- Finistère : la FDC 29 a tenu son assemblée générale le samedi 11 avril 2026 à Châteauneuf-du-Faou, marquée par une nouvelle progression de ses effectifs. Avec 7 935 adhérents recensés en 2025, l’organisation enregistre une hausse d’environ une centaine de membres sur un an. Cette augmentation confirme la dynamique déjà observée entre 2023 et 2024, période durant laquelle près de 80 adhérents supplémentaires avaient rejoint la fédération, mettant ainsi fin à plusieurs années d’érosion. Pour Daniel Autret, président de la FDC, cette évolution est particulièrement encourageante. Il souligne qu’il s’agit « d’une grande satisfaction », insistant sur le caractère exceptionnel de cette progression dans le contexte national. Selon lui, le Finistère serait actuellement le seul département français à connaître une augmentation du nombre de chasseurs. Ces résultats traduisent un regain d’intérêt pour la pratique de la chasse dans le département, ainsi qu’une certaine fidélité des adhérents. Ils témoignent également des efforts menés par la fédération pour maintenir et développer ses activités. Cette tendance positive, confirmée pour la deuxième année consécutive, apparaît comme un signal fort pour l’avenir de la chasse locale, dans un contexte souvent marqué ailleurs par une baisse continue des effectifs.

 

- Gironde : le banc d’Arguin, situé face à la dune du Pilat dans le bassin d’Arcachon, subit une érosion rapide et préoccupante. En seulement quatre ans, sa longueur est passée de 7 à 3 kilomètres, soit une réduction de plus de moitié. Les tempêtes et fortes houles récentes ont entraîné la disparition d’une partie importante du banc, notamment au nord. Ces éléments, comme Nils et Pedro, combinées aux effets du changement climatique, fragilisent fortement cet espace naturel protégé. Les scientifiques constatent une transformation rapide du relief, avec une perte majeure de dunes et de végétation. Certaines espèces végétales protégées ont déjà disparu. Cette dégradation menace directement la biodiversité. Le banc constitue un refuge essentiel pour de nombreux oiseaux marins, dont les populations chutent fortement, faute d’espace pour nicher. Par ailleurs, les oiseaux migrateurs y trouvent une zone de repos indispensable. L’activité ostréicole est également impactée : plusieurs exploitations ont dû être abandonnées, fragilisant toute la filière locale...

 

- Ille-et-Vilaine : un homme de 77 ans a été condamné, le 7 avril, par le tribunal judiciaire de Rennes, à 18 mois de prison avec sursis pour homicide involontaire survenu lors d’une partie de chasse à Langouët, le 30 mai 2025. Son permis de chasse lui a été retiré définitivement, ses armes confisquées et il lui est interdit d’en détenir pendant trois ans. Il devra également verser des dommages et intérêts à la famille de la victime. Le jour des faits, le septuagénaire participait à une chasse à l’affût avec deux amis dans un champ. Vers 22h45, alors que la chasse était encore autorisée, il a tiré à deux reprises en direction de ce qu’il pensait être un sanglier. L’une des balles a atteint mortellement l’un de ses compagnons, positionné en contrebas. Le prévenu, titulaire du permis de chasse depuis plusieurs décennies et sans antécédent, a reconnu les faits à l’audience. Le tribunal a retenu une faute de sécurité ayant directement entraîné la mort de la victime.

 

- Isère :  un pavillon de chasse situé au lieu-dit « Les Marais », à Pierre-Châtel, a été entièrement détruit par un incendie dans la nuit du 6 au 7 avril. Le feu, déclenché vers minuit, a mobilisé une vingtaine de sapeurs-pompiers qui ont constaté à leur arrivée que le bâtiment, d’environ 100 m², était totalement embrasé. Ce local, utilisé depuis six ans par l’ACCA locale, servait de lieu de rassemblement et de stockage de matériel. Récemment rénové, il contenait notamment plusieurs centaines de piquets destinés à la protection des cultures ainsi que plusieurs tonnes de maïs. L’ensemble a été détruit dans l’incendie. Une enquête de gendarmerie a été ouverte pour déterminer les causes du sinistre. La piste d’un incendie volontaire est privilégiée. Selon la maire de la commune, le feu aurait pris à l’extérieur du bâtiment avant de se propager à la toiture. L’absence d’électricité sur place rend l’hypothèse accidentelle peu probable. Aucun conflit ou menace récente visant l’association n’a été signalé. Le président de l’ACCA a porté plainte. (Photo mairie de Pierre-Châtel)

 

- Manche : la FDC tire la sonnette d’alarme : les populations de lièvres sont en net déclin, comme celles d’autres espèces de petit gibier (lapins, perdrix, faisans). « Nos prélèvements ont baissé de 23 % en sept ans, et encore de 7 % sur les trois dernières années », souligne David Guérin, directeur de la fédération. Une étude départementale confirme cette tendance, avec des densités locales qui s’effondrent, moins de 5 lièvres aux cent hectares, seuil jugé critique pour le renouvellement des populations. Plusieurs facteurs expliquent cette chute. L’intensification agricole a réduit les habitats favorables : disparition des haies, simplification des paysages, fauches précoces. À cela s’ajoutent les conditions climatiques, notamment des printemps humides qui affectent la survie des levrauts, avec des pertes pouvant atteindre 50 % certaines années. La pression des prédateurs (renard, corvidés) et certaines maladies, comme l’EBHS (maladie virale du lièvre), aggravent la situation. Face à ce déclin multifactoriel, la FDC appelle à renforcer les actions de gestion : aménagements de biotopes, régulation raisonnée et suivi scientifique accru pour tenter d’enrayer cette baisse préoccupante.

 

- Haute-Marne : à l’heure où la filière bois peine à répondre à une demande croissante, l’image interroge : dans le Parc national de forêts, des arbres centenaires, chênes, hêtres, érables, sont abattus en bord de route, puis... laissés au sol. Pour de nombreux visiteurs, ce spectacle s’apparente à un véritable gâchis de ressources pourtant précieuses. Selon Jean-François Thivillier, directeur départemental de l’Office, ces arbres situés sur environ 7 km de linéaire ont été expertisés, et seuls ceux présentant un risque de chute sur la route ont été coupés, les bûcherons n’intervenant pas à plus de 20 m à l’intérieur du massif. Cependant, une fois abattus, ces bois ne sont pas exploités, et la raison tient au statut particulier de la zone. L’ONF rappelle en effet que le parc comprend une réserve intégrale de 3 000 hectares, instaurée par décret en 2019, où toute exploitation forestière est interdite. Même en cas de coupe de sécurité, les arbres doivent rester sur place. Ils contribuent ainsi au fonctionnement naturel de l’écosystème : développement des insectes, habitats pour les oiseaux, formation de l’humus. Un choix assumé par l’État, qui privilégie ici la biodiversité… au détriment d’une ressource pourtant très recherchée aujourd’hui.

 

- Meuse : la présence du loup continue de susciter vigilance et inquiétude. À l’approche de la nouvelle saison et des naissances qui commencent habituellement dès la fin avril, la Direction départementale des territoires (DDT) reconnaît « tendre le dos » face à un retour désormais installé du prédateur. Après plusieurs indices de présence relevés ces dernières années — attaques sur des troupeaux, traces et observations — les services de l’État s’attendent à une possible intensification des signalements. La progression du loup laisse présager une installation progressive. Les éleveurs, déjà fragilisés, redoutent particulièrement cette période. La DDT rappelle que des dispositifs d’accompagnement existent : aides à la protection des troupeaux, indemnisations en cas d’attaque et suivi technique. Dans ce contexte, la vigilance est renforcée, tandis que les autorités appellent à signaler toute suspicion de présence afin d’adapter les mesures de protection.

 

- Pyrénées-Atlantiques : le préfet a récemment présenté aux éleveurs de la vallée d’Aspe et de la plaine de Nay un assouplissement des règles encadrant les tirs de défense contre le loup. Désormais, les éleveurs peuvent intervenir plus rapidement pour protéger leurs troupeaux : ils n’ont plus à attendre une autorisation préalable, mais doivent simplement déclarer les tirs en préfecture. Par ailleurs, les lieutenants de louveterie, chargés d’appuyer ces opérations, devraient être mobilisés dans des délais plus courts. Malgré ces évolutions, la FDSEA 64 juge ces mesures insuffisantes. Son vice-président, Jean-François Lacazette, estime qu’elles ne répondent pas à la gravité de la situation et continue de réclamer des mesures plus radicales, notamment l’éradication du loup dans les zones d’élevage. Depuis le début de l’année, 25 brebis ont été tuées dans le département, contre 14 sur l’ensemble de l’année précédente. Cette augmentation des attaques fragilise fortement les éleveurs, dont certains envisagent de ne pas monter en estive, voire d’abandonner leur activité. Dans ce contexte, la décision préfectorale pourrait être contestée, soit par les organisations agricoles qui la jugent insuffisante, soit par des associations de protection de l’environnement si elles estiment que ces assouplissements portent atteinte au cadre légal de protection des espèces.

 

- Rhône : les 6 et 7 avril à Lyon, le One Health Summit a rassemblé chercheurs, décideurs publics, organisations internationales, acteurs économiques, ONG et professionnels de terrain, autour d’un objectif commun : rendre opérationnel le concept de « Une seule santé ». Dans un contexte marqué par la multiplication des crises sanitaires, climatiques et alimentaires, les participants ont souligné la nécessité de dépasser les approches sectorielles encore largement dominantes. Les discussions ont mis en évidence l’interdépendance croissante entre santé humaine, animale et environnementale. Pollution, perte de biodiversité, transformation des systèmes agricoles : autant de facteurs désormais reconnus comme déterminants de la santé globale. Plusieurs pistes d’action ont été évoquées, notamment l’évolution des intrants agricoles, l’adaptation des cadres réglementaires, ainsi que le renforcement de l’agroécologie et des savoirs locaux. Les intervenants ont également insisté sur l’importance d’intégrer davantage les sciences humaines et sociales dans les politiques publiques. Lors d’une table ronde, un consensus s’est dégagé autour de la nécessité de « connecter les silos », en favorisant une meilleure coordination entre disciplines, institutions et acteurs de terrain, condition essentielle pour répondre efficacement aux défis contemporains.

 

- Tarn-et-Garonne : à Nohic, un drone missionné par la municipalité n’aura pas fait long feu… ou plutôt si, mais un seul ! Mardi 7 avril dans l’après-midi, l’engin survolait tranquillement la salle des fêtes lorsqu’un coup de fusil bien ajusté l’a renvoyé au sol, fin de mission immédiate. À l’origine de ce tir digne d’un remake rural de « Top Gun », un retraité de 76 ans. Le septuagénaire, visiblement peu amateur de technologies volantes non identifiées, était convaincu d’avoir localisé… des cambrioleurs en pleine opération de repérage aérien. Ni une ni deux, il décide de neutraliser la menace à sa manière. Résultat : drone abattu, intervention des gendarmes et fin prématurée de la surveillance municipale. Interpellé, l’homme devra désormais expliquer pourquoi il a confondu un drone officiel avec une équipe de malfaiteurs high-tech. On ne sait pas si le drone portait un gyrophare ou un brassard « mairie », mais une chose est sûre : dans ce secteur, mieux vaut prévenir avant de le survoler… sous peine de finir truffé de petits plombs.

 

- Essonne : le Centre pédagogique forestier de la Faisanderie de Sénart, géré par l’ONF, a poursuivi en 2025 sa mission de sensibilisation à la forêt en accueillant plus de 5 640 participants lors de 220 animations. Installé dans un ancien pavillon de chasse datant de 1778, ce lieu est devenu deux siècles plus tard un espace dédié à l’éducation à l’environnement et à la gestion durable des forêts. Les activités s’adressent à des publics variés : élèves, étudiants, associations et entreprises. Les scolaires représentent 70 % des participants, notamment des classes élémentaires pour lesquelles ces sorties complètent les programmes et constituent parfois une première immersion en forêt. Les animations, régulièrement mises à jour, visent à faire comprendre le fonctionnement des écosystèmes forestiers et l’impact des activités humaines. Le centre ne se limite pas aux jeunes : en 2025, 15 groupes d’entreprises ont également participé à des actions de sensibilisation, sous forme de visites guidées, jeux ou chantiers participatifs. Toutes ces initiatives reposent sur une idée centrale : mieux comprendre la forêt pour mieux la protéger et encourager des comportements responsables. (Photo ONF)

 

- Val d’Oise : la forêt de Montmorency vient d’être officialisé par décret, au terme de plus de vingt ans de mobilisation, « forêt de protection » Chaque année, près de cinq millions de visiteurs fréquentent ce poumon vert essentiel, à la fois espace de loisirs et réservoir de biodiversité. Ce statut, parmi les plus contraignants du droit forestier français, vise à préserver durablement l’intégrité du massif. Concrètement, il limite fortement toute urbanisation, interdit les changements d’usage des sols et encadre strictement les aménagements. L’objectif est clair : sanctuariser la forêt face à la pression foncière croissante en région parisienne. Les activités forestières et l’accueil du public restent autorisés, mais dans un cadre plus régulé. Pour les élus locaux, cette décision marque l’aboutissement d’un long combat engagé dès le début des années 2000. Elle garantit que ce territoire ne pourra plus être grignoté par des projets d’infrastructure ou d’urbanisme. Reste désormais à concilier protection renforcée, gestion durable et forte fréquentation, afin de préserver l’équilibre fragile entre nature et usages humains.

 

A l’étranger

 

- Allemagne : une baleine en difficulté a mobilisé d’importants moyens de secours sur la côte de la mer Baltique, en Allemagne, près de Timmendorfer Strand. Coincé plusieurs jours dans des eaux peu profondes après s’être échoué sur un banc de sable, le cétacé a finalement réussi à se dégager dans la nuit du 26 au 27 mars grâce à la création d’un chenal creusé à l’aide d’une pelleteuse. Malgré cette avancée, son état reste préoccupant et son retour vers le large n’est pas encore assuré. Long d’environ neuf mètres et pesant plusieurs tonnes, l’animal ne pouvait pas être remorqué sans risque de blessures. Les équipes de secours ont testé différentes méthodes pour le libérer, notamment la création de vagues avec des bateaux ou l’utilisation d’engins spécialisés, sans succès dans un premier temps. Des filets de pêche retrouvés autour de son corps ont également été retirés. La baleine, probablement un jeune mâle, a été escortée vers des eaux plus profondes sous surveillance. Les autorités ont appelé le public à rester à distance afin d’éviter tout stress supplémentaire pour l’animal, condition essentielle à sa survie.

 

- Autriche : la 72e Assemblée générale du Conseil international de la chasse (CIC) se tiendra à Vienne du 16 au 19 avril 2026 et devrait réunir plus de 600 participants, ce qui en ferait l’un des rassemblements les plus importants de l’histoire de l’organisation. Cette participation record regroupe des représentants d’États membres, des ONG et des acteurs de la conservation internationale. Organisée dans le centre historique de la capitale autrichienne, l’assemblée portera sur l’économie mondiale de la faune sauvage et le rôle de l’utilisation durable dans la préservation de la biodiversité, la résilience des territoires ruraux et l’équilibre des écosystèmes. Les travaux aborderont notamment la gestion des espèces, avec des focus sur le suivi du lièvre d’Europe et les recherches sur le chamois en milieu montagnard, ainsi que des thématiques liées aux politiques publiques, à la science et à l’acceptabilité sociale. L’événement comprendra également un programme culturel, dont la messe traditionnelle des chasseurs à la cathédrale Saint-Étienne. Des réceptions sont prévues au Musée d’histoire naturelle de Vienne et au Palais Liechtenstein, avant un dîner de gala accompagné d’une vente aux enchères internationale.

 

- Etats-Unis : c’est officiel : la première conférence des parties (COP1) consacrée à la haute mer, se tiendra du 11 au 22 janvier 2027 au siège des Nations unies, à New York. Cette réunion marquera une étape clé dans la mise en œuvre du traité international visant à protéger la biodiversité des océans au-delà des juridictions nationales, entré en vigueur début 2026 après sa ratification par 87 États. Préparée depuis plusieurs mois, cette COP inaugurale doit permettre de traduire les engagements du traité en actions concrètes, notamment la création d’aires marines protégées en haute mer. Si des avancées ont été saluées par les organisations environnementales, de nombreux points restent en suspens, en particulier les modalités de coopération avec les organisations de pêche et les mécanismes de gouvernance. Certaines ONG alertent déjà sur les pressions exercées par l’industrie halieutique, susceptibles de ralentir la mise en place de mesures de protection ambitieuses. L’enjeu est majeur : la haute mer, qui couvre près de la moitié de la planète, joue un rôle essentiel dans la régulation du climat et abrite une biodiversité encore largement méconnue. Pourtant, seule une infime partie bénéficie aujourd’hui de mesures de conservation.

 

- Pays-Bas : à Amsterdam, la lutte contre le réchauffement climatique prend parfois des détours inattendus. À partir du 1er mai, la capitale néerlandaise a décidé d’interdire toute publicité pour les produits carnés dans l’espace public : affiches, panneaux numériques et abribus devront désormais se passer de steaks et de saucisses. Une mesure symbolique, inspirée par les travaux de l’Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture, qui estime que la production de viande représente environ 12 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre. Sur le papier, l’intention paraît louable. Dans les faits, elle prête davantage à sourire. Car si l’on peut difficilement nier l’impact environnemental de l’élevage, interdire la publicité revient surtout à s’attaquer à la vitrine plutôt qu’au contenu de l’assiette. Les amateurs de viande ne disparaîtront pas pour autant, pas plus que les rayons bien garnis des supermarchés. L’expérience rappelle celle menée en Suisse, où des initiatives similaires n’avaient guère modifié les habitudes de consommation. Une décision qui, à défaut de révolutionner les pratiques, aura au moins le mérite d’alimenter le débat… et quelques sarcasmes.