La Commission européenne a publié le 7e Rapport national de l’Union européenne à la Convention sur la diversité biologique (CDB), évaluant les avancées réalisées dans la mise en œuvre du Cadre mondial pour la biodiversité, adopté à Kunming-Montréal en 2022. Ce cadre international fixe 23 objectifs à atteindre d’ici 2030, parmi lesquels la protection d’au moins 30 % des terres et des mers, la restauration de 30 % des écosystèmes dégradés, la réduction de moitié des risques liés aux pesticides et la mobilisation accrue de financements en faveur de la nature. Selon le rapport, l’Union européenne dispose d’un socle réglementaire et stratégique robuste, notamment à travers la Stratégie européenne pour la biodiversité à l’horizon 2030, le réseau Natura 2000 (qui couvre environ 18 % du territoire terrestre de l’UE et près de 10 % de ses zones marines) et, plus récemment, le règlement sur la restauration de la nature. Toutefois, la Commission souligne que si les cadres politiques sont en place, le rythme de mise en œuvre reste insuffisant au regard de l’ampleur du déclin observé. Les derniers bilans européens indiquent qu’environ 81 % des habitats d’intérêt communautaire sont encore dans un état de conservation défavorable et qu’une part significative des espèces évaluées continue de décliner. À l’échelle mondiale, près d’un million d’espèces sont menacées d’extinction, selon l’IPBES, ce qui confère un caractère d’urgence à l’application concrète des engagements pris. La commissaire européenne à l’Environnement, Jessica Roswall, a rappelé que l’UE s’est dotée d’un « cadre solide pour protéger et restaurer la nature », tout en insistant sur la nécessité d’accélérer l’action afin de préserver les services écosystémiques essentiels à l’eau, à l’alimentation et à l’économie.

Ces sujets seront examinés lors de la COP17 de la CDB, prévue en octobre 2026 en Arménie. Les chasseurs européens, à travers des milliers de projets de gestion d’habitats, de restauration de zones humides et de suivi des espèces, contribuent concrètement aux efforts de conservation. L’enjeu des prochaines années sera de transformer ces engagements en résultats mesurables à l’échelle des territoires.