Derrière les chiffres, le CASH devait surtout examiner les moyens de mieux anticiper les prochaines semaines. L’instruction gouvernementale du 3 juillet avait déjà demandé aux préfets de renforcer le suivi de la sécheresse, de transmettre chaque semaine les évolutions des restrictions et de faire remonter les tensions concernant l’eau potable, l’agriculture et les activités économiques. Le comité devait également tirer les enseignements de la gestion de cet épisode et réfléchir aux moyens de renforcer durablement la résilience des territoires. À ce stade, les informations publiques disponibles ne font toutefois pas apparaître de nouveau grand plan, d’appel à projets ou de dispositif financier majeur décidé lors de cette réunion du 12 août. Le rendez-vous semble avoir principalement servi à établir un état des lieux actualisé, coordonner les services de l’État et préparer les réponses à une situation susceptible de continuer à se dégrader. La suite sera donc à surveiller : arrêtés de restrictions supplémentaires, mesures concernant l’eau potable, soutien aux territoires en difficulté ou nouvelles décisions pour sécuriser la ressource pourraient découler des remontées effectuées lors de cette réunion. Pour l’heure, le CASH aura surtout confirmé une réalité : la sécheresse n’est plus une menace localisée. Elle concerne désormais l’ensemble du territoire métropolitain et place la gestion de l’eau au rang des urgences nationales.