- Drôme : un chasseur a retrouvé l’un de ses chiens, mort, lors d’une battue aux sangliers organisée sur un territoire privé, le samedi 14 mars, à La Roche-sur-Grâne, à une vingtaine de minutes de Loriol-sur-Drôme. L’OFB a confirmé, après constat sur place, que l’attaque était imputable au loup. Les chiens de chasse, engagés en action de poursuite, peuvent en effet constituer des proies opportunes pour ce prédateur. Denis Gascon participait à cette battue avec cinq chiens lorsqu’aux alentours de 11 h 30, ces derniers se sont engagés sur une voie suspecte en lisière de bois. Rapidement, les récris se sont intensifiés avant de cesser brutalement, laissant présager un incident. Inquiet, le chasseur s’est rendu sur les lieux et a découvert l’un de ses chiens, grièvement blessé, qui n’a pas survécu à ses blessures. Cet épisode rappelle la présence active du loup dans le secteur et les risques encourus lors des actions de chasse. Les autorités recommandent une vigilance accrue et appellent à signaler toute observation ou incident afin de mieux suivre l’évolution de l’espèce.
- Finistère : il y a plusieurs semaines, la Confédération paysanne a adressé une lettre ouverte au préfet du Finistère pour dénoncer son absence au sein de la commission départementale de la chasse et de la faune sauvage. Ce désaccord remonte à février 2025, date à laquelle un arrêté préfectoral a fixé la composition de cette instance. Bien que disposant d’un siège de suppléant, le syndicat a engagé un recours et rencontré le préfet, sans succès.
La Confédération paysanne estime que la FDSEA, seule organisation agricole représentée, ne reflète pas la diversité des agriculteurs, notamment les systèmes herbagers, souvent moins pris en compte. Elle souligne que 57 % des agriculteurs ont voté pour d’autres syndicats lors des dernières élections, sans être représentés. Le syndicat critique également des critères d’intégration jugés flous. Il considère que sa présence permettrait d’enrichir les échanges, notamment sur la gestion des sangliers, dont la population augmente malgré une pression de chasse jugée insuffisante. Plusieurs pistes sont évoquées : développement du permis de chasse chez les agriculteurs, piégeage et meilleure prise en charge de la protection des cultures. Aucune réponse officielle n’a encore été apportée.
- Gard : dans la nuit du lundi 16 au mardi 17 mars 2026, un incendie a entièrement détruit le local de la société de chasse de Saint-Siffret, près d’Uzès. Le sinistre s’est déclaré en pleine nuit pour une raison encore indéterminée. Alertés, les sapeurs-pompiers sont intervenus rapidement afin de maîtriser les flammes. À leur arrivée, le bâtiment était déjà fortement embrasé. Malgré leur intervention, la structure n’a pas pu être sauvée et le local a été totalement détruit par le feu. Aucun blessé n’est à déplorer. Le bâtiment servait notamment de lieu de réunion pour les chasseurs de la commune et permettait de stocker du matériel utilisé lors des activités de la société de chasse. Les dégâts sont exclusivement matériels. Au lendemain de l’incendie, une enquête a été ouverte et confiée à la gendarmerie afin de déterminer l’origine du sinistre. Les investigations devront notamment établir s’il s’agit d’un incendie accidentel ou d’un acte volontaire.
- Hérault : un redoutable envahisseur met les cultures à genoux : le lapin de garenne. Vignes, vergers, champs maraîchers… rien n’échappe à ces petites machines à dents, capables de transformer une parcelle en buffet à volonté. Résultat : jusqu’à 1,5 million d’euros de pertes en 2025 selon la CUMA de Mauguio. Autant dire que le lapin n’est plus seulement mignon, il est devenu un véritable fléau local.
Classé espèce susceptible d’occasionner des dégâts (ESOD), il fait déjà l’objet de tirs et de piégeage encadrés. Les chasseurs, louvetiers et agriculteurs sont mobilisés, et la préfecture a même lancé des opérations de régulation. Malgré cela, les effectifs semblent aussi difficiles à contenir qu’un banquet gratuit. Face à cette invasion digne d’un film catastrophe version potager, le président de la FDSEA propose de sortir l’artillerie lourde : faire intervenir l’armée. Oui, carrément. Après tout, pourquoi pas des chars dans les vignes tant qu’on y est ? Plus sérieusement, les discussions se poursuivent pour renforcer les mesures. En attendant, le lapin, lui, continue tranquillement son festin.
- Isère : du 21 au 23 avril 2026, Grenoble accueillera « Mountain Planet », le plus grand salon international consacré à l’aménagement des territoires de montagne. À Alpexpo, plus de 23 000 professionnels, 460 exposants et près de 1 000 marques, issus de 68 pays, sont attendus pour échanger autour des défis d’une montagne attractive, durable et adaptée aux évolutions climatiques. Bien plus qu’un simple salon, Mountain Planet s’impose comme un véritable laboratoire d’idées et de solutions. Collectivités, exploitants de stations, ingénieurs, énergéticiens ou encore acteurs du numérique y partageront leurs expériences et innovations pour répondre aux enjeux de transition écologique, de mobilité et de sobriété énergétique. L’édition 2026 marque une montée en puissance avec l’ouverture d’un second hall et plus de 50 événements au programme : conférences, tables rondes, pitchs et rencontres professionnelles. Parmi les temps forts, la présentation du rapport international de Laurent Vanat sur le tourisme de montagne, ainsi que plusieurs débats sur la résilience des territoires, la gestion des risques et l’héritage des Jeux olympiques d’hiver 2030. Ce rendez-vous illustre également le dynamisme de la filière : en 2025, les domaines skiables français ont investi un niveau record, confirmant leur rôle clé dans l’économie des territoires. Mountain Planet s’affirme ainsi comme un événement stratégique pour penser la montagne de demain, sur quatre saisons.
- Loire : la tension entre agriculteurs et chasseurs s’est brusquement intensifiée autour des dégâts causés par les sangliers. Le 19 mars, des représentants des Jeunes Agriculteurs et de la FDSEA ont mené une action coup de poing en déversant des déchets agricoles devant le siège de la Fédération des chasseurs, à Andrézieux-Bouthéon. Un message explicite, « On reviendra », a été laissé sur place.
La mairie a rapidement procédé au nettoyage, tandis que la FDC a déposé plainte. Cette action traduit une colère croissante face à l’augmentation des populations de sangliers et aux dégâts subis par les exploitations agricoles. Sur la période 2024-2025, 4 069 sangliers ont été prélevés dans le département, pour un montant d’indemnisation de près de 389 000 euros. De leur côté, les chasseurs mettent en avant les efforts engagés avec la préfecture depuis 2025 pour intensifier les prélèvements, notamment via battues et affûts. Malgré une mobilisation jugée importante et des résultats en hausse, cet épisode marque une rupture dans le dialogue entre les deux parties, révélant un climat local de plus en plus tendu.
- Lot : le 10 mars, à Gignac, une chienne berger australien nommée Lucy a rapporté un levraut de quelques jours jusque devant la maison de ses propriétaires. L’animal, vraisemblablement prélevé à proximité de son gîte, a été manipulé puis pris en charge par les occupants, qui ont tenté de le nourrir avant de contacter une association spécialisée. Le lendemain, le jeune lièvre a été transporté sur plus de 120 km jusqu’à un centre de soins à Montcuq, où il a été placé avec d’autres jeunes individus en vue d’un relâcher ultérieur. Présentée comme un sauvetage attendrissant, cette intervention soulève pourtant de sérieuses questions. Chez le lièvre, la hase laisse volontairement ses petits seuls une grande partie de la journée, revenant uniquement pour les nourrir. En prélevant ce levraut, la chienne a en réalité interrompu ce cycle naturel. Manipulation, stress, transport et captivité réduisent fortement les chances de survie à long terme. Contrairement à l’image véhiculée, ce type d’intervention condamne souvent l’animal. Derrière l’émotion, c’est surtout une méconnaissance totale du fonctionnement de la faune sauvage qui s’exprime.
- Lozère : le 26 mars dernier, à Mende, un homme de 58 ans a été condamné à 18 mois de prison avec sursis après avoir abattu un rapace protégé lors d’une battue au grand gibier. Jugé dans le cadre d’une comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité, il a reconnu les faits, expliquant avoir effectué un « tir instinctif » en pensant viser un corbeau. L’animal tué était en réalité un gypaète barbu, espèce rare et strictement protégée, dont la présence en France fait l’objet de programmes de réintroduction et de suivi scientifique. Ce rapace, facilement identifiable par sa grande envergure et sa silhouette caractéristique, ne peut normalement être confondu avec un corvidé. Cette affaire rappelle les conséquences pénales liées à la destruction d’espèces protégées et met en lumière les enjeux de vigilance dans la pratique de la chasse.
- Haute-Marne : à Verseilles-le-Bas, la commune a récemment finalisé un aménagement destiné à limiter les risques liés aux orages tout en valorisant un terrain en friche. Située entre Verseilles-le-Bas et Verseilles-le-Haut, cette parcelle, traversée par le ru du Grongelin, présentait un caractère marécageux et devenait problématique lors d’épisodes pluvieux intenses. En cas d’orage, ce cours d’eau pouvait fortement grossir et menacer les habitations voisines ainsi que la salle des fêtes, déjà impactée par le passé. Pour répondre à cette situation, la municipalité a engagé un projet visant à transformer la zone en bassin de rétention. Après obtention des autorisations nécessaires liées à la réglementation sur l’eau, des travaux ont été réalisés afin de créer un déversoir capable d’absorber le surplus d’eau. Le 25 mars, élus et habitants ont participé à la dernière phase du projet en plantant une cinquantaine d’arbres fruitiers autour du site, avec l’appui de la Fédération des chasseurs. Des haies ont également été aménagées. Ce projet combine ainsi gestion des crues, amélioration paysagère et développement d’un espace favorable à la biodiversité locale.
- Orne : un agriculteur de 33 ans a été condamné par le tribunal d’Argentan, le 24 mars 2026, pour avoir arraché plusieurs kilomètres de haies sans autorisation. Installé à Lonlay-l’Abbaye, l’éleveur avait entrepris ces travaux afin d’agrandir et de regrouper ses parcelles, dans le but de faciliter l’exploitation quotidienne. L’affaire a été révélée à la suite d’une enquête de l’OFB, qui a pu retracer l’évolution des parcelles depuis 2023 grâce à l’analyse d’images satellites.
Les agents ont ainsi constaté une disparition progressive du bocage, estimée à près de 4 kilomètres sur une dizaine d’années, même si une partie des faits était prescrite. Le tribunal a rappelé le rôle essentiel des haies, notamment dans un territoire sensible comme le parc naturel Normandie-Maine. Elles constituent en effet des habitats précieux pour de nombreuses espèces et participent à l’équilibre écologique. La sanction est lourde : l’exploitant devra replanter 9,7 kilomètres de haies, suivre une formation environnementale et verser 1 000 euros de dommages et intérêts. En cas de non-respect, une amende de 2 000 euros est prévue. L’agriculteur envisage de faire appel. (Photo d'illustration)
- Paris : le Fonds international pour la protection des animaux (IFAW) participera au sommet ChangeNOW 2026, organisé au Grand Palais à Paris du 30 mars au 1er avril. Cet événement international dédié à l’environnement réunira ONG, institutions, entreprises, start-up et grand public autour des enjeux climatiques et de biodiversité. Durant trois jours, IFAW tiendra un stand dans l’espace Biodiversité afin de présenter ses actions en faveur de la protection de la faune sauvage et de ses habitats à l’échelle mondiale.
L’organisation souhaite notamment rappeler le rôle des espèces animales dans le fonctionnement des écosystèmes et leur contribution à la régulation du climat. Une table ronde se tiendra le 30 mars à 14h, intitulée « Wild Allies: How Animals Help Fight Climate Change ». Elle réunira plusieurs experts, dont Philippe Grandcolas, Maud Lelièvre et Jason Bell, et sera animée par Nicolas de Boisgrollier. Les échanges porteront sur les liens entre biodiversité et climat, ainsi que sur le rôle des animaux dans les équilibres naturels. Par sa participation, IFAW entend sensibiliser décideurs et public à ces enjeux environnementaux.
- Pyrénées-Atlantiques : à Anglet, plusieurs signalements font état de morceaux de viande contenant des objets métalliques dangereux, notamment des clous, retrouvés sur différentes plages. L’alerte a été relayée par une clinique vétérinaire locale, qui a diffusé une photo et appelé les propriétaires de chiens à la vigilance, évoquant la présence de ces appâts en plusieurs endroits. L’information a rapidement circulé sur les réseaux sociaux, où plusieurs témoignages ont été partagés. Certains évoquent également la découverte de morceaux de saucisson contenant des aiguilles. Des propriétaires de chiens ont relayé ces alertes afin de prévenir les promeneurs fréquentant le littoral. Selon ces témoignages, un chien aurait été admis en urgence vétérinaire après avoir ingéré un morceau de viande contenant des vis, son état étant jugé préoccupant. Ces faits suscitent une inquiétude croissante parmi les habitants et les usagers des plages. Face à cette situation, les autorités ont ouvert une enquête afin d’identifier le ou les auteurs de ces actes. Les propriétaires d’animaux sont appelés à surveiller attentivement leurs chiens lors des promenades.
- Hautes-Pyrénées : le rapport annuel 2025 du réseau Ours brun, publié par l’OFB en mars 2026, confirme la progression continue de la population d’ours dans les Pyrénées. Ce suivi transfrontalier, mené en collaboration avec la France, l’Espagne et l’Andorre, s’appuie sur la collecte d’indices de présence et des analyses génétiques. En 2025, 3 287 indices indirects ont été relevés sur l’ensemble du massif, dont 801 analysés génétiquement (poils, excréments). Ces données permettent d’estimer un effectif minimal de 108 individus, avec une population totale évaluée entre 109 et 143 ours, pour une moyenne de 130.
L’aire de répartition atteint désormais environ 7 000 km², confirmant l’expansion de l’espèce. La dynamique reste positive, avec un taux de croissance annuel moyen estimé à +11,53 % depuis 2006. La reproduction se maintient, avec au moins 6 portées recensées en 2025, totalisant 8 oursons. Parallèlement, une étude est en cours pour mesurer les effets de la consanguinité sur cette population encore fragile. Enfin, l’OFB rappelle l’importance de signaler toute observation, tout en évitant de perturber les animaux, notamment par l’usage de drones, source de stress avéré.
- Seine et Marne : un militant écologiste a été jugé le 19 mars 2026 devant le tribunal correctionnel de Fontainebleau pour avoir modifié des marquages réalisés sur des arbres dans la forêt de Fontainebleau. Les faits remontent à 2023. Il lui est reproché d’avoir effacé volontairement des marques de peinture rouge apposées par l’Office national des forêts (ONF), utilisées notamment pour identifier des arbres destinés à être abattus ou présentant un danger. Poursuivi pour dégradation de mobilier, les arbres étant juridiquement considérés comme tels dans ce cadre, le prévenu reconnaît les faits mais affirme avoir agi pour dénoncer la gestion forestière menée par l’ONF. Il met en avant son attachement à la forêt et son opposition aux coupes d’arbres réalisées dans ce massif de 22 000 hectares, incluant la forêt des Trois Pignons. De son côté, l’ONF estime que ces actes ont causé un préjudice matériel, financier et moral, en perturbant la gestion et la sécurité du site. L’établissement public rappelle que ces marquages sont essentiels pour ses interventions. La décision de justice a été mise en délibéré au 16 avril 2026.
- Vosges : les éleveurs de Robécourt, Houéville et La Bresse, désormais classées en cercle 1, font face à une pression accrue liée à la présence du loup. Ce classement, qui correspond aux zones les plus exposées à la prédation, intervient après plusieurs attaques sur des troupeaux, renforçant le sentiment d’insécurité chez les éleveurs. La publication récente de nouveaux arrêtés ministériels vise à assouplir les conditions de défense des troupeaux. Elle permet notamment la mise en œuvre de tirs de défense sur simple déclaration, sans autorisation préfectorale préalable. Une mesure attendue par les professionnels, confrontés à des pertes régulières et à une surveillance constante de leurs animaux. Sur le terrain, les éleveurs décrivent un quotidien marqué par la vigilance permanente, les nuits écourtées et la crainte de nouvelles attaques. Si ces évolutions réglementaires sont perçues comme une avancée, certains restent prudents quant à leur efficacité réelle. Tous soulignent néanmoins une même détermination : protéger leurs exploitations et ne pas subir durablement la pression du prédateur.
A l’étranger
- Allemagne : le Conseil international de la chasse et de la conservation de la faune sauvage (CIC) a accueilli Hans Martin Lösch en tant que nouveau chef de la délégation allemande. Sa nomination s’inscrit dans une dynamique de continuité et de renouveau, au service de l’une des délégations les plus actives et influentes du réseau. Fort de son expérience et de sa vision, il aura pour mission de consolider les acquis tout en poursuivant le développement du rôle de l’Allemagne au sein du CIC.
À ses côtés, Marc Laudin assurera les fonctions de chef adjoint, garantissant ainsi une transition fluide et une continuité dans les actions engagées. Son engagement contribuera sans aucun doute à renforcer encore la portée des initiatives menées en faveur de l’utilisation durable de la faune sauvage. Parallèlement, l’organisation tient à exprimer sa profonde gratitude au Dr Steffen Koch pour les six années remarquables durant lesquelles il a dirigé la délégation allemande. Sous son impulsion, celle-ci a connu une croissance significative, avec une augmentation notable du nombre de membres et un renforcement des projets et de la visibilité de la conservation en Allemagne.
- Bulgarie : plus de cinquante ans après sa disparition, le gypaète barbu fait son grand retour en Bulgarie. Dernièrement, trois jeunes rapaces ont été réintroduits près de Sliven, là même où le dernier individu avait été retrouvé en 1972. Cet événement marque l’aboutissement d’un vaste programme de conservation mené dans le cadre du projet européen LIFE, après plusieurs décennies d’efforts pour restaurer les populations de vautours dans les Balkans. Ces jeunes oiseaux, issus de Bulgarie et de République tchèque, ont été installés dans des nids artificiels sécurisés avant leur envol vers la vie sauvage. Suivis de près par des experts, ils représentent un espoir majeur pour le retour durable de l’espèce dans la région. Dernier vautour encore absent de la péninsule, le gypaète barbu joue un rôle écologique essentiel : il se nourrit principalement d’os, contribuant à l’élimination complète des carcasses et limitant les risques sanitaires. Sa réintroduction vise également à reconnecter les populations européennes, des Alpes aux Balkans. Si les menaces persistent, ce projet incarne une réussite majeure de la conservation et un pas décisif vers la restauration des équilibres naturels.
- Espagne : il n’est pas nécessaire d’être massif pour se montrer redoutable : un sanglier de taille modeste peut provoquer des blessures graves. C’est ce qu’a rappelé un accident survenu le 22 mars dans la province de Lérida, en Catalogne. Lors d’une battue organisée près d’Abella de la Conca, un chasseur de 62 ans a été violemment chargé après avoir tiré sur un animal estimé entre 50 et 60 kg. Le tir ayant manqué sa cible, le sanglier, blessé ou simplement affolé, a immédiatement contre-attaqué. Il a percuté le chasseur avant de lui infliger plusieurs coups de défenses à la jambe droite, provoquant une blessure grave et une hémorragie importante. Alertés en urgence, les secours catalans ont dépêché un hélicoptère sur place, le terrain montagneux rendant l’accès difficile. Les équipes sont parvenues à stopper le saignement avant d’évacuer la victime vers un hôpital. Cette charge rappelle que même un sanglier de gabarit moyen reste un animal puissant, rapide et imprévisible, capable de réactions violentes lorsqu’il se sent menacé.
- Inde : dans l’État d’Odisha, à l’est de l’Inde, les agents forestiers ont mené une opération de sauvetage aussi spectaculaire qu’ingénieuse pour secourir un éléphant tombé au fond d’un puits de neuf mètres de profondeur. L’animal, pesant plusieurs tonnes, s’était retrouvé piégé dans ce trou étroit, sans possibilité de remonter par ses propres moyens. Face à cette situation critique, les équipes se sont mobilisées durant près de six heures pour appliquer une solution efficace et sécurisée, à la fois pour le pachyderme et pour les secouristes.
Plutôt que de tenter un levage risqué, les agents ont opté pour une méthode fondée sur un principe physique simple : la poussée d’Archimède. En remplissant progressivement le puits d’eau, ils ont permis à l’éléphant de flotter et de remonter lentement vers la surface, comme dans un ascenseur naturel. Une fois à hauteur suffisante, une pelleteuse a été utilisée pour l’aider à sortir complètement. Cependant, une fois libéré, l’animal, stressé et désorienté, s’est montré agressif. Il a chargé la foule rassemblée, blessant trois personnes qui ont dû être hospitalisées.
- Italie : la lagune de Venise fait face à une menace grandissante : la prolifération d’espèces invasives favorisée par le réchauffement climatique. Parmi elles, le cténophore verruqueux, surnommé « noix de mer », inquiète particulièrement les scientifiques. Cet invertébré gélatineux, capable de se nourrir de zooplancton mais aussi d’œufs et de larves de poissons, perturbe l’ensemble de la chaîne alimentaire. Sa présence accrue, liée à des températures plus élevées et à des conditions de salinité favorables, pourrait fragiliser durablement l’écosystème lagunaire et les ressources halieutiques dont dépendent les pêcheurs. À cette menace s’ajoute celle d’autres espèces invasives, comme le crabe bleu, qui accentuent la pression sur les milieux aquatiques. Ces déséquilibres ne concernent pas uniquement la mer : ils trouvent un écho direct sur les écosystèmes terrestres. En effet, la raréfaction de certaines espèces aquatiques impacte les oiseaux, les mammifères et l’ensemble de la faune dépendante de ces ressources. Comme sur terre, où certaines espèces invasives bouleversent les équilibres naturels, la situation vénitienne illustre un phénomène global. Elle rappelle que la lutte contre ces invasions biologiques est indissociable d’une approche globale de la biodiversité, reliant milieux aquatiques et terrestres.
- Kenya : les violentes pluies qui se sont abattues depuis début mars ont provoqué une situation humanitaire préoccupante. Selon un bilan officiel, au moins 81 personnes ont perdu la vie et des milliers d’autres ont été contraintes de quitter leur domicile, parfois avec leur bétail, face à la montée des eaux. Les autorités, qui ont mis en place plusieurs centres d’évacuation, appellent la population à faire preuve d’une extrême vigilance alors que les intempéries doivent se poursuivre. La région de Nairobi est la plus touchée, avec à elle seule 37 décès recensés.
La situation reste particulièrement tendue autour du barrage de Nairobi, où les habitants de zones en aval ont été invités à évacuer en raison d’un risque de rupture lié à la montée du niveau du réservoir. Si l’infrastructure tient pour l’instant, d’autres drames ont été signalés. À Kiambu, au nord de la capitale, deux personnes sont mortes noyées lors de crues soudaines. Dans l’ouest du pays, des glissements de terrain meurtriers ont également été rapportés. Les dégâts matériels sont considérables. Dans le comté de Kisumu, les crues de la rivière Sondu Miriu ont déplacé plus de 3 000 familles, détruisant terres agricoles et habitations, laissant de nombreux habitants sans solution de relogement durable.
- Pologne : trois bisons d’Europe en liberté ont été tués dimanche dernier, après avoir été percutés par un train de voyageurs dans la région de la forêt de Bialowieza, à l’est du pays. L’accident s’est produit vers 7 heures, à proximité du village de Witowo, sur une ligne reliant Bialystok à Varsovie. Selon la police locale, aucun des quelque cinquante passagers à bord n’a été blessé, mais le choc a été fatal pour les trois animaux. D’après les premières constatations, un troupeau se serait engagé sur la voie ferrée, probablement lors d’un déplacement entre zones de nourrissage.
Si des accidents impliquant des bisons surviennent chaque année dans la région, notamment sur les routes, il est rare que plusieurs individus soient tués simultanément par un train. La forêt de Bialowieza, classée au patrimoine mondial de l’UNESCO et intégrée au réseau Natura 2000, abrite environ 1 200 bisons côté polonais. Longtemps menacée d’extinction, l’espèce doit sa survie à des programmes de conservation et de réintroduction, aujourd’hui encore essentiels face aux pressions humaines croissantes.
- Suisse : selon le rapport 2025 d’IQAir, la qualité de l’air continue de se dégrader à l’échelle mondiale. Sur 9 446 villes analysées dans 143 pays, seules 14 % respectent les seuils de sécurité de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pour les particules fines (PM2,5), en baisse par rapport à l’année précédente. Ces particules, extrêmement nocives, pénètrent profondément dans l’organisme et sont associées à de nombreuses maladies respiratoires et cardiovasculaires. L’Inde concentre les villes les plus polluées au monde, avec notamment Loni, qui affiche un niveau de pollution plus de 20 fois supérieur aux recommandations de l’OMS. Les principales causes sont le trafic, les émissions industrielles et les déchets à ciel ouvert. Globalement, 91 % des pays dépassent les seuils sanitaires. En Europe, seuls l’Andorre, l’Estonie et l’Islande présentent un air conforme aux normes. Ailleurs, la situation reste préoccupante, aggravée par les incendies, les poussières et les conditions climatiques extrêmes. Le rapport souligne enfin un manque de données dans de nombreuses régions, rappelant que la surveillance reste essentielle pour améliorer durablement la qualité de l’air.