- Gard : les amateurs de chasse au gibier d'eau ont rendez-vous le 19 juillet 2026 à Vauvert, pour la 7e Foire des Huttiers du Sud, une journée placée sous le signe de la convivialité, des traditions et des échanges entre passionnés. Dès 10 heures, la foire ouvrira ses portes avec la traditionnelle foire aux appelants et l'installation des nombreux stands consacrés à la chasse, au matériel et aux savoir-faire liés à la hutte.
Tout au long de la journée, plusieurs présentations de rapports viendront rythmer les animations, tandis que les visiteurs pourront assister à des démonstrations et tester les dernières nouveautés en matière d’équipement. Les concours occuperont une place de choix avec les épreuves d'appeaux pour le colvert et la foulque, le concours de négafol, embarcation traditionnelle utilisée pour la chasse à l'eau, ainsi qu'un original concours de lancer de « pepettes », des canards en plastique. Ouverte à tous, cette manifestation constitue un rendez-vous incontournable pour les huttiers du Sud, désireux de partager leur passion dans une ambiance festive et familiale.
- Loir et Cher : à l'occasion de son centenaire, la FDC 41 publie un ouvrage commémoratif retraçant un siècle d'histoire cynégétique. Édité par Plumes d'Éléphant, ce livre rassemble de nombreuses archives, photographies d'époque et témoignages qui retracent l'évolution de la chasse dans le département depuis la création de la fédération, le 9 août 1926. Le lecteur y découvre les grandes étapes de cette histoire, depuis les débuts marqués par la lutte contre le braconnage et l'organisation des sociétés de chasse et de pêche – alors réunies au sein d'une même fédération – jusqu'à la mise en place des plans de chasse et de la gestion moderne de la faune sauvage.
Les différents présidents qui se sont succédé, du marquis Robert de Piédoüe d'Héritot à Hubert-Louis Vuitton, ont chacun accompagné les profondes mutations de la chasse. Richement illustré, l'ouvrage rend également hommage aux bénévoles, élus et collaborateurs qui ont contribué au développement de la fédération. Plus qu'un simple livre souvenir, il constitue un véritable témoignage sur l'évolution des pratiques cynégétiques et de la gestion de la faune en Loir-et-Cher au cours des cent dernières années. Le livre est disponible à la FDC, 36, rue des Laudières à Vineuil. Tarif : 20 euros. Quantité limitée.
- Haute-Loire : un jeune cycliste de 18 ans a été victime d'un accident, le mardi 8 juillet peu avant 5 heures du matin, sur la route du Mazet, à Tence. Selon les premiers éléments, sa chute aurait été provoquée par la traversée soudaine d'un blaireau sur la chaussée. Surpris par l'animal, le cycliste n'a pas pu éviter l'obstacle et a perdu le contrôle de son vélo. Rapidement alertés, les sapeurs-pompiers de Tence sont intervenus sur les lieux afin de porter secours à la victime. Blessé, le jeune homme a été pris en charge avant d'être évacué en urgence relative vers le centre hospitalier du Puy-en-Velay pour des examens complémentaires. Cet accident intervient au lendemain d'une autre chute de cycliste sur le Haut-Lignon. Lundi après-midi, vers 15 h 45, une adolescente de 16 ans est tombée de son vélo sur la RD18, à Saint-Jeures. Les sapeurs-pompiers de Saint-Jeures et d'Yssingeaux sont intervenus pour lui porter assistance. La jeune victime a également été transportée aux urgences du Puy-en-Velay. Les circonstances précises de cette seconde chute n'ont pas été précisées.
- Haute-Marne : toutes les attaques attribuées au loup ne sont pas indemnisées, laissant de nombreux éleveurs dans une profonde détresse. Samuel Guenin, en charge du dossier prédation à la FDSEA de la Haute-Marne, dénonce une situation devenue critique pour les exploitants confrontés à une multiplication des prédations sur leurs troupeaux. Selon lui, les pertes ne se limitent pas aux animaux tués. Les blessures, les avortements, le stress des troupeaux, les heures passées à rechercher les bêtes dispersées ou à renforcer les moyens de protection représentent un coût humain et économique considérable, souvent insuffisamment pris en compte. Lorsque l'origine d'une attaque ne peut être formellement attribuée au loup, aucune indemnisation n'est versée, alors même que les conséquences sont bien réelles pour l'éleveur. La FDSEA appelle les pouvoirs publics à mieux reconnaître la réalité du terrain et à adapter les dispositifs d'indemnisation ainsi que les mesures de gestion du prédateur. Pour les responsables agricoles, la présence croissante du loup dans le département remet en cause la pérennité de nombreux élevages, déjà fragilisés par les difficultés économiques et les contraintes réglementaires.
- Meuse : le monde cynégétique meusien est en deuil. Christian Mahaut, président de l'Association meusienne des chasseurs de grand gibier (AMCGG 55), est décédé le 7 juillet 2026 à l'âge de 78 ans. Avec sa disparition, la chasse perd l'un de ses plus fidèles serviteurs, un homme profondément attaché à la transmission des valeurs cynégétiques et à la gestion responsable du grand gibier. Chasseur passionné, Christian Mahaut s'est investi durant de nombreuses années au sein de l'AMCGG 55, qu'il présidait avec conviction et bienveillance.
Il œuvrait sans relâche pour promouvoir une chasse éthique, respectueuse des équilibres naturels et fondée sur la connaissance des espèces. Son engagement, son sens du dialogue et sa disponibilité lui avaient valu l'estime de tous ceux qui l'ont côtoyé. Au-delà de ses responsabilités associatives, il était reconnu pour son attachement à la convivialité, au partage des savoirs et à la formation des jeunes chasseurs, auxquels il aimait transmettre son expérience de terrain. À sa famille et à ses proches, nous adressons nos plus sincères condoléances.
- Pyrénées-Atlantiques : ancien député, Jean Lassalle envisage une troisième candidature à l'élection présidentielle. Fidèle à son image d'homme de terrain et de candidat atypique, il a lancé une cagnotte destinée à réunir 100 000 euros, somme qu'il juge indispensable pour engager sa campagne. Si l'objectif est atteint d'ici l'automne, il officialisera sa candidature pour l'échéance de 2027. Déjà candidat en 2017 et en 2022, Jean Lassalle dénonce un système qui, selon lui, favorise les grands partis au détriment des candidats indépendants. Il plaide notamment pour la création d'un véritable dispositif de financement permettant aux petites formations d'accéder plus facilement à la compétition démocratique. Convaincu de pouvoir réunir les 500 parrainages d'élus, il entend porter un discours « hors système » axé sur la ruralité, la démographie, l'avenir de la France et les difficultés du monde agricole. Cette nouvelle démarche témoigne d'une certaine détermination. Là où d'autres ont renoncé en cours de route, Jean Lassalle, lui, affiche la volonté d'aller jusqu'au bout de ses convictions.
- Yonne : la réaction de la SPA de l'Yonne à la mort d'un marcassin a de quoi surprendre. À lire son communiqué, on croirait assister au récit tragique de la disparition d'un animal domestique, presque d'un membre de la famille, plutôt qu'à celle d'un sanglier, espèce sauvage dont la détention est, comme l'association le rappelle elle-même, strictement interdite. Le vocabulaire employé (chouchouté, absence d'humanité, cette histoire me hante...) traduit surtout une vision très émotionnelle de la faune sauvage. À force d'humaniser les animaux, certains finissent par oublier qu'un marcassin élevé au biberon n'en demeure pas moins un sanglier, appelé à grandir, à devenir puissant et potentiellement problématique à proximité des habitations. La SPA affirme ne pas vouloir s'en prendre aux chasseurs... tout en annonçant le dépôt d'une plainte et en laissant prospérer sur les réseaux sociaux un flot de commentaires hostiles à la chasse. Difficile de prétendre préserver l'image des chasseurs tout en alimentant une polémique fondée essentiellement sur l'émotion. Cette affaire illustre une dérive de plus en plus fréquente : confondre protection de la nature et protection individuelle d'un animal devenu la mascotte d'un village. La gestion de la faune sauvage ne peut pourtant se résumer à des coups de cœur ou à des publications Facebook. Elle repose sur des règles, des responsabilités et des décisions qui dépassent largement l'attachement affectif suscité par un animal familier.
- TAAF (Terres Australes et Antarctiques Françaises) : l’'OFB et les Terres australes et antarctiques françaises (TAAF) ont signé trois conventions de partenariat destinées à renforcer la préservation de l'un des territoires les plus remarquables de la planète. Ces accords s'inscrivent dans la continuité de la convention-cadre conclue en décembre 2025 et portent sur des actions concrètes en faveur de la biodiversité. Les TAAF représentent un territoire exceptionnel de plus de 7 700 km² de terres insulaires (hors Terre Adélie) et de 2,26 millions de km² d'espaces maritimes placés sous juridiction française.
Cet ensemble abrite une faune et une flore d'une grande richesse, caractérisées par un fort taux d'endémisme, avec des espèces emblématiques comme l'albatros fuligineux, le manchot empereur ou encore la tortue verte. Le premier projet concerne le renforcement des dispositifs de biosécurité afin de limiter l'introduction et la propagation d'espèces exotiques envahissantes dans les Terres australes, les îles Éparses et en Terre Adélie. Plusieurs actions sont prévues, notamment le renforcement des protocoles sanitaires, l'équipement du hangar de biosécurité situé au Port de La Réunion et le déploiement de nouvelles stations de contrôle sur les différentes îles. Le deuxième axe vise à améliorer les connaissances scientifiques grâce à la création d'outils techniques consacrés à la flore et aux habitats naturels. Ces guides seront mis à la disposition des agents des TAAF et de leurs partenaires afin d'harmoniser les pratiques de gestion et de faciliter la révision des documents stratégiques, notamment le Plan d'action Biodiversité des îles Éparses. Enfin, le troisième projet concerne la poursuite de la régulation des rennes (Rangifer tarandus) sur l'archipel de Kerguelen, situé dans le sud de l'océan Indien, à environ 3 300 kilomètres au sud-est de La Réunion. Introduits il y a près de soixante-dix ans, ces cervidés continuent de coloniser l'archipel et exercent une pression importante sur la végétation locale et les écosystèmes insulaires. Leur régulation constitue donc un levier essentiel pour restaurer les milieux naturels les plus sensibles. À travers ces trois conventions, l'OFB et les TAAF confirment leur volonté d'associer leurs compétences scientifiques et techniques afin d'assurer la conservation durable d'un patrimoine naturel exceptionnel, dont la préservation représente un enjeu majeur pour la biodiversité française et mondiale.
A l’étranger
- Afrique du Sud : la justice sud-africaine a rejeté le recours du gouvernement visant à empêcher l’exportation de cornes de rhinocéros issues de réserves privées. Cette décision confirme un jugement rendu en 2025 en faveur de Wicus Diedericks, propriétaire d’une réserve de plus de 13 000 hectares dans la province du Cap-Nord, qui avait obtenu l’autorisation d’exporter plus de 500 cornes de rhinocéros blancs. Le commerce international des cornes de rhinocéros est pourtant interdit depuis 1977 par la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (CITES).
Les défenseurs de cette interdiction estiment qu’elle demeure indispensable pour limiter le braconnage, tandis que les partisans d’un commerce légal soutiennent que la vente de cornes prélevées sans tuer les animaux pourrait financer la conservation et réduire l’attrait du marché noir. Pour Wicus Diedericks, cette décision représente une avancée majeure pour les propriétaires privés, confrontés à des coûts de protection toujours plus élevés. Le ministère sud-africain de l’Environnement a indiqué étudier le jugement avant de décider d’un éventuel appel. L’Afrique du Sud concentre la majorité des rhinocéros sauvages de la planète, mais reste également l’un des principaux foyers du braconnage alimenté par la forte demande asiatique.
- Belgique : une attaque attribuée à un loup a décimé un troupeau de 26 brebis dans la nuit de jeudi à vendredi à Louftémont, sur la commune de Léglise. Quinze animaux ont été retrouvés morts dans une première prairie, tandis que cinq autres, gravement blessés, ont dû être euthanasiés par un vétérinaire. Quelques heures plus tard, un bélier reproducteur de race Suffolk a également été découvert mort dans une seconde pâture située à environ 300 mètres de la première. Le Département de la Nature et des Forêts (DNF) a procédé à des prélèvements ADN afin de confirmer l'origine de l'attaque. Les premiers constats indiquent toutefois que les blessures observées sont caractéristiques d'une prédation par le loup. Un couple de loups est installé depuis plusieurs mois dans la forêt d'Anlier voisine, mais il s'agit de la première attaque recensée sur du bétail domestique dans ce secteur. Présent sur les lieux, le bourgmestre de Léglise s'est déclaré préoccupé par les conséquences de cet événement, tant pour les éleveurs que pour les 19 camps scouts attendus cet été dans la commune. Avec les services compétents, une évaluation des sites de campement sera réalisée afin de déterminer si des mesures particulières devront être mises en place pour garantir la sécurité.
- Danemark : six ours noirs d'Asie (Ursus thibetanus), rescapés de fermes à bile en Corée du Sud, ont été transférés au parc safari de Knuthenborg, où ils disposent désormais d'un vaste habitat forestier. Cette opération internationale, préparée pendant plus de deux ans, a mobilisé des organisations de protection animale, des vétérinaires et les autorités sud-coréennes et européennes. Les animaux vivaient auparavant dans des cages, où leur bile était prélevée pour alimenter le marché de la médecine traditionnelle asiatique. Leur transfert s'est déroulé selon un protocole sanitaire strict : après une sédation, ils ont été placés dans des caisses de transport, acheminés par camion jusqu'à l'aéroport, puis transportés par avion vers le Danemark. À leur arrivée, les ours ont d'abord été installés dans des enclos de transition avant d'être progressivement relâchés dans la « Forêt des ours » du parc. Les soigneurs indiquent que les animaux se sont rapidement adaptés à leur nouvel environnement. Certains ont exploré les points d'eau, d'autres ont commencé à grimper ou à s'alimenter naturellement, marquant le début d'une nouvelle vie loin des conditions de captivité qu'ils ont connues durant de nombreuses années.
- Espagne : un recensement inédit confirme la bonne santé de la population d'ours bruns dans les monts Cantabriques, au nord de l'Espagne. Réalisée à l'aide de techniques génétiques, cette étude estime à environ 370 le nombre d'individus présents dans la cordillère. Les chercheurs ont analysé des échantillons de poils et d'excréments afin d'identifier les animaux grâce à leur ADN et d'obtenir une estimation plus précise de la population. Les résultats montrent une population bien établie dans la partie occidentale du massif, où environ 250 ours ont été recensés. Dans la partie orientale, la progression est particulièrement marquée avec 120 individus, contre une cinquantaine estimée lors des précédents suivis.
Les autorités régionales estiment que cette évolution est particulièrement encourageante, cette sous-population ayant été proche de disparaître il y a seulement trois à quatre décennies. Dans les années 1980, l'ours brun était fortement menacé dans la cordillère Cantabrique par la destruction de son habitat, le développement des infrastructures, le braconnage et les empoisonnements. Depuis, l'espèce a progressivement recolonisé son territoire naturel sans programme de réintroduction, contrairement à la population des Pyrénées, aujourd'hui estimée à une soixantaine d'individus.
- Europe (Parlement européen à Strasbourg) : Le Conseil de l'Europe a organisé le premier Forum européen des défenseurs des droits humains liés à l'environnement. Près de 400 participants, issus des 46 États membres, ont pris part à cette rencontre réunissant militants, lanceurs d'alerte, représentants institutionnels et responsables politiques afin de débattre de la protection des défenseurs de l'environnement et du renforcement de la démocratie environnementale. Les échanges ont mis en avant les difficultés rencontrées par ces militants, souvent engagés dans des contentieux liés à la pollution, à la déforestation ou au changement climatique. Selon les organisateurs, ils sont de plus en plus confrontés à des pressions, des poursuites judiciaires stratégiques et à diverses formes d'intimidation. Parmi les interventions marquantes, Karin Kvarfordt Niia, membre du Parlement sâme de Suède, a dénoncé les conséquences de l'expansion des projets miniers sur les terres traditionnelles du peuple sâme, appelant à une coopération renforcée entre les défenseurs de l'environnement. Soutenu notamment par le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l'homme et l'Agence des droits fondamentaux de l'Union européenne, ce premier forum a permis d'identifier plusieurs priorités : améliorer la protection des militants, garantir le droit à un environnement sain, renforcer les mécanismes de coopération entre États et mieux protéger l'espace civique. Les participants ont également proposé que cette rencontre devienne un rendez-vous européen organisé tous les deux ans.
- Italie : la ville de Milan a accueilli une initiative pour le moins originale avec la création du premier Parlement des espèces vivantes. L'objectif est de donner symboliquement une voix aux animaux qui partagent l'espace urbain afin que leurs besoins soient pris en compte dans les projets d'aménagement. Une cinquantaine d'espèces, parmi lesquelles des pigeons, martinets, renards, grenouilles, insectes ou encore ragondins, étaient représentées par des participants portant des masques en papier mâché. À travers ces porte-parole, les animaux ont défendu des enjeux concrets, comme la préservation des sites de nidification du stade San Siro, la création de corridors écologiques ou la restauration des canaux historiques de la ville.
Cette initiative est le fruit d'une collaboration entre la Ville de Milan, l'Université polytechnique et le Piccolo Teatro. Elle s'inscrit dans un projet de réflexion sur une ville plus respectueuse de la biodiversité. Les organisateurs souhaitent sensibiliser les élus et les urbanistes à la nécessité d'intégrer la faune sauvage dans les décisions d'aménagement. Selon eux, restaurer des espaces naturels et préserver les habitats permettrait de favoriser une meilleure cohabitation entre les habitants et les nombreuses espèces qui vivent en ville.
- Kenya : une découverte inattendue relance les espoirs de sauvegarde du bongo des montagnes (Tragelaphus eurycerus isaaci), l'une des antilopes les plus rares au monde. Grâce à des pièges photographiques installés dans la forêt de Maasai Mau, les chercheurs ont confirmé la présence d'un petit troupeau reproducteur, alors que l'on pensait l'espèce quasiment cantonnée au massif des Aberdares. Les images ont permis d'observer un mâle, plusieurs femelles et un jeune individu, preuve qu'une reproduction est toujours en cours dans cette forêt. Les spécialistes estiment qu'une quinzaine de bongos pourraient encore y survivre, cette population ayant réussi à passer inaperçue pendant plusieurs années dans un habitat particulièrement dense. Cette découverte revêt une importance majeure, car les bongos du Maasai Mau possèdent un patrimoine génétique distinct de celui des autres populations connues. Leur conservation apparaît donc essentielle pour préserver la diversité génétique de l'espèce. Le bongo des montagnes demeure toutefois en danger critique d'extinction.
On estime qu'il reste moins d'une centaine d'individus à l'état sauvage. La déforestation illégale, la fabrication de charbon de bois, le pâturage du bétail et les maladies transmises par les animaux domestiques continuent de menacer son habitat. En parallèle, plusieurs programmes de conservation sont menés au Kenya. Plus de 900 bongos vivent aujourd'hui dans des zoos et centres d'élevage à travers le monde, tandis que des opérations de réintroduction sont en cours afin de renforcer les populations sauvages. La protection de la forêt du Maasai Mau constitue désormais une priorité, non seulement pour cette antilope emblématique, mais aussi pour l'ensemble de cet écosystème forestier essentiel à la biodiversité et aux ressources en eau du Kenya.
- Portugal : après quarante années passées en captivité, Julie, la dernière éléphante de cirque du Portugal, a rejoint le sanctuaire Pangea, dans la région de l'Alentejo. Présenté comme le premier grand sanctuaire européen consacré aux éléphants, ce domaine de 400 hectares lui offre désormais un environnement un peu plus élargi. À peine arrivée, l'éléphante a commencé à explorer son nouvel espace en semi-liberté et a profité de son premier bain de boue. Capturée en Afrique il y a près de quarante ans, Julie avait intégré le cirque Victor Hugo Cardinali en 1988. Depuis l'interdiction progressive des animaux sauvages dans les cirques portugais, pleinement appliquée depuis 2024, son propriétaire recherchait une solution durable pour son avenir. Selon les responsables du sanctuaire, Julie s'adapte rapidement à son nouvel environnement. Pangea, qui pourra accueillir jusqu'à 30 éléphants issus de zoos ou de cirques européens, espère recevoir prochainement une seconde pensionnaire, Kariba, actuellement soignée en Belgique avant son transfert. Créé par une fondation britannique avec le soutien de plusieurs mécènes, dont l'humoriste Ricky Gervais, le sanctuaire restera fermé au public afin de garantir aux animaux la tranquillité nécessaire à leur adaptation.