La chasse à courre est une activité légale, autorisée et strictement encadrée par le droit français. Elle s’exerce dans des périodes définies, sous le contrôle des autorités compétentes, et dans le respect des prescriptions fixées notamment par l’Office national des forêts lorsque les équipages évoluent en forêt domaniale. Les veneurs s’acquittent des redevances exigées, déclarent leurs journées de chasse et appliquent les règles techniques et déontologiques établies par la Société de Vénerie. Cette réalité juridique est pourtant régulièrement ignorée par certains militants qui, depuis des années, organisent des actions de perturbation visant à empêcher le déroulement normal des chasses.
Intrusions répétées, harcèlement des équipages, tentatives d’entrave et captations d’images destinées à provoquer l’incident : ces méthodes ne relèvent plus du débat d’idées, mais d’une stratégie assumée de pression sur le terrain. On peut contester une pratique, mais on ne peut pas prétendre s’arroger le droit d’en empêcher l’exercice lorsqu’elle est autorisée par la loi. Les incidents survenus le 11 février en forêt d’Orléans illustrent les risques d’escalade que génère ce climat de tension permanent. Lorsque des équipages sont suivis, filmés et provoqués pendant des heures, il est illusoire de croire que la situation restera indéfiniment sans heurts. Cela ne justifie aucune violence, qui doit être condamnée si elle est avérée, mais cela oblige à regarder lucidement la mécanique de confrontation installée depuis plusieurs saisons. Assimiler la vénerie à une caricature sociale ou réduire les veneurs à un supposé « milieu de nantis » relève d’une rhétorique simpliste qui fracture davantage qu’elle n’éclaire. La forêt domaniale n’est pas un théâtre d’affrontement idéologique. Elle est un espace public où l’État doit garantir la liberté d’exercer une activité légale comme celle de s’y opposer, mais dans le respect strict de l’ordre public. L’État de droit ne saurait tolérer que l’intimidation devienne un mode d’action acceptable.
Respect de la loi : la chasse à courre ne peut être entravée par l’intimidation
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Respect de la loi : la chasse à courre ne peut être entravée par l’intimidation