- Hérault : la FDC pourrait bientôt changer de siège. Elle envisage de quitter ses locaux de Saint-Jean-de-Védas et de Bédarieux pour regrouper ses équipes sur un seul site, à Canet, près de Lodève. L’objectif est avant tout économique. La Fédération, qui emploie une douzaine de personnes dans le département, estime que le fonctionnement de deux implantations entraîne des coûts importants. Son président, Max Alliès, souhaite donc « optimiser les dépenses » en réunissant l’ensemble des services dans un même bâtiment. Le projet a déjà été validé lors d’une assemblée générale et un terrain susceptible d’accueillir la future construction a été identifié à Canet, commune d’environ 3 600 habitants. Le déménagement n’est toutefois pas imminent. La FDC doit encore obtenir les différentes autorisations nécessaires, une étape qui pourrait s’étendre jusqu’à la mi-2027. Viendra ensuite la construction du nouveau bâtiment. Si le calendrier se confirme, Canet pourrait ainsi devenir le nouveau point d’ancrage de la Fédération des chasseurs de l’Hérault, avec à la clé une organisation regroupée et des charges de fonctionnement réduites.
- Jura : un lynx baptisé Onoz a été tué mardi 18 août 2026 après avoir été percuté par une voiture. Cette mort accidentelle est d’autant plus marquante que l’animal avait déjà été victime d’une première collision routière. Pris en charge par le Centre Athénas, Onoz avait nécessité plusieurs mois de soins avant d’être relâché le 1er juin 2026. Selon le centre, sa réinsertion s’était parfaitement déroulée et l’animal était sur le point de rechercher un nouveau territoire.
Quelques semaines plus tard, une nouvelle collision lui a été fatale. Avec cette nouvelle mortalité, Onoz serait le quinzième lynx tué cette année par un véhicule en France, selon les données communiquées. La population française est estimée à environ 150 individus, principalement présents dans le massif jurassien.
- Landes : quelques jours après les incendies ayant touché plusieurs secteurs des Landes, la FDC 40 a réalisé des suivis sur les territoires concernés afin d’évaluer la présence de la faune sauvage. Les agents de la Fédération se sont notamment rendus à Luglon, commune particulièrement touchée par les incendies. Ils y ont effectué des observations nocturnes et des suivis biologiques selon les méthodes habituellement utilisées. Un comptage a notamment été réalisé selon la méthode des Indices kilométriques nocturnes (IKN). Le parcours effectué correspondait au circuit habituellement suivi, permettant ainsi de comparer les observations avec les données recueillies dans les conditions normales. Selon les premiers résultats communiqués par la FDC 40, aucune baisse significative de la présence de la grande faune n’a été constatée. Les indices relevés seraient même légèrement supérieurs aux valeurs habituellement enregistrées sur ce secteur. La Fédération rappelle que ces premiers résultats constituent un état des lieux réalisé quelques jours seulement après le passage des incendies. Elle souligne également que les animaux sauvages disposent de capacités de déplacement leur permettant de quitter les secteurs directement menacés par les flammes. Certaines populations peuvent par ailleurs recoloniser progressivement les espaces affectés après le passage du feu. Ces premiers comptages apportent donc des éléments sur la présence de la grande faune dans les secteurs concernés, sans préjuger des conséquences à plus long terme sur les écosystèmes et les populations animales.
- Lozère : La préfecture met en garde contre la diffusion de documents utilisant l’identité, le nom et le logo de l’Office français de la biodiversité (OFB), dans le cadre de communications relatives au loup. Elle précise que ces documents ne constituent en aucun cas une communication officielle de l’établissement public. Après avoir constaté une utilisation frauduleuse de l’identité de l’OFB, le préfet a décidé de déposer plainte. L’utilisation sans autorisation du nom ou du logo d’un établissement public ou d’un service de l’État est susceptible de constituer une infraction. Dans le département, l’OFB intervient notamment dans le suivi de la présence du loup et dans la constatation des dommages qui lui sont attribués. Ses agents participent également à l’application des dispositions réglementaires concernant l’espèce.
La préfecture rappelle que les informations officielles relatives au loup et à sa réglementation sont accessibles sur le site des services de l’État en Lozère, dans la rubrique consacrée au « Dossier Loup ». Pour toute question concernant les procédures applicables, les usagers peuvent également contacter la Direction départementale des territoires (DDT) de Lozère. Le préfet apporte par ailleurs son soutien aux agents de l’État concernés et rappelle l’importance de leurs missions dans le suivi de la biodiversité et l’application de la réglementation.
- Marne : la décision de la FDC de l’Aisne, de suspendre totalement l’agrainage du grand gibier du 15 octobre 2026 au 15 février 2027 ne fait pas l’unanimité chez ses voisins. Pour la Fédération de la Marne, qui suit elle aussi de près la progression du sanglier, la mesure est loin d’être une évidence. L’objectif affiché dans l’Aisne est de freiner la dynamique des populations de sangliers et de limiter les dégâts agricoles. Mais la FDC de la Marne considère qu’un arrêt hivernal de l’agrainage pourrait produire l’effet inverse de celui recherché, notamment en favorisant le déplacement des animaux vers les cultures à la recherche de nourriture. Bref, supprimer la gamelle pour éloigner les sangliers des champs : sur le papier, l’idée paraît simple ; dans la nature, c’est une autre histoire ! Dans l’Aisne, quelque 20 000 sangliers auraient été prélevés lors de la dernière campagne, pour une facture de dégâts estimée à environ deux millions d’euros. La fédération présente donc cette suspension comme une expérimentation destinée à mesurer ses effets avant une éventuelle inscription durable dans le schéma départemental. Le débat rappelle surtout que l’agrainage reste un outil de gestion, dont l’efficacité et les conséquences doivent être appréciées en fonction des territoires. Entre ceux qui veulent fermer le garde-manger et ceux qui préfèrent conserver quelques grains pour éviter que les sangliers ne mettent eux-mêmes le couvert… la discussion est loin d’être terminée !
- Bas-Rhin : à Saverne, la présence de sangliers en pleine ville conduit les autorités à une opération pour le moins radicale. Plusieurs animaux ont été signalés dans des secteurs urbains où la chasse n’est pas possible, notamment dans des jardins particuliers. Les 22 et 30 juin, la Ville avait signalé la présence de « nombreux sangliers ». Un lieutenant de louveterie a ensuite constaté les animaux dans les jardins de plusieurs habitations. Rue des Capucines, un riverain aurait notamment été confronté à deux laies accompagnées de neuf jeunes. Selon l’arrêté préfectoral, les sangliers s’en prendraient également aux chiens lorsque leur propriétaire tente de les éloigner. Jusqu’au 30 septembre, des cages-pièges pourront donc être installées. Du maïs ou des appâts odorants serviront à attirer les animaux. Les pièges seront contrôlés quotidiennement et les sangliers capturés seront ensuite abattus. Une mesure qui répond à une situation de sécurité et de cohabitation devenue problématique, mais qui pose aussi une question : pourquoi en est-on arrivé là ?
- Rhône : le jeune renard qui avait mordu deux personnes à Tassin-la-Demi-Lune au début du mois d’août ne sera finalement pas abattu. Après plusieurs jours de recherches, la préfecture du Rhône a annoncé, vendredi 21 août, l’abrogation de l’arrêté qui autorisait son abattage préventif. L’animal avait été aperçu errant au bord d’une route. Une femme qui tentait de s’en approcher avait été mordue, puis une seconde personne avait subi une morsure quelques jours plus tard. Les deux victimes avaient été prises en charge médicalement et soumises à un dépistage de la rage.
Des lieutenants de louveterie avaient été mobilisés pour retrouver le renardeau, sans parvenir à le capturer. Entre-temps, le centre de soins pour animaux sauvages L’Hirondelle avait proposé de prendre en charge l’animal, de le capturer et de le placer en quarantaine afin d’assurer son suivi sanitaire. L’association One Voice avait également demandé la suspension de l’arrêté. La décision préfectorale d’abrogation met donc fin aux recherches visant à l’abattre. Les associations se sont félicitées de cette issue et prévoient désormais de prendre en charge le renardeau afin de le placer en quarantaine.
- Haute-Savoie : le Tour du Mont-Blanc, l’un des itinéraires de randonnée les plus fréquentés des Alpes, accueille environ 80 000 marcheurs chaque année. Cette fréquentation croissante suscite des inquiétudes dans les secteurs les plus fréquentés du parcours, notamment à Saint-Gervais-les-Bains. Le maire de la commune, Jean-Marc Peillex, dénonce une dégradation des conditions de randonnée sur certaines portions du tracé, où les marcheurs peuvent se retrouver « à la queue leu leu » durant les périodes de forte affluence. La commune souhaite donc renforcer la régulation de l’accès au parcours. Dès le printemps 2027, une limitation du nombre de randonneurs pourrait être mise en place sur les secteurs concernés. Le principe envisagé repose notamment sur une réservation préalable des nuitées en refuge ou dans les zones de bivouac autorisées. Les randonneurs pourraient devoir présenter une preuve de réservation lors de contrôles. L’objectif est de limiter la saturation des sentiers et de réduire la pression exercée sur les milieux naturels. Le Tour du Mont-Blanc traversant la France, l’Italie et la Suisse, les élus concernés souhaitent également renforcer la coordination entre les trois pays.
- Yonne : le dimanche 6 septembre 2026, le château de Maulnes accueillera la 3e édition de la Fête de la chasse, une journée placée sous le signe de la tradition, de la nature et du partage, dans le cadre exceptionnel de ce château Renaissance, ancien relais de chasse. De nombreuses animations sont annoncées tout au long de la journée. Le public pourra notamment assister à une démonstration de chiens de troupeau, à la présentation de chiens courants par l’AFACCC 89, ainsi qu’à une présentation de chasse à courre.
La fauconnerie et l’autourserie seront également à l’honneur avec des démonstrations et des animations. Les amateurs de traditions pourront découvrir des danses Renaissance en costumes, tandis que les plus jeunes disposeront d’un « camp des petits chasseurs ». Une initiation au tir à l’arc historique et un ball-trap sans tir compléteront le programme. La journée fera également la part belle à la musique avec un concert de trompes de chasse et proposera des animations autour de la gastronomie et du terroir. À l’intérieur du château, une exposition de photographies animalières et de trophées de chasse sera présentée. Des stands de la Guilde des goûteurs de gougères, un marché de produits locaux, une buvette et une restauration sur place permettront également aux visiteurs de prolonger leur journée. Enfin, le programme prévoit les élevages de chiens Le Roncier des Abois, ainsi qu’une bénédiction des chiens. L’accès au château sera proposé en visite libre. Une journée familiale pour célébrer la chasse dans un cadre historique et patrimonial exceptionnel.
- Guadeloupe : la FDC traverse une période de fortes tensions internes, sur fond de désaccords financiers et politiques. Depuis plusieurs mois, un collectif de chasseurs conteste la gestion de l’équipe élue en 2022 et réclame davantage de transparence sur les comptes. Au cœur de la polémique figurent notamment des placements financiers, la rénovation du siège et l’évolution de la situation comptable. Le collectif évoque notamment plusieurs centaines de milliers d’euros investis sur des produits jugés risqués et affirme qu’un déficit de 850 000 euros serait apparu dans un document comptable. Il dénonce également des difficultés pour accéder à certains documents financiers. Le président Louis-Raphaël Morton conteste toutefois cette présentation. Il reconnaît une erreur concernant certains placements, mais affirme que les 880 000 euros évoqués correspondent à une provision comptable décidée après l’évaluation d’un risque par le commissaire aux comptes, et non à un déficit de fonctionnement. Il rejette catégoriquement toute accusation de détournement de fonds. La rénovation du siège, évaluée à environ 600 000 euros par le président, fait également débat. La direction affirme qu’elle était devenue indispensable pour mettre les locaux aux normes de sécurité.
A l’étranger
- Afrique du Sud : quarante rhinocéros blancs issus du plus grand élevage privé de rhinocéros au monde ont été réintroduits dans la nature, par l’organisation African Parks. Ils ont rejoint la réserve de Munywana, dans la province du KwaZulu-Natal, dans le cadre d’un vaste programme de retour à l’état sauvage. Cette opération constitue la première étape d’un plan prévu sur dix ans, qui prévoit la réintroduction de quelque 2 000 rhinocéros blancs dans des aires protégées à travers l’Afrique. L’élevage appartenait à l’homme d’affaires sud-africain John Hume, qui avait consacré une quinzaine d’années et d’importants moyens à l’élevage et à la conservation de l’espèce.
En septembre 2023, African Parks a acquis ses quelque 7 800 hectares ainsi qu’environ 2 000 rhinocéros blancs. Les 40 animaux réintroduits ont été écornés avant leur transfert, une pratique utilisée pour réduire le risque de braconnage. L’Afrique du Sud abrite près de 80 % de la population mondiale de rhinocéros blancs, estimée à moins de 13 000 individus. Le pays reste particulièrement touché par le braconnage : 448 rhinocéros y avaient été tués en 2022, selon les autorités sud-africaines.
- Australie : né dans les années 1970, le Bull Arab est un chien de chasse développé pour répondre aux exigences particulières de la chasse au sanglier (Feral pig). Son histoire repose sur plusieurs croisements destinés à réunir puissance, endurance, courage et qualités olfactives. Parmi ses principales origines figurent le Bull Terrier, le Pointer anglais et le Greyhound, auxquels certains éleveurs ont également associé du Saint-Hubert et du Dogue argentin. Le résultat est un chien athlétique et puissant, capable de parcourir de grandes distances dans les conditions parfois difficiles du bush australien. Son flair particulièrement développé lui permet de rechercher et de suivre le gibier, tandis que sa force et sa détermination lui donnent les qualités nécessaires pour travailler sur des animaux imposants. Le Bull Arab est surtout apprécié pour sa polyvalence : chien de recherche, de poursuite et de prise, il peut travailler seul ou en équipe avec d’autres chiens. Son tempérament associe généralement intelligence, courage, ténacité et attachement au conducteur. Cette combinaison en fait un auxiliaire particulièrement recherché par les chasseurs australiens. Encore relativement méconnu en Europe, le Bull Arab est pourtant devenu une figure emblématique de la cynophilie cynégétique australienne. Sa silhouette puissante, son endurance et ses aptitudes au travail lui ont valu une réputation flatteuse : celle de « star des chiens de chasse australiens ».
- Belgique : à Bernissart, la proximité de la frontière française alimente chaque année les tensions autour des canards fréquentant les marais d’Harchies, vaste zone humide wallonne de 550 hectares. Vendredi 21 août, environ 700 manifestants ont participé à une marche organisée pour dénoncer la mortalité d’oiseaux observée lorsque ceux-ci franchissent la frontière et gagnent le département du Nord. Les marais d’Harchies constituent un site Natura 2000 et une zone humide d’importance internationale. De nombreux canards y séjournent avant de se déplacer vers des plans d’eau français voisins pour s’alimenter. Parmi eux figurent notamment des colverts, pilets, chipeaux et sarcelles d’hiver, dont certaines espèces peuvent être chassées en France dans le cadre de la réglementation nationale. Les associations belges dénoncent une forte diminution des effectifs observés après l’ouverture de la chasse au gibier d’eau. Elles réclament notamment une zone d’exclusion de la chasse de 1 500 mètres autour des marais. La situation illustre surtout une difficulté transfrontalière : les mêmes oiseaux bénéficient de statuts et de règles de chasse différents de part et d’autre de la frontière.
Les chasseurs français qui pratiquent leur activité dans le respect de la réglementation ne peuvent être tenus responsables de cette différence de législation. La préfecture du Nord souhaite d’ailleurs engager un travail collaboratif avec les autorités belges et la Fédération des chasseurs du Nord afin de rechercher des solutions. Une meilleure coordination entre les deux pays apparaît indispensable pour concilier protection des zones humides et exercice légal de la chasse.
- Cameroun : un conflit oppose depuis plusieurs années Ariane de Rothschild à Pierre Guerrini, ancien associé et gérant des territoires de chasse exploités par la famille Rothschild au Cameroun. Après le décès de Benjamin de Rothschild en 2021, sa veuve a entrepris de reprendre le contrôle de ces activités, notamment du vaste domaine de Faro Lobéké, d’une superficie de 1 640 km². Associé de Benjamin de Rothschild depuis 2012 et détenteur de 35 % de la société exploitant Faro Lobéké, Pierre Guerrini conteste son éviction et affirme avoir été privé de ses droits de gérant et d’associé. En décembre 2023, une vingtaine de gendarmes camerounais ont pris le contrôle du camp, après une période durant laquelle Guerrini avait été placé six jours en garde à vue. Il n’est depuis plus retourné au Cameroun. Le chasseur professionnel a par ailleurs été condamné à un an de prison par la justice camerounaise pour abus de biens sociaux et tromperie envers les associés, des accusations qu’il conteste. La famille Rothschild affirme, de son côté, que la gouvernance des sociétés a été rétablie conformément aux décisions judiciaires et aux autorisations camerounaises. Saisie du dossier, la Cour suprême camerounaise a ordonné la suspension des procédures, laissant pour l’heure le conflit dans une situation bloquée.
- Canada : l’Alberta a enregistré un nombre record de mortalités de grizzlis attribuées à l’activité humaine, avec 40 animaux tués en 2024. Le précédent record remontait à 2016, avec 29 décès. La situation s’est toutefois nettement améliorée en 2025, avec 18 grizzlis morts. Les causes de mortalité sont multiples : collisions avec des véhicules, braconnage et interventions des services provinciaux de la faune. Sur les 40 animaux tués en 2024, 21 l’ont été par des agents provinciaux, une proportion jamais atteinte auparavant. Parmi eux, 14 étaient des mâles. Selon un ancien agent du service de la faune, cette hausse pourrait notamment être liée à la modification, en 2023, des règles d’intervention concernant les grizzlis considérés comme problématiques.
Le nouveau cadre aurait notamment facilité l’abattage de certains mâles en dehors des zones de rétablissement. Le grizzli est classé comme espèce menacée en Alberta depuis 2010. Sa faible capacité de reproduction constitue un facteur de vulnérabilité : les femelles ne mettent généralement bas que tous les trois à cinq ans. La province estime la population actuelle à environ 1 000 individus, mais le dernier recensement officiel remonte à 2018.
- Italie : une touriste de 52 ans et sa fille de 12 ans ont été attaquées jeudi soir par un animal identifié comme un loup, à proximité de leur hôtel à Gallipoli, dans les Pouilles, au sud de l’Italie. Les deux victimes ont été légèrement blessées au cours de l’attaque. Un homme de 47 ans, qui a tenté de s’interposer pour protéger la mère et sa fille, a également été blessé. Les deux touristes ont été transportées à l’hôpital de Lecce, où elles étaient encore prises en charge vendredi à la mi-journée. L’homme a, de son côté, pu quitter l’établissement hospitalier. Les forces de l’ordre ont immédiatement engagé des recherches aux abords de l’hôtel afin de retrouver l’animal, sans parvenir à le capturer. Des opérations de recherche ont été mises en place à l’aide de drones et de pièges photographiques. Une cellule d’intervention réunissant des carabiniers, des gardes forestiers et des spécialistes de la faune a également été constituée pour tenter de localiser l’animal et sécuriser le secteur. Selon les informations rapportées par plusieurs médias italiens, des loups sont observés depuis plusieurs jours dans les Pouilles et plusieurs incidents impliquant des personnes, notamment des enfants, ont été signalés précédemment dans la région.
- Norvège : au Svalbard, dans l’extrême nord de la Norvège, mieux vaut ne pas plaisanter avec les ours polaires. Début août, un touriste a écopé d’une amende de 50 000 couronnes norvégiennes, soit environ 4 900 euros, pour avoir volontairement réveillé un ours qui dormait sur le rivage. La scène s’est déroulée à Lomfjorden. Depuis un bateau, le passager a actionné une corne de brume afin de provoquer une réaction de l’animal, manifestement dans le but de l’observer ou de le photographier. Réveillé par le vacarme, l’ours a quitté les lieux. D’autres passagers, témoins de la scène, ont signalé le comportement aux autorités. Au Svalbard, la réglementation interdit de déranger, d’attirer ou de poursuivre les ours blancs.
Les visiteurs doivent notamment respecter une distance minimale de 300 mètres, portée à 500 mètres durant la période de reproduction. Cette réglementation vise autant la sécurité des hommes que celle des animaux. Dans un environnement où la fonte de la banquise complique déjà l’accès aux phoques, chaque déplacement inutile représente une dépense d’énergie supplémentaire pour un prédateur qui doit économiser ses réserves. Le touriste a reconnu les faits et payé l’amende.
- Portugal : Le pays est à son tour confronté à une forte progression des populations de sangliers. Selon les autorités, leur nombre atteindrait désormais 300 000 individus à l’échelle du pays. Une expansion qui se traduit par une multiplication des dégâts agricoles, des incidents routiers et des incursions jusque dans les zones urbaines, voire sur certaines plages. Comme en France, plusieurs facteurs semblent favoriser cette progression : abondance de nourriture, capacité d’adaptation remarquable et milieux de plus en plus favorables. Face à cette situation, les autorités portugaises souhaitent désormais davantage s’appuyer sur les chasseurs pour réguler les effectifs. Le recours à la chasse apparaît comme un moyen de limiter une population devenue difficile à contenir par les seuls dispositifs administratifs. Mais encore faut-il que les prélèvements soient suffisamment importants et réguliers pour avoir un véritable effet sur la dynamique des populations. Cette situation rappelle surtout que le sanglier est devenu un enjeu européen. D’un pays à l’autre, les mêmes difficultés apparaissent : dégâts agricoles, collisions routières, présence en ville et nécessité de maintenir les populations à un niveau compatible avec les activités humaines. Au Portugal comme en France, la question n’est donc plus seulement de savoir s’il faut réguler le sanglier, mais jusqu’où faut-il aller pour retrouver un équilibre durable ?
- Royaume-Uni : un cerf a été abattu lundi dernier à Richmond Park, au sud-ouest de Londres, après avoir grièvement blessé un promeneur quelques jours auparavant. L’animal s’était approché d’un groupe de visiteurs qui pique-niquaient, attiré par la nourriture. Sa présence ayant effrayé plusieurs enfants, un homme d’une soixantaine d’années a tenté de l’éloigner à l’aide d’un bâton. Le cerf élaphe a alors chargé et lui a porté plusieurs coups d’andouillers au niveau du thorax, nécessitant l’hospitalisation du blessé.
Les responsables du parc ont ensuite décidé d’euthanasier l’animal, estimant qu’il représentait un risque pour les visiteurs. Selon la direction, le cerf avait pris l’habitude d’associer la présence humaine à la nourriture, après avoir été régulièrement nourri par des promeneurs. Une nouvelle attaque ne pouvait donc être exclue. Richmond Park abrite environ 650 cerfs. Les autorités rappellent aux visiteurs de ne jamais les nourrir et de conserver une distance d’au moins 50 mètres avec ces animaux sauvages.
- Suisse : la saison d’estive s’est interrompue pour plus de 90 moutons présents sur la Steinenalp, près de Rosswald, dans le Haut-Valais. Les animaux ont été redescendus dans la vallée après l’apparition de plusieurs cas de kérato-conjonctivite, une maladie également appelée « cécité du chamois ». Quelque 650 moutons pâturent actuellement sur cet alpage. La maladie, connue depuis longtemps dans le canton, est provoquée par une bactérie. Elle se manifeste d’abord par des yeux rouges et larmoyants, puis par une inflammation de la cornée. Dans les cas les plus sévères, l’œil devient blanc et l’animal peut perdre la vue. Les animaux atteints doivent être isolés et recevoir un traitement antibiotique durant deux à trois semaines, généralement à l’abri et à l’ombre. Selon le vétérinaire Anton Ritler, la chaleur enregistrée ces dernières semaines pourrait avoir favorisé la propagation de la maladie. La multiplication des mouches pourrait également contribuer à sa transmission entre animaux, tandis que le fort rayonnement ultraviolet aggraverait l’inflammation. Le regroupement nocturne des moutons dans des enclos destinés à les protéger des attaques de loups pourrait également faciliter la transmission d’agents infectieux en raison de la concentration des animaux. La situation sur la Steinenalp est toutefois considérée comme sous contrôle. Le reste du troupeau fait l’objet d’une surveillance quotidienne et les animaux malades devraient se rétablir.