- Aveyron : la FDC a publié le bilan des carnets de battues pour la saison 2024-2025. Au total, 19 960 battues ont été enregistrées dans le département, soit près de 2 000 de plus que la saison précédente. Les données proviennent de 402 carnets analysés par la Fédération. Le sanglier reste l’espèce la plus concernée avec 17 241 battues, représentant plus de 86 % des opérations recensées. Au total, 11 862 sangliers ont été prélevés durant la saison. Les prélèvements demeurent équilibrés entre mâles (52 %) et femelles (48 %). Les mois d’octobre à janvier concentrent la majorité de l’activité. Le rapport souligne également l’importance de la chasse le week-end : 68 % des battues se déroulent le samedi ou le dimanche. En moyenne, chaque battue réunit plus de 15 participants. Le chevreuil a fait l’objet de 8 422 battues, tandis que les prélèvements de cerfs, notamment de biches, progressent. Enfin, 4 557 renards ont été prélevés au cours de la saison. La Fédération note par ailleurs une amélioration progressive dans le remplissage réglementaire des carnets de battue, même si certaines erreurs administratives persistent encore.
- Hautes-Alpes : le bivouac connaît un essor spectaculaire dans les espaces naturels français, notamment dans le Parc national des Écrins, où le nombre de campeurs a doublé en quatre ans. Durant l’été 2025, plus de 200 tentes ont été observées autour du lac de Muzelle en une seule soirée. Cette fréquentation croissante inquiète les autorités du parc, qui envisagent désormais d’instaurer des quotas afin de mieux protéger les sites naturels sensibles. Cette pratique, autrefois surtout liée à l’alpinisme, attire aujourd’hui un public plus large, parfois peu habitué à la randonnée. Beaucoup recherchent une expérience simple, proche de la nature, perçue comme « apaisante » et gratuite.
Certains viennent même de grandes villes pour passer seulement un week-end en montagne. Cependant, cet engouement s’accompagne de nombreux abus. Selon le Parc des Écrins, environ 40 % des bivouaqueurs ne respectent pas les règles : horaires d’installation ignorés, déchets laissés sur place ou utilisation de réchauds interdits. Paradoxalement, la hausse du bivouac ne s’accompagne pas d’une augmentation de la fréquentation des sentiers. Face à cette évolution durable, les autorités souhaitent mieux encadrer la pratique afin de préserver les paysages et limiter les impacts environnementaux. (Photo Océane Perrusset, Parc des Ecrins).
- Charente : la FDC a dévoilé son « Naturo’bus », un outil pédagogique original destiné à sensibiliser les enfants à la biodiversité et aux enjeux environnementaux. Présenté devant une classe de CE1-CE2 de l’école de Touvre, ce dispositif mobile prend la forme d’une petite remorque transformée en maquette géante des paysages charentais. À l’intérieur, les élèves découvrent une reproduction miniature de la campagne locale : rivière, zones humides, cultures, haies bocagères et espaces forestiers.
L’objectif est d’expliquer le rôle essentiel de l’eau, l’importance des corridors écologiques ou encore la place de la faune sauvage dans les équilibres naturels. Les animations abordent aussi les conséquences du changement climatique et les bonnes pratiques de préservation des milieux. Pour les chasseurs, cette initiative permet également de faire évoluer leur image auprès du grand public. « On ne fait pas que tuer des animaux », rappellent-ils, en mettant en avant leurs actions de plantation de haies, d’entretien des zones humides ou de suivi des espèces. Le Naturo’bus devrait désormais parcourir les écoles rurales du département afin de multiplier ces rencontres pédagogiques avec les plus jeunes.
- Gironde : une récente décision de la Cour administrative d'appel de Bordeaux vient raviver le débat juridique autour de la période complémentaire de la vénerie sous terre du blaireau. Dans son arrêt, la juridiction estime qu’il faudrait désormais retenir la notion « d’indépendance » des jeunes blaireaux plutôt que celle du simple sevrage pour apprécier la légalité des périodes de chasse. Selon cette interprétation, l’autonomie réelle des blaireautins n’interviendrait qu’à la fin de l’été, entre fin août et début septembre. Cette analyse remet indirectement en cause certaines autorisations préfectorales accordées pour la période complémentaire de chasse dès le printemps. La décision constitue une première à ce niveau juridictionnel et pourrait alimenter de nouveaux recours dans plusieurs départements. Pour autant, cette position ne clôt pas le débat judiciaire. Plusieurs décisions administratives antérieures ont déjà rejeté des demandes d’annulation d’arrêtés préfectoraux autorisant cette période. Surtout, le Conseil d'État avait précédemment reconnu la légalité du cadre réglementaire permettant aux préfets d’ouvrir cette période complémentaire sous certaines conditions.
- Haute-Loire : la FDSEA, les Jeunes Agriculteurs et la Chambre d’agriculture ont participé à la commission départementale de la chasse et de la faune sauvage (CDCFS) consacrée à la gestion du blaireau dans le département. À cette occasion, les représentants du monde agricole ont réaffirmé leur demande d’ouverture anticipée de la vénerie sous terre à compter du 1er juin. Selon les organisations agricoles, la présence croissante des blaireaux entraîne des dégâts de plus en plus importants dans les exploitations. Les terriers fragiliseraient les prairies, les parcelles cultivées et certains chemins agricoles, provoquant des risques pour le matériel et les animaux. Les agriculteurs soulignent également les conséquences économiques liées à ces dégradations. Face à cette situation, ils estiment qu’une période de chasse plus longue permettrait une meilleure régulation des populations sur les secteurs les plus touchés. Les représentants agricoles rappellent également que cette pratique est encadrée par une réglementation stricte et réalisée sous le contrôle des autorités compétentes. La décision finale concernant les dates d’ouverture reviendra désormais au préfet, après consultation des différents membres de la commission.
- Haute-Marne : les 23 et 24 mai 2026, durant le week-end de la Pentecôte, le Château du Grand Jardin de Joinville accueillera une nouvelle édition de « Nature et Chasse en Fête ». Cette manifestation gratuite et ouverte à tous mettra à l’honneur la nature, les traditions rurales et les savoir-faire locaux dans une ambiance familiale et conviviale. Tout au long du week-end, les visiteurs pourront découvrir le Marché du Terroir, réunissant producteurs et artisans locaux autour de spécialités gourmandes, créations artisanales, articles de chasse ou encore produits liés à l’élevage avicole.
L’événement proposera également un espace consacré aux chiens avec plusieurs démonstrations, ainsi que des animations pédagogiques autour de la faune et de la flore haut-marnaises. Les enfants de 6 à 12 ans pourront participer à un rallye nature organisé le samedi après-midi afin de découvrir l’environnement de manière ludique et éducative. Côté ambiance, des animations musicales seront assurées par l’orchestre « Les Comètes » et les sonneurs de trompe « Les Échos du Vallage ». Un rendez-vous festif dédié aux amoureux de nature et de traditions.
- Pyrénées-Atlantiques : la tension monte après une nouvelle attaque attribuée à des vautours, survenue dimanche après-midi à Saint-Castin. Une vache a été retrouvée morte dans une exploitation agricole, portant selon l’éleveur des traces compatibles avec une prédation ou une consommation très rapide par plusieurs rapaces. Il s’agit du troisième incident similaire signalé sur la même exploitation en trois ans. L’événement relance une nouvelle fois le débat autour de la présence croissante des vautours dans les zones d’élevage du piémont pyrénéen. Depuis plusieurs années, des éleveurs dénoncent une multiplication des interventions de ces grands rapaces autour des troupeaux, notamment lors des vêlages ou sur des animaux affaiblis. Les organisations agricoles réclament régulièrement un meilleur suivi des populations de vautours ainsi qu’une clarification des procédures d’expertise après attaque. Protégés en France, les vautours fauves ont vu leurs effectifs fortement progresser dans le sud-ouest du pays depuis les programmes de réintroduction menés dans les Pyrénées. Les services compétents rappellent toutefois que ces oiseaux sont avant tout des charognards, même si plusieurs cas controversés impliquant du bétail vivant ont déjà été signalés ces dernières années dans différents départements pyrénéens.
- Haute-Saône : à l’issue de la dernière commission chasse de Haute-Saône, plusieurs anomalies ont été relevées dans les tableaux d’indemnisation transmis par la Fédération départementale des chasseurs. Des incohérences dans les montants et les données communiquées ont été signalées, suscitant des interrogations sur la fiabilité du suivi des dégâts de grand gibier. Alertés, les services de la Direction départementale des territoires (DDT) ont eux aussi confirmé la présence d’erreurs dans les informations fournies. Sur le terrain, les conséquences sont importantes pour les exploitants agricoles.
Certains producteurs attendent encore le versement de leurs indemnisations malgré des dégâts officiellement reconnus, tandis que d’autres dénoncent des paiements incomplets, avec des écarts estimés à près de 20 % des sommes dues. Les organisations agricoles rappellent que la réforme adoptée en mars 2023, puis intégrée dans le décret du 28 décembre 2023, fixe pourtant des règles précises concernant l’indemnisation des dégâts de grand gibier. Elles demandent désormais une régularisation rapide des dossiers, le respect strict de la réglementation et le versement intégral des montants dus aux agriculteurs concernés.
- Haute-Saône encore : un homme de 20 ans a été condamné par le tribunal correctionnel de Vesoul pour des faits de braconnage commis en juin 2025 à Chargey-lès-Port. Le prévenu a écopé de quatre mois de prison avec sursis et d’une interdiction de chasser pendant deux ans, avec exécution immédiate. Les faits remontent au 6 juin 2025, en soirée. Sans permis de conduire, le jeune homme avait pris le véhicule de sa mère avant de circuler dans des parcelles agricoles. Des vidéos de surveillance ainsi que des images retrouvées sur son téléphone ont montré le véhicule poursuivant un sanglier en pleine nuit, phares allumés, à travers les champs. Les séquences révélaient également des dégradations commises dans plusieurs cultures. Interpellé deux mois plus tard par les forces de l’ordre, le prévenu a comparu devant la justice pour des faits assimilés à du braconnage avec usage d’un véhicule. Lors de l’audience, le tribunal a retenu la poursuite volontaire de l’animal à l’aide de la voiture. La FDC 70 s’était constituée partie civile dans ce dossier.
- Sarthe : dans le secteur du Pays bilurien, à l’est de la Sarthe, les comptages printaniers réalisés en avril 2026 montrent une nette progression des populations de faisans sauvages. L’opération, pilotée par le Groupement d’intérêt cynégétique (GIC) local, a mobilisé près de cinquante bénévoles sur les communes de Bouloire, Coudrecieux et Maisoncelles, entre la vallée du Tusson et les plaines agricoles du Perche sarthois. Dix-huit élèves de la Maison familiale rurale de La Ferté-Bernard ont également participé aux relevés aux côtés des responsables cynégétiques et des techniciens de la FDC 72.
À Bouloire, principal territoire suivi avec 2 677 hectares prospectés autour des secteurs de Volnay et du château de Pescheray, 102 coqs chanteurs ont été recensés contre 62 l’an dernier, soit une hausse supérieure à 60 %. Quatorze coqs non chanteurs et cinq poules ont également été observés. À Coudrecieux, entre Vibraye et Thorigné-sur-Dué, les effectifs restent stables avec 65 coqs chanteurs. Enfin, à Maisoncelles, au sud du plateau bilurien, 32 coqs chanteurs ont été comptabilisés sur 1 110 hectares. Ces données serviront à adapter les futurs plans de gestion et les prélèvements cynégétiques.
- Haute-Savoie : un arrêté publié le 27 avril par le ministère de l’Agriculture provoque une vive contestation dans les zones alpines touchées l’an dernier par la dermatose nodulaire contagieuse (DNC). Le texte interdit désormais la montée en estive collective des bovins non vaccinés, dans les zones soumises au protocole sanitaire, notamment en Savoie et en Haute-Savoie, premiers départements frappés par l’épizootie en 2025. Pour accéder aux alpages situés en zone vaccinale, les troupeaux provenant d’une zone indemne devront d’abord entrer dans une exploitation située en zone réglementée, être vaccinés dans les 48 heures puis observer une quarantaine de 28 jours avant d’obtenir le statut « valablement vacciné ». Ce dispositif est dénoncé par plusieurs organisations agricoles, notamment la Confédération paysanne, qui juge le protocole difficilement applicable. Les éleveurs évoquent d’importantes contraintes logistiques et craignent une baisse du nombre d’animaux présents en estive cet été. La DNC avait entraîné entre juin 2025 et janvier 2026 l’apparition de 117 foyers en France, plus de 3 300 abattages préventifs et la vaccination de près de deux millions de bovins.
- Seine-Maritime : une louve a été capturée le dimanche 10 mai 2026 dans une forêt proche de Saint-Pierre-des-Jonquières, près de Londinières. L’animal avait été retrouvé avec une patte coincée dans un piège destiné à des renards, installé par des chasseurs-piégeurs. Rapidement, un important dispositif a été déployé sur place avec la présence de la gendarmerie, des pompiers, des services vétérinaires, de la Direction départementale des territoires et de la mer ainsi que de l’Office français de la biodiversité. Des élus locaux et plusieurs agriculteurs ont également assisté aux opérations. Après plusieurs discussions sur le devenir de l’animal, les autorités ont choisi de ne pas relâcher immédiatement la femelle. La louve a été anesthésiée à l’aide d’un fusil hypodermique afin d’être transportée en toute sécurité vers le Parc canadien de Muchedent, un parc animalier de Seine-Maritime où vivent déjà plusieurs meutes de loups. Cette décision suscite toutefois une vive polémique. Dans un contexte de fortes tensions autour de la prédation et de la présence du loup en France, certains représentants agricoles auraient demandé son maintien en captivité. Mais plusieurs spécialistes du droit de l’environnement contestent cette mesure. Selon eux, aucun texte ne permettrait actuellement de placer légalement un loup sauvage en captivité sans décision judiciaire spécifique. Le dossier aurait désormais été transmis au sommet de l’État et un arbitrage du Premier ministre, Sébastien Lecornu, serait attendu pour décider du sort définitif de l’animal.
- Somme : une douzaine d’agriculteurs de l’est de la Somme se sont réunis lundi matin devant les locaux de l’OFB, à Péronne, pour soutenir l’un des leurs convoqué dans le cadre d’une enquête pour pollution présumée. L’exploitant était soupçonné d’avoir laissé sur son exploitation un dépôt susceptible de provoquer des écoulements polluants vers le milieu naturel. L’affaire avait suscité de vives réactions dans le monde agricole local ces derniers jours, plusieurs syndicats dénonçant une pression administrative jugée excessive et craignant des poursuites pénales. Les agriculteurs présents voulaient afficher leur solidarité face à ce qu’ils considèrent comme une multiplication des contrôles environnementaux dans un contexte déjà tendu pour la profession. Après environ une heure et demie d’échanges avec les agents de l’OFB, l’exploitant est ressorti rassuré. Selon les informations communiquées à l’issue de l’entretien, aucune poursuite judiciaire ne devrait être engagée à ce stade. L’agriculteur s’est engagé à remettre en état et nettoyer la zone concernée avant le 1er novembre. Un suivi du dossier sera toutefois maintenu par les services compétents.
- Vendée : la FDC 85 a remporté le grand prix du concours européen Life, un programme de financement de l’Union européenne consacré aux projets environnementaux. L’annonce a été faite le 7 mai 2026 à Saint-Urbain, lors de la réunion du Parlement du marais breton. Cette distinction récompense le programme « Life Marais », porté depuis deux ans par le service environnement de la fédération vendéenne. Le projet bénéficie d’un financement européen estimé à près de 8 millions d’euros.
Il concerne plusieurs zones humides majeures de la façade atlantique : le marais breton vendéen en Vendée, le marais de Brouage en Charente-Maritime et les marais de Guérande en Loire-Atlantique. Le programme prévoit des actions sur quinze sites classés Natura 2000. Les travaux porteront notamment sur l’amélioration de la qualité de l’eau, la restauration d’ouvrages hydrauliques, le maintien des habitats naturels et le développement de la biodiversité dans ces espaces sensibles. La coordination générale du projet doit être finalisée d’ici juillet 2026 avant le lancement opérationnel des différentes actions environnementales.
- Haute-Vienne : le Congrès européen consacré à la bécasse des bois s’est tenu les 8 et 9 mai 2026 à Feytiat, près de Limoges. Organisé par la Fédération des Associations Nationales des Bécassiers du Paléarctique Occidental (FANBPO), l’événement réunit des spécialistes venus de plusieurs pays européens : France, Italie, Espagne, Suisse, Portugal, Irlande, Royaume-Uni ou encore Malte. La manifestation a rassemblé scientifiques, techniciens, artistes animaliers et représentants du Club National des Bécassiers, qui compte 4 000 adhérents et 88 délégations départementales et régionales. Les échanges ont porté principalement sur le suivi scientifique de la bécasse des bois, les migrations, la reproduction, le baguage et l’évolution des populations.
Les données recueillies proviennent notamment de plusieurs millions d’observations réalisées chaque année dans différents pays européens. Parmi les intervenants figuraient des représentants de l’OFB, de l’Université de Porto, du Game and Wildlife Conservation Trust britannique ou encore d’organismes suisses et irlandais spécialisés dans le suivi de la faune sauvage.
- Yonne : face à l’augmentation des dégâts de sangliers dans plusieurs secteurs agricoles, une battue administrative a été organisée le 9 mai 2026 dans le Chablisien, sur les communes de Rouvray, Venouse et Montigny-la-Resle. L’opération s’est déroulée en présence de Cécilia Mourgues, secrétaire générale de la préfecture de l’Yonne, aux côtés de lieutenants de louveterie et d’une cinquantaine de chasseurs locaux. Encadrée par les services de l’État, cette intervention s’inscrit dans les dispositifs de régulation renforcée mis en place au printemps dans le département. La préfecture indique que ces opérations sont décidées lorsque les populations de sangliers provoquent des dégâts agricoles importants ou compromettent les équilibres agro-environnementaux. Plusieurs secteurs du Chablisien sont désormais classés en « points noirs » en raison de la pression exercée sur les cultures. Depuis plusieurs semaines, les dégâts sur les semis et les parcelles agricoles suscitent de fortes inquiétudes dans le département. La préfecture de l’Yonne a déjà instauré des autorisations spécifiques de prélèvements et de battues administratives pour le printemps 2026. Aucun bilan officiel des prélèvements réalisés lors de cette opération n’a encore été communiqué.
A l’étranger
- Alaska : un juge de Juneau a autorisé la reprise du programme d’abattage des ours bruns et des ours noirs mis en place par l’État d’Alaska afin de protéger les troupeaux de caribous de Mulchatna, dans le sud-ouest du territoire. Le « Programme de contrôle des prédateurs de Mulchatna » vise à favoriser le rétablissement des populations de caribous, en fort déclin depuis plusieurs années. Alors que le troupeau comptait autrefois près de 190 000 animaux, il n’en restait plus qu’environ 16 000 en 2025. La chasse au caribou est interdite depuis 2021. Les autorités estiment que les principaux prédateurs naturels du caribou dans cette région sont les ours et les loups. En 2023, une centaine d’ours avaient été abattus, dont plusieurs oursons.
En 2024, 81 ours bruns supplémentaires avaient été éliminés en un mois. Le programme avait été suspendu après des recours déposés par plusieurs associations de protection animale. Mais la justice a finalement estimé que les données scientifiques présentées par l’État démontraient un effet positif du contrôle des prédateurs sur la reprise des populations de caribous.
- Australie : jadis considérée comme éteinte à l’état sauvage, la péramèle de Gunn retrouve progressivement sa place dans les écosystèmes australiens. La semaine dernière, une centaine d’individus ont été relâchés sur Phillip Island, au large de Melbourne, dans le cadre d’un vaste programme de restauration de l’espèce. Ce petit marsupial de la taille d’un lapin joue un rôle écologique important grâce à son activité de fouissage, qui favorise l’aération des sols, la dispersion des graines et la rétention d’eau. L’espèce avait connu un effondrement spectaculaire de ses effectifs sous l’effet de la destruction des habitats et de la prédation par les renards. À la fin des années 1980, seuls une soixantaine d’animaux subsistaient encore en Australie.
Depuis 2004, plusieurs organisations australiennes, dont Odonata Foundation et Cesar Australia, mènent un programme de sauvegarde fondé sur l’élevage contrôlé et la création de zones sécurisées sans prédateurs. Les populations sont aujourd’hui estimées à plus de 2 000 individus répartis sur plusieurs sites protégés. Un financement de 2,5 millions de dollars australiens apporté par le fonds climatique d’Amazon soutient notamment cette vaste opération de réintroduction.
- Belgique : un cambriolage visant un commerce spécialisé dans les armes d’occasion, s’est produit en début de semaine à Gosselies. Les auteurs ont pénétré dans le bâtiment en perçant un large trou dans un mur du magasin avant de s’introduire à l’intérieur. Selon les premiers éléments de l’enquête, les voleurs étaient équipés de matériel adapté et semblaient avoir préparé leur intervention. Malgré le déclenchement de l’alarme, ils ont réussi à accéder aux locaux et à dérober une importante quantité d’armes. Le commerce concerné propose du matériel militaire d’occasion, des armes à plomb, des équipements airsoft ainsi qu’un service d’armurerie disposant d’armes à feu et de munitions. Le préjudice porte sur plus de soixante armes, principalement des armes airsoft et à plomb actuellement recherchées par les enquêteurs. Un suspect a été interpellé peu après les faits. Le dossier a été placé à l’instruction et un juge a délivré un mandat d’arrêt sous surveillance électronique. Les investigations se poursuivent afin de déterminer si d’autres personnes ont participé au cambriolage et pour retrouver les armes volées.
- Espagne : le parcours de la deuxième étape du Tour de France 2026, prévue le 5 juillet entre Tarragone et Barcelone, a été modifié en raison du foyer de peste porcine africaine détecté en Catalogne. Le gouvernement catalan a demandé aux organisateurs d’éviter le secteur de Collserola, où des restrictions de circulation sont en vigueur depuis plusieurs mois après l’apparition de la maladie chez les sangliers.
La situation sanitaire s’est aggravée ces dernières semaines avec une augmentation des contaminations dans la faune locale. Le nouveau tracé supprime notamment l’ascension du Coll de Santa Creu d’Olorda. Le peloton empruntera désormais un itinéraire passant par plusieurs communes du Baix Llobregat avant de rejoindre Barcelone par le secteur des Corts, puis de retrouver le parcours initial pour l’arrivée sur la colline de Montjuïc, près du stade olympique Lluís Companys. Cette modification réduit la longueur totale de l’étape, qui passe de 182 à 168 kilomètres.
- Italie : lors de la 9ème Assemblée nationale de la Confederazione Italiana Agricoltori à Rome, le ministre italien de l’Agriculture, Francesco Lollobrigida, a défendu le projet de réforme de la loi italienne sur la chasse datant de 1992. Le ministre a affirmé que cette réforme ne visait pas à protéger les braconniers, mais au contraire à renforcer les sanctions à leur encontre. Selon lui, un amendement actuellement présenté prévoit de tripler les peines applicables aux auteurs de braconnage. Francesco Lollobrigida a également insisté sur la nécessité de moderniser une législation jugée dépassée par rapport aux réalités actuelles. Il a déclaré vouloir simplifier les procédures administratives et s’appuyer davantage sur les données scientifiques dans la gestion de la faune sauvage. Le ministre a notamment évoqué les difficultés rencontrées par le monde agricole face à l’augmentation des populations de certaines espèces, en particulier les ongulés sauvages. Enfin, il a appelé les forces politiques italiennes à travailler ensemble afin de faire aboutir cette réforme législative dans les prochains mois.
- Nouvelle-Zélande : le kiwi, emblème national de la Nouvelle-Zélande, fait progressivement son retour dans les collines entourant Wellington après plus d’un siècle d’absence. Fin avril, sept nouveaux oiseaux ont été relâchés dans la région dans le cadre du Capital Kiwi Project, portant à 250 le nombre de kiwi réintroduits depuis le début du programme.
Cette initiative vise à restaurer durablement les populations de ce petit oiseau incapable de voler, dont les effectifs se sont effondrés après l’introduction de prédateurs comme les hermines, rats, chats et opossums. Alors qu’on estimait autrefois leur population à plusieurs millions d’individus, il ne resterait aujourd’hui qu’environ 70 000 kiwis dans tout le pays. Pour favoriser leur retour, une vaste zone protégée de 24 000 hectares a été aménagée autour de Wellington. Plus de 5 000 pièges à prédateurs y ont été installés, permettant d’obtenir un taux de survie des poussins proche de 90 %. Le programme s’inscrit dans l’objectif national de la Nouvelle-Zélande visant à éliminer les principaux prédateurs introduits d’ici 2050.