Le second type de bracelet concernerait l’ensemble des cerfs portant moins de douze cors, sans distinction supplémentaire liée à l’âge, au poids ou au statut comportemental. Cette catégorie engloberait les mâles subadultes ainsi que les adultes n’ayant pas atteint un développement trophéique élevé. L’intérêt principal de ce regroupement réside dans sa simplicité d’application. En effet, la détermination du nombre de cors constitue un critère visuel rapide, généralement accessible même dans des conditions d’observation imparfaites. Cette simplification permettrait de réduire significativement les erreurs d’appréciation et, par conséquent, le risque d’infraction involontaire au plan de chasse. Or, la complexité des dispositifs actuels peut générer une forme d’autocensure chez les chasseurs, qui hésitent à tirer de peur de ne pas respecter les catégories réglementaires. Cette situation peut conduire à une sous-réalisation des objectifs de prélèvement, notamment en ce qui concerne les minima imposés. En favorisant une meilleure lisibilité du dispositif, cette approche contribuerait à améliorer l’adhésion des acteurs de terrain et l’efficacité globale de la gestion. Par ailleurs, elle maintient une pression de chasse suffisante sur les classes d’âge intermédiaires, tout en préservant les grands mâles reproducteurs. Ainsi, cette proposition constitue un compromis entre exigences biologiques, contraintes réglementaires et réalités pratiques, particulièrement pertinent dans les contextes de forte densité de populations de cervidés.