Face au risque persistant de peste porcine africaine (PPA) en Europe, les autorités sanitaires françaises ont publié trois nouvelles instructions techniques destinées à renforcer la prévention, la surveillance et la gestion de cette maladie hautement contagieuse, qui affecte les porcs domestiques et les sangliers. Cette mise à jour intervient alors que plusieurs cas continuent d’être détectés sur des sangliers, en Espagne, rappelant la proximité du danger.
La première instruction porte sur la surveillance évènementielle des pestes porcines, africaine et classique, dans les élevages de suidés. Elle précise les procédures à suivre en cas de suspicion clinique, depuis le signalement jusqu’aux analyses de confirmation. Ce document inclut également des recommandations pratiques, notamment une fiche dédiée aux bonnes pratiques d’autopsie en élevage, afin de faciliter la détection précoce de la maladie. La deuxième instruction détaille les mesures à mettre en œuvre lorsqu’un foyer est confirmé dans un élevage. Elle encadre les opérations d’abattage sanitaire, les restrictions de mouvements d’animaux, les mesures de biosécurité renforcées et les opérations de nettoyage et de désinfection. L’objectif est de contenir rapidement la propagation du virus et de sécuriser les exploitations voisines. La troisième instruction, publiée pour la première fois, précise les règles applicables dans les zones réglementées après la confirmation d’un cas ou d’un foyer. Elle distingue plusieurs niveaux d’intervention. Dans un premier temps, des zones de protection (ZP) et de surveillance (ZS) sont instaurées autour des élevages touchés, ou une zone infectée (ZI) en cas de détection dans la faune sauvage. Si la situation évolue, un dispositif de régionalisation est mis en place avec des zones réglementées I, II et III (ZRI, ZRII, ZRIII), impliquant des restrictions graduées. Cette phase peut durer au moins un an après le dernier cas recensé, afin de garantir l’éradication du virus.
alabillebaude
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