- Corse-du-Sud : une cage de reprise destinée à la capture de sangliers a récemment été sabotée au niveau de la résidence des Îles, à Ajaccio. Cet acte intervient dans un contexte de forte recrudescence de la population de sangliers dans cette zone périurbaine, où la chasse est interdite et où seuls les lieutenants de louveterie sont habilités à intervenir. En 2025, 151 animaux ont été abattus à Ajaccio. Le sabotage d’un dispositif de capture est passible de 1 500 euros d’amende, tandis que le nourrissage est sanctionné à hauteur de 750 euros.
- Eure-et-Loir : la pose de bâches sur le sol en forêt de Dreux continue de susciter des réactions, mais l’ONF rappelle la pertinence de ce dispositif, à la fois provisoire et facile à mettre en place. Demandées par le locataire de la chasse à courre, ces bâches visent à limiter le déplacement des cerfs vers le château de Saint-Georges-Motel, où des dégradations ont été constatées par le propriétaire du domaine. Selon l’ONF, il s’agit d’une solution pragmatique, non invasive et rapidement réversible, permettant de répondre à un problème ponctuel sans engager de travaux lourds ou durables en milieu forestier.
Installées uniquement lors des périodes de chasse, les bâches sont systématiquement repliées ensuite, afin de réduire au maximum la gêne pour les promeneurs, randonneurs et autres usagers de la forêt. Interpellé par Christian Lesieur, président du comité départemental de randonnée pédestre d’Eure-et-Loir, Rémi Hérault, représentant local de l’ONF, souligne que ce choix permet de concilier protection des espaces privés, gestion de la faune sauvage et respect des usages de loisirs. L’ONF insiste enfin sur le caractère expérimental et adaptable de ce dispositif, conçu comme une réponse simple, temporaire et proportionnée à une situation précise.
- Jura : un accident de chasse peu commun s’est produit dimanche dernier, à Petit-Noir, à proximité de Dole. Un chasseur âgé de 59 ans s’est grièvement blessé à la main gauche en se tirant accidentellement une balle avec son propre fusil. Les faits se sont déroulés aux alentours de 11 heures. Selon les premiers éléments, une branche se serait coincée dans l’arme du chasseur, provoquant le départ du coup. Le projectile a traversé la main gauche de la victime, entraînant une blessure sérieuse. Rapidement pris en charge par les secours, l’homme a été transporté vers le centre hospitalier de Besançon afin d’y recevoir les soins nécessaires. Son pronostic vital n’était pas engagé, mais la gravité de la blessure a nécessité une prise en charge spécialisée. Une enquête devra déterminer les circonstances exactes de cet accident, qui rappelle l’importance du strict respect des règles de sécurité lors des pratiques de chasse, notamment en terrain encombré.
- Jura encore : une intervention délicate mais couronnée de succès s’est déroulée le samedi 3 janvier en début d’après-midi dans un bois situé le long de la RD 441, entre Courtefontaine et Fourg. Les sapeurs-pompiers de Ranchot Jura Nord ont été mobilisés avec deux véhicules pour porter secours à un chien de chasse tombé dans un trou sous une roche, à environ 1,50 mètre de profondeur. Face à la configuration complexe des lieux et à l’accès particulièrement étroit, les pompiers ont sollicité le renfort de deux équipes spécialisées du SDIS du Doubs, venues de Besançon et de Montbéliard. Les secouristes ont dû faire preuve de patience et de technicité, utilisant notamment une caméra afin de localiser précisément l’animal et d’organiser son extraction en toute sécurité. Après plus de deux heures d’efforts, mêlant terrassement et déblaiement à l’aide d’une pelle mécanique, le chien a finalement pu être dégagé. Indemne, il a été immédiatement rendu à son propriétaire, soulagé par l’issue heureuse de cette opération de sauvetage.
- Landes : depuis 2016, l’ONF et plusieurs communes du littoral de Nouvelle-Aquitaine proposent au public l’opération « Des sapins pour nos dunes », une initiative citoyenne et écoresponsable. Le principe est simple : après les fêtes, les sapins de Noël naturels sont collectés puis recyclés sous forme de branchages installés sur les dunes fragilisées. Ces
sapins servent de pièges à sable, limitant l’érosion hivernale et favorisant la reconstitution du cordon dunaire grâce au génie écologique. Encadrés par les forestiers de l’ONF, des chantiers citoyens sont organisés dans plusieurs communes comme Vendays-Montalivet, Carcans, La Teste-de-Buch ou Mimizan, associant habitants, scolaires et jeunes élus. Cette démarche permet au public de participer concrètement à la préservation des milieux dunaires, essentiels à la protection du littoral. L’ONF rappelle toutefois l’importance de déposer les sapins uniquement dans les points de collecte officiels. (Photo ONF).
- Loire : moment de tension, samedi après-midi à Ambierle, commune située près de Roanne. Aux alentours de 14 heures, un sanglier a pénétré dans le jardin d’une habitation après avoir franchi un mur d’enceinte. Rapidement piégé dans cet espace clos, l’animal s’est montré extrêmement agité. Affolé, il a commencé à courir dans tous les sens, provoquant des dégâts matériels, notamment la destruction d’une fenêtre de la maison. Face à la situation et au danger potentiel pour les occupants et le voisinage, la gendarmerie est intervenue et a fait appel à des chasseurs. Malgré les tentatives, le sanglier était impossible à maîtriser en raison de son état de panique. Les chasseurs ont finalement été contraints d’abattre l’animal afin de mettre fin au risque. Aucun blessé n’est à déplorer, mais l’incident a suscité une vive émotion dans le village.
- Maine-et-Loire : la société GSM (groupe Heidelberg), qui exploite la carrière de sable des Alleuds, près d’Angers, s’apprête à restituer 22 hectares de terres aux agriculteurs. Dans le même temps, elle propose de réserver trois hectares en zone naturelle non agricole, susceptibles d’accueillir une future réserve d’eau. Ouverte depuis 2002, la sablière des Alleuds prévoit d’étendre son périmètre d’extraction sur 87 hectares supplémentaires à l’horizon 2027. « Nous remettons de la terre végétale sur les terrains libérés afin de permettre leur réutilisation agricole. Après cinq ans, la terre retrouve 95 % de son rendement », assure Matthias Rohaut, responsable du foncier chez GSM. Ce projet pourrait bénéficier à une quinzaine d’exploitants locaux. Pour Thierry Chaillou, agriculteur à Charcé-Saint-Ellier-sur-Aubance et membre de l’association des irrigants de l’Aubance, l’opportunité est à saisir. « C’est un véritable projet de territoire. Les excavations existent déjà, ce qui permettrait de créer une réserve d’eau de pluie sans engager de lourds travaux », souligne-t-il. Une piste jugée intéressante dans un contexte de tensions croissantes autour de la gestion de la ressource en eau.
- Morbihan : il aura fallu de la patience et beaucoup d’énergie, mais l’histoire se termine bien. Le mercredi 31 décembre 2025, une opération pour le moins insolite s’est déroulée à Locminé : la récupération d’un wallaby en liberté. Quelques jours plus tôt, la mairie avait alerté sur les réseaux sociaux après avoir repéré l’animal dans le jardin de particuliers.
La Ville recherchait alors un lieu d’accueil. Grâce à cette mobilisation en ligne, les propriétaires ont pu être identifiés. Depuis des mois, le couple tentait de le récupérer, l’animal ayant été aperçu dans plusieurs communes du Centre-Bretagne. Mercredi, armés d’un filet et de baguettes de pain, ils ont finalement réussi après 45 minutes de poursuite.
- Pyrénées-Atlantiques : la série d’attaques attribuées au loup se poursuit en Béarn en ce début d’année. Dimanche, un âne a été retrouvé mort à Arros-de-Nay, après les trois chèvres déjà tuées la veille dans la même commune. Le lendemain matin, c’est à Asson qu’un nouveau constat a été dressé : une brebis manech tête noire a été tuée et une autre grièvement blessée lors d’une attaque nocturne. Le prédateur a même été filmé à proximité du troupeau, renforçant les soupçons quant à sa présence active dans le secteur. Ces nouveaux faits alimentent l’inquiétude des éleveurs, déjà éprouvés par la répétition des prédations, et relancent les débats sur la gestion du loup dans les zones d’élevage La succession rapide des attaques donne le sentiment d’un animal désormais bien installé, capable de se déplacer et de frapper sur plusieurs communes en l’espace de quelques jours.
- Bas-Rhin : la tenue d’une battue administrative sur le domaine agricole de Günther Bimmerle, à Wolfskirchen, suscite une vive contestation de la part des chasseurs locaux. Locataire du droit de chasse, le chef d’entreprise allemand s’étonne qu’une opération préfectorale ait été organisée deux jours avant une battue privée, déclarée de longue date début novembre. Selon le garde-chasse du domaine, cette intervention aurait compromis la chasse prévue, aucun sanglier n’ayant été prélevé par la suite. Soutenus par leur avocat et par la FDC 67, les responsables du domaine dénoncent une atteinte au droit de chasse et jugent l’opération injustifiée, évoquant un nombre limité de dégâts sur le territoire. Ils critiquent également les modalités de la battue administrative, au cours de laquelle 47 sangliers auraient été abattus, et s’interrogent sur le devenir de la venaison confisquée. De son côté, la préfecture assume cette décision, invoquant une carence de régulation et des dégâts persistants, estimant la battue nécessaire dans l’intérêt des agriculteurs locaux.
- Savoie : Une ponette shetland a été retrouvée morte et en partie dévorée le lundi 29 décembre au petit matin à La Chapelle-Saint-Martin. Sa propriétaire, éleveuse de chevaux et de poneys, a fait la macabre découverte dans l’un de ses prés. L’animal, âgé de 18 ans et prénommé Toundra, présentait de nombreuses traces de morsures, laissant supposer l’intervention d’un prédateur. Face à ces éléments, la question d’une attaque de loup se pose, sans pour autant être confirmée à ce stade. Un lieutenant de louveterie s’est rendu sur place afin de procéder à un premier examen de la carcasse et d’évaluer l’origine des blessures. Des analyses complémentaires pourraient être nécessaires pour identifier formellement l’animal responsable. L’éleveuse, très affectée par la perte de sa ponette, possède une trentaine d’équidés sur son exploitation. Dans un contexte de tension croissante autour de la prédation, ce nouvel incident ravive les inquiétudes des éleveurs locaux, en attente de conclusions officielles.
A l’étranger
- Afrique du Sud : souvent aperçus perchés sur le dos des rhinocéros, les piquebœufs sont considérés comme de simples alliés se nourrissant des tiques présentes sur la peau des grands mammifères. Pourtant, une étude des services vétérinaires montre que cette relation est plus complexe. En réalité, ces oiseaux picorent fréquemment les plaies ouvertes, ralentissant la cicatrisation plutôt que de soulager leurs hôtes.
Une question se pose alors : pourquoi les rhinocéros tolèrent-ils cette présence envahissante ? Des chercheurs de l’Université Victoria, en Australie, ont mis en lumière un avantage décisif. Observés en Afrique du Sud, les piquebœufs jouent un rôle de véritable système d’alarme contre les braconniers. Les rhinocéros, presque aveugles mais dotés d’une bonne ouïe, réagissent aux cris d’alerte des oiseaux. Selon l’étude, sans piquebœufs, les rhinocéros détectent un humain dans seulement 23 % des cas. Avec eux, ce taux atteint 100 %, permettant aux animaux de fuir plus tôt et d’augmenter leurs chances de survie face au braconnage.
- Algérie : depuis près de deux ans, les chasseurs algériens font face à une pénurie persistante de munitions qui paralyse leur activité et les place dans une situation de grande insécurité juridique. Dans les zones forestières, notamment en Kabylie, la chasse n’est pas entravée par l’absence de gibier, mais par l’impossibilité de se procurer légalement des cartouches. Les rares munitions disponibles circulent à des prix exorbitants, pouvant atteindre 500 dinars l’unité, soit une hausse de près de 50 % par rapport aux années précédentes.
Cette pénurie s’accompagne d’un climat de crainte permanent. Bien que l’existence des chasseurs soit connue des autorités, la simple détention d’une cartouche expose à des sanctions pénales lourdes, pouvant aller jusqu’à plusieurs années de prison. Cette pression alimente l’incompréhension et pousse certains vers des circuits informels, faute d’alternative légale. Le manque de munitions dépasse ainsi le cadre cynégétique et révèle un vide réglementaire durable, laissant des milliers de chasseurs dans l’incertitude, entre tradition, passion et risques judiciaires.
- Espagne : la découverte d’un foyer de peste porcine africaine, près de Barcelone, continue de susciter une vive inquiétude, tant par son ampleur que par l’origine encore incertaine du virus. Depuis fin novembre, 29 sangliers ont été retrouvés morts en Catalogne, tous dans un rayon de six kilomètres autour du foyer initial, auxquels se sont ajoutés deux nouveaux cas. Les premières analyses génétiques révèlent une variante du virus jusqu’ici inconnue ou non documentée, renforçant la complexité de la situation sanitaire. Dans un premier temps, l’hypothèse d’une fuite de laboratoire avait été évoquée, en raison de similitudes avec des souches utilisées en recherche expérimentale. Toutefois, les autorités catalanes indiquent désormais que les échantillons analysés ne correspondent pas à ceux des laboratoires locaux, écartant à ce stade cette piste. Des investigations complémentaires sont toujours en cours, menées par les autorités espagnoles et européennes.
- Finlande : le pays s’apprête à réautoriser la chasse au loup à compter de l’hiver 2026, mettant fin à un régime de protection stricte en vigueur depuis 1973. Le Parlement finlandais a adopté en décembre une réforme de la loi sur la chasse, autorisant des périodes de chasse encadrées et fondées sur des quotas régionaux définis par le ministère de l’Agriculture et des Forêts. La saison de chasse pourrait se dérouler jusqu’au 10 février 2026, sous réserve d’une validation définitive des dates. Jusqu’à présent, l’abattage des loups n’était autorisé qu’en cas de danger avéré ou de dommages importants. Le gouvernement évoque un quota pouvant atteindre 65 loups pour la prochaine saison hivernale. Cette décision s’appuie sur l’augmentation de la population lupine, estimée à environ 430 individus en mars, soit une hausse de 46 % en un an. Les autorités invoquent les inquiétudes liées à la sécurité et à la protection du bétail, dans le sillage de la révision européenne du statut de protection du loup. Les organisations environnementales, opposées au projet, estiment toutefois que la population actuelle reste insuffisante pour garantir une conservation durable de l’espèce.
- Thaïlande : un chat à tête plate, l’un des félins sauvages les plus rares et menacés au monde, a été récemment repéré dans un sanctuaire de la faune sauvage, ont annoncé les autorités et une ONG spécialisée. Considérée comme probablement éteinte dans le pays depuis près de trente ans, l’espèce a été observée à 29 reprises grâce à des caméras pièges installées dans le sanctuaire de la princesse Sirindhorn, dans le sud du pays, dans le cadre d’une étude écologique lancée en 2024. De la taille d’un chat domestique, ce félin discret et nocturne vit principalement dans les zones humides telles que les mangroves et les tourbières, des milieux difficiles d’accès et fortement menacés. Les chercheurs n’ont pas encore pu estimer le nombre d’individus présents, l’espèce ne présentant pas de marques distinctives. Selon l’UICN, environ 2 500 chats à tête plate subsisteraient dans le monde. Cette redécouverte, porteuse d’espoir, souligne néanmoins l’urgence de renforcer les efforts de conservation face à la fragmentation des habitats et aux risques sanitaires liés aux animaux domestiques.
- Suisse : à Fribourg, un chasseur expérimenté de 57 ans a été acquitté après avoir achevé un chevreuil gravement blessé, sans avoir prévenu au préalable la garde-faune. L’animal, attaqué quelques heures plus tôt par un grand canidé, probablement un chien ou un loup, était paralysé de l’arrière-train et agonisait dans la forêt de Galm, près de Morat. Le chasseur, spécialiste reconnu de la recherche d’animaux blessés et formateur de chasseurs et de gardes-faune, a estimé qu’il était de son devoir d’abréger immédiatement les souffrances du cervidé. Dénoncé pour non-respect de la législation, il a finalement convaincu la juge que son geste répondait à un intérêt légitime et éthique. Le tribunal a retenu que son expérience lui permettait d’évaluer la situation au moins aussi bien que les autorités compétentes. Cette décision, saluée par les fédérations de chasse, met en avant l’éthique et le bon sens face à une application jugée trop rigide des procédures.