- Isère : un cochon miniature vivant dans une ferme pédagogique à Montseveroux, a été tué par un chasseur lors d’une battue aux sangliers organisée le dimanche 4 octobre. L’opération se déroulait à proximité du Domaine du Charme, sans que les responsables de la ferme aient été informés, d’après la responsable de l’établissement. Vers 14 h 30, les chiens de chasse auraient effrayé les six cochons domestiques maintenus dans un enclos grillagé. Deux jeunes animaux se sont échappés et ont rejoint les bois, poursuivis par les chiens. Plusieurs coups de feu ont ensuite été entendus. L’un des fuyards a été retrouvé mort, atteint de deux balles. Son compagnon est revenu le lendemain, blessé à une patte par une morsure. La responsable, bouleversée par la mort de l’animal utilisé dans des activités de médiation animale auprès des enfants, a déposé plainte. Elle affirme qu’un chasseur lui aurait répondu : « Vous n’avez qu’à l’égorger et le manger ». L’OFB a été chargé de l’enquête. Le tireur aurait été identifié et une procédure disciplinaire engagée, selon la présidente de la FDC.

Autre fait divers : cinquante-quatre brebis sont mortes et huit autres ont été blessées dans une attaque attribuée à plusieurs loups, survenue dans la nuit du 8 au 9 octobre 2026, à l’alpage de la Fauge, à Villard-de-Lans, dans le massif du Vercors. Le bilan a été communiqué dimanche 11 octobre par la préfecture de l’Isère. Selon l’Office français de la biodiversité (OFB), une quinzaine de brebis ont été directement tuées par les prédateurs. Les autres sont mortes étouffées après s’être entassées au fond d’une combe en tentant de fuir. Le troupeau comptait environ 450 animaux. Cette attaque survient environ six semaines après un épisode similaire dans la Drôme voisine. Dans la nuit du 30 au 31 août, 64 brebis avaient péri à Bouvante, dans le Vercors drômois. Ces pertes relancent les préoccupations des éleveurs confrontés à la prédation dans les massifs alpins. Les carcasses des animaux morts devaient être évacuées par hélicoptère le lundi 12 octobre, avec l’appui de la Fédération des alpages de l’Isère

 

- Jura : samedi 10 octobre, l’OFB et la Direction départementale des territoires (DDT) du Jura ont organisé une vaste opération de contrôle dans le sud-est du département, autour de Saint-Claude. Les vérifications ont concerné plusieurs communes, notamment La Rixouse, Étival, Moirans-en-Montagne, Viry, Les Bouchoux, La Pesse, Bellecombe, Septmoncel-Les Molunes et Lajoux. Les agents ont notamment interrogé les chasseurs sur les consignes de sécurité communiquées par les responsables de battue en début de journée. Au total, près de 120 chasseurs ont été contrôlés par une vingtaine d’intervenants spécialisés. Une seule infraction a été constatée. Présent lors du bilan de l’opération, le sous-préfet François Huet a indiqué que les consignes de sécurité étaient globalement respectées. Pour la saison 2025-2026, le bilan national faisait état de 92 accidents de chasse, dont quatre mortels, contre 100 accidents et onze décès la saison précédente. Par ailleurs, la FDC a proposé au préfet l’utilisation de l’application « Chasse et Croisée », qui permet de géolocaliser les battues. Lors du contrôle du 10 octobre, une seule battue utilisait cet outil, destiné à informer chasseurs, randonneurs, cyclistes et autres usagers de la nature.

 

- Loire : le 23 octobre à 18 heures, la FDC organise une soirée technique consacrée à la lecture d’ailes de canards, de bécasses et de bécassines. Cette rencontre permettra aux participants de découvrir ou d’approfondir une méthode d’identification qui contribue à une meilleure connaissance des oiseaux prélevés à la chasse. L’examen des ailes fournit en effet des informations sur plusieurs caractéristiques des oiseaux, notamment leur âge et, selon les espèces, leur sexe. L’analyse du plumage permet de distinguer différentes classes d’âge et d’améliorer la connaissance des populations prélevées. Ces données présentent un intérêt pour le suivi cynégétique et scientifique. Recueillies selon des protocoles adaptés, elles peuvent contribuer à l’étude de la structure des prélèvements, des caractéristiques des oiseaux migrateurs et de l’évolution des populations au fil des saisons. La soirée organisée par la FDC 42 s’adresse ainsi à ceux qui souhaitent mieux connaître le gibier qu’ils chassent et comprendre comment les observations de terrain peuvent alimenter les connaissances scientifiques. Le lieu et les modalités d’inscription sont à confirmer auprès de la fédération.

 

- Loiret : le dimanche 4 octobre 2026, l’Office national des forêts (ONF), l’Office français de la biodiversité (OFB) et la Gendarmerie nationale ont mené une opération conjointe en forêt domaniale d’Orléans. L’intervention visait à intercepter les engins motorisés circulant illégalement dans les sous-bois. Cette action coordonnée s’inscrit dans les priorités du parquet en matière de lutte contre la délinquance environnementale. Elle rappelle que la circulation des véhicules motorisés en milieu naturel est soumise à des règles destinées à encadrer les usages et à préserver les espaces forestiers. L’opération a mobilisé les trois services de l’État sur le terrain. Les informations communiquées ne précisent toutefois ni le nombre de véhicules contrôlés, ni celui des infractions constatées, ni les éventuelles sanctions prises à l’issue de l’intervention.

 

- Lozère : un dramatique accident s’est produit dimanche 18 octobre, aux alentours de midi, à Cassagnas, dans les Cévennes. Un promeneur a été atteint par un tir effectué par un chasseur qui l’aurait pris pour un animal, selon les premières informations rapportées par la presse régionale. Les secours, dont un hélicoptère, ont rapidement été mobilisés. À leur arrivée, la victime était grièvement blessée. Elle aurait subi deux arrêts cardiaques avant de décéder, malgré l’intervention des équipes de secours. Une enquête a été ouverte afin de déterminer les circonstances précises du drame, notamment les conditions dans lesquelles le coup de feu a été tiré, et les raisons pour lesquelles le promeneur aurait été confondu avec un animal. À ce stade, les informations disponibles ne permettent pas d’établir avec certitude l’ensemble des circonstances de l’accident, ni de préciser les causes médicales exactes du décès. La survenue de deux arrêts cardiaques ne suffit pas, à elle seule, à déterminer le mécanisme ayant conduit à la mort. Les conclusions de l’enquête et, le cas échéant, les constatations médico-légales devront apporter les éclaircissements nécessaires. Ce nouveau drame rappelle les conséquences potentiellement irréversibles d’une erreur d’identification lors d’une action de chasse.

 

- Marne : dimanche prochain 25 octobre, l’abbaye de Trois-Fontaines-l’Abbaye accueillera une fête de la Saint-Hubert placée sous le signe des traditions cynégétiques et du patrimoine rural. Au programme : messe de la Saint-Hubert, bénédiction des chiens de chasse, sonneries de trompes et animations dans le cadre historique de l’ancienne abbaye cistercienne. Patron des chasseurs, Saint-Hubert occupe une place particulière dans la culture cynégétique. Chaque automne, sa fête donne lieu à des rassemblements qui associent spiritualité, musique traditionnelle et hommage aux chiens, partenaires essentiels des chasseurs. À Trois-Fontaines, cette manifestation offre également l’occasion de valoriser un site patrimonial remarquable du Grand Est et de faire vivre les traditions locales. L’entrée est annoncée libre.

 

- Nord : depuis février 2026, six faucons pèlerins ont été retrouvés morts ou blessés à Condé-sur-l’Escaut. Face à ces faits répétés, le, ou les auteurs sont activement recherchés, et des éventuels témoins sont invités à faire pat de leurs observations auprès de l’OFB. Quatre rapaces au moins présentaient des traces de plomb compatibles avec des tirs par arme de chasse. Deux oiseaux sont morts. Cinq des six victimes ont été découvertes dans un rayon d’environ 100 mètres autour d’un château d’eau où niche cette espèce protégée. Le sixième a été retrouvé à près de deux kilomètres. Le site abrite également une antenne-relais. Au printemps 2025, la présence des faucons pendant leur reproduction avait perturbé le réseau téléphonique local, retardant certaines interventions sur l’installation. La LPO évoque cette coïncidence temporelle parmi les pistes possibles, sans pouvoir établir de lien avec les tirs. Deux plaintes contre X ont été déposées.

Autre fait divers : le 16 septembre 2026, un ancien adhérent de la FDC a saisi le tribunal administratif de Lille en référé-suspension. Il contestait notamment l’arrêté préfectoral du 16 juin 2026 approuvant le plan de gestion cynégétique du lièvre pour la saison 2026-2027. L’audience s’est tenue le 25 septembre, et le 29 septembre, la FDC apprenait le rejet de l’ensemble des demandes, par le juge des référés. Selon la FDC59, une suspension de l’arrêté aurait empêché environ 22 000 chasseurs du département de chasser le lièvre durant la saison en cours. Le plan de gestion encadre les prélèvements en s’appuyant sur le suivi des populations et fixe les conditions de cette chasse. La décision permet donc au dispositif de rester applicable. Elle ne préjuge toutefois pas du jugement sur le fond du dossier et peut encore faire l’objet d’un recours. La Fédération a informé ses adhérents de la procédure, de son issue et des frais juridiques engagés.

 

- - Haute-Saône : deux hommes ont été condamnés, mardi 13 octobre, par le tribunal correctionnel de Vesoul, pour des faits de braconnage impliquant des cerfs et des sangliers. L’un d’eux écope de quatre mois de prison ferme. L’affaire repose sur des tirs nocturnes illégaux, parfois effectués en direction d’habitations proches, ainsi que sur des poursuites de sangliers en voiture. Une douzaine de carcasses auraient également été abandonnées en lisière de forêt. L’enquête menée conjointement par la gendarmerie et l’OFB a permis d’identifier les deux mis en cause. Des vidéos retrouvées au cours des investigations ont contribué à étayer le dossier. Au-delà des infractions à la réglementation de la chasse, les faits soulèvent d’importantes questions de sécurité. Les tirs de nuit, l’usage d’un véhicule pour poursuivre les animaux et la proximité des habitations font courir des risques qui dépassent largement la seule atteinte à la faune sauvage.

 

- Haute-Savoie : le tribunal administratif de Grenoble a suspendu, le 12 octobre 2026, la chasse au lièvre variable, au tétras-lyre et à la perdrix bartavelle en Haute-Savoie pour la saison 2026-2027. Ces décisions font suite à des recours déposés par l’association One Voice. Concernant le lièvre variable, la juge des référés a suspendu l’arrêté préfectoral autorisant sa chasse du 20 septembre au 11 novembre 2026. Le classement de l’espèce comme vulnérable sur la liste rouge régionale d’Auvergne-Rhône-Alpes et les éléments relatifs à son état de conservation ont été retenus dans l’examen du dossier. Pour le tétras-lyre, la suspension concerne 68 décisions individuelles autorisant le prélèvement de 212 oiseaux. Pour la perdrix bartavelle, elle porte sur l’arrêté fixant à 23 le nombre maximal d’autorisations de prélèvement. Dans les trois affaires, la juge a relevé des doutes sérieux quant au respect des règles de participation du public. Pour le lièvre variable et le tétras-lyre, elle a également retenu des interrogations concernant la conservation des espèces.

 

- Pyrénées-Orientales : la forêt de la Massane abrite une réserve intégrale de 10 hectares interdite au public. Située au cœur de la réserve naturelle nationale, créée en 1973 près d’Argelès-sur-Mer, cette zone est consacrée à l’observation de l’évolution naturelle des écosystèmes. La réserve naturelle s’étend sur 336 hectares et compte 10 200 espèces recensées. Selon les informations présentées, elle détient un record mondial d’effort d’inventaire rapporté à la surface étudiée. Les insectes saproxyliques, qui dépendent du bois mort pour leur développement, font notamment partie des groupes étudiés. Plus de 1 360 espèces de diptères y ont été recensées. La forêt bénéficie d’une longue période sans exploitation forestière. Les coupes y ont été interrompues vers 1850, afin notamment de protéger les sols et les sources de la haute vallée. Plus de 120 hectares de hêtraie n’ont ainsi pas fait l’objet de récoltes de bois. Le site a été inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO en 2021. La réserve intégrale constitue un espace de référence pour les scientifiques qui étudient le fonctionnement des écosystèmes forestiers, la biodiversité et les effets du changement climatique. Les observations à long terme permettent notamment de suivre les évolutions des espèces et de leur environnement dans une forêt peu soumise aux interventions humaines directes. L’accès à cette zone de 10 hectares est interdit au public afin de préserver les conditions d’observation. La forêt de la Massane constitue ainsi un site scientifique majeur pour l’étude de la biodiversité forestière et de son évolution.

 

- Paris : Le musée de la Chasse et de la Nature, dans le 3e arrondissement de Paris, présente l’exposition « Ce qui reste. Lionel Sabatté », du 15 octobre 2026 au 21 février 2027. L’artiste, nommé au prix Marcel Duchamp 2025, y expose des sculptures, des tapisseries et des créations réalisées à partir de matériaux inhabituels, notamment de poussière, de métal, de ciment et de fragments organiques. Déployée sur trois étages, l’exposition rassemble plusieurs séries d’œuvres qui interrogent la perte, la transformation de la matière et le rapport au vivant. Dans la cour du musée, la sculpture en bronze Mort fertile représente un cerf en train de perdre ses bois. À l’intérieur, un ours réalisé en ciment romain, des chouettes obtenues par oxydation et des oiseaux métalliques prennent place au milieu des collections permanentes. L’artiste présente également des tapisseries réalisées à Aubusson, dans lesquelles les motifs du pelage animal sont détournés, ainsi que des sculptures figurant des silhouettes humaines fragmentées. Au deuxième étage, des compositions inspirées de la forêt associent photographies, poussières et créatures hybrides fabriquées à partir de papillons abîmés, d’abeilles mortes et d’autres éléments organiques. Cette exposition prolonge une collaboration engagée en 2017 entre Lionel Sabatté et le musée, qui avait alors acquis trois hirondelles réalisées avec la poussière des salles de l’établissement. À travers ces œuvres, l’artiste explore les matières dégradées, les restes et les éléments habituellement considérés comme répugnants, qu’il transforme en nouvelles formes artistiques.

 

- Vendée : l’Armurerie du Bocage, installée aux Achards, a fait l’objet d’une revendication de fuite de données par un pirate informatique. Celui-ci affirme avoir récupéré près de 300 Mo de données, ainsi qu’une base de lignes concernant environ 1 000 personnes. Selon les échantillons examinés, les fichiers contiennent des coordonnées personnelles, des copies de pièces d’identité, des numéros de permis ou de licence et 439 factures détaillant certains achats. Plusieurs documents mentionneraient le modèle, la catégorie et le numéro de série d’armes, associés à l’identité et à l’adresse de clients. Les données comprennent également des informations sur les commandes et les livraisons, certaines remontant à 2019, d’autres à septembre 2026. Des mots de passe apparaissent sous forme hachée dans les exemples consultés. Cette exposition pourrait favoriser l’usurpation d’identité, les tentatives d’escroquerie et présenter des risques de sécurité physique, en révélant des achats d’armes potentiels. La méthode d’intrusion reste inconnue.

 

- Vienne : le directeur du château de Dissay a comparu le 8 octobre 2026 devant le tribunal correctionnel de Poitiers après avoir tiré sur un ragondin depuis la cuisine de l’établissement. Le parquet poursuivait le prévenu pour mise en danger de la vie d’autrui, une infraction examinée avec sérieux par les magistrats malgré les circonstances inhabituelles. Les juges ont finalement relaxé le directeur de ce chef de poursuite. Toutefois, l’affaire a également mis en évidence une irrégularité concernant l’arme utilisée : la carabine n’était pas déclarée. Pour cette infraction, une peine de trois mois d’emprisonnement avec sursis a été prononcée. L’affaire illustre les conséquences judiciaires possibles d’un tir réalisé dans des conditions qui ne respectent pas les règles applicables aux armes et à leur utilisation. Si le tribunal n’a pas retenu la mise en danger de la vie d’autrui, la question de la déclaration de l’arme a, elle, conduit à une condamnation. Le jugement distingue ainsi les faits reprochés au titre du danger créé par le tir de l’irrégularité liée à la détention de la carabine.

 

- Yonne : une intervention des démineurs a eu lieu mardi à Pont-sur-Yonne, après la découverte de grenades et de plusieurs engins militaires dans deux caisses déposées chez un armurier. Selon Guillaume Blanc, le gérant de l’établissement, une cliente était venue lundi matin remettre deux fusils et deux caisses, sans connaître précisément leur contenu. À l’ouverture des caisses, l’armurier a découvert notamment des grenades encore goupillées et plusieurs mortiers. Il a immédiatement alerté la gendarmerie et placé les caisses dans la chambre forte de son établissement. L’armurerie a été évacuée et fermée lundi, dans l’attente de l’intervention des spécialistes du déminage. Mardi matin, deux démineurs venus de Versailles sont intervenus. L’opération a duré environ trente minutes. Ils ont sécurisé et neutralisé plusieurs engins, dont un mortier de Famas et des grenades, avant de récupérer les éléments restants pour les transporter vers leur dépôt de Versailles, où ils devaient être détruits. D’après l’armurier, les grenades avaient été transportées dans le coffre de la voiture de la cliente. Le commerçant, installé à Pont-sur-Yonne depuis trois ans, a relaté les faits sur les réseaux sociaux, où il déplore que son établissement soit régulièrement utilisé pour se débarrasser d’objets dangereux sans identification préalable de leur nature.

 

- Territoire de Belfort : Marie-Antoinette Hans, habitante de Leval, représentera la France au Mondial de la chasse, organisé du 22 au 25 octobre 2026 à Niš, en Serbie. Elle s’est qualifiée après avoir remporté les championnats de France, avec son chien Orion, un braque d’Auvergne de sept ans. La compétition évalue à la fois la précision du tir, le travail du chien et la complicité entre l’animal et sa maîtresse. Pourtant, ses débuts ont été difficiles. Orion craignait les coups de feu et Marie-Antoinette Hans, fascinée par les mouvements de son chien, en oubliait parfois de tirer. Devenue chasseresse à la cinquantaine, elle confie également éprouver encore une certaine méfiance lorsqu’elle tient une arme, consciente qu’un tir ne peut être annulé. Malgré son titre national, la Terrifortaine aborde cette échéance avec modestie. Face à d’anciens champions du monde, elle ne se voit pas gagner. Sa qualification constitue déjà une réussite et elle souhaite surtout profiter de cette expérience internationale. Elle espère notamment vivre l’émotion de la Marseillaise. À Niš, en Serbie, elle pourra mesurer ses progrès après seulement quatre années de compétition.

 

A l’étranger

 

- Allemagne : le débat sur l’interdiction d’importer des trophées de chasse en France suscite l’opposition des défenseurs de la chasse durable. Le CIC estime que de telles restrictions risquent d’affaiblir certains mécanismes économiques qui contribuent à la conservation de la faune sauvage. Selon l’organisation, lorsqu’elle est strictement réglementée et fondée sur des données scientifiques, la chasse aux trophées génère des revenus destinés à financer la protection des habitats, la gestion des populations animales et le développement des communautés locales. Dans certaines régions d’Afrique, les recettes liées à cette activité participent au financement de programmes de conservation et procurent des emplois aux populations vivant à proximité de la grande faune. Le CIC souligne qu’une interdiction d’importation pourrait réduire la valeur économique attribuée aux animaux sauvages et, par conséquent, affaiblir les incitations locales à préserver certaines espèces et leurs habitats. Ces conséquences potentielles dépendent toutefois des pays, des espèces et des dispositifs de gestion concernés. En France, SCI France et le Comité Europe du Safari Club International participent à la mobilisation contre l’interdiction envisagée. Le CIC réclame un débat fondé sur les preuves scientifiques et tenant compte des intérêts des communautés directement impliquées dans la conservation.

 

- Arabie Saoudite : deux faucons de Mongolie ont été vendus pour un montant total de 550 000 riyals saoudiens, soit environ 130 000 euros, lors de la soirée inaugurale du Salon saoudien international des Faucons et de la Chasse 2026. Organisée à Malham, au nord de Riyad, cette vente aux enchères a donné lieu à une vive compétition entre fauconniers. Pour la deuxième année consécutive, le salon consacre un espace spécifique aux faucons de Mongolie, particulièrement recherchés par les amateurs de fauconnerie du Royaume et de la région. L’événement, organisé du 1er au 10 octobre, a rassemblé professionnels et passionnés autour de la fauconnerie et de la chasse. Son programme comprenait également des activités d’aventure, des expéditions ainsi que différentes animations culturelles et éducatives. La vente de ces deux oiseaux illustre la valeur accordée aux faucons dans la tradition cynégétique et culturelle saoudienne, où la fauconnerie occupe une place historique.

 

- Etats-Unis : le plus grand écoduc du monde doit être inauguré le 2 décembre 2026 à Agoura Hills, en Californie. Baptisé Wallis Annenberg Wildlife Crossing, cet ouvrage végétalisé enjambera les dix voies de l’autoroute US 101, au nord-ouest de Los Angeles. Des retards liés aux fortes pluies pourraient toutefois repousser la fin des travaux. Le pont permettra à la faune de franchir cette infrastructure routière qui sépare les monts Santa Monica des reliefs situés plus au nord. Le projet vise notamment à faciliter les déplacements des pumas, dont les populations locales souffrent d’un isolement génétique. Les lynx roux, coyotes, renards et cerfs mulets pourront également emprunter ce passage. Recouvert de terre et de végétation indigène, l’écoduc doit assurer une continuité avec les habitats naturels environnants. Son coût dépasse les 100 millions de dollars. Le projet vise à réduire les collisions entre véhicules et animaux, tout en reconnectant des milieux naturels fragmentés par les infrastructures humaines. Il constitue une réalisation majeure pour la restauration des corridors écologiques en Californie.

 

- Guatemala : au cours de l’été dernier, une photo a réjoui les protecteurs de ce grand félin. L’image a été obtenue grâce au dispositif de surveillance déployé par l’organisation Panthera et le CONAP, l’organisme guatémaltèque chargé des aires protégées, avec la participation de l’organisation locale FUNDAECO. Le corridor relie notamment la réserve de Sierra Caral, au Guatemala, au parc national de Cusuco, au Honduras. Il joue un rôle essentiel dans les déplacements des jaguars entre différentes populations d’Amérique centrale. Cette continuité forestière est cependant menacée par l’expansion agricole, la fragmentation des habitats, les routes et le braconnage. Bien que l’Union internationale pour la conservation de la nature classe le jaguar comme « quasi menacé » à l’échelle mondiale, plusieurs populations régionales sont en danger. La surveillance de ce corridor constitue donc un enjeu majeur pour maintenir les échanges génétiques et préserver l’avenir de l’espèce en Amérique centrale.

 

- Niger : une éruption de pétrole brut et de gaz survenue sur le puits Goumeri W8, dans le bloc pétrolier d’Agadem, à l’est du Niger, provoque une importante pollution. Le 12 octobre, les autorités ont qualifié l’incident de « gravité exceptionnelle ». D’importantes quantités de pétrole et de gaz ont été projetées. Aucun décès n’a été signalé, mais deux employés ont été blessés et hospitalisés. Le site est exploité par CNPC Niger Petroleum S.A., filiale de la compagnie chinoise China National Petroleum Corporation. Selon les autorités, la situation était partiellement contenue au 12 octobre, sans être totalement maîtrisée. La plateforme est fortement dégradée et l’intégrité de deux puits voisins, Goumeri W3 et W4, est compromise. Les causes de l’incident restent à établir. Le gouvernement a annoncé des mesures destinées à prévenir les incendies, à limiter les dommages environnementaux et à sécuriser les installations voisines. Une enquête indépendante a été ouverte avec l’appui d’experts algériens. Les conséquences potentielles dépassent les seules installations pétrolières. Le Groupe de réflexion et d’action sur les industries extractives au Niger (GREN) a notamment alerté sur les risques de contamination des sols, des pâturages et des ressources en eau. Ces pollutions pourraient également affecter la faune sauvage, notamment les animaux fréquentant les points d’eau et les espaces contaminés. À ce stade, aucune donnée précise n’a été communiquée. Le Niger produit du pétrole depuis 2011. Dans la région d’Agadem, l’extraction atteint environ 90 000 barils de brut par jour, selon les chiffres cités dans les informations disponibles.

 

- Suisse : le canton de Vaud prévoit de prélever 612 cerfs cette saison, soit environ 20 % de plus que les objectifs fixés en 2024 et 2025. Cette hausse s’explique par la progression des effectifs et par les dégâts occasionnés aux forêts et aux cultures agricoles. Réapparu dans le canton dans les années 1980, le cerf bénéficie notamment d’hivers moins rigoureux. Son broutage peut compromettre la régénération naturelle des arbres, dans des forêts déjà fragilisées par les sécheresses et les ravageurs. Les cultures de colza sont également touchées, avec des pertes de rendement pouvant dépasser 50 % dans certaines parcelles. Les prélèvements prévus se répartissent entre le Jura, avec 307 animaux, et les Alpes, avec 297, auxquels s’ajoutent huit cerfs en chasse individuelle. Les objectifs varient selon les secteurs et tiennent compte des comptages, des dégâts observés et de la présence des grands prédateurs. Parallèlement, le canton renforce la gestion du sanglier, responsable de dommages agricoles, tandis que les prélèvements de chamois restent limités à 237 animaux. Depuis le 1er août 2026, Vaud interdit en principe les munitions au plomb, afin de réduire la contamination des sols, des eaux et de la chaîne alimentaire.

Autre fait divers : six loups ont été abattus entre le 8 et le 11 octobre 2026 dans le périmètre de la meute de Nanz, en Valais. Les données publiées par le canton font état de deux animaux tués le 8 octobre, puis de quatre autres le 11 octobre, dont un adulte et trois jeunes. Ces tirs s’inscrivent dans le cadre de la régulation proactive du loup pour la saison 2026-2027. Le 30 septembre, l’Office fédéral de l’environnement (OFEV) avait autorisé le prélèvement complet de la meute de Nanz. Cette décision est valable jusqu’au 31 janvier 2027. La mise en œuvre de cette autorisation a été précédée de démarches administratives. Les interventions ont été réalisées par les gardes-faune dans le cadre du dispositif cantonal de régulation. Le canton justifie ces opérations par la volonté de réduire les conflits liés à la prédation sur les animaux d’élevage dans les secteurs concernés.