- Côtes d’Armor : le lundi 4 mai 2026, Françoise Gatel, ministre de l’Aménagement du territoire et de la Décentralisation, et Mathieu Lefèvre, ministre délégué chargé de la Transition écologique, se sont rendus dans les Côtes-d'Armor puis en Ille-et-Vilaine. À Dinan, ils ont inauguré le Parc naturel régional Vallée de la Rance – Côte d’Émeraude, au sein de l’abbaye Saint-Magloire de Léhon, en présence de nombreux élus locaux. Avant la cérémonie, ils ont échangé avec les acteurs du territoire sur les projets portés par le parc, notamment en matière de biodiversité, de sobriété foncière, d’énergies renouvelables et de développement économique. Cette inauguration a réuni les représentants des 66 communes membres de ce troisième parc naturel régional breton. Les ministres ont ensuite pris la parole lors d’un discours officiel, suivi d’un temps d’échange avec les élus. Au cours de l’après-midi, la ministre s’est rendue à Saint-Malo pour découvrir un projet de reconversion de friche industrielle inscrit dans le programme « Action Cœur de Ville ». Elle a également visité le chantier du futur musée d’histoire maritime, dont l’ouverture est prévue en 2028, soutenu par l’État et les collectivités. Plus tôt dans la journée, elle avait inauguré la maison France services de Dinan et rencontré ses usagers. Enfin, en soirée, elle a présidé à L’Hermitage la cérémonie de passation de commandement du service départemental d’incendie et de secours d’Ille-et-Vilaine, marquant la dernière étape de ce déplacement officiel.

 

- Creuse : fin 2024, à Guéret, une manifestation agricole organisée par la Coordination rurale s’était accompagnée de dégradations visant plusieurs bâtiments publics, dont ceux de l’OFB et de la Mutualité sociale agricole (MSA). Les faits s’inscrivaient dans un contexte de contestation contre un projet d’accord commercial entre l’Union européenne et les pays du Mercosur. Lors du rassemblement, des portes et installations avaient été endommagées, et des tensions avaient également conduit à un outrage envers un agent. Poursuivis en justice, le président de la Coordination rurale de la Creuse, Paul Marchon, et son secrétaire général Kévin Guesdon avaient comparu une première fois en 2025. Le tribunal les avait alors relaxés pour les dégradations concernant l’OFB, tout en retenant leur culpabilité pour les faits visant la MSA et pour outrage. Saisie en appel, la Cour d'appel de Limoges a confirmé ce jugement. Les deux responsables syndicaux ont de nouveau été relaxés pour les dégradations des locaux de l’OFB, faute d’éléments suffisants pour établir leur responsabilité directe. En revanche, la cour a maintenu leur condamnation pour outrage à agent et pour les dégradations commises contre la MSA ainsi que la permanence de l’ancienne députée Catherine Couturier. Paul Marchon a écopé de deux mois de prison avec sursis, d’une amende de 4 000 euros avec sursis et d’une mise à l’épreuve de cinq ans. Kévin Guesdon a été condamné à un mois de prison avec sursis, cinq ans de mise à l’épreuve, 2 000 euros d’amende avec sursis et 2 500 euros de dommages et intérêts.

 

- Gard : un armurier de 66 ans a été condamné, mardi 5 mai, par le tribunal correctionnel pour avoir vendu illégalement un fusil à pompe à un homme ne disposant pas des autorisations nécessaires. Une arme qui s’est retrouvée par la suite impliquée dans une tentative d’assassinat dans le Gard, donnant une dimension particulièrement sensible à cette affaire. À l’audience, le sexagénaire a reconnu avoir enfreint la réglementation encadrant strictement la vente et la détention d’armes. Selon les éléments du dossier, le professionnel n’aurait pas procédé aux vérifications administratives obligatoires avant la transaction. Une négligence que le tribunal a jugée grave compte tenu des conséquences potentielles. Le prévenu a toutefois assuré qu’il n’avait jamais imaginé que cette arme puisse être utilisée dans un contexte criminel. Son avocat a plaidé l’erreur plutôt qu’une volonté délibérée de contourner la loi, évoquant un manquement isolé dans un parcours professionnel sans antécédent judiciaire. Le tribunal l’a finalement condamné à trois mois de prison avec sursis. Il est reparti libre à l’issue de l’audience.

 

- Gironde : trois étudiants en BTS Gestion ont mené une initiative solidaire originale en faveur de la Banque alimentaire, avec le soutien de la Maison Tala, entreprise spécialisée dans la valorisation de la viande de gibier. Ensemble, ils ont remis dix kilos de sauté de sanglier destinés aux personnes en situation de précarité. À l’origine du projet : Melchior Lachamp, Orlane Rodrigues et Mélissa Niéto, engagés dans une démarche citoyenne présentée dans le cadre de leur formation en alternance. Passionnés par les produits du terroir, les deux premiers sont également proches du monde de la chasse. Melchior a notamment travaillé en boucherie et pratique la chasse, comme Orlane. Les étudiants souhaitaient associer solidarité et valorisation d’une viande encore méconnue du grand public. Appréciée pour ses qualités nutritionnelles et sa faible teneur en matières grasses, la viande de gibier séduit de plus en plus de consommateurs en quête de produits authentiques et locaux. Grâce à ce partenariat, cette action a permis de conjuguer engagement social, circuit court et promotion d’une ressource naturelle souvent sous-exploitée.

 

- Indre et Loire : en Champeigne tourangelle, la situation de l’Outarde canepetière est aujourd’hui critique. Entre 2020 et 2025, sa population a chuté de moitié, ne laissant subsister qu’une quinzaine de mâles chanteurs. Cette espèce migratrice de plaine, qui dépend de vastes espaces ouverts riches en insectes, avait déjà subi un effondrement majeur dans les années 1980. Malgré son statut d’espèce protégée, son déclin se poursuit sous l’effet combiné de l’urbanisation, de la disparition des habitats et de pratiques agricoles intensives qui appauvrissent les ressources alimentaires, notamment les insectes indispensables à la survie des jeunes. Face à cette urgence, plusieurs actions sont en cours et doivent être renforcées pour espérer inverser la tendance. Des suivis scientifiques réguliers et la pose de balises GPS permettent de mieux comprendre les déplacements et la reproduction de l’espèce. Des mesures de protection directe, comme l’installation de clôtures autour des nids, visent à limiter la prédation. Par ailleurs, des programmes de réintroduction ont été engagés avec des lâchers d’oiseaux issus d’élevage.

 

- Haute- Loire : une nouvelle attaque sur un troupeau ovin s’est produite dans la nuit du 5 au 6 mai. Plus de vingt brebis ont été retrouvées mortes ou grièvement blessées sur une parcelle située près de Landos. Après plusieurs attaques signalées ces derniers mois dans le département, la responsabilité du loup est fortement suspectée. L’éleveur a découvert au petit matin des animaux dispersés dans toute la prairie. Plusieurs brebis présentaient de profondes blessures à la gorge, caractéristiques d’une prédation. Certaines, encore vivantes mais trop gravement touchées, ont dû être euthanasiées. Un vétérinaire est intervenu pour soigner une quinzaine d’animaux blessés. Selon l’éleveur, le troupeau a manifestement paniqué durant toute la nuit, cherchant à fuir sans succès. Plusieurs brebis ont également été retrouvées mortes près du ruisseau des Empèzes. L’Office français de la biodiversité (OFB) s’est rendu sur place afin d’effectuer les constatations nécessaires, recueillir des prélèvements et déterminer avec précision l’origine de cette attaque particulièrement violente.

 

- Loiret : une exploitation avicole située à La Selle-en-Hermoy a installé 24 hectares de panneaux photovoltaïques au-dessus d’une vaste volière, dans le cadre d’un projet d’agri-voltaïsme. Mise en service en février, l’installation peut produire jusqu’à 36 mégawattheures dans des conditions optimales, avec quatre mois d’avance sur le calendrier prévu. D’autres fermes similaires ont vu le jour à Loury et à Brinon-sur-Sauldre, en partenariat avec le même producteur d’électricité. Ce modèle associe production d’énergie et élevage de faisans, généralement pratiqué sur des terrains pauvres et très exposés au soleil. Les panneaux solaires ne concurrencent pas l’activité agricole et permettent une mise en œuvre plus rapide que les centrales solaires classiques. Pour les éleveurs, les installations offrent plusieurs effets observés : zones d’ombre pour les animaux, meilleure ventilation près du sol et réorganisation des espaces d’alimentation. Certains exploitants indiquent que les oiseaux se dispersent davantage et sont moins soumis aux fortes chaleurs. Le dispositif reste encadré par la réglementation, qui impose que la production énergétique ne dépasse pas les revenus agricoles. Si certains syndicats agricoles expriment des réserves sur d’autres formes d’agrivoltaïsme, ce type d’installation appliqué aux élevages de faisans apparaît compatible avec l’activité existante.

 

- Haute-Marne : début avril 2026, au lendemain de l’entrée en vigueur de nouvelles dispositions européennes assouplissant la protection du loup, la préfète de Haute-Marne a autorisé des tirs de prélèvement sur 11 communes du département, du 2 au 14 avril. Cette mesure, la plus radicale du dispositif réglementaire, permet non seulement de défendre les troupeaux, mais aussi de rechercher activement l’animal pour l’abattre. Dans la nuit du 13 au 14 avril, un jeune mâle a ainsi été tué. Estimant la décision injustifiée, plusieurs associations, dont l’ASPAS, ont saisi le tribunal administratif de Châlons-en-Champagne. Elles contestent notamment l’absence de circonstances exceptionnelles, et de hausse significative des attaques, conditions pourtant requises pour autoriser ce type de tirs au printemps, période particulièrement sensible pour l’espèce. Mais au-delà du débat juridique, une réalité mérite d’être rappelée. Ceux qui dénoncent ces tirs parlent souvent au nom du loup sans jamais avoir été confrontés à sa présence quotidienne. À l’inverse, les éleveurs vivent avec le risque, les pertes et la pression permanente qu’impose ce prédateur. Défendre le loup est une position respectable, mais elle ne peut ignorer l’expérience de terrain. La cohabitation ne se décrète pas depuis un bureau ou un tribunal : elle se construit dans les pâtures, au contact du réel, là où chaque attaque a des conséquences concrètes.

 

- Meuse : la tension monte après une série d’attaques attribuées au loup dans plusieurs élevages situés entre Bar-le-Duc et Saint-Mihiel. En l’espace d’une semaine, quatre exploitations ont été touchées. Le bilan est lourd : sept brebis et un veau ont été tués, tandis que plusieurs autres animaux ont été blessés lors des attaques. Le premier épisode remonte à la nuit du 26 avril 2026. Depuis, les éleveurs vivent dans l’inquiétude, d’autant que certains troupeaux étaient déjà protégés par des clôtures rigides. Des analyses ADN ont été engagées afin de déterminer si un seul loup est responsable de l’ensemble des prédations. Face à la répétition des attaques, plusieurs agriculteurs réclament des mesures immédiates. « Il faut agir rapidement », estime l’un des éleveurs concernés, appelant soit à la capture de l’animal, soit à son abattage. La préfecture a annoncé le 4 mai un renforcement des dispositifs de surveillance et de protection. Des louvetiers doivent notamment être formés prochainement afin de permettre des tirs de nuit dans les secteurs concernés.

 

- Morbihan : un habitant du Faouët, âgé de 69 ans et passionné de chasse, a de nouveau été condamné après avoir tenté de récupérer son permis malgré une interdiction en cours. L’homme avait perdu son droit de chasser en 2017 à la suite d’une condamnation pour harcèlement, entraînant son inscription au Fichier national des personnes interdites d’acquisition et de détention d’armes (Finiada). Cette mesure lui interdit automatiquement la détention d’armes et suspend son permis de chasse pour plusieurs années. Mais le sexagénaire n’a jamais réellement accepté cette interdiction. Déjà condamné en 2020 pour avoir tenté d’obtenir frauduleusement un nouveau permis auprès de la Fédération départementale des chasseurs du Morbihan, il a récidivé en juin 2025 en déposant une nouvelle demande. Alerté, le président de la fédération a signalé la situation à la sous-préfecture de Pontivy, qui a saisi le parquet de Lorient. À l’audience, le prévenu s’en est vivement pris à l’administration, déclarant notamment : « Ce n’est pas une fonctionnaire écolo qui va dicter ma conduite... ».

 

- Oise : le procès de Stanislas Broniszewski, figure du collectif anti-chasse AVA, s’est tenu le 4 mai 2026 devant le tribunal judiciaire de Senlis. Le militant était poursuivi pour avoir participé à l’organisation d’un rassemblement non déclaré lors de la Fête de la Vénerie, organisée le 14 juin 2025 à l’occasion des 90 ans du musée de la Vénerie. Cette manifestation culturelle et patrimoniale, marquée notamment par un défilé de chiens dans les rues de Senlis, avait été perturbée par des opposants à la chasse à courre venus huer les participants et suivre le cortège tout au long du parcours.

Les autorités reprochent à Stanislas Broniszewski d’avoir joué un rôle central dans cette mobilisation. Lui conteste fermement toute responsabilité dans l’organisation du rassemblement, estimant être poursuivi davantage pour son engagement militant de longue date contre la vénerie que pour des faits précis. À l’audience, il a dénoncé une volonté de faire taire les opposants à la chasse à courre, tandis que les représentants du musée de la Vénerie et du monde cynégétique ont regretté la perturbation d’un événement qu’ils présentent comme familial et pacifique. Le parquet a requis une amende de 3 000 euros. Le jugement a été mis en délibéré et sera rendu le 1er juin prochain.

 

- Pyrénées-Atlantiques : un homme de 72 ans a été jugé pour avoir abattu un vautour fauve, une espèce strictement protégée. Les faits remontaient au 23 mai 2025, à Briscous. Ce jour-là, apercevant une vingtaine de vautours à proximité de son troupeau de brebis, le septuagénaire avait affirmé avoir voulu procéder à un simple « tir d’effarouchement » pour éloigner les rapaces. Il avait toutefois utilisé un fusil de chasse et le tir a atteint mortellement l’un des oiseaux. Jugé le 30 avril par le pôle régional environnement du tribunal judiciaire de Bayonne, l’homme a été reconnu coupable de destruction illicite d’une espèce animale non domestique protégée. Le tribunal a tenu compte du contexte et de l’absence d’intention déclarée de tuer, tout en rappelant la stricte protection dont bénéficie le vautour fauve. Il a été condamné à une amende de 1 000 euros avec sursis.

 

- Saône et Loire : Évelyne Guillon, présidente de la FDC 71 et et vice-présidente de la Fédération régionale de Bourgogne Franche-Comté, a été nommée membre du Conseil économique, social et environnemental (Cese) pour la période 2026-2031. Elle voit dans cette nomination une reconnaissance du travail mené localement et l’opportunité de porter la voix du terrain au niveau national. Le Cese, troisième assemblée constitutionnelle aux côtés de l’Assemblée nationale et du Sénat, rassemble 175 membres issus de divers horizons. Il a pour missions de conseiller les pouvoirs publics dans l’élaboration des politiques, de favoriser le dialogue social, d’évaluer les actions publiques et de représenter les réalités des territoires. Au sein de cette instance, les membres sont répartis en groupes selon leurs domaines d’expertise, facilitant les échanges entre acteurs aux intérêts parfois opposés. Cette configuration permet notamment à des représentants du monde de la chasse de dialoguer avec des défenseurs de l’environnement, ou encore à des organisations patronales et syndicales de confronter leurs points de vue.

 

- Var : le tribunal administratif de Toulon a annulé, par un jugement du 30 avril 2026, un arrêté préfectoral autorisant des tirs de défense simple contre le Loup gris. L’arrêté, signé le 7 janvier 2025 par le préfet du Var, permettait à une éleveuse d’ovins et de caprins de pratiquer ces tirs afin de protéger son troupeau, pour une durée exceptionnellement longue courant du 1er janvier 2025 au 31 décembre 2029. Le tribunal a estimé que cette autorisation ne respectait pas strictement le cadre légal encadrant la protection de cette espèce protégée, notamment en raison d’une motivation insuffisante et d’un manque de justification quant à la nécessité et à la proportionnalité de la mesure. Les juges ont rappelé que de tels tirs ne peuvent être accordés qu’en dernier recours, après la mise en place de moyens de protection adaptés. Cette annulation fragilise juridiquement certaines pratiques préfectorales et relance le débat entre protection du loup et défense des activités d’élevage, dans un contexte de tensions persistantes sur le terrain.

 

- Yonne : la colère des agriculteurs de la FDSEA et des Jeunes Agriculteurs ne cesse de croître face aux dégâts causés par les sangliers. Réunis récemment devant la FDC, certains n’ont pas hésité à manifester avec leurs tracteurs pour dénoncer une situation jugée intenable. Ils pointent notamment du doigt certaines chasses privées à vocation commerciale, accusées de favoriser des densités élevées de gibier afin d’attirer des chasseurs et garantir des tableaux conséquents. Sur le terrain, les conséquences sont lourdes. Dans des zones comme le Chablisien, la Puisaye ou la forêt d’Othe, les cultures et les prairies subissent une pression constante. Des parcelles entières sont retournées par les sangliers, compromettant les récoltes et dégradant durablement les sols. Certains exploitants estiment perdre jusqu’à 20 % de leur production fourragère, malgré des indemnisations annuelles jugées insuffisantes pour couvrir les pertes réelles, les coûts de remise en état et le matériel endommagé. Face à ces accusations, le président de la FDC, Olivier Lecas, appelle à nuancer. Selon lui, toutes les chasses ne sont pas en cause et des solutions existent, notamment via l’intervention des louvetiers.

 

- Val d’Oise : à Vémars, un homme a été blessé par un tir accidentel impliquant son voisin. La victime, âgée de 59 ans, se trouvait chez elle lorsqu’elle a été atteinte au flanc et au visage par des plombs. Selon les premiers éléments, le voisin aurait utilisé un fusil de chasse pour faire fuir une pie trop bruyante. Le tir a cependant dévié ou manqué sa cible, atteignant accidentellement le voisin. Alertés, les secours et les gendarmes sont intervenus rapidement sur place. L’homme blessé a été pris en charge puis transporté vers l’hôpital de Gonesse. Son état de conscience a été maintenu lors de son évacuation. Les circonstances exactes de l’incident restent à préciser. Une enquête a été ouverte afin de déterminer les conditions du tir et les éventuelles responsabilités dans cet accident.

 

A l’étranger

 

- Arabie Saoudite : à Rafha, l’outarde houbara, emblématique des milieux désertiques, connaît un retour encourageant après avoir frôlé un déclin critique. Cette amélioration résulte de programmes de protection, de reproduction en captivité et de réintroduction dans ses habitats naturels, permettant de renforcer les populations et de restaurer l’équilibre écologique. Adaptée aux environnements arides, l’espèce se distingue par son plumage sableux, qui lui assure un camouflage efficace, ainsi que par son comportement discret et solitaire, favorable à sa survie. Migratrice, l’outarde houbara parcourt de longues distances pour hiverner dans la péninsule Arabique, où elle trouve une alimentation variée. Malgré ses capacités d’adaptation et sa prudence face aux prédateurs, elle a longtemps été menacée par le braconnage, principal facteur de son déclin. Pour y remédier, l’Autorité de développement de la Réserve royale de l’imam Turki bin Abdullah a mis en place un centre spécialisé dédié à sa conservation. Ce programme stratégique vise à renforcer les populations, encadrer la chasse et sensibiliser à la protection de l’espèce. Il s’inscrit dans une politique nationale plus large de préservation de la biodiversité et de gestion durable des écosystèmes désertiques pour les générations futures.

 

- Argentine : l’administration de Parques Nacionales (APN) a lancé un appel à candidatures pour recruter 40 nouveaux gardiens au sein du corps technique. Ces agents auront pour mission d’assurer la surveillance des aires protégées, de contrôler les activités humaines, d’accompagner les visiteurs, de participer aux suivis scientifiques et de mener des actions d’éducation à l’environnement. Le processus de sélection comprend plusieurs étapes éliminatoires : évaluation des parcours, épreuves techniques et pratiques, entretien, tests psychologiques et formation qualifiante. Les gardiens jouent un rôle clé dans la protection du patrimoine naturel et culturel, de la Patagonie à l’Antarctique. Ils luttent contre le braconnage, les incendies et les activités illégales, tout en contribuant à la recherche scientifique et à la sensibilisation du public. Ce recrutement vise à renforcer les moyens humains face à la pression touristique, aux menaces environnementales et aux effets du changement climatique, dans un contexte où la préservation de la biodiversité devient un enjeu majeur.

 

- Etats-Unis : le 4 mai 2026, le gouverneur de l’Idaho, Brad Little, a promulgué une loi limitant l’usage de certaines technologies dans la chasse, notamment l’imagerie thermique, la vision nocturne, les drones et les caméras connectées. Cette décision vise à protéger le principe fondamental de « chasse équitable », en évitant que les innovations technologiques n’offrent un avantage excessif aux chasseurs. Cette réforme s’appuie sur les travaux d’un groupe d’étude mis en place dès 2024 par le Idaho Department of Fish and Game, chargé d’évaluer l’impact des nouvelles technologies sur la gestion de la faune. Le Boone and Crockett Club a activement contribué à ces réflexions, rappelant que l’équilibre entre efficacité et éthique est essentiel. Cette nouvelle loi s’inscrit donc dans une logique de responsabilité. Elle vise à garantir la durabilité des espèces chassées tout en maintenant l’acceptation sociale de la chasse. En favorisant une pratique mesurée et respectueuse, l’Idaho cherche à assurer que la chasse reste compatible avec la conservation et accessible aux générations futures.

 

- Indes : la Cour suprême a décidé d’interdire ou de restreindre fortement l’usage des téléphones portables lors des safaris dans plusieurs réserves de tigres, notamment à Parc national Jim Corbett et Parc national de Ranthambore. Les visiteurs doivent désormais laisser leur smartphone à l’entrée ou le conserver éteint pendant toute la durée de la visite. Cette décision fait suite à une multiplication d’incidents liés au comportement des touristes, attirés par la prise de photos et de vidéos au plus près des animaux. Plusieurs faits ont motivé cette mesure. Des scènes de « safari jams » ont été observées, avec des tigres encerclés par des véhicules et exposés à des cris et à des flashes. D’autres incidents ont impliqué des risques pour la sécurité des visiteurs, notamment des chutes d’objets ou de passagers en tentant de prendre des images. Face à ces dérives, la justice a estimé nécessaire de limiter les comportements intrusifs et dangereux. L’objectif de cette décision est de mieux protéger les Tigre du Bengale et d’assurer la sécurité des personnes dans des zones où les interactions avec la faune sont sensibles.

 

- Japon : une femme d’une quarantaine d’années a été blessée mercredi soir après avoir été attaquée par un ours, dans un quartier résidentiel de Toyama, au centre du Japon, alors qu’elle promenait son chien. Transportée à l’hôpital, elle est restée consciente. À la suite de l’incident, des signalements d’un animal ressemblant à un ours ont été rapportés dans les environs. Dès le lendemain matin, les autorités municipales, épaulées par la police et des chasseurs locaux, ont lancé des recherches. Des empreintes suspectes ont été découvertes à environ 100 mètres du lieu de l’attaque, dans un champ en bord de route. Un hélicoptère et un drone ont été mobilisés pour inspecter les zones boisées voisines. Par mesure de sécurité, le conseil scolaire a retardé l’ouverture des écoles proches et demandé aux parents d’accompagner leurs enfants. Il s’agit de la première attaque d’ours recensée cette année dans la préfecture. Dans un autre incident survenu à Hokkaido, un chasseur de 69 ans a été grièvement blessé par un ours brun qu’il avait lui-même visé. Après avoir tiré sur l’animal, il s’en est approché, mais l’ours s’est relevé et l’a violemment attaqué au visage et à la tête. L’homme a été hospitalisé conscient. L’animal, un mâle d’environ 300 kilos, a finalement été abattu après plusieurs tirs.