- Charente : à Lagarde-sur-le-Né, le Syndicat du bassin versant du Né a accueilli 26 nouveaux élus communautaires issus de cinq collectivités, dont neuf élus des 4B. Cette rencontre avait pour objectif de présenter les enjeux liés à l’eau ainsi que les projets menés pour restaurer les zones humides, notamment autour du ruisseau le Mathé. La gestion de l’eau a été abordée dans le contexte des épisodes de canicule et de crues. Les élus ont également été informés du fonctionnement de la Gemapi, la gestion des milieux aquatiques et la prévention des inondations. Chaque propriétaire foncier non bâti contribue à cette compétence par le paiement d’une taxe. La rencontre a notamment porté sur les opérations foncières permettant de restaurer des milieux humides. Une acquisition réalisée à Lagarde-sur-le-Né doit ainsi permettre de recréer des zones humides. Le projet s’inscrit dans les actions présentées par le syndicat du bassin versant du Né aux nouveaux élus communautaires. Cette réunion avait donc pour objet de leur faire connaître les enjeux locaux de l’eau et les opérations engagées sur le bassin du Né.

 

- Doubs : deux loups ont été abattus dans le secteur de Jougne, dans le Haut-Doubs, à proximité de la frontière suisse, après plusieurs attaques attribuées à ces canidés sur des troupeaux. Les tirs ont été réalisés par des lieutenants de louveterie. Un éleveur du secteur avait notamment perdu au moins deux génisses à la suite d’attaques. Ces deux prélèvements constituent les premiers tirs de loups recensés dans le Doubs depuis le début de l’année 2026. Ces opérations interviennent dans un contexte réglementaire renouvelé. Le loup demeure une espèce protégée en France, mais les conditions permettant d’autoriser des tirs ont été modifiées par l’arrêté du 23 février 2026. Celui-ci prévoit notamment différents dispositifs de défense des troupeaux et encadre les tirs de prélèvement lorsque des dommages exceptionnels sont constatés. Pour les troupeaux bovins et équins, des mesures de réduction de la vulnérabilité doivent notamment être engagées avant l'autorisation de certains tirs de défense.

 

- Drôme : en plein cœur du domaine forestier de Valherbasse, dans le nord du département, plusieurs centaines de petites billes bleues, qui pourraient être des perles de lessive, ont été découvertes le long des chemins forestiers, peu avant l’ouverture de la chasse. Un étrange épandage qui intrigue autant qu’il inquiète. Des dizaines de ces billes auraient été dispersées depuis la vitre d’un véhicule, sur plusieurs secteurs de la forêt. Leur présence pourrait-elle avoir pour objectif de perturber les chiens de chasse en modifiant les odeurs habituellement présentes sur les pistes ? Pour l’heure, impossible de l’affirmer. L’enquête devra notamment déterminer la nature exacte des produits et les intentions de leur auteur. Cette découverte intervient quelques mois après un autre épisode préoccupant : en avril dernier, de la mort-aux-rats avait été retrouvée dans le même secteur, notamment autour de l’étang Joanna-Maria. Face à cette succession d’incidents, le maire de Valherbasse a déposé plainte. La gendarmerie cherche désormais à identifier l’auteur de ces dépôts et à comprendre s’il s’agit d’une plaisanterie, d’un acte malveillant ou d’une volonté délibérée de perturber la chasse.

 

Gironde : le Musée Mer Marine de Bordeaux présente l’exposition « Bleu Sauvage » de l’artiste bordelais A-MO. Le parcours réunit une soixantaine d’œuvres inédites consacrées à la faune sauvage. L’artiste y représente notamment des loutres, des baleines, des félins, des tigres, des cerfs et des martins pêcheurs. Ces créations utilisent la technique du paintag, qui consiste à peindre des animaux en superposant des centaines de tags, de formes et de mots. Réalisés à la bombe ou au marqueur, les éléments composent des silhouettes animales qui apparaissent en prenant du recul. Les œuvres de l’exposition sont réalisées dans différentes nuances de bleu, en référence au ciel et à la mer. Le Musée Mer Marine accueille également les artistes bordelais Selor, avec son personnage Mimil, et Rouge Hartley, dont les œuvres narratives complètent le parcours. L’exposition est installée au 89, rue des Étrangers, à Bordeaux. A-MO est connu pour ses représentations d’animaux réalisées à partir de tags. Informations pratiques : exposition jusqu’au 3 janvier 2027, au Musée Mer Marine, 89 rue des Étrangers à Bordeaux.

 

- Indre : à Saint-Maur, le chasseur de 76 ans filmé le 6 décembre 2025 en train d’abattre un sanglier au bord de la RD67 a été relaxé jeudi 24 septembre par le tribunal correctionnel de Châteauroux. La scène, filmée depuis une voiture près de la zone commerciale Cap-Sud, avait provoqué une vive polémique et conduit à l’ouverture d’une enquête pour mise en danger d’autrui. À l’audience, le prévenu a expliqué qu’il intervenait pour achever un sanglier blessé, qui avait déjà chargé et risquait de provoquer un accident. Le tribunal a finalement considéré que les conditions permettant de retenir le délit poursuivi n’étaient pas réunies. Cette relaxe ne signifie toutefois pas que les tirs près des routes sont autorisés. Le SDGC de l’Indre 2024-2030, approuvé par le préfet, encadre strictement le port et l’usage des armes à proximité des voies ouvertes au public. Un second homme, qui avait tenté de contenir l’animal avec une dague, a en revanche été condamné à 500 euros d’amende avec sursis pour transport sans motif légitime de cette arme de catégorie D.

 

- Loire : samedi dernier, dans le quartier résidentiel des Tuileries, à Mably, des habitants ont entendu plusieurs détonations vers 12 h 30, suivies d’un bruit de claquement provenant de l’extérieur. En inspectant leurs terrasses, les occupants de deux maisons ont découvert un impact de balle sur le mur d’un pavillon, à environ 1,80 mètre de hauteur. Le projectile avait auparavant traversé une chaise de jardin ainsi qu’une balancelle avant de terminer sa course dans la façade. Les tirs avaient été effectués dans le cadre d’une battue aux sangliers organisée à proximité. Le septuagénaire à l’origine des deux tirs dispose d’un permis de chasse en règle. Aucune personne n’a été blessée lors de cet incident. Une enquête judiciaire a toutefois été ouverte afin de déterminer les circonstances précises du tir et la trajectoire du projectile. Les constatations ont notamment permis d’établir que la balle avait parcouru une distance suffisante pour atteindre une habitation située dans le secteur résidentiel des Tuileries. Les investigations doivent permettre de préciser les conditions dans lesquelles le tir a été effectué.

 

- Marne : pour leur première journée de chasse, les chasseurs d’Étrepy ont eu droit à une belle surprise. La sortie s’est en effet soldée par la prise d’un grand quartanier affichant 206 kg sur la balance, un poids qui établit un nouveau record local. Il aura fallu deux balles à Antonin Jouette, chef de ligne, pour venir à bout de cet animal particulièrement robuste. La nouvelle s’est rapidement répandue parmi les chasseurs du secteur, qui ont pu mesurer la taille exceptionnelle de ce grand solitaire. Avec son poids, le sanglier impressionne autant par son gabarit que par ses défenses. Un fait qui restera dans les souvenirs des chasseurs d’Étrepy.

 

- Oise : sept ans après la mort d’Élisa Pilarski en forêt de Retz, ses proches ont choisi Me Guillaume Demarcq pour les représenter dans la procédure d’appel. L’annonce a été faite vendredi 25 septembre par Nathalie et Vincent Labastarde, la mère et l’oncle de la victime. Le choix n’est pas anodin puisque l’avocat représente également la Société de Vènerie, qui s’était constituée partie civile lors du procès de Christophe Ellul. La chasse à courre avait été rapidement mise en cause dans les débats autour du drame, alors qu’une chasse se déroulait ce jour-là en forêt de Retz. Le procès de première instance, tenu à Soissons en mars 2026, a finalement retenu la responsabilité de Curtis, le chien de Christophe Ellul. Le tribunal a condamné ce dernier à quatre ans d’emprisonnement avec sursis pour homicide involontaire. Ellul avait reconnu au cours de l’audience que son chien avait causé les morsures mortelles. Pour l’appel, la famille entend désormais poursuivre la procédure avec Me Demarcq, dans un dossier où la responsabilité de Curtis et l’exclusion des chiens de vènerie ont déjà été examinées par la justice.

 

- Orne : un cerf décapité a été découvert le 20 septembre à proximité de la propriété de Luc Besson, à Cisai-Saint-Aubin. Le réalisateur avait publié sur X une photographie de l’animal, retrouvé dans son sang, affirmant qu’il avait été tué par des chasseurs, puis abandonné sur place. La découverte, en pleine période de brame, avait rapidement fait naître l’hypothèse d’un acte de braconnage, notamment motivé par la recherche du trophée. Le 21 septembre, la Fédération des chasseurs de l’Orne a toutefois réfuté cette interprétation. Dans un message publié sur Facebook, elle affirme que le cerf « ne présente aucune trace de blessure par balle » et qu’il n’aurait donc pas été tué à la chasse lors du week-end d’ouverture. Selon la FDC, plusieurs hypothèses pourraient expliquer sa mort, notamment les conséquences du brame, une collision avec un véhicule ou un accident lié au grillage situé à proximité, présenté comme particulièrement dangereux pour la faune. Elle précise également que l’animal était déjà dans un état de décomposition avancé et qu’il aurait été retrouvé et signalé à l’OFB plus d’une semaine auparavant. La Fédération conclut que « les chasseurs incriminés n’ont rien à se reprocher dans cette triste affaire ».

 

- Pas-de-Calais : la chasse en plaine a ouvert le dimanche 20 septembre. Dans le Nord et le Pas-de-Calais, les fédérations départementales dressent un premier constat favorable, notamment pour le faisan, malgré les périodes de chaleur et la sécheresse estivales. La saison concerne notamment le lièvre, le faisan et la perdrix. Le Nord compte environ 22 000 chasseurs et le Pas-de-Calais 28 000. Selon Olivier Gugelot, secrétaire général de la Fédération des chasseurs du Pas-de-Calais, les conditions chaudes et sèches ont été favorables à la reproduction. Les perdrix et les faisans sont notamment sensibles à l’humidité et au froid pendant la nidification, la couvaison et l’éclosion. Les échantillonnages réalisés après les moissons font état de 4,5 jeunes faisans par poule, soit un de plus qu’en 2025. La tendance est également jugée favorable pour le lièvre et le chevreuil, qui connaissent une quatrième année de « très bonne reproduction ».

 

- Paris : à l’occasion du Bicentenaire de la photographie, le ministère de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire présente une exposition consacrée à son patrimoine visuel. Installé dans la galerie Gambetta, ce rendez-vous propose une sélection de vingt clichés issus de son fonds iconographique, autour du thème « Patrimoine de la photographie ». Des paysages ruraux aux portraits d’agriculteurs, des gestes techniques aux innovations, le parcours offre un regard sur les multiples facettes du monde agricole français. Les images d’archives, témoins des transformations sociales et technologiques, dialoguent avec des photographies plus récentes qui rendent compte des enjeux contemporains du secteur. Au-delà de leur intérêt esthétique, ces clichés constituent une mémoire précieuse de l’histoire agricole et rurale de la France. Ils racontent les savoir-faire, les métiers et les paysages qui ont façonné le pays. En ouvrant ce fonds au public, le ministère entend valoriser un patrimoine méconnu et contribuer à sa transmission, tout en participant aux célébrations nationales du Bicentenaire de la photographie.

 

- Vosges : le Conseil d’État a rejeté, le 17 septembre 2026, la demande en référé de l’association Oiseaux-Nature, visant à suspendre l’arrêté ministériel du 10 août classant le renard roux dans 203 communes des Vosges et la fouine dans l’ensemble du département parmi les espèces susceptibles d’occasionner des dégâts. L’association contestait notamment les risques liés au piégeage, estimant que ces mesures pouvaient entraîner une diminution des populations et soulignant le rôle de ces espèces dans la régulation des rongeurs. Elle invoquait également la sécheresse qui touche le département et critiquait la prise en compte de la consultation publique. Les fédérations nationale et départementale des chasseurs étaient intervenues pour défendre l’arrêté. Leurs interventions ont été jugées recevables. Dans son ordonnance, le juge des référés considère toutefois que la condition d’urgence n’est pas caractérisée. Il relève notamment que le renard et la fouine sont classés en France parmi les espèces en « préoccupation mineure » par le comité français de l’UICN et qu’aucun élément ne démontre une situation différente dans les Vosges. Le Conseil d’État n’a donc pas examiné la légalité de l’arrêté au fond : cette décision concerne uniquement la demande de suspension en urgence.

 

- Savoie : un accident de chasse s’est produit hier matin à Bellecombe-en-Bauges. Il était peu avant 9 h 30 lorsqu’une femme de 53 ans, membre d’une équipe de chasse, a été accidentellement touchée par un projectile. Atteinte au mollet, la victime a été sérieusement blessée. Les circonstances de cet accident restent à préciser. Compte tenu de la gravité de ses blessures et du relief de ce secteur des Bauges, les secours ont rapidement été mobilisés. La blessée a été prise en charge par le groupe montagne des sapeurs-pompiers de Savoie, avant d’être évacuée par voie aérienne, à bord de Dragon 74, l’hélicoptère de la Sécurité civile, en direction du centre hospitalier Annecy-Genevois, où elle a été prise en charge. Cet accident rappelle, une nouvelle fois, l’importance du strict respect des règles de sécurité lors des actions de chasse.

 

- Yonne : un arrêté préfectoral renforce, pour la saison 2026-2027, la protection de la loutre d’Europe et du castor d’Eurasie face au risque de capture accidentelle lors des opérations de piégeage. Signé le 15 septembre 2026, le texte interdit l’utilisation des pièges tuants de catégories 2 et 5 dans les secteurs où la présence de ces deux espèces protégées est avérée. La mesure s’applique aux abords des cours d’eau, bras morts, marais, canaux, plans d’eau et étangs, jusqu’à 200 mètres des rives, et reste en vigueur jusqu’au 30 juin 2027. Cette réglementation ne constitue toutefois pas une interdiction générale du piégeage dans le département. Une exception demeure notamment pour le piège à œuf installé dans une enceinte équipée d’une entrée de 11 × 11 cm. Le périmètre évolue avec la progression des espèces. Le castor est désormais signalé dans 13 communes du sud de l’Yonne, tandis que des indices de présence de la loutre ont été relevés dans plus de 60 communes. La préfecture actualise ainsi chaque année les secteurs concernés afin d’accompagner la recolonisation de ces deux mammifères semi-aquatiques.

 

A l’étranger

 

- Arabie Saoudite : la zone consacrée aux armes, aux munitions et aux accessoires du Salon international saoudien des faucons et de la chasse 2026 connaîtra une participation en hausse. Présentée comme la première et unique zone spécialisée de ce type dans le Royaume, elle réunira entreprises et visiteurs autour des équipements destinés à la chasse et au tir sportif. Les exposants présenteront plus de 5 000 produits et articles, parmi lesquels des armes de chasse et de tir sportif, des munitions, des carabines à air comprimé, ainsi que différents accessoires et équipements de stockage, d’entraînement, de sécurité, de nettoyage et d’entretien. Selon l’agence de presse saoudienne SPA, le nombre d’entreprises spécialisées dans les armes de chasse et de tir sportif progresse de 37,5 %, avec 11 sociétés présentes cette année contre huit en 2025. La zone accueille également quatre entreprises consacrées aux carabines à air comprimé et neuf spécialisées dans les équipements et accessoires. Au total, plus de 181 marques internationales sont représentées. Le salon entend ainsi favoriser les échanges entre professionnels et passionnés. Organisé par le Club national des faucons, le rendez-vous se tiendra du 1er au 10 octobre 2026, au Centre d’expositions et de congrès de Riyad, à Malham, au nord de la capitale. L’événement associe fauconnerie, chasse, patrimoine, commerce et divertissement.

 

- Australie : des chercheurs et des entrepreneurs développent des solutions pour éviter que les déchets ne terminent systématiquement en décharge. La chercheuse Lynne Loo travaille depuis une dizaine d’années sur leur valorisation et accompagne aujourd’hui de jeunes entreprises spécialisées dans l’économie circulaire. Parmi les pistes explorées, la récupération de la cellulose contenue dans les déchets alimentaires permet de fabriquer du papier, du cuir, des matériaux dérivés du bois et potentiellement des bioplastiques. Une manière de produire rapidement de nouvelles matières premières sans attendre des décennies la croissance des arbres. À Collie, en Australie-Occidentale, l’entreprise Renergi utilise pour sa part une technologie de conversion thermique. Les déchets de biomasse et certains déchets municipaux sont transformés en produits valorisables comme du vinaigre, de l’huile et du biochar, utilisé notamment dans l’agriculture. L’installation peut traiter près de 30 000 tonnes de biomasse et 4 000 tonnes de déchets municipaux par an. Plus de 70 % des matières seraient récupérées. Ces initiatives illustrent le potentiel de l’économie circulaire : considérer les déchets non plus comme un problème, mais comme une ressource à transformer.

 

- Belgique : les travaux de construction de la future cartoucherie de la FN Herstal ont débuté lundi 14 septembre 2026, après plusieurs mois consacrés à la démolition du site du Pré Madame. Le chantier se déroulera en plusieurs étapes. La première phase prévoit l’achèvement de l’aménagement d’un nouveau parking de 500 places, dont la livraison est annoncée pour avril 2027. Le nouveau bâtiment industriel devrait, quant à lui, être terminé vers juillet 2027. La Ville de Herstal précise qu’à ce stade, aucune fermeture de voirie ni modification de la circulation n’est prévue dans le cadre du chantier. Dans un document distribué « toutes boites », la société y rappelle l’existence d’une permanence téléphonique dédiée aux habitants du quartier, destinée à répondre à leurs questions et à recueillir leurs éventuelles remarques concernant le dossier. Ces travaux s’inscrivent dans le projet de transformation du site industriel de la FN Herstal. (Photo FN Browning)

 

- Bolivie : une nouvelle espèce de félin sauvage vient d’être officiellement décrite par la science dans les forêts nuageuses des Yungas, en Bolivie. Baptisé Leopardus tilcayo, ce petit chat tacheté est la première nouvelle espèce de félin vivant décrite depuis plus d’un siècle. La découverte repose sur l’analyse génétique de 38 félins du groupe des « chats-tigres », provenant de différentes régions d’Amérique du Sud et comprenant également des spécimens conservés dans des musées. Les chercheurs ont ainsi établi que ce groupe, longtemps considéré comme une seule espèce, en rassemble en réalité cinq distinctes. La lignée du tilcayo se serait séparée des autres il y a environ 1,4 million d’années. L’animal mesure entre 42,5 et 50,5 cm, avec une queue d’environ 25 cm, et pèse autour de 1,4 kg. Son pelage brun clair porte de grandes rosettes sombres. Un seul individu vivant est actuellement connu et est hébergé dans un sanctuaire bolivien. Les chercheurs cherchent désormais à déterminer la répartition, les effectifs et les menaces pesant sur l’espèce. La perte d’habitat, la chasse et le risque de « mascotisme » figurent déjà parmi les préoccupations.

 

- Cameroun : une importante cargaison de munitions présumées issues de la contrebande a été saisie par les agents de la Brigade Mobile des Douanes de Garoua-Boulaï, au poste de contrôle de Yokosiré, dans la région de l’Est du Cameroun. Lors d’un contrôle routier, les douaniers ont découvert 25 000 cartouches de chasse, réparties dans 25 colis, ainsi que 24 paquets de plombs. Selon les services douaniers, la cargaison était dissimulée à bord d’un véhicule et camouflée sous des effets militaires, afin de tenter de déjouer les contrôles. Le propriétaire du véhicule a été interpellé à la suite de la découverte. Il a été remis à l’antenne de la Sécurité militaire du poste-frontière de Garoua-Boulaï, pour les besoins de l’enquête. Un procès-verbal a été établi. Les munitions découvertes ainsi que le véhicule utilisé pour leur transport ont été placés sous scellés. Les investigations doivent désormais permettre de déterminer l’origine exacte de cette importante cargaison, sa destination et les circonstances de son acheminement. Les enquêteurs cherchent également à établir si d’autres personnes pourraient être impliquées dans ce trafic présumé de munitions.

 

- Côte d’Ivoire : l’UICN a nommé, le 14 septembre 2026, Jean-Louis Billon comme nouveau « Parrain de la nature », faisant de cet homme d’affaires et ancien responsable public ivoirien le premier représentant d’Afrique de l’Ouest à rejoindre ce cercle. L’UICN met en avant son expérience dans l’agroalimentaire et son engagement en faveur de la préservation et de la restauration des forêts en Côte d’Ivoire. Président du groupe SIFCA, Jean-Louis Billon est associé à des actions ayant permis, selon l’UICN, de préserver plus de 4 650 hectares de forêts, de protéger 8 400 hectares de forêts classées et de soutenir le reboisement et la conservation de près de 60 000 tortues marines. Sa nomination intervient alors que l’UICN défend une approche de la conservation intégrant l’utilisation durable des ressources naturelles et les bénéfices pour les populations locales. L’organisation reconnaît notamment que la chasse peut faire partie, lorsqu’elle est légale, contrôlée et durable, des modèles d’utilisation de la faune susceptibles de contribuer à la conservation et aux économies locales.

 

- Italie : le Tribunal administratif régional (TAR) de Sardaigne a suspendu, le 17 septembre 2026, une partie du calendrier cynégétique de l’île. La décision concerne la perdrix sarde, le lièvre sarde et le lapin sauvage, dont la chasse a été interdite les 20 et 27 septembre. La mesure est provisoire et restera en vigueur jusqu’à l’examen du dossier en audience, le 30 septembre. La troisième journée de chasse prévue au calendrier, le 4 octobre, sera également examinée lors de cette audience. Les autres dispositions du calendrier 2026-2027 restent inchangées. Cette suspension fait suite au recours du Gruppo d’Intervento Giuridico (GrIG), rejoint par la LAC et la LIPU. Les associations mettent notamment en avant l’absence de données récentes de suivi des trois espèces et les conditions climatiques particulièrement difficiles de l’été 2026. Le TAR a retenu, à titre conservatoire, l’existence d’un risque de dommage grave et irréparable lié à l’abattage d’animaux pendant les journées concernées. La Région Sardaigne, ainsi que plusieurs organisations cynégétiques, défendent pour leur part le maintien du calendrier.

 

- Pologne : une nouvelle campagne de baguage d’oies cendrées (Anser anser) a réuni chasseurs, ornithologues, étudiants, naturalistes et habitants. Coordonnée par le Dr Bartosz Krakowski, chasseur et ornithologue, l’opération s’est déroulée au Gospodarstwo Rybackie Skoki et vise à améliorer le suivi scientifique de l’espèce. Chaque oiseau a reçu une bague métallique à la patte gauche ainsi qu’un collier jaune portant un numéro individuel, permettant son identification à distance. D’autres espèces peuvent également être capturées et baguées au cours de ces opérations. Depuis 2012, plus de 1 800 oies cendrées ont ainsi été baguées en Pologne. Les données recueillies permettent de suivre leurs déplacements, leur comportement et l’évolution de leurs migrations. Les observations montrent notamment une évolution des migrations hivernales : de nombreuses oies polonaises ne rejoignent plus l’Espagne ou les Pays-Bas et restent désormais en Pologne durant l’hiver. D’autres déplacements ont été observés vers l’Allemagne, le Danemark, la Suède, la République tchèque, la Slovaquie et la Hongrie. Le programme illustre enfin l’intérêt de la coopération entre chasseurs et scientifiques pour mieux connaître et suivre les populations d’oiseaux migrateurs. (Photo FACE)

 

- Tanzanie : dix lions ont été retrouvés morts le 18 septembre 2026 dans la zone de Ndutu, au sein de l’aire de conservation du Ngorongoro, classée au patrimoine mondial de l’Unesco. L’information a été annoncée par l’Autorité de l’aire de conservation du Ngorongoro (NCAA). Selon les premières constatations, les félins seraient morts après avoir ingéré du poison. Une expertise doit désormais déterminer précisément la cause des décès et permettre d’identifier les responsables. Cette mortalité intervient dans un secteur marqué depuis plusieurs années par des tensions entre les autorités et les populations locales, notamment depuis le lancement, en 2022, d’un programme d’expulsion. Le gouvernement tanzanien estime que la croissance démographique réduit progressivement l’espace disponible pour la faune sauvage. La population vivant dans l’aire de conservation est passée d’environ 8 000 personnes en 1959 à plus de 100 000. Au Kenya voisin, dans l’écosystème d’Amboseli, au moins 20 éléphants sont également morts depuis juin. Une intoxication aux pesticides est suspectée, sans qu’un caractère accidentel ou intentionnel ait été établi.