 3 000 animaux situé à Vállaj, dans le comitat de Szabolcs-Szatmár-Bereg, près de la frontière avec la Roumanie. Jusqu’à présent, la maladie n’avait été observée dans le pays que chez les sangliers sauvages. Cette découverte constitue donc une étape préoccupante pour la filière porcine hongroise, la PPA étant une maladie virale extrêmement contagieuse pour les suidés et dépourvue de traitement ou de vaccin efficace à grande échelle. Dès la confirmation du foyer, les autorités vétérinaires ont ordonné la fermeture de l’exploitation et l’abattage de l’ensemble du cheptel afin de limiter tout risque de propagation. Une enquête épidémiologique a également été lancée pour déterminer l’origine de la contamination. Des zones de protection et de surveillance ont été mises en place autour de l’élevage, accompagnées de restrictions sanitaires strictes. Les autorités appellent l’ensemble des éleveurs à renforcer les mesures de biosécurité pour éviter l’apparition de nouveaux foyers.

 

- Italie : un amendement, approuvé par la commission du budget de la Chambre des députés, suscite une vive opposition des associations de protection animale. Le texte, soutenu par le parti Fratelli d’Italia de la Première ministre Giorgia Meloni, autoriserait des opérations de prélèvement de sangliers dans des secteurs jusqu’ici interdits à la chasse, notamment certaines zones urbaines, réserves naturelles et espaces protégés. Les promoteurs de la mesure assurent qu’il ne s’agit pas d’ouvrir la chasse dans ces territoires, mais de permettre des abattages ciblés pour limiter les risques d’accidents routiers et contenir la propagation de la peste porcine africaine. L’Italie compterait aujourd’hui près de deux millions de sangliers. Les ONG dénoncent au contraire une remise en cause des règles de protection de la faune sauvage. Elles craignent une extension progressive des prélèvements à d’autres espèces, y compris protégées, et contestent la participation éventuelle des chasseurs à ces opérations. Plusieurs associations évoquent un précédent dangereux susceptible d’affaiblir durablement le statut des espaces naturels protégés.

 

- Royaume Uni : sur l’îlot isolé de l’Atlantique nord, Sula Sgeir, situé à une soixantaine de kilomètres des Hébrides extérieures, une pratique ancestrale pourrait vivre ses dernières années. Chaque été, une dizaine d’habitants de Ness se rendent sur ce rocher inhabité pour prélever des poussins de fous de Bassan, appelés localement guga. Cette tradition, attestée depuis le 16e siècle, est autorisée par une dérogation inscrite dans la législation britannique et soumise à une licence annuelle délivrée par NatureScot, l’agence écossaise chargée de la protection de la nature. Après deux années marquées par des épisodes de grippe aviaire, NatureScot a réduit en 2025 le quota autorisé de 2 000 à 500 oiseaux et renforcé les conditions d’abattage. Une nouvelle demande de licence pour 2026 est actuellement à l’étude. Parallèlement, plusieurs organisations de protection animale, dont OneKind et la League Against Cruel Sports, réclament la suppression progressive de cette dérogation. En mai 2026, le Scottish Seabird Centre a recommandé l'arrêt définitif des autorisations, estimant que les preuves d'absence d'impact sur la colonie demeuraient insuffisantes. NatureScot affirme toutefois que sa décision finale reposera exclusivement sur l'analyse des données scientifiques disponibles.

 

- Suisse : la commune d’Allschwil, située près de Bâle, a installé des panneaux d’avertissement et fermé temporairement un chemin après plusieurs attaques de corbeaux freux et de corneilles noires signalées ces derniers jours. Plusieurs passants ont rapporté avoir été pris pour cible par des oiseaux effectuant des piqués à basse altitude, provoquant parfois des griffures et de légères blessures à la tête. Selon les spécialistes, ce comportement n’a rien d’exceptionnel à cette période de l’année. À la fin du printemps, les jeunes oiseaux quittent progressivement le nid et les adultes deviennent particulièrement protecteurs. Ils peuvent alors percevoir les promeneurs comme une menace et adopter une attitude défensive. Les autorités locales estiment que seuls quelques individus sont concernés et que les incidents restent limités à un secteur bien précis. Aucune mesure supplémentaire n’est envisagée pour l’instant. Les habitants sont toutefois invités à rester vigilants, à éviter la zone concernée et à garder leurs distances avec les oiseaux.