- Charente : réunis en assemblée générale le samedi 11 juillet au local des chasseurs, les membres de la société de chasse de Vouharte ont dressé le bilan d'une saison cynégétique jugée satisfaisante et présenté plusieurs projets destinés à moderniser leurs équipements. L'association poursuit notamment un investissement important avec la création d'un laboratoire de traitement de la venaison, équipé d'une chambre froide. Cette installation permettra de préparer le gibier dans de meilleures conditions d'hygiène, tout en répondant aux exigences sanitaires actuelles. Elle favorisera également une meilleure valorisation de la viande de gibier, de plus en plus recherchée pour ses qualités gustatives et nutritionnelles. Parallèlement, les chasseurs entendent poursuivre leurs actions en faveur de la biodiversité. Plusieurs points d'eau seront aménagés sur le territoire afin d'aider la petite faune, le grand gibier et les oiseaux à faire face aux épisodes de sécheresse de plus en plus fréquents. Au cours de cette assemblée, les responsables ont également évoqué les travaux d'entretien des chemins, des haies et des parcelles, ainsi que les aménagements destinés à améliorer l'accueil de la faune sauvage. À travers ces investissements, la société de chasse de Vouharte confirme sa volonté de conjuguer pratique de la chasse, gestion durable du territoire et valorisation responsable du gibier.

 

- Corrèze : la présence du loup en Corrèze se confirme et les premières conséquences se font sentir pour les éleveurs. Installé naturellement sur le plateau de Millevaches, le couple fondateur a donné naissance à quatre louveteaux au printemps 2025, portant aujourd'hui la meute à sept individus. Selon les naturalistes, le mâle est issu de la lignée germano-polonaise, tandis que la femelle appartient à la lignée italo-alpine, un croisement inédit en France. Ce retour ne résulte d'aucune réintroduction, mais de l'expansion naturelle de l'espèce depuis les Alpes et le Massif central, suivie par l'Office français de la biodiversité (OFB) déclarent les spécialistes. Cette installation s'accompagne toutefois d'une forte augmentation des prédations sur les troupeaux. Entre janvier et juin 2025, 211 attaques ont été recensées en Corrèze, touchant principalement des brebis et quelques bovins. Plusieurs éleveurs ont subi des pertes importantes, les obligeant à renforcer la surveillance de leurs animaux, parfois jour et nuit. Face à cette situation, les autorités ont autorisé des tirs de défense pour plusieurs dizaines d'exploitants et placé plusieurs communes en niveau d'alerte maximal. La présence durable de cette meute ravive ainsi le débat entre protection du loup et préservation de l'élevage pastoral, deux enjeux qui apparaissent aujourd'hui difficiles à concilier sur le plateau de Millevaches.

 

- Doubs : l'Association pour la protection des animaux sauvages (Aspas) s'oppose au projet d'arrêté de la préfecture du Doubs prévoyant un prélèvement maximal de 330 chamois lors de la prochaine saison de chasse, de septembre 2026 à janvier 2027. Dans un communiqué, l'association demande l'abandon de cette mesure ainsi que la fin de la chasse qu'elle qualifie de « récréative ». L'Aspas estime que ce quota ne répond à aucun impératif de préservation de la biodiversité et conteste les justifications avancées par les services de l'État concernant les dégâts causés aux cultures et aux peuplements forestiers. Selon elle, ces arguments seraient largement exagérés et ne justifieraient pas une telle pression de chasse. L'association réclame également l'arrêt immédiat de la chasse d'été du chevreuil. Elle dénonce des prélèvements autorisés en pleine période de reproduction et de fortes chaleurs, rappelant que 1 050 chevreuils peuvent être tirés durant l'été sur un objectif annuel fixé à 4 600 animaux. Ces prises de position ne manqueront pas de faire réagir le monde cynégétique. Les fédérations de chasseurs rappellent en effet que les plans de chasse sont élaborés à partir de suivis biologiques, de comptages et de concertations associant les services de l'État, les représentants agricoles, les forestiers et les chasseurs. Elles soulignent que la régulation des populations de grands ongulés vise à maintenir un équilibre entre la faune sauvage, les activités agricoles et la régénération forestière, et ne relève pas d'une simple activité de loisir comme l'affirme l'Aspas.

 

- Gironde : la Cour administrative d'appel a définitivement tranché le contentieux opposant l'État aux communes d'Audenge, d'Andernos-les-Bains et du Teich. Les quelque 2 600 hectares de forêts communales bordant le Bassin d'Arcachon seront désormais soumis au régime forestier et placés sous la gestion de l'Office national des forêts (ONF). Cette décision met un terme à plusieurs années de procédures judiciaires engagées par les trois communes, qui souhaitaient conserver une gestion confiée à des opérateurs privés. Les élus estimaient que cette organisation répondait mieux aux spécificités locales, tout en garantissant une exploitation durable des massifs forestiers. La justice a toutefois considéré que ces forêts remplissent les critères justifiant l'application du régime forestier prévu par le Code forestier. Leur gestion relèvera donc désormais de l'ONF, établissement public chargé d'assurer à la fois la production de bois, la protection des milieux naturels, la prévention des incendies et l'accueil du public. Cette décision intervient dans un contexte particulièrement sensible pour les forêts du Bassin d'Arcachon, fortement marquées par les gigantesques incendies de l'été 2022 et confrontées aux défis du changement climatique. Si l'État voit dans cette mesure un gage d'une gestion homogène et durable, plusieurs élus locaux regrettent une perte d'autonomie dans l'administration de leur patrimoine forestier et dénoncent une décision imposée malgré leur opposition persistante.

 

- Indre : après les incendies qui ont ravagé près de 900 hectares en Brenne entre le 8 et le 10 juillet 2026, une polémique est apparue sur les réseaux sociaux et dans certains médias concernant l'enfrichement de plusieurs parcelles, notamment celles utilisées à des fins cynégétiques. Le président de la FDC, Laurent Gandillot, réfute ces accusations et rappelle le rôle joué par les chasseurs dans l'entretien des espaces naturels. « On est habitués aux critiques. Pourtant, personne ne s'occupe autant de la nature que nous », affirme-t-il. Selon lui, les territoires de chasse font l'objet d'un entretien régulier : débroussaillage des chemins, création de layons, entretien des accès et des lignes de tir. « Ces ouvertures constituent de véritables pare-feu. Elles facilitent l'intervention des secours et peuvent ralentir la progression des flammes », souligne-t-il. Le responsable cynégétique rappelle également que les chasseurs investissent chaque année dans la gestion des milieux, l'entretien des haies, des prairies, des mares et des zones humides, autant d'aménagements favorables à la biodiversité. Pour la Fédération, les incendies de cet été sont avant tout la conséquence d'une sécheresse exceptionnelle, de températures élevées et d'un vent soutenu. Elle estime qu'il serait injuste de faire porter aux chasseurs la responsabilité d'un phénomène climatique qui touche aujourd'hui l'ensemble des espaces naturels français. Au contraire, elle appelle à une meilleure reconnaissance du travail d'entretien réalisé sur le terrain, qui contribue également à la prévention du risque incendie.

 

- Haute-Loire : le département a signé trois conventions au Domaine du Sauvage, à Chanaleilles, avec l'ONF, le lycée forestier de Saugues, la DC et l'ACCA locale. Si ces accords concernent la gestion forestière, la formation et la prévention des risques, ils réaffirment également le rôle de la chasse dans la préservation du massif. Plus grand espace naturel sensible du département, le domaine du Sauvage s'étend sur une vaste forêt où les épicéas arrivés à maturité sont progressivement exploités puis remplacés par des plantations plus diversifiées, conformément au plan d'aménagement forestier 2025-2044. Dans ce contexte, la régulation des populations de cervidés apparaît indispensable. Les jeunes plantations sont particulièrement sensibles aux dégâts causés par les cerfs et les chevreuils qui consomment les bourgeons et compromettent la réussite du renouvellement forestier. La chasse constitue donc un outil de gestion à part entière, permettant de maintenir un équilibre entre la faune sauvage et la capacité d'accueil du milieu. La nouvelle convention confie désormais l'organisation des prélèvements à la FDC et à l'ACCA de Chanaleilles. La FDC assurera les chasses relevant du plan de chasse ainsi que les tirs individuels, tandis que l'ACCA prendra en charge les battues au sanglier. Le nombre de participants aux chasses collectives sera limité à 30 fusils, sous le contrôle d'un garde-chasse départemental. Parallèlement, le partenariat avec le lycée forestier de Saugues est renouvelé jusqu'en 2031. Les élèves continueront à utiliser le domaine du Sauvage comme forêt-école pour leur formation, avec un nouveau volet consacré à la prévention des incendies et à la gestion des crises, illustrant la vocation multifonctionnelle de ce site emblématique de la Haute-Loire.

 

- Nièvre : c'est avec un immense regret que les organisateurs ont annoncé l'annulation du traditionnel Salon Chasse, Pêche & Nature en Bourgogne, qui devait se tenir le week-end prochain, 25 et 26 juillet à Saint-Honoré-les-Bains. Face au risque extrêmement élevé d'incendie, l'Association des loisirs cynégétiques (ADLC) a fait le choix de la prudence. « Cette décision est douloureuse, mais elle est avant tout celle de la responsabilité », a déclaré son président, Pascal Bernard. Compte tenu des conditions climatiques exceptionnelles, accueillir plusieurs milliers de visiteurs, des centaines de chiens de chasse, de nombreux véhicules et des démonstrations en plein air présentait un risque qu'il n'était pas possible de prendre. Cette annulation est une véritable déception pour les chasseurs, pêcheurs, exposants, artisans, producteurs locaux, associations et bénévoles qui préparaient depuis de longs mois ce rendez-vous incontournable de l'été bourguignon. Le public devait assister à de nombreuses animations cynégétiques, découvrir les dernières nouveautés du secteur et partager un moment convivial autour des traditions rurales. Les organisateurs tiennent à remercier l'ensemble des partenaires, exposants et visiteurs pour leur compréhension. Ils donnent d'ores et déjà rendez-vous en 2027, avec la volonté de faire de cette prochaine édition une grande fête de la chasse, de la pêche et de la nature, encore plus riche en animations et en convivialité, afin de tourner cette page avec optimisme et retrouver le public dans les meilleures conditions de sécurité.

 

- Seine et Marne : classée parmi les plus remarquables massifs forestiers d'Europe occidentale, la forêt de Fontainebleau est un patrimoine naturel exceptionnel. Avec ses 25 000 hectares, plus de 5 500 espèces végétales, 6 600 espèces animales et près de 11 millions de visiteurs chaque année, elle constitue le véritable poumon vert de l'Île-de-France. Protégée depuis le 19e siècle, reconnue réserve de biosphère par l'Unesco et labellisée « Forêt d'Exception », elle abrite également un patrimoine archéologique unique vieux de plus de 8 000 ans. Aujourd'hui, ce trésor est meurtri. Plus de 2 050 hectares, soit près de 10 % de la forêt domaniale, ont été parcourus par les flammes. Plus de 800 sapeurs-pompiers, épaulés par des militaires de la sécurité civile et des moyens aériens exceptionnels, dont des Canadair mobilisés pour la première fois aussi loin au nord, se sont relayés jour et nuit pour sauver ce qui pouvait encore l'être. Face à une telle catastrophe, la colère est immense. Qu'il s'agisse d'une imprudence ou d'un acte volontaire, ceux qui mettent le feu à une forêt commettent bien davantage qu'une simple infraction : ils détruisent en quelques heures un patrimoine que la nature a mis des siècles à façonner. Ils condamnent des milliers d'animaux à une mort atroce, anéantissent des habitats, mobilisent des moyens de secours considérables et mettent en danger la vie des pompiers. Ces comportements irresponsables méritent les sanctions les plus sévères. À l'heure où la sécheresse et les fortes chaleurs rendent les massifs forestiers particulièrement vulnérables, la moindre négligence peut avoir des conséquences dramatiques. Fontainebleau rappelle, une fois encore, que la protection des forêts repose autant sur la vigilance des services de secours que sur le civisme de chacun.

 

- Somme : les 11 et 12 juillet derniers, le Salon des Migrateurs a enregistré une fréquentation record à Cayeux-sur-Mer. Selon les organisateurs, 20 627 visiteurs ont participé à cette nouvelle édition, soit une progression de 21 % par rapport à l'édition précédente. Durant deux jours, ils ont pu découvrir de nombreux exposants spécialisés dans les équipements de chasse, les armes, les munitions, les appelants et le matériel cynégétique. Plusieurs démonstrations consacrées aux chiens de chasse et aux techniques liées à la chasse des migrateurs ont également rythmé la manifestation. Le salon a bénéficié du soutien de nombreux partenaires, parmi lesquels des armuriers, fabricants de cartouches, médias spécialisés, ainsi que la mairie de Cayeux-sur-Mer et la Fédération départementale des chasseurs de la Somme. Au regard de cette forte affluence, les organisateurs dressent un bilan très positif de l'événement, devenu l'un des principaux rendez-vous nationaux consacrés à la chasse des oiseaux migrateurs. La prochaine édition est d'ores et déjà programmée les 10 et 11 juillet 2027 à Cayeux-sur-Mer, avec l'annonce de nouvelles animations et de nouveaux exposants.

 

- Vienne : la cour administrative d'appel de Bordeaux a confirmé l'annulation de cinq des six projets de réserves de substitution (bassines) prévus sur le bassin de la Pallu, dans la Vienne. Elle valide ainsi, en grande partie, le jugement rendu en octobre 2023 par le tribunal administratif de Poitiers. Un seul ouvrage, situé au lieu-dit Les Terres-Rouges, sur la commune de Jaunay-Marigny, demeure autorisé avec une capacité de stockage de 152 000 m³. À l'origine, le projet porté par la Société coopérative anonyme de gestion de l'eau (Scage) de la Pallu prévoyait six réserves destinées à sécuriser l'irrigation agricole, pour un volume annuel de prélèvement d'environ 2,2 millions de m³. Si le tribunal administratif avait fondé sa décision sur un dimensionnement jugé excessif des ouvrages au regard des prélèvements réellement constatés, la cour d'appel s'est appuyée principalement sur des considérations environnementales. Plusieurs réserves étaient en effet situées dans ou à proximité de zones Natura 2000, tandis que l'un des projets ne bénéficiait pas de la dérogation nécessaire concernant la protection de l'outarde canepetière, espèce protégée. Cette décision constitue un nouveau revers pour les projets de stockage d'eau dans le département. Elle intervient quelques jours seulement après l'abrogation par le préfet de l'autorisation de huit autres réserves de substitution portées par le Scage de la Clouère, projets désormais définitivement abandonnés. Ces décisions illustrent la difficulté de concilier les besoins de sécurisation de l'irrigation agricole avec les exigences de protection des milieux naturels et des espèces protégées.

 

- Vosges : le Parc naturel régional des Ballons des Vosges a annoncé, au début du mois de juillet 2026, la disparition d'un grand Tétras au col de la Schlucht. L'oiseau a été victime d'une prédation, un phénomène naturel qui touche toutes les espèces sauvages, mais dont les conséquences sont particulièrement importantes lorsque les effectifs sont très réduits. Cet individu faisait l'objet d'un suivi scientifique grâce à une balise GPS, permettant aux équipes du parc de connaître ses déplacements et de confirmer rapidement les circonstances de sa mort. Le grand Tétras demeure l'une des espèces les plus menacées du massif vosgien. Cette disparition rappelle la fragilité de cette population relictuelle, confrontée à de multiples facteurs de pression, parmi lesquels la fragmentation de son habitat, le dérangement humain, les conditions climatiques, la faible diversité génétique et la prédation naturelle. Autant d'éléments qui rendent particulièrement complexe la conservation de cette espèce emblématique des forêts de montagne.

 

A l’étranger

 

- Espagne : une équipe internationale de paléontologues a décrit une nouvelle espèce d’amphicyonidé, Paludocyon moyasolai, à partir d’un crâne découvert il y a une trentaine d’années sur le gisement miocène d’Els Casots, près de Barcelone. L’étude, publiée dans Journal of Mammalian Evolution, révèle qu’un fossile longtemps attribué à une espèce déjà connue appartenait en réalité à un carnivore inédit. Mis au jour dans les années 1990, le crâne avait été classé sans étude approfondie. Ce n’est qu’en 2014, lors d’une thèse de doctorat, que les chercheurs ont remarqué ses dimensions plus modestes, incompatibles avec celles des grands amphicyonidés déjà décrits. Après plusieurs années d’analyses, ils ont confirmé qu’il s’agissait d’une nouvelle espèce. Pesant entre 50 et 70 kg, Paludocyon moyasolai était un prédateur de taille moyenne, doté d’une dentition particulièrement développée, révélatrice d’un régime alimentaire varié. Il évoluait il y a environ 15,9 millions d’années dans une vaste lagune tropicale peuplée de crocodiles, de serpents, de poissons et de nombreux mammifères. Cette découverte renforce l’importance du gisement d’Els Casots, désormais considéré comme le site de référence mondial pour cette nouvelle espèce, et apporte un éclairage supplémentaire sur la diversité des grands carnivores qui occupaient la péninsule Ibérique au Miocène.