- Haute-Corse : un jeune chasseur de 18 ans a échappé au pire, le samedi 12 septembre, après avoir été chargé et encorné par un taureau lors d’une partie de chasse. L’accident s’est produit dans une zone montagneuse située entre Bigornu et Campitellu. Le groupe progressait sur un chemin étroit lorsque l’animal est apparu. Malgré la vigilance du jeune homme, qui avait signalé le danger à ses compagnons, le bovin l’a chargé par-derrière et projeté à une vingtaine de mètres dans les ronces. Pris en charge par les secours, dont le Groupe montagne des sapeurs-pompiers, les pompiers de Lucciana et le SAMU 2B, le blessé a été évacué en urgence absolue vers l’hôpital de Bastia. Il souffrait notamment d’une plaie profonde au dos et d’un important traumatisme, sans atteinte d’organe. Il a pu regagner son domicile dès le soir même. L’animal, redescendu vers les habitations, a été abattu par le maire de Campitellu, Jean Mazzoni, qui invoque le danger qu’il représentait pour la population. Cet accident relance la question des bovins domestiques vivant en liberté sur l’île, dont les comportements peuvent devenir imprévisibles.
- Corse du Sud : l’affaire suscite l’indignation en Corse. Sept sangliers ont été retrouvés morts, alignés puis abandonnés près du refuge de Manganu, dans le secteur du Camputile, à proximité du GR20, à la limite entre la Corse-du-Sud et la Haute-Corse. Laissées en plein soleil, les carcasses ont rapidement suscité les réactions des fédérations départementales des chasseurs et du Parc naturel régional de Corse.
Dans un communiqué commun publié le 16 septembre, les deux FDC ont fermement condamné des faits qu’elles jugent contraires à l’éthique de la chasse. La société de chasse du Camputile dénonce notamment une mise en scène destinée à réaliser une photographie souvenir, avant l’abandon des animaux. Ange-Dominique Manenti, président de la FDC de Corse-du-Sud, a évoqué un « sentiment de dégoût très profond ». Jean-Baptiste Mari, président de la FDC de Haute-Corse, a appelé les sociétés de chasse concernées à porter plainte et à se constituer partie civile. La Louveterie de Corse-du-Sud a également condamné les faits, précisant qu’ils ne seraient pas liés à ses missions et que les éventuels auteurs auraient agi en dehors de toute autorité ou opération de régulation officielle. La société de chasse de Casamaccioli a par ailleurs déposé plainte contre X. Au-delà de l’atteinte portée à l’image de la chasse, les responsables alertent sur les risques sanitaires liés à la putréfaction des carcasses, dans un secteur fréquenté par de nombreux randonneurs. Les circonstances exactes de ces abattages et l’identité de leurs auteurs restent à établir.
- Côte d’Or : le ministre délégué chargé de la Ruralité, Michel Fournier, a annoncé jeudi 17 septembre son prochain départ du gouvernement de Sébastien Lecornu. Une décision qui était envisagée depuis plusieurs mois et qui doit lui permettre de se consacrer à nouveau à l’Association des maires ruraux de France, dont il avait quitté la présidence en entrant au gouvernement. Son départ devrait être effectif en début de semaine prochaine. Cette perspective n’a pas échappé à Hubert Brigand. Le député LR de Côte-d’Or a directement écrit au Premier ministre pour lui faire part de son souhait de prendre la succession de Michel Fournier. Dans une lettre manuscrite adressée à Matignon, il écrit : « J’ai l’honneur de vous rappeler mon souhait d’être nommé à ce poste » et sollicite un entretien avec Sébastien Lecornu afin de présenter sa méthode de travail et son « engagement loyal ». Ancien maire de Châtillon-sur-Seine pendant 27 ans, Hubert Brigand met notamment en avant sa connaissance du monde rural. Il souligne que sa circonscription compte 342 communes sur 4 640 km², ce qui en fait, selon lui, un territoire particulièrement représentatif des enjeux ruraux. À ce stade, aucune nomination n’a été annoncée pour remplacer Michel Fournier. La ministre de tutelle, Françoise Gatel, pourrait reprendre temporairement le portefeuille.
- Gironde : le domaine de Pachan, siège de la FDC 33, poursuit sa vocation pédagogique avec l’inauguration d’un nouvel observatoire de la faune sauvage. Baptisé Henri-Sabarot, du nom de l’ancien président emblématique de la Fédération, l’ouvrage a été inauguré mercredi 9 septembre par Thibault Varenne, président de la FDC 33, en présence de plusieurs personnalités. Installé à Ludon-Médoc, aux portes de la métropole bordelaise, le domaine accueille notamment des oiseaux d’eau qui font étape sur le site lors de leurs migrations. L’observatoire doit permettre au public de mieux découvrir ces espèces et les milieux naturels qui les abritent. Après avoir célébré ses 20 ans en juin 2025, avec une journée anniversaire ayant rassemblé plusieurs milliers de visiteurs, le domaine de Pachan confirme ainsi sa place dans l’éducation à la nature. À travers cet équipement, la Fédération entend sensibiliser les visiteurs à la richesse de la faune sauvage et à la nécessité de préserver les habitats qui rendent possibles ces haltes migratoires. Une initiative qui rapproche observation, transmission et connaissance de la biodiversité.
- Hérault : une pêche à l’aimant a permis de remonter une étonnante cargaison de 70 couteaux Laguiole dans une rivière à Lespignan. Deux frères de la chaîne YouTube Pêcheur de Trésors, exploraient le cours d’eau lorsqu’ils ont découvert ces couteaux artisanaux, dont certains étaient encore regroupés par dizaines. Intrigués par leur provenance, les pêcheurs ont contacté la coutellerie Arbalète, installée à Thiers. Fabrice Decombat, qui travaille dans l’entreprise depuis 35 ans, a reconnu la marque. Il a alors fait le rapprochement avec un cambriolage survenu dans la coutellerie il y a près de 30 ans. L’origine exacte du butin reste toutefois incertaine. Les couteaux pourraient avoir été jetés dans la rivière après le vol, mais cette hypothèse n’est pas confirmée. Une partie des pièces, endommagées par leur long séjour dans l’eau, doit être restaurée. Les deux frères ont entrepris de nettoyer les couteaux avant de les restituer à leur fabricant. Une découverte insolite qui pourrait permettre de résoudre un mystère vieux de plusieurs décennies.
- Landes : la Fédération des chasseurs des Landes a décidé de cosigner la plainte déposée par la Fédération nationale des chasseurs contre la députée écologiste Sandrine Rousseau. La décision a été prise lors du conseil d’administration du 9 septembre, à la veille de l’ouverture de la chasse. La FDC rejoint ainsi l’action judiciaire engagée au niveau national. Cette plainte fait suite aux déclarations de la députée lors des Universités d’été de la Révolution écologique pour le vivant, organisées du 21 au 23 août près de Tours. Sandrine Rousseau y a appelé le « peuple de l’écologie » à se mobiliser contre l’ouverture de la chasse et à occuper les forêts, les campagnes et les lisières. Elle a notamment déclaré qu’il fallait se tenir « debout, face à eux, physiquement ». Jean-Luc Dufau, président de la Fédération des chasseurs des Landes, a appelé au calme. Il a indiqué que le département compte 16 500 chasseurs. La fédération départementale de Gironde s’est également jointe à la plainte nationale.
- Loir et Cher : un propriétaire solognot a été condamné à fermer immédiatement le forage alimentant ses étangs, sous peine d’une astreinte de 500 euros par jour de retard. Cette décision du juge des libertés et de la détention de Blois, rendue le 7 septembre, intervient après un contrôle de l’OFB, le 3 août dernier. Malgré les arrêtés préfectoraux de restriction d’eau, le propriétaire avait continué à remplir ses étangs, dans le bassin du Beuvron, afin de pouvoir chasser le canard. La justice a ainsi activé, pour la première fois à Blois, un référé pénal environnemental.
Cette procédure permet d’ordonner rapidement la cessation d’une atteinte à l’environnement, sans attendre l’issue des poursuites pénales. Près de 5 hectares de plans d’eau avaient été remplis et cette ordonnance s’applique, même en cas d’appel. Le propriétaire, déjà condamné le 6 juillet à une amende pour des faits similaires commis durant l’été 2025, fait également l’objet d’une nouvelle procédure pénale. L’enquête est toujours en cours.
- Haute-Loire : après plusieurs années d’attention portée à la perdrix grise, dont les populations se font plus discrètes, les chasseurs de Laussonne misent sur sa cousine rouge. Une première opération d’introduction vient d’être menée dans le secteur, avec des résultats encourageants. Il faudra toutefois attendre les prochains comptages de printemps pour mesurer la réussite de cette expérimentation et son éventuel impact sur la population sauvage. La perdrix rouge présente, selon le président de Petit gibier 43, des atouts face aux évolutions climatiques.
« Elle dispose d’une grande capacité d’adaptation », explique-t-il, en évoquant sa présence en Andalousie, où elle peut s’abreuver grâce à la rosée, mais aussi sa remontée jusqu’en Écosse. En Haute-Loire, elle fréquente plutôt les coteaux et les secteurs sauvages que les cultures. Ce choix d’espèce traduit une volonté d’explorer de nouvelles pistes pour maintenir le petit gibier dans des territoires soumis à des conditions climatiques changeantes.
- Lozère : sur le causse de Sauveterre, le spéléo-club de Lozère a découvert en 2024 les restes exceptionnellement bien conservés d’un lion des cavernes (Panthera spelaea), dans une cavité située à 35 mètres de profondeur. Dimanche 13 septembre 2026, une équipe de spéléologues et de scientifiques a procédé à l’extraction de son crâne complet. Datés de plus de 25 000 ans, ces ossements constituent une découverte rare en Europe. Le lion des cavernes, grand prédateur du Pléistocène, a disparu à la fin de la dernière période glaciaire. L’étude de ce spécimen doit contribuer à mieux documenter l’histoire de cette espèce, sa morphologie et les conditions de sa présence sur les causses lozériens. La cavité était connue du spéléo-club depuis une vingtaine d’années. La découverte initiale a été réalisée après qu’un agriculteur du causse a signalé une ouverture dans le sol.
- Manche : les gendarmes de la brigade territoriale autonome d’Avranches ont capturé une tortue de Floride samedi 12 septembre. L’animal, identifié comme une tortue de Floride (Trachemys scripta), est une espèce exotique considérée comme invasive. Les forces de l’ordre ont annoncé sa découverte dans une publication sur Facebook, en présentant l’intervention avec humour comme une interpellation. La tortue a été placée dans les locaux de la gendarmerie après les contrôles d’usage. Elle devait être confiée lundi 14 septembre aux services de l’Office français de la biodiversité (OFB), pour une prise en charge adaptée.
Originaire du sud-est des États-Unis, cette espèce aquatique se caractérise notamment par une tache rouge vif de part et d’autre de la tête. Elle peut atteindre 30 centimètres à l’âge adulte. La tortue de Floride est considérée comme invasive en raison de son impact sur les milieux aquatiques européens. Son importation, son élevage et sa commercialisation sont interdits par la réglementation. Des ventes illégales entre particuliers sont toutefois encore signalées. (Photo Gendarmerie de la Manche)
- Meuse : un massacre de grand gibier dans la nuit de samedi à dimanche. Les faits, s’ils sont confirmés dans leur totalité, sont d’une gravité exceptionnelle. Dans la région de Verdun, dans la nuit de samedi à dimanche, un témoin affirme avoir entendu plusieurs dizaines de coups de feu, peu après 22 heures. Au lendemain de cette véritable fusillade, plusieurs animaux auraient été découverts morts : 11 cervidés et 4 sangliers, selon les premiers éléments qui circulent. Une telle hécatombe, en pleine nuit, ne peut évidemment pas être assimilée à une action de chasse régulière. Elle pose la question d’un éventuel acte de braconnage organisé, mais aussi de ses motivations. S’agit-il d'un acte de vengeance lié aux décisions prises en matière de gestion cynégétique ? Est-ce une action destinée à contester les orientations retenues par la Fédération des chasseurs ou les autorités ? À ce stade, rien ne permet de l'affirmer. L’enquête devra précisément déterminer les circonstances et les responsabilités. Toute personne ayant entendu des tirs inhabituels cette nuit-là, observé un véhicule circulant à proximité des massifs forestiers à une heure suspecte, relevé une plaque d’immatriculation ou constaté un comportement inhabituel doit transmettre ces informations aux enquêteurs. Il ne s’agit évidemment pas de désigner soi-même des coupables, mais de communiquer rapidement tout élément utile à la Gendarmerie nationale, afin qu’il puisse être vérifié et recoupé. Face à de tels faits, le silence ne peut servir que ceux qui les ont commis.
- Morbihan : neuf loups mâles ont été observés en Bretagne depuis le retour de l’espèce dans la région, le 4 mai 2022. Ce jour-là, un premier spécimen avait été filmé à Berrien, dans le Finistère, par l’association Bretagne Vivante. Selon les informations communiquées par le Groupe loup, neuf mâles sont passés en Bretagne en quatre ans. Trois d’entre eux étaient encore présents au printemps 2026. Deux étaient cantonnés dans les monts d’Arrée et un dans le Sud-Finistère. Le loup avait disparu de Bretagne pendant un siècle. Le dernier animal avait été abattu en 1913 dans les Côtes-d’Armor. Depuis son retour, les signalements se sont multipliés dans la région. Des attaques de brebis et de bovins ont également été recensées, notamment dans les départements voisins des Côtes-d’Armor et du Morbihan. Des comités départementaux dédiés au loup ont été créés, en commençant par le Finistère en 2022. Ces comités délimitent les zones d’éligibilité aux mesures de protection contre l’animal. Les observations concernent des loups mâles.
- Oise : la battue administrative aux sangliers s’est déroulée le dimanche 13 septembre à Neuilly-en-Thelle, sous la surveillance de gendarmes du poste à cheval de Chantilly. Le dispositif de sécurité avait été renforcé après des menaces proférées sur les réseaux sociaux contre les chasseurs. Le maire Denis Jacob et le président de la Fédération des chasseurs de l’Oise, Guy Harlé d’Ophove, ont assisté au briefing de sécurité avant le début de l’opération. Une trentaine de participants étaient présents. La battue avait été organisée pour réguler la population de sangliers, après des dégâts constatés dans des parcelles de maïs autour de la commune. Des louvetiers avaient déjà abattu sept animaux de nuit. Les autorités ont rappelé les consignes de sécurité aux participants, notamment concernant les angles de tir et les distances de tir. Les gendarmes ont également demandé aux chasseurs de ne pas répondre aux provocations. Aucun contestataire ne s’est présenté durant la matinée. La battue s’est achevée sans incident.
- Pyrénées-Orientales : la chasse au petit gibier est interdite cette saison dans les secteurs des Pyrénées-Orientales touchés par les incendies de l’été, notamment autour de Trévillach, où 5 000 hectares ont été ravagés. La mesure concerne les oiseaux, les lapins et les autres espèces de petit gibier. Elle a été annoncée à l’occasion de l’ouverture de la saison de chasse, dimanche 13 septembre 2026. La décision a été prise par les responsables locaux de la chasse. L’association estime que les animaux sont fragilisés par les fortes chaleurs et les incendies, qui ont réduit leurs possibilités de se nourrir, de s’hydrater et de se reposer. La chasse au grand gibier, notamment au sanglier, reste maintenue dans le département. La Fédération des chasseurs des Pyrénées-Orientales prévoit également des opérations de surveillance des zones sinistrées, afin de suivre le retour des espèces et l’évolution de la biodiversité.
- Rhône : le préfet du Rhône a pris de nouvelles mesures après une augmentation des prédations sur des troupeaux domestiques depuis le début de l’été, notamment dans le massif du Pilat et plus récemment dans l’ouest rhodanien. Des pièges photographiques ont été installés à proximité des sites de prédation, en lien avec les éleveurs concernés. Les images recueillies ont confirmé la présence d’un loup sur le massif. La répétition des attaques et des indices de présence a permis d’établir l’installation de l’espèce sur le territoire. Le suivi de terrain a également permis de détecter des louveteaux, confirmant la reproduction du loup et la constitution d’une première meute dans le massif du Pilat. Une réunion d’information destinée aux exploitants agricoles a été organisée le 31 août à Claveisolles, à la demande du préfet. Les dispositifs d’accompagnement et les modalités de gestion du loup, espèce protégée, y ont été présentés. Une information des maires et des éleveurs sera menée dans un rayon de 15 kilomètres autour des suspicions de prédation. Des tirs de défense des troupeaux ont été autorisés dans le massif du Pilat et l’ouest rhodanien.
- Paris : Max Guazzini, 78 ans, a été élu mercredi président de la Fondation Brigitte Bardot. Il succède à Bernard d’Ormale, 85 ans, époux de la fondatrice, qui occupait cette fonction depuis février, après le décès de Brigitte Bardot le 28 décembre 2025. Administrateur et secrétaire général de la fondation depuis 2020, l’ancien président du groupe NRJ et du Stade Français prend ainsi la direction de l’organisation.
La Fondation précise que cette élection respecte ses statuts, qui prévoient un renouvellement annuel de la présidence et du bureau du conseil d’administration. Bernard d’Ormale demeure administrateur. Cependant, ce changement intervient dans un contexte de désaccord autour de la vente aux enchères, lundi 21 septembre à l’hôtel Drouot, de plus de 300 objets personnels ayant appartenu à Brigitte Bardot. Parmi les lots figurent notamment des portraits, des objets de toilette, sa guitare flamenco ou encore un tutu noir. Bernard d’Ormale dénonce une vente qu’il juge contraire au respect de la mémoire de son épouse. Il affirme ne pas avoir compris, lors du vote du conseil d’administration en juin, que les objets concernés seraient aussi personnels. La Fondation rappelle au contraire que la vente a été approuvée collectivement, y compris par Bernard d’Ormale alors président, et souligne que Brigitte Bardot avait elle-même vendu certains biens pour financer ses actions.
- Seine et Marne : le sentier pédagogique de Mouy-sur-Seine ouvre une nouvelle page de l’histoire des anciens bassins de décantation de la sucrerie de Bray-sur-Seine. Géré par la FDC 77, en partenariat avec la Fédération Régionale des Chasseurs d’Île-de-France, ce site de 25 hectares situé au cœur de la Bassée s’est progressivement transformé en un espace naturel d’intérêt écologique. Inscrit dans le périmètre Natura 2000 « Bassée et plaines adjacentes », il accueille notamment une roselière, une prairie humide et un verger de variétés locales. Sept espèces d’oiseaux d’intérêt communautaire y ont été recensées, dont cinq nicheuses. La restauration des habitats et le maintien des milieux ouverts constituent les priorités de sa gestion.
Le sentier propose trois parcours thématiques et douze ateliers autonomes consacrés à la biodiversité terrestre, aux milieux aquatiques et aux relations entre l’humain et la nature. Conçus en lien avec les programmes scolaires, ces outils privilégient l’observation, l’expérimentation et la manipulation. Un observatoire en bois complète le dispositif. Destiné prioritairement aux scolaires, le site sera accessible au grand public lors d’animations ponctuelles, notamment dans le cadre de l’événement « Naturellement Bassée », prévu début octobre 2026. Une initiative qui conjugue restauration écologique, transmission et découverte de la nature. (Photo Jérôme Thomas)
- Somme : l’armurerie Artisa’Arm, située avenue Georges-Clémenceau à Montdidier, a été cambriolée dans la nuit du jeudi 10 au vendredi 11 septembre 2026. Les faits se sont produits vers 4 h 30. Plusieurs individus ont utilisé une voiture pour forcer la porte métallique de la réserve du magasin. Les cambrioleurs ont pu pénétrer dans cette partie de l’établissement, mais ne sont pas parvenus à accéder au magasin. Le garage de l’armurier a également été forcé et visité. Le gérant, Grégoire Barbier, procédait vendredi matin à un inventaire afin de déterminer si du matériel avait été dérobé. La nature et la quantité des éventuels objets volés n’étaient pas encore établies. La gendarmerie est intervenue sur place pour effectuer les premières constatations. Une enquête a été ouverte et confiée à la brigade de recherches de Montdidier. Les investigations doivent permettre d’identifier les individus impliqués, de déterminer leur mode opératoire et d’établir le préjudice subi. L’armurerie, installée à Montdidier depuis 2016, propose notamment des carabines, des pistolets et des revolvers destinés au tir sportif et à la chasse.
- Nouvelle-Calédonie : deux projets de restauration de la biodiversité ont été retenus dans le cadre de la quatrième édition de Mission Nature, dont les lauréats ont été dévoilés le 8 juillet 2026. Ils bénéficieront d’une subvention prévisionnelle totale de 1,3 million d’euros. Le dispositif, porté par FDJ UNITED en partenariat avec l’OFB, finance des actions grâce à des tirages spéciaux du loto. À Lifou, la Province des Îles Loyauté souhaite restaurer deux hectares de l’ancienne carrière de Luecila, un site dégradé par le tassement des sols, les plantes exotiques envahissantes et les dépôts de déchets. L’objectif est de favoriser le retour d’une forêt native, capable de contribuer à l’infiltration de l’eau et à la protection de la lentille d’eau douce souterraine, ressource stratégique de l’atoll. Le second projet, porté par l’Agence néo-calédonienne de la biodiversité, concerne huit sites des provinces Nord et Sud. Il vise à restaurer les forêts sèches et les milieux littoraux, en combinant lutte contre les espèces envahissantes, régénération naturelle et chantiers participatifs.
A l’étranger
Amérique centrale : la sécheresse provoquée par El Niño ravage le « couloir sec » d’Amérique centrale, une région qui s’étend du Guatemala au Costa Rica et où vivent plus de 10 millions de personnes. Dans les campagnes du Honduras, du Salvador et du Guatemala, les champs de maïs sont desséchés, le bétail amaigri et les réserves d’eau s’épuisent. Au Salvador, un réservoir qui alimentait une cinquantaine de familles ne permet plus de maintenir l’élevage de poissons. Les petits agriculteurs, dont 80 % sont pauvres, subissent directement les conséquences de cette situation. Privés de leurs récoltes, certains réduisent leurs repas ou achètent du maïs à des prix en hausse. Au Honduras, des habitants témoignent ne manger qu’une tortilla par repas. Au Guatemala, la sécheresse aggrave la malnutrition infantile. Les gouvernements ont décrété l’état d’urgence, mais l’aide reste insuffisante et les ONG sont sollicitées. Selon le Programme alimentaire mondial de l’ONU, jusqu’à 16 millions de personnes pourraient souffrir de pénuries alimentaires en Amérique latine. Les experts prévoient que les conséquences de cet épisode extrême d’El Niño se poursuivront jusqu’en 2027.
- Espagne : un randonneur espagnol de 47 ans, victime d’un malaise dans le secteur de la Table des Trois Rois, en vallée d’Aspe, a été secouru dimanche à la mi-journée. L’homme se trouvait dans le col d’Esquestes lorsqu’il a composé le 112, le numéro d’urgence européen. Son premier appel a été pris en charge par le PGHM d’Oloron, côté français. Une intervention a été déclenchée avec l’hélicoptère Dragon 64, les militaires du PGHM et un médecin du SAMU. L’appel ayant été interrompu, le randonneur a rappelé le 112. Cette fois, il a été mis en relation avec le GREIM, le groupe de secours en montagne de la Guardia Civil espagnole.
Un hélicoptère de la base aérienne de Huesca a alors été envoyé sur place. Les deux appareils et leurs équipages français et espagnol se sont retrouvés sur le même secours, sans avoir connaissance de l’intervention de l’autre équipe. Le médecin du SAMU a examiné le randonneur et l’a rassuré sur son état de santé. L’homme a finalement été évacué par l’hélicoptère espagnol vers l’hôpital de Pampelune. (Photo GREIM)
- Luxembourg : huit louveteaux ont été filmés par un piège photographique dans la forêt d’Anlier, en province de Luxembourg, en Belgique. Les images ont été prises après l’aube sur un chemin du massif forestier. Elles montrent les jeunes loups en train de jouer entre eux. Le piège photographique avait été installé par un chargé de mission Environnement du Parc naturel Haute-Sûre Forêt d’Anlier. Les huit louveteaux ont été observés dans la partie nord de la forêt d’Anlier, entre les communes de Habay et de Léglise, à proximité de la frontière belgo-luxembourgeoise. Les parents étaient probablement partis chasser au moment de la prise de vue. Selon les informations rapportées par la RTBF, il s’agit des premières images des jeunes loups nés cette année dans la forêt d’Anlier.
Ces observations confirment la reproduction d’un couple de loups installé dans la province de Luxembourg. La présence d’un couple reproducteur et de huit louveteaux atteste de la constitution d’une meute dans le massif forestier. Les images ont été recueillies dans le cadre du suivi de la faune sauvage mené par le Parc naturel Haute-Sûre Forêt d’Anlier.
- Pologne : les clôtures frontalières constituent des obstacles majeurs aux déplacements de la faune sauvage. Dans les paysages transfrontaliers protégés, elles peuvent interrompre les corridors écologiques, isoler les populations, réduire les échanges génétiques et provoquer des blessures ou la mort d’animaux pris dans les grillages. Elles peuvent également empêcher l’accès à des ressources essentielles, notamment l’eau et les zones d’alimentation. Une étude publiée le 15 septembre 2026 dans le Journal of Applied Ecology propose des solutions concrètes dans la forêt de Bialowieza, à la frontière entre la Pologne et la Biélorussie. Ce site du patrimoine mondial de l’Unesco abrite notamment des bisons, des élans, des cerfs et des loups. Son état de conservation a été jugé critique en 2025, notamment en raison des infrastructures frontalières et de l’arrêt de la coopération entre les deux pays. Les chercheurs recommandent de prendre des mesures immédiatement mobilisables, capables de maintenir certains déplacements et de favoriser, malgré les tensions politiques, une coopération scientifique entre pays voisins.
- Portugal : à Mértola, dans le sud du Portugal, l’école professionnelle Alsud dispose d’un outil pédagogique pour le moins original : 304 hectares consacrés à l’expérimentation et à la formation à la gestion de la faune sauvage. Installé depuis 2021 dans le Parc naturel de la vallée du Guadiana, le Centre expérimental de gestion de la faune et des ressources cynégétiques et de la biodiversité permet aux élèves d’apprendre directement sur le terrain.
Gestion de l’habitat, suivi des populations, entretien des installations, expérimentations agricoles et forestières : les étudiants participent quotidiennement à la gestion du territoire. Trente-huit stations équipées d’abreuvoirs et de trémies ont notamment été installées, tandis qu’environ huit hectares sont ensemencés chaque année pour améliorer les ressources disponibles pour la faune. Les résultats sont particulièrement suivis chez la perdrix rouge. Quatre recensements annuels permettent d’évaluer les populations et leur reproduction. En quatre ans et 23 comptages, les effectifs ont progressé de quelques dizaines à plusieurs centaines d’oiseaux, authentique population sauvage indigène. Le centre associe ainsi formation, gestion cynégétique, restauration des habitats et suivi scientifique, en réunissant étudiants, chasseurs, propriétaires, scientifiques et acteurs de la conservation. Escola Professionnelle ALSUD – Mértola, Portugal. Courriel joaogrosso@alsud.pt ; Tél. : +351 917 257 656