- Doubs : il y a quelque chose de révélateur dans la réaction de ces randonneurs qui se disent « dégoûtés » après avoir assisté à l'euthanasie d'un jeune chamois blessé dans le massif jurassien. Ils étaient venus admirer une nature paisible, presque décorative. Ils ont découvert une réalité bien différente : la montagne est un milieu sauvage où les animaux souffrent, se blessent, meurent et, parfois, doivent être achevés pour mettre fin à leurs souffrances. Ce n'est ni un scandale ni une faute humaine. C'est la vie. L'intervention du louvetier n'avait rien d'un acte de cruauté. Elle relevait au contraire d'une responsabilité : éviter une longue agonie à un animal condamné. Pourtant, certains semblent préférer l'illusion d'une nature idéalisée, où chaque animal serait sauvé, soigné ou miraculeusement remis sur pattes. Cette vision, largement façonnée par les documentaires édulcorés et les réseaux sociaux, oublie que la nature n'est ni un parc d'attractions ni un refuge pour les bons sentiments. Elle est parfois belle, souvent impitoyable. Ceux qui choisissent de la fréquenter devraient accepter qu'elle ne corresponde pas toujours à leurs attentes. Respecter la faune, ce n'est pas seulement s'émouvoir devant un chamois vivant ; c'est aussi comprendre qu'abréger les souffrances d'un animal condamné est parfois le geste le plus humain qui soit.

 

- Haute-Garonne : la FDC 31) expérimente un nouveau dispositif destiné à limiter les collisions entre les sangliers et les véhicules sur l'autoroute A61. Développé en partenariat avec VINCI Autoroutes, les services de l'État, les lieutenants de louveterie et l'ACCA locale, ce système sera testé pendant un an afin d'évaluer son efficacité. Contrairement aux cages-pièges traditionnelles, ce filet de capture permet d'intercepter une compagnie entière de sangliers en une seule intervention. Installé dans l'emprise autoroutière, il vise à empêcher les animaux de pénétrer sur les voies de circulation, où ils sont à l'origine de nombreux accidents. Fabriqué par l'entreprise française Altela, basée dans les Hautes-Pyrénées, ce dispositif est conçu pour capturer les animaux vivants. Réutilisable et facilement déplaçable, il peut être installé rapidement sur les secteurs les plus sensibles. Les partenaires du projet mesureront le nombre de captures, la facilité d'utilisation du matériel et son impact sur la réduction des collisions. En cas de résultats concluants, cette innovation pourrait être déployée sur d'autres axes routiers particulièrement exposés.

 

- Isère : c’est une rencontre dont ils se seraient bien passés. Jeudi 6 août, vers 19 heures, trois traileurs s’élancent sur un parcours balisé. Mais leur sortie prend rapidement une tournure inattendue lorsqu’ils se retrouvent face à un sanglier. L’animal, manifestement peu décidé à céder le passage, se rapproche du groupe. L’un des trois tente dans un premier temps de l’effrayer afin de l’éloigner du sentier, ce qui n’a pas été du goût de la bête noire. L’animal charge le coureur, qui cherche alors à éviter le contact. Cependant, pris de court, il est contraint de se déporter et finit par sauter dans un ravin pour échapper au sanglier. Plus de peur que de mal,  mais cette scène impressionnante, rappelle que les rencontres avec la faune sauvage peuvent rapidement devenir dangereuses, notamment lorsque les animaux se sentent menacés ou acculés.

 

- Maine-et-Loire : le samedi 15 août 2026, le Domaine du Bois de Parnay, à Vernoil-le-Fourrier, accueillera la 9e édition de la Fête de la Chasse, l'un des plus importants rendez-vous cynégétiques de France. Après une édition précédente écourtée, les organisateurs espèrent retrouver l'affluence habituelle de plus de 10 000 visiteurs pour une journée entièrement consacrée à la chasse, à la nature et aux traditions rurales. Dès 9 heures, le public pourra assister à une messe de Saint-Hubert, à des concours de chiens d'arrêt, des démonstrations équestres, des compétitions de trompes de chasse et, en soirée, à un spectaculaire feu d'artifice pyromélodique. Plus de 70 exposants présenteront vêtements, équipements, artisanat, produits du terroir et savoir-faire liés à l'univers de la chasse. La Fédération départementale des chasseurs de Maine-et-Loire sera également présente avec un stand d'information, un quiz interactif et de nombreux lots à gagner. Ouverte jusqu'à 23 h 30, la manifestation proposera plusieurs espaces de restauration, un parking gratuit et des animations destinées à toute la famille, confirmant sa place parmi les grands événements de la ruralité française.

 

- Haute-Marne : depuis le 5 août, la chasse en battue au sanglier est officiellement ouverte en Haute-Marne. La préfecture a décidé d'avancer de dix jours cette ouverture, initialement prévue le 15 août, afin de répondre à la recrudescence des dégâts constatés dans les cultures, notamment les maïs et les tournesols. Cette décision fait suite aux demandes des organisations professionnelles agricoles, confrontées à des dommages de plus en plus importants. Les chasseurs peuvent désormais intervenir rapidement dans les secteurs les plus touchés pour tenter de limiter les pertes avant les récoltes. Le contexte climatique renforce encore l'urgence de cette mesure. La sécheresse de ces dernières semaines a fortement réduit les rendements des prairies et des cultures fourragères, plaçant de nombreux éleveurs dans une situation délicate. Le maïs destiné à l'alimentation du bétail représente désormais une ressource essentielle qu'il convient de préserver. La préfecture appelle donc les chasseurs à se mobiliser de manière coordonnée et responsable, en concentrant leurs interventions sur les parcelles les plus exposées. L'objectif est de contenir les populations de sangliers, de limiter les dégâts agricoles et de préserver des récoltes déjà durement affectées par les conditions climatiques.

 

- Nord : une nouvelle étape vient d'être franchie pour la gestion cynégétique dans le Nord. Pendant des décennies, les chasseurs du département ont dû composer avec un système d'adjudication qui rendait l'accès aux terrains appartenant au Centre Hospitalier Universitaire (CHU) de Lille particulièrement coûteux pour les structures locales. Une situation qui limitait souvent les possibilités de gestion de ces territoires. Mardi dernier, au siège de la FDC, cette page s'est officiellement tournée avec la signature de conventions tripartites portant sur 36 parcelles pour un peu plus de 600 ha. Cet accord est l'aboutissement d'un dialogue engagé dès le mois d'avril entre le CHU de Lille et la Fédération, dans un climat de concertation et de confiance. Grâce à ce nouveau dispositif, la gestion de ces terrains pourra désormais être confiée dans un cadre plus simple et mieux adapté aux réalités locales. Au-delà de l'aspect administratif, cette évolution devrait favoriser une meilleure régulation du grand gibier, renforcer la sécurité des espaces concernés et permettre aux associations de chasse de poursuivre leurs missions de gestion de la faune dans des conditions plus équilibrées, au bénéfice des territoires et de leurs usagers.

 

- Saône et Loire : la grande fête « Chasse et campagne », organisée dimanche 2 août dans le parc du château de Bresse-sur-Grosne a été marquée par un tragique accident. Alors que cette manifestation, organisée par l'association du Vautrait de Ragy, réunissait de nombreux passionnés autour des traditions rurales et cynégétiques, un participant de 70 ans a perdu la vie au cours du déjeuner. Originaire de Châtel-Moron, le septuagénaire a été victime d'un étouffement. Les personnes présentes sont rapidement intervenues avant l'arrivée des secours, qui ont tout mis en œuvre pour tenter de le réanimer. Malgré leurs efforts, l'homme n'a pu être sauvé. Ce décès a suscité une vive émotion parmi les organisateurs, les exposants et les nombreux visiteurs venus partager cette journée de convivialité. Après un temps de recueillement, les animations prévues au programme ont repris, notamment la présentation de l'équipage de chasse à courre au lièvre et la prestation de la fanfare de l'équipage de La Chapelle de Plantenay. Les organisateurs ont exprimé leurs sincères condoléances à la famille et aux proches de la victime.

 

- Somme : la saison de la chasse au gibier d'eau a officiellement débuté le 1er août en baie de Somme, réunissant près de 1 000 sauvaginiers sur le littoral picard. Très attendue par les passionnés, cette ouverture s'est déroulée sous la surveillance des techniciens de la Fédération départementale des chasseurs, chargés de contrôler le respect de la réglementation. Les chasseurs doivent notamment utiliser des munitions sans plomb sur le domaine public maritime et déclarer leurs prélèvements via une application dédiée. Une douzaine de militants opposés à la chasse étaient également présents pour observer les pratiques et rappeler leur opposition à cette activité. De leur côté, les chasseurs ont misé sur la convivialité en organisant, au Crotoy, un accueil ouvert au public avec dégustation de produits locaux et échanges autour de la chasse et de la gestion de la faune. La chasse au gibier d'eau restera ouverte en baie de Somme jusqu'au 31 janvier 2027.

 

- Vosges : l'Armurerie Lavaux, l'un des principaux acteurs français de la vente d'armes, d'équipements de chasse et de tir sportif, a été victime d'une cyberattaque ciblée. L'entreprise a informé ses clients que des pirates informatiques étaient parvenus à extraire des données relatives à certaines commandes effectuées sur son site Internet depuis 2025. L'incident, détecté le 1er août 2026, a fait l'objet d'un signalement auprès de la Commission nationale de l'informatique et des libertés (Cnil). Selon les premières informations, les données dérobées associent les noms, adresses postales et numéros de téléphone des clients au détail des produits commandés. Cette fuite est particulièrement préoccupante dans le secteur de l'armement. En recoupant ces informations, des personnes malveillantes pourraient identifier des domiciles où sont susceptibles d'être conservées des armes ou des munitions, faisant peser un risque supplémentaire sur les détenteurs légaux. L'Armurerie Lavaux indique avoir investi des moyens importants dans la sécurisation de son site Internet, mais reconnaît avoir été la cible d'une attaque informatique particulièrement sophistiquée. Les investigations se poursuivent afin de déterminer l'ampleur exacte de la fuite et les circonstances de cette intrusion.

 

- Guadeloupe : la crise se poursuit à la FDC de Guadeloupe (FDCG). Vendredi 7 août, son président, Louis Raphaël Morton, a tenu une conférence de presse à la Maison de l’avocat, à Pointe-à-Pitre, tandis que plusieurs chasseurs manifestaient à l’extérieur pour dénoncer sa gestion. Les contestataires mettent notamment en cause des placements financiers réalisés par la fédération, les dépenses engagées pour rénover son siège et la situation financière de l’organisme. Ils avancent un déficit proche de 850 000 euros, un montant fermement contesté par le président. La polémique intervient quelques semaines après le rejet des comptes 2025 et du budget 2026 lors de l’assemblée générale. Le Collectif des chasseurs sentinelles reproche également à Louis Raphaël Morton d’avoir organisé sa conférence hors du siège fédéral, alors que d’importants travaux y ont été réalisés. Confronté aux critiques sur les placements financiers, le président a reconnu avoir commis « une erreur », tout en contestant l’ampleur du déficit avancé par ses opposants. Entre contestation interne, désaccords financiers et comptes rejetés, le conflit apparaît désormais profondément installé entre la direction de la FDCG et une partie de ses adhérents.

 

A l’étranger

 

- Allemagne : après plusieurs années de stabilité, la population allemande d’Aigles pomarins (Clanga pomarina) montre enfin des signes encourageants de reprise. Selon l'association allemande NABU, les derniers recensements réalisés en 2026 estiment entre 135 et 140 couples nicheurs, contre environ 130 couples observés entre 2014 et 2024. L’Allemagne se situe à la limite occidentale de l’aire de répartition de ce rapace migrateur, classé en danger critique d’extinction dans le pays. Les principaux noyaux de population se trouvent en Mecklembourg-Poméranie-Occidentale et dans le Brandebourg, où près de 70 % des couples bénéficient d’une protection. Cette amélioration est le résultat de plusieurs actions de conservation : protection stricte des sites de nidification, restauration des prairies humides et des forêts favorables, programme de renforcement des populations mené avec la Lettonie depuis 2006, ainsi que coopération internationale pour limiter la mortalité sur les voies migratoires. Afin de poursuivre ces efforts, la fondation NABU-Stiftung Nationales Naturerbe a lancé une collecte de 120 000 euros destinée à acquérir 12,7 hectares supplémentaires dans la forêt de Lapitz-Gevezin. La restauration des zones humides, la limitation des coupes forestières et une gestion agricole adaptée profiteront non seulement à l’Aigle pomarin, mais aussi à d’autres espèces emblématiques comme la Grue cendrée et la Cigogne noire.

 

- Australie : l'une des plus grandes invasions biologiques de l'histoire débute en 1859, lorsqu'un riche propriétaire anglais, Thomas Austin, relâche 24 lapins sur son domaine de Barwon Park, dans l'État de Victoria. Son objectif est simplement de recréer les parties de chasse qu'il affectionnait en Angleterre. Mais ce geste anodin va avoir des conséquences considérables. En quelques années, les lapins se multiplient de façon spectaculaire. Dès les années 1860, Austin en abat déjà des milliers sur ses terres. En un demi-siècle, l'espèce colonise pratiquement toute l'Australie, progressant d'environ 100 kilomètres par an, un record pour un mammifère introduit. Le succès de cette invasion s'explique par la combinaison d'un environnement très favorable – vastes espaces, abondance de nourriture, rares prédateurs et peu de maladies – et par la robustesse génétique des lapins sauvages importés d'Angleterre. D'autres introductions antérieures de lapins domestiques avaient pourtant échoué. Face à cette prolifération, les autorités australiennes ont multiplié les moyens de lutte : chasse intensive, destruction des terriers, empoisonnement, construction de longues clôtures anti-lapins, puis introduction de virus spécifiques. Si ces derniers ont permis de réduire temporairement les effectifs, les populations ont progressivement développé une résistance. Les analyses génétiques montrent aujourd'hui que l'immense majorité des centaines de millions de lapins présents en Australie descend de ce seul groupe introduit en 1859. Cette histoire illustre qu'une espèce invasive n'a pas besoin d'être introduite en grand nombre pour provoquer une catastrophe écologique : quelques individus parfaitement adaptés peuvent suffire à bouleverser durablement un écosystème.

 

- Espagne : à l'occasion de la réunion de son Comité exécutif organisée au monastère de San Pelayo, le Conseil international pour la conservation du gibier et de la faune sauvage (CIC) a décerné sa Médaille d'argent du Mérite à son ancien président et président d'honneur, Nicolás Franco, saluant une carrière entièrement consacrée à la conservation de la faune et à la promotion de son utilisation durable. Président du CIC de 1993 à 1999, Nicolás Franco est le deuxième Espagnol à avoir dirigé l'organisation. Économiste et naturaliste reconnu, il a défendu tout au long de son parcours une vision selon laquelle la préservation de la biodiversité passe par une gestion responsable de la faune et une chasse durable, au bénéfice des habitats naturels comme des communautés rurales. La distinction lui a été remise par Ana Rodríguez Castaño, secrétaire générale aux ressources agricoles et à la sécurité alimentaire du ministère espagnol de l'Agriculture, lors d'un dîner de gala mettant à l'honneur la gastronomie du gibier, préparé par le chef Luis Alberto Lera. Le président du CIC, Luis de la Peña, a salué l'engagement de Nicolás Franco, soulignant que son action a durablement marqué l'organisation et contribué à promouvoir une conservation fondée sur l'implication des territoires et des populations locales.

 

- Etats-Unis : aux États-Unis, le Safari Club International (SCI) et plusieurs organisations partenaires ont saisi la Cour supérieure du comté de Los Angeles afin d'obtenir la suspension du programme d'éradication des cerfs mulets sur l'île de Santa Catalina, en Californie. L'association demande qu'aucune opération d'abattage ne soit engagée tant que la justice ne se sera pas prononcée sur la légalité du projet. Le plan, porté par la Catalina Island Conservancy et autorisé par le Département californien de la pêche et de la faune sauvage, prévoit de débuter les opérations de capture et de tir dès septembre 2026 afin de restaurer les écosystèmes insulaires et favoriser les espèces indigènes. Le SCI estime toutefois que les autorités ont contourné les procédures prévues par la législation californienne, notamment en matière d'évaluation environnementale et de consultation du public. L'organisation conteste également le classement des cerfs mulets comme espèce « envahissante » et dénonce la disparition programmée d'une population de grand gibier gérée depuis plusieurs décennies. La demande d'injonction sera examinée avant le lancement des opérations. Dans l'attente de cette décision, la Catalina Island Conservancy s'est engagée à ne pas commencer les opérations d'appâtage ou d'abattage des cervidés.

 

- Finlande : un premier cas de PPA (peste porcine africaine) vient d’être découvert et confirmé par les autorités. La maladie a été détectée chez des sangliers retrouvés morts à Virolahti, dans l'est du pays, à proximité de la frontière russe. Les analyses réalisées par l'Autorité finlandaise de l'alimentation ont confirmé la présence du virus après la découverte, le 30 juillet, de trois marcassins morts signalés par un habitant. La PPA est une maladie virale extrêmement contagieuse qui touche exclusivement les porcs domestiques et les sangliers. Sans danger pour l'homme, elle présente en revanche un taux de mortalité pouvant atteindre 100 % chez les suidés et entraîne d'importantes conséquences sanitaires et économiques. En l'absence de vaccin efficace, les autorités misent sur des mesures de biosécurité strictes et, si nécessaire, sur des abattages préventifs pour limiter sa propagation. Afin de contenir le foyer, une zone réglementée a été instaurée autour des communes de Virolahti, Miehikkälä et du district d'Ylämaa. Les déplacements de porcs y sont désormais fortement encadrés tandis que des investigations sont en cours pour évaluer l'étendue de la contamination chez les sangliers sauvages et éviter la propagation du virus au reste du territoire finlandais.

 

- Népal : le pays confirme son statut de modèle en matière de conservation du tigre. Selon le dernier recensement réalisé entre décembre et juillet, le pays abrite désormais 429 tigres sauvages, contre 355 en 2022, soit une progression de près de 21 %. Les autorités attribuent ce succès à la protection des habitats naturels, à la lutte contre le braconnage et à un suivi scientifique rigoureux reposant sur plus de 3 600 caméras automatiques installées dans les principales zones protégées. Premier pays à avoir atteint l'objectif international fixé en 2010 de doubler sa population de tigres d'ici 2022, le Népal est passé d'environ 121 individus en 2009 à 429 aujourd'hui. Les efforts de conservation ont également profité à d'autres espèces emblématiques, comme le rhinocéros unicorne et le léopard des neiges. Cette réussite s'accompagne toutefois d'une augmentation des conflits avec les populations riveraines. Entre 2019 et 2023, 38 personnes ont perdu la vie lors d'attaques de tigres. Les autorités et les organisations de protection de la nature reconnaissent désormais que la poursuite de cette politique passe aussi par le renforcement des mesures favorisant une meilleure coexistence entre les communautés locales et la grande faune sauvage.

 

- République Démocratique du Congo : les autorités provinciales de l’Ituri ont décidé de suspendre toutes les activités de chasse et de piégeage au sein de la Réserve de faune à okapis d’Epulu. Cette mesure, prise par arrêté du gouverneur de la province le 29 juillet, s’applique du 1er août au 30 novembre et concerne aussi bien les chasseurs titulaires d’une autorisation que les autres usagers de la réserve. Dans un communiqué publié le 30 juillet, les responsables de ce site classé au patrimoine mondial expliquent que cette fermeture saisonnière vise à favoriser la reproduction de la faune sauvage, à préserver les populations d’espèces menacées et à maintenir l’équilibre des écosystèmes. La réserve, située principalement en Ituri et en partie dans la province du Haut-Uele, abrite une biodiversité exceptionnelle. Les mesures de protection concernent notamment plusieurs espèces d’ongulés, mais aussi les primates et l’emblématique okapi, espèce endémique de la RDC. Selon Berce N’Safuansa, directeur du Projet de conservation de l’Okapi, la législation congolaise permet d’instaurer des périodes de fermeture lorsque la situation l’exige afin de favoriser le renouvellement des populations animales. Depuis un an et demi, trois okapis – deux mâles et une femelle – sont également élevés en captivité à la station de recherche d’Epulu, dans le cadre des actions de conservation menées sur ce site emblématique.

 

- Suisse : cyberattaque : le paiement d'une rançon par Ruag jugé conforme au droit... Le Département fédéral de la défense, de la protection de la population et des sports (DDPS) a conclu que le versement d'une rançon par le groupe suisse Ruag à des cybercriminels, à l'automne 2025, ne constituait aucune violation de la loi. L'entreprise, détenue par la Confédération, avait été victime d'une cyberattaque visant sa filiale américaine Ruag LLC, basée en Virginie. Le groupe de hackers Akira avait infiltré les systèmes informatiques de cette filiale, dérobé des données sensibles et menacé de les diffuser sur le dark web en échange d'une rançon. Après une analyse juridique menée avec le concours de spécialistes du droit américain, Ruag avait choisi de verser une somme qualifiée de « faible » afin de récupérer les données volées. Selon le DDPS, cette décision relevait de la responsabilité opérationnelle de l'entreprise, qui fonctionne sous le statut de société anonyme de droit privé. L'enquête estime que toutes les vérifications nécessaires concernant la législation américaine ont été effectuées avant le paiement. Si le ministère ne relève aucune irrégularité juridique, il rappelle toutefois qu'il déconseille de céder aux demandes de rançon des cybercriminels. Il estime également que Ruag aurait dû mieux coordonner sa décision avec la Confédération avant de procéder au versement.