- Cantal : une louve a été retrouvée morte lundi 17 août, en bordure de la RN 122 à Laveissière. Selon les premiers éléments recueillis par la gendarmerie, l’animal aurait été percuté par un camion dont le conducteur ne s’est pas arrêté. Il n’est toutefois pas établi que celui-ci se soit rendu compte de la collision, ni qu’il ait identifié l’animal. La dépouille a été récupérée par les agents de l’OFB. Il s’agit du deuxième loup retrouvé mort dans le Cantal en 2026. En février, un jeune mâle avait été abattu à Laveissenet par un chasseur qui avait déclaré l’avoir confondu avec un renard. Deux autres mortalités de loups avaient précédemment été officiellement recensées dans le département : en 2021, un animal avait été percuté par un train à Ferrières-Saint-Mary et, en 1997, un autre avait été tué par une voiture, déjà sur la RN 122 à Laveissière. Une meute est aujourd’hui documentée. Des naissances avaient notamment été constatées en 2025 dans le secteur de Laveissière. Il reste à déterminer si la louve retrouvée lundi appartenait à ce groupe.
- Doubs : créée en 1986, la Réserve naturelle régionale des tourbières de Frasne-Bouverans soufflera cette année ses quarante bougies à l'occasion d'une grande journée festive ouverte à tous. Installé à la ferme de Cessay, le rendez-vous mettra à l'honneur ce patrimoine naturel exceptionnel, reconnu pour sa biodiversité remarquable et son rôle essentiel dans la préservation de la ressource en eau ainsi que dans le stockage du carbone.
Tout au long de la journée, un village réunissant des acteurs engagés dans la protection de l'environnement permettra au public de découvrir des initiatives locales en faveur de la nature. Un marché de producteurs et d'artisans, des animations familiales, des contes en kamishibaï et des balades naturalistes rythmeront la manifestation. Les visiteurs pourront également participer à des visites guidées des tourbières, organisées à 10 heures et à 15 heures, avec une démonstration d'extraction traditionnelle de la tourbe proposée par la confrérie des tourbiers. Concerts, restauration et buvette, assurés par les comités des fêtes de Frasne et de Bouverans, viendront compléter cette journée placée sous le signe de la découverte, du patrimoine et de la convivialité.
- Haute-Garonne : à Saint-Jory, l’Association communale de chasse agréée (ACCA), présidée par Aurore Jouglar, aborde la nouvelle saison avec la volonté de renforcer son ancrage local. L’association recentre son activité sur le territoire communal et réduit la part de ses adhérents extérieurs, afin de privilégier les chasseurs directement concernés par la gestion de la faune et des espaces naturels de la commune. Dans un contexte marqué par les épisodes climatiques extrêmes, l’évolution des populations de gibier et les dégâts occasionnés aux cultures, l’ACCA entend défendre une chasse fondée sur l’éthique, le respect des règles et la responsabilité. Pour sa présidente, la gestion de la faune sauvage doit s’inscrire dans une démarche équilibrée, tenant compte à la fois des animaux, des agriculteurs, des propriétaires et des différents usagers de la nature. Mais l’enjeu est également humain. Consciente des tensions qui peuvent opposer chasseurs, promeneurs, riverains ou autres utilisateurs des espaces naturels, Aurore Jouglar se dit prête à ouvrir le dialogue. L’objectif est de mieux expliquer les pratiques, d’écouter les inquiétudes et de rechercher des solutions communes. Une volonté d’échange qui pourrait contribuer à rétablir la confiance et à favoriser une meilleure cohabitation sur le territoire communal.
- Hérault : une opération menée par l’OFB, en collaboration avec la police nationale et sous l’autorité du parquet de Béziers, vise à mettre fin à des captures illégales de passereaux sur des parcelles agricoles. Baptisée « Tournesol 2 », cette opération a débuté à la fin du mois de juillet, après plusieurs années de signalements concernant l’utilisation détournée de filets de protection des cultures pour capturer des oiseaux.
Les contrôles ont déjà conduit à l’interpellation en flagrant délit de douze personnes sur des parcelles situées à proximité de Béziers. Les perquisitions effectuées à leurs domiciles ont permis de découvrir de nombreuses cages ainsi que 34 oiseaux vivants, qui ont pu être relâchés. Vingt-deux autres oiseaux ont malheureusement été retrouvés morts. Des armes ont également été saisies : dix armes à feu ont été découvertes au cours des opérations, ainsi que sept plants de cannabis. Selon l’OFB, les captures concernaient notamment des espèces comme le chardonneret élégant et la linotte mélodieuse. Les personnes mises en cause encourent jusqu’à trois ans d’emprisonnement et 150 000 euros d’amende. L’opération se poursuit afin d’identifier et de faire cesser les pratiques illégales constatées dans le secteur.
- Indre et Loire : à Cerelles, au nord de Tours, une activité pour le moins insolite attire les curieux : nager en compagnie de biches. Baptisée « aqua-biche », cette expérience originale a été imaginée par Edmond de Mauléon, propriétaire du domaine de la Bédouère. Dans un cadre naturel préservé, les participants peuvent entrer dans l’eau et évoluer au milieu des cervidés, dans une atmosphère étonnamment paisible.
Si la proximité avec les animaux peut susciter quelques hésitations lors des premières minutes, les nageurs se laissent rapidement gagner par la quiétude des lieux. Le comportement calme des biches contribue largement à rendre l’expérience particulière. Mais cette activité est aussi rythmée par le cycle naturel des cervidés. À l’approche de l’automne et du brame du cerf, période particulièrement sensible pour les animaux, l’« aqua-biche » sera suspendue. Une interruption qui permettra aux biches de retrouver leur rythme de vie, au moment où débute cette période essentielle de leur cycle biologique.
- Loire-Atlantique : Vanessa Louzier prendra la direction d’Oniris VetAgroBio Nantes le 1er septembre 2026. Ancienne élève de l’établissement, promotion A96, elle revient ainsi à Nantes pour prendre les commandes de l’École nationale vétérinaire, agroalimentaire et de l’alimentation Nantes-Atlantique, devenue Oniris VetAgroBio Nantes. Cette nomination marque une nouvelle étape dans le parcours de cette vétérinaire et universitaire, dont les travaux sont notamment liés à la biologie fonctionnelle et à la recherche. Vanessa Louzier a ainsi participé à plusieurs travaux scientifiques conduits au sein de l’ancienne École nationale vétérinaire de Nantes, notamment dans le domaine de la biologie moléculaire.
Elle a également exercé des responsabilités dans l’enseignement supérieur et la recherche vétérinaire. À la tête d’Oniris, elle aura notamment pour mission d’accompagner les activités de formation, de recherche et d’innovation de l’établissement, qui réunit les domaines vétérinaire, agroalimentaire et alimentaire. Elle devra également poursuivre le développement des collaborations scientifiques et institutionnelles de l’école, dans un contexte où les enjeux de santé animale, de santé publique et de transition des systèmes alimentaires prennent une importance croissante. Son arrivée constitue ainsi un retour aux sources pour cette ancienne élève, désormais appelée à diriger l’établissement qui a contribué à sa formation. Elle prendra officiellement ses fonctions le 1er septembre 2026.
- Maine et Loire : la fête de la chasse de Vernoil-le-Fourrier n’avait visiblement pas prévu de lui réserver une place au programme… mais un chevreuil en a décidé autrement ! Ce samedi 15 août, alors que le Rallye des Falaises des Côtes-d’Armor présentait son équipage et ses bassets fauves de Bretagne au public, un invité surprise a fait irruption sur le site du domaine du Bois de Parnay. Vers 14 h 40, le cervidé a traversé les lieux, aussitôt repéré par les chiens, qui ont naturellement vu dans cette apparition impromptue une occasion de joindre l’utile à l’agréable.
La poursuite aurait pu tourner court pour le chevreuil : c’était sans compter sur la vigilance du public. Les spectateurs se sont interposés et ont retenu les chiens, permettant au cervidé de retrouver rapidement son chemin. Une scène insolite qui aura finalement ajouté une bonne dose de spontanéité à une journée déjà bien animée. Car cette neuvième édition marque surtout le grand retour en force de la Fête de la chasse après l’annulation de l’édition précédente. Et le succès est au rendez-vous : plusieurs milliers de visiteurs ont répondu présents, confirmant l’attachement du public à cet événement. Entre présentations d’équipages, chiens, traditions et animations, la fête a donc trouvé son plus inattendu ambassadeur : un chevreuil venu rappeler, à sa manière, que dans le monde de la chasse, même les invités surprises savent parfaitement entrer en scène !
- Manche : alors que le département est confronté à la sécheresse et à de fortes chaleurs, la préfecture a accordé une dérogation à la FDC 50 pour permettre le remplissage de six mares à gabion destinées à la faune sauvage. Une décision qui vise à maintenir des points d’eau indispensables aux animaux alors que les ressources naturelles s’amenuisent. Les restrictions d’usage de l’eau mises en place depuis le début du mois de juillet limitaient les possibilités de remplissage. La dérogation permet désormais aux chasseurs d’intervenir pour préserver ces zones humides et offrir un point d’abreuvement à la faune confrontée au manque d’eau. L’autorisation a été accordée après avis de l’OFB. Elle reste toutefois encadrée : la FDC 50 devra utiliser une pompe alimentée par énergie solaire et limiter le débit à 8 m³ par heure. Cette mesure, ponctuelle et ciblée, prend tout son sens dans un contexte où les mares, fossés et autres points d’eau s’assèchent rapidement. Pour les oiseaux, mammifères et autres espèces sauvages, disposer de quelques réserves en eau peut constituer un précieux relais durant les épisodes de chaleur. Au-delà de la chasse, cette intervention montre aussi que les aménagements réalisés par les chasseurs peuvent jouer un rôle concret dans la préservation de la faune sauvage, particulièrement lorsque les conditions climatiques deviennent extrêmes. Ici, quelques mares maintenues en eau représentent autant de refuges permettant aux animaux de mieux franchir le cap de la sécheresse.
- Somme : chaque été, la baie de Somme attire de nombreux touristes venus observer les phoques dans leur milieu naturel. Mais cette période correspond aussi aux naissances : les jeunes dépendent totalement de leur mère et le moindre dérangement peut provoquer une fuite précipitée vers l’eau, avec le risque que le petit ne parvienne pas à suivre. À marée basse, les phoques viennent se reposer sur les bancs de sable ; ils doivent pouvoir le faire sans être constamment approchés.
L’association Picardie Nature et le Parc naturel marin sensibilisent donc les visiteurs au respect des distances. Pourtant, certains touristes, notamment lors des fortes chaleurs, semblent davantage préoccupés par la photo parfaite que par la tranquillité des animaux. Kayaks, bateaux, promeneurs et professionnels peuvent également provoquer des dérangements. Un contraste peut être observé avec les chasseurs, habitués à évoluer dans des milieux naturels en tenant compte du comportement de la faune et des périodes sensibles. Pour eux, l’observation et le respect des distances font partie intégrante de la pratique. Ici, certains touristes, moins familiers des règles de la nature, semblent oublier qu’un animal sauvage n’est pas une attraction de parc. Sensibilisation, surveillance et, si nécessaire, verbalisation restent donc indispensables.
- Martinique : saisie par cinq associations de protection de la faune, la justice administrative a suspendu, le 12 août, plusieurs dispositions de l’arrêté préfectoral encadrant la chasse en Martinique pour la saison 2026-2027. Quatre espèces d’oiseaux sont directement concernées par cette décision : le pluvier bronzé, le bécasseau à échasses, le pigeon à cou rouge et le moqueur corossol. Leur chasse ne pourra donc pas être pratiquée durant la prochaine saison. Les associations, qui contestaient certaines dispositions de l’arrêté préfectoral, saluent cette décision comme une première victoire. Béatrice Ibéné, présidente de l’Association pour la sauvegarde et la réhabilitation de la faune des Antilles (ASFA), estime notamment que la suspension concernant les espèces sédentaires nicheuses martiniquaises constitue un point important. Les associations auraient toutefois souhaité une protection plus large. Au-delà de cette décision, l’ASFA souligne surtout le manque de données disponibles sur les populations d’oiseaux concernées. Les effectifs précis, leur évolution et leur dynamique de reproduction restent insuffisamment documentés. Or ces informations sont essentielles pour déterminer si un prélèvement peut être réalisé sans compromettre l’état de conservation d’une espèce. Pour l’association, cette absence de connaissances justifie une approche particulièrement prudente avant toute autorisation de chasse.
A l’étranger
- Allemagne : quarante ans après la catastrophe de Tchernobyl, la contamination radioactive reste mesurable chez les sangliers de certaines régions de Bavière, notamment près de la frontière tchèque. Des analyses font état de concentrations moyennes pouvant atteindre 7 000 becquerels de césium-137 par kilogramme de viande, alors que le seuil européen de commercialisation est fixé à 600 Bq/kg.
Certains animaux dépassent même largement cette limite. Cette persistance s’explique notamment par le fonctionnement des écosystèmes forestiers. Contrairement aux terres agricoles régulièrement labourées, les sols forestiers ne sont pas retournés. Le césium-137 migre donc lentement à travers la litière et l’humus. Il atteint progressivement des champignons souterrains dont les sangliers sont particulièrement friands. Des chercheurs ont également identifié une autre origine de la contamination : les retombées des essais nucléaires atmosphériques des années 1950 et 1960. Dans certains échantillons, une part importante du césium proviendrait ainsi de ces anciennes explosions. Le phénomène, surnommé « paradoxe du sanglier », pourrait encore durer. Cette situation interdit la commercialisation de la viande dépassant le seuil réglementaire et entraîne des indemnisations pour les chasseurs concernés.
- Belgique : un gigantesque incendie a ravagé les Fagnes, vaste espace naturel boisé de l’est de la Belgique, très fréquenté par les randonneurs et situé à proximité de la frontière allemande. Les autorités wallonnes ont annoncé que près de 3 000 hectares avaient désormais été touchés par les flammes, faisant de cet épisode l’un des plus importants incendies de l’histoire récente du pays. Le feu, qui s’est déclaré en milieu de journée, s’est propagé à une vitesse impressionnante. Alors que 80 hectares étaient brûlés, la surface sinistrée dépassait déjà 2 700 hectares le lendemain soir. Les opérations de lutte sont restées particulièrement difficiles en raison du relief accidenté du secteur. Les vents, pourtant peu soutenus, ont également changé plusieurs fois de direction durant la nuit, compliquant davantage l’intervention des secours. La configuration du terrain empêchait par ailleurs les pompiers d’approcher directement le front des flammes avec leurs moyens habituels. Toute une meute de loups a dû se réfugier à cause de l’incendie des Fagnes. Quatre meutes de loups vivent dans l’immense massif des Hautes Fagnes. L’une d’elles vivait dans la zone sinistrée...
- Etats-Unis : le marché du poulet connaît actuellement une situation pour le moins inhabituelle : la production progresse fortement tandis que la demande peine à absorber les volumes disponibles. Résultat, les prix de gros de la viande de poulet sont orientés nettement à la baisse. Cette abondance s’explique notamment par un printemps particulièrement favorable aux élevages. Contrairement aux volailles françaises, durement éprouvées par les épisodes de fortes chaleurs, les poulets américains ont bénéficié de conditions météorologiques plus clémentes.
Par ailleurs, la grippe aviaire a été moins virulente cette année, permettant aux élevages de maintenir des effectifs importants. Selon les données du ministère américain de l’Agriculture, les volumes de viande de poulet prête à cuire ont progressé de 4,5 % sur un an. Une hausse considérable compte tenu de la taille du marché américain. Les consommateurs américains restent pourtant de grands amateurs de poulet, notamment sous forme frite. Mais cette passion ne suffit pas à absorber l’augmentation de l’offre. Les producteurs doivent désormais composer avec des stocks importants et des prix sous pression, tandis que le secteur surveille attentivement l’évolution de la consommation et de l’épidémie de grippe aviaire.
- RD Congo : un hippopotame retrouvé mort le 8 août 2026 à Vitshumbi, dans le territoire de Rutshuru, au Nord-Kivu, a été testé positif au charbon bactéridien, ou anthrax. La confirmation, communiquée par la zone de santé de Kibirizi, suscite l’inquiétude dans cette région où les populations vivent au contact de la faune sauvage. Selon les informations disponibles, des habitants auraient consommé une partie de la viande de l’animal avant l’intervention des services sanitaires. L’anthrax est une maladie bactérienne qui touche principalement les herbivores et peut se transmettre à l’homme par contact avec un animal infecté ou par consommation de viande contaminée. Les autorités recherchent donc les personnes ayant manipulé l’hippopotame ou consommé sa chair afin d’identifier d’éventuelles expositions. Elles demandent à la population de ne toucher ni consommer les animaux retrouvés morts et de signaler rapidement toute découverte aux services compétents. Cette alerte intervient après une précédente épidémie d’anthrax ayant provoqué la mort de 65 hippopotames dans le parc national des Virunga en 2025. Les autorités appellent à une vigilance renforcée autour du lac Édouard, où la proximité entre populations et animaux sauvages augmente les risques sanitaires.
- Royaume-Uni : dans le pays d’origine du Staffordshire Bull Terrier, les vétérinaires et spécialistes de la race s’intéressent à une anomalie morphologique encore peu connue : la brachymétacarpie du doigt V. Cette affection se traduit par un raccourcissement anormal de l’un des doigts des membres antérieurs, lié à un déficit longitudinal de l’os métacarpien. Le phénomène, signalé depuis plusieurs années chez des Staffordshire Bull Terriers dans différents pays, semble toutefois encore discret et largement sous-diagnostiqué. Une thèse vétérinaire récente a permis de documenter précisément cette anomalie grâce à l’imagerie médicale, notamment à partir de sept cas confirmés. Son origine demeure pour l’heure inconnue. Il pourrait s’agir d’une anomalie spontanée, mais son apparition répétée soulève des interrogations sur une éventuelle composante génétique et sur son évolution au sein de la population. Cette découverte constitue un nouveau sujet de vigilance pour les éleveurs britanniques et les vétérinaires. Elle rappelle également les risques associés à certaines dérives morphologiques et l’importance d’une sélection privilégiant la santé et les capacités fonctionnelles du chien plutôt que des caractéristiques physiques excessives.
- Suisse : la sécheresse de l’été remet au premier plan une question sensible entre la Suisse et l’Italie : qui décide de l’utilisation de l’eau lorsque la ressource devient insuffisante ? Le Lac Majeur, partagé entre les deux pays, illustre parfaitement cette difficulté.
n juillet, le Piémont a demandé au canton du Tessin d’augmenter les débits vers le Verbano afin notamment de soutenir l’agriculture et de maintenir le débit du Pô. Mais la marge de manœuvre suisse était limitée : le lac se situait environ un mètre sous sa moyenne saisonnière et les réserves des bassins alpins tessinois destinés à l’hydroélectricité n’atteignaient qu’environ 40 %. La coopération existe déjà entre les deux pays, notamment à travers la CIPAIS, mais aucun accord bilatéral spécifique ne fixe aujourd’hui les règles de régulation quantitative du Lac Majeur. Or, en période de pénurie, l’eau potable, l’agriculture, l’énergie, l’industrie et la protection des milieux naturels peuvent entrer en concurrence. Une motion parlementaire suisse demande donc l’ouverture de négociations pour établir une convention commune définissant les priorités et les limites de gestion. La Suisse reste prudente, notamment en raison des risques d’inondation dans la région de Locarno. La sécheresse rappelle ainsi que l’eau ne connaît pas les frontières, mais que sa gestion, elle, doit encore apprendre à les dépasser.