Mais l’histoire ne s’arrête pas là...

ACT Biodiversité devient également la voie d’accès des grandes entreprises à la reconnaissance « Entreprises engagées pour la nature », portée par l’OFB. Là encore, l’ADEME se retrouve au cœur du dispositif : plutôt que de créer une nouvelle méthode indépendante, l’OFB a choisi de prolonger et d’adapter l’outil existant. Une décision présentée comme plus simple pour les entreprises, qui évite de multiplier les référentiels et les évaluations. Le partenariat doit encore s’élargir : d’ici la fin de 2026, l’outil en ligne doit être actualisé et un programme de formation des évaluateurs déployé. ACT Biodiversité doit ensuite être intégré à ACT Pas-à-Pas, dont la publication est annoncée pour 2027. Derrière le discours très technique sur la biodiversité apparaît donc une réalité institutionnelle intéressante : l’OFB ne se contente pas de travailler avec l’ADEME, il contribue à faire vivre et à étendre son savoir-faire méthodologique à un autre domaine. Si certains s’interrogent sur l’efficacité ou le coût des politiques portées par l’agence, Olivier Thibault, lui, semble apporter une réponse pragmatique : plutôt que de multiplier les outils, on réutilise ceux qui existent, on les teste, on les corrige et on les déploie. Voilà peut-être la meilleure défense de l’ADEME : démontrer que ses méthodes peuvent encore servir, à condition de prouver leur efficacité sur le terrain.