- Bouches-du-Rhône : dans le département, la lutte contre les attaques de loups sur les troupeaux représente un coût financier important. En 2025, environ 1,2 million d’euros d’aides publiques ont été mobilisés pour financer des dispositifs de protection, sans que les éleveurs n’observent une baisse significative des prédations. Au Puy-Sainte-Réparade, un éleveur a recensé sept attaques en un an.
À l’échelle départementale, 72 actes de prédation ont été enregistrés l’an dernier, entraînant la mort d’environ 150 ovins. Pour tenter de prévenir ces attaques, les services de l’État ont déployé différents moyens : gardiennage humain, installation de clôtures électrifiées et mise en place de 266 chiens de protection. Malgré cet arsenal, les attaques se poursuivent, soulevant des interrogations sur l’efficacité réelle des mesures engagées. Le loup, espèce strictement protégée, continue d’étendre son territoire, une évolution qualifiée de colonisation naturelle par les autorités. Les éleveurs dénoncent pour leur part un système coûteux qui modifie profondément les pratiques d’élevage, tout en peinant à répondre aux difficultés rencontrées sur le terrain. Le débat reste ouvert sur l’adaptation des politiques publiques face à cette situation.
- Corse : une battue organisée le samedi 31 janvier par l’Association communale de chasse agréée (ACCA) d’Aullène, en Corse-du-Sud, a conduit au prélèvement d’un sanglier d’un gabarit exceptionnel. L’animal, prélevé lors de cette sortie, a affiché un poids proche de 180 kilos, rarement observé sur le territoire insulaire. La chasse réunissait neuf chasseurs accompagnés de leurs chiens, aux abords de cette commune de l’Alta Rocca, située en zone montagneuse et comptant moins de 200 habitants. Lors de la battue, les chiens ont rapidement lancé un sanglier particulièrement imposant. Au cours de la poursuite, l’animal a blessé l’un des chiens avant de se diriger vers un traqueur. Face à une situation jugée dangereuse, le chasseur a fait usage de son arme, mettant fin à la charge. Le transport de l’animal jusqu’au local de chasse a nécessité des moyens adaptés en raison de sa masse. L’âge du sanglier est estimé à six ou sept ans. Cette prise a été reconnue « exceptionnelle » par les participants, et a suscité de nombreuses réactions dans le monde de la chasse.
- Côte d’Or : implanté sur le territoire du Parc national des forêts, le collectif Laine réunit éleveurs et artisans autour d’un objectif commun : relancer localement une filière laine, de la brebis à l’objet fini. Le projet s’appuie sur des pratiques agricoles respectueuses des paysages et sur la valorisation d’une matière naturelle, durable et profondément ancrée dans le territoire.
Le collectif rassemble Gabrielle Bersonnet, éleveuse de mérinos précoces en agriculture biologique à Menesble ; Pierre Bellanger, berger de plaine pratiquant le pâturage extensif et transhumant, ainsi que Sophie Créton, récemment tournée vers le feutre après un parcours dans l’émail sur métal. Ensemble, ils expérimentent les usages de laines locales aux qualités complémentaires : laines longues adaptées au feutrage et au rembourrage, ou laines fines destinées au fil et au feutre textile. Au-delà de la production, le collectif mène des actions de transmission et de sensibilisation : formations, ateliers, fêtes de la laine, rencontres entre éleveurs, artisans et habitants. Soutenu par un réseau de bénévoles, il souhaite créer à terme un atelier de transformation complet et renforcer les liens entre acteurs ruraux. Une collecte participative est lancée afin d’acquérir le matériel nécessaire, première étape concrète vers une filière laine vivante, locale et partagée.
- Gironde : un accident de chasse s’est produit le dimanche 1er février en fin d’après-midi à Soulac-sur-Mer. Un homme de 37 ans a été grièvement blessé à la main par un tir de fusil au cours d’une partie de chasse. Les faits se sont déroulés vers 17 heures, route de Neyran. Alertés rapidement, les secours se sont rendus sur place pour prendre en charge la victime. Compte tenu de la gravité de la blessure, l’intervention du Smur a conduit à une évacuation en urgence par hélicoptère. Le chasseur a été héliporté par Dragon 33 vers le centre hospitalier universitaire de Bordeaux. À ce stade, les circonstances exactes de l’accident ne sont pas connues. Les conditions dans lesquelles le coup de feu est parti restent à déterminer. Une enquête a été ouverte et confiée à la gendarmerie afin de faire la lumière sur les faits et d’établir les responsabilités éventuelles.
- Hérault : la Cour d’appel de Montpellier a relaxé l’exploitant du parc éolien de Bernagues, initialement condamné en première instance pour la mort d’un aigle royal en janvier 2023. La décision, rendue jeudi, s’appuie sur une évolution récente du code de l’environnement issue de la loi d’orientation agricole de mars 2025.
En première instance, le tribunal correctionnel de Montpellier avait reconnu la responsabilité de la société Énergie Renouvelable du Languedoc (ERL) et ordonné l’arrêt du parc pour un an. Cette mesure est annulée, permettant la reprise immédiate de l’exploitation des sept éoliennes implantées sur le massif de l’Escandorgue. La Cour a estimé que la nouvelle rédaction du code de l’environnement impose désormais de démontrer une intention délibérée ou une négligence grave, pour caractériser une atteinte à la conservation d’espèces protégées. Jusqu’alors, une simple imprudence suffisait. Les juges ont considéré que ces critères n’étaient pas réunis. Rappelons que le 10 janvier 2023, un aigle royal équipé d’un GPS avait percuté une pale à la suite d’un dysfonctionnement du système de détection des oiseaux. Les associations parties civiles, dont la LPO et France Nature Environnement, dénoncent une décision affaiblissant la protection de la faune sauvage et attendent la position du parquet général.
- Jura : après plus de huit années de travaux, la Fédération départementale des chasseurs du Jura (FDC 39) a achevé la phase de collecte de données du programme scientifique Ecolemm, mené sur le secteur de Syam. Lancée en 2017, cette étude porte sur le chevreuil et le chamois en milieu de moyenne montagne. Au total, 92 chevreuils et 111 chamois ont été suivis au cours du programme. Certains chevreuils ont été équipés de colliers GPS afin d’analyser leurs déplacements, leur utilisation de l’espace, leurs comportements saisonniers et leur réaction aux perturbations environnementales. Les captures ont été réalisées selon des protocoles stricts, uniquement dans le but d’équiper les animaux avant leur remise en liberté. L’étude est conduite en partenariat avec la Fédération des chasseurs de l’Ain, le CNRS et l’Office français de la biodiversité. Elle vise à mieux comprendre l’évolution des populations dans le massif jurassien, en tenant compte de plusieurs facteurs, dont la chasse, la prédation du lynx et les effets du changement climatique. La phase d’analyse des données débute désormais et devrait s’étendre sur près de deux ans. Les résultats serviront à orienter les pratiques de gestion des populations et des habitats.
- Loiret : la sénatrice du Loiret, Pauline Martin, a interpellé le Gouvernement sur la prolifération des sangliers et les dégâts qu’ils occasionnent dans les territoires ruraux et péri-urbains, notamment dans le secteur de Fontenay-sur-Loing. Dans sa question, l’élue souligne l’augmentation des dommages matériels signalés par les élus locaux et constatés dans de nombreuses régions françaises. Les conséquences touchent plusieurs acteurs.
Les particuliers font face à des dégradations sur leurs propriétés, les collectivités doivent réparer des équipements publics endommagés, et les agriculteurs subissent des pertes de rendement liées aux dégâts sur les cultures, ainsi qu’une insécurité accrue lors des travaux agricoles. Si des dispositifs d’indemnisation existent, ils sont jugés par certains acteurs insuffisants ou inadaptés à l’ampleur des dommages constatés. La sénatrice pointe également une répartition jugée déséquilibrée des charges financières, qui pèsent sur les agriculteurs, les collectivités et les sociétés de chasse. Elle demande au Gouvernement quelles mesures de prévention et de régulation pourraient être renforcées, notamment en zones péri-urbaines, et quels ajustements financiers sont envisagés pour améliorer l’indemnisation des victimes.
- Maine-et-Loire : le dimanche 25 janvier, une chienne a été blessée lors d’une attaque de sanglier dans le parc des Ardoisières, à Trélazé, près d’Angers. L’animal, un border collie de trois ans, se promenait avec ses propriétaires lorsqu’il s’est engagé dans des buissons. C’est à ce moment qu’il a été attaqué par un sanglier. Alertés par les cris de la chienne, ses propriétaires ont rapidement pu la récupérer. Blessée au ventre et à une patte, elle a été transportée chez un vétérinaire après des premiers soins prodigués au domicile. Le diagnostic a révélé une plaie abdominale et une entorse, sans fracture. Des soins comprenant pansements, antibiotiques et antalgiques ont été administrés. La municipalité et la FFC du Maine-et-Loire rappellent la nécessité de la vigilance dans ce parc, connu pour abriter une population de sangliers. Coincé entre zones urbanisées et secteurs de chasse, le site constitue un refuge pour ces animaux. Depuis décembre, seize sangliers y ont été capturés à l’aide de cages. De nouvelles mesures de régulation sont à l’étude.
- Haute-Marne : la FDC 52 a publié un communiqué afin de clarifier les informations relatives à une éventuelle baisse du prix des bracelets sanglier. Plusieurs chasseurs avaient fait état d’un tarif annoncé à 5 euros à compter du mois de février, information reprise par des médias. La FDC précise que le bracelet sanglier pour la saison 2025-2026 demeure fixé à 30 euros jusqu’à la fermeture de la chasse. En revanche, une réduction de 25 euros par bracelet utilisé en février et mars sera intégrée au budget de la saison 2026-2027. Cette mesure sera soumise au vote de l’assemblée générale prévue en 2026. La réduction sera appliquée lors de la facturation 2026-2027, en tenant compte du nombre de bracelets prélevés en février et mars 2026. Ces bracelets ont pour objectif de contribuer à une baisse durable des populations de sangliers. Ils ne seront pas reconduits automatiquement dans les futures attributions et n’auront pas d’impact sur le calcul de la contribution territoriale. La Fédération appelle à la mobilisation des chasseurs afin de poursuivre les efforts de régulation.
- Oise : située au cœur de la forêt domaniale d’Ermenonville, la réserve biologique de la Haute Chaume constitue l’un des derniers ensembles de landes et de pelouses sèches des Hauts-de-France. Depuis 2023, ce site bénéficie d’un statut de protection renforcé.
Il s’étend sur un massif forestier de 3 326 hectares et abrite des habitats devenus rares à l’échelle régionale. Ces paysages ouverts, installés sur des sols sableux, sont hérités de pratiques pastorales anciennes. En l’absence de gestion, ces milieux se referment progressivement, sous l’effet du développement de la végétation ligneuse et de la fougère. Pour maintenir ces habitats, l’Office national des forêts met en œuvre plusieurs actions : pâturage extensif par des troupeaux ovins, battage de fougères à cheval et interventions mécaniques ciblées. Le site se distingue également par sa richesse écologique, marquant la limite nord de répartition de certaines espèces animales et végétales. Intégrée au réseau Natura 2000, la réserve fait l’objet d’une gestion partenariale visant à concilier préservation de la biodiversité, usages traditionnels et transmission d’un patrimoine naturel fragile. (Photo ONF)
- Orne : le préfet a décidé de prolonger d’un mois la campagne de chasse au sanglier dans le département. Un arrêté pris le mercredi 28 janvier 2026 repousse la fermeture initialement prévue au 28 février, jusqu’au 31 mars 2026. Cette décision fait suite à plusieurs saisines d’exploitants agricoles faisant état de dégâts persistants, malgré les prélèvements réalisés par les chasseurs et les opérations de régulation menées par les lieutenants de louveterie. Les services de l’État estiment cette prolongation nécessaire afin de limiter les dommages agricoles et de réduire les risques sanitaires, notamment liés à la tuberculose bovine. Jusqu’au 31 mars, la chasse au sanglier est autorisée à l’affût, à l’approche ou en battue sur l’ensemble du département. Par ailleurs, des autorisations préfectorales individuelles permettront la poursuite de la chasse à l’affût et à l’approche du 1er avril au 31 mai. Selon la préfecture, cette mesure s’inscrit dans une démarche de gestion durable des populations de sangliers, adaptée à la situation locale.
- Pas-de-Calais : une battue administrative d’ampleur s’est déroulée le lundi 2 février dans le secteur des dunes de Fort-Mahon et des Salines, à Sangatte. L’opération, menée dès les premières heures de la matinée jusqu’à 14 heures, a entraîné l’abattage de sept sangliers. Pour sécuriser l’intervention, plusieurs routes départementales et communales ont été temporairement fermées à la circulation, tout comme la digue Royale. Environ une cinquantaine de chasseurs et de rabatteurs ont été mobilisés pour quadriller un cordon dunaire long de près de quatre kilomètres. Cette battue a été organisée à la demande des autorités préfectorales et confiée aux louvetiers départementaux, en lien avec EDEN 62, avec la participation des chasseurs locaux. Selon les responsables, la décision fait suite à une augmentation significative du nombre de sangliers dans ce secteur littoral. Les autorités évoquent des risques accrus pour la sécurité routière, en particulier pour les automobilistes, cyclistes et motards fréquentant les axes proches du littoral. L’opération s’inscrit dans un cadre de régulation destiné à limiter ces dangers.
- Pyrénées-Atlantiques : un grand tétras a été observé à plusieurs reprises sur les pistes de la station de ski de la Pierre Saint-Martin. L’oiseau se montrait particulièrement peu farouche, évoluant à proximité immédiate des skieurs et des installations.
Plusieurs témoins ont rapporté des rencontres rapprochées avec l’animal, qui ne manifestait aucune crainte des personnes présentes sur le domaine skiable. Cette situation inhabituelle a conduit l’ONF à intervenir afin d’assurer la protection de l’oiseau. Le grand tétras a finalement été capturé puis déplacé vers un secteur plus adapté, auprès de ses congénères, afin de limiter les risques liés à la fréquentation humaine. Ce comportement atypique, parfois qualifié de « coq fou », est connu chez certains individus, notamment chez les jeunes mâles. La population de grand tétras est en déclin dans les Pyrénées, ce qui rend ces observations exceptionnelles. Les gestionnaires rappellent l’importance de préserver la tranquillité de cette espèce sensible.
- Pyrénées-Orientales : une tradition hivernale continue de rassembler habitants et visiteurs : la fête de l’ours. Inspirée d’une légende ancestrale, elle met en scène un ours sauvage ayant enlevé une jeune bergère, avant d’être traqué puis maîtrisé par les villageois. Cette célébration, profondément ancrée dans la culture catalane, est inscrite depuis 2022 au patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO. Ainsi, chaque année, la fête se déroule selon un calendrier immuable dans trois communes du Haut-Vallespir. Elle débute à Arles-sur-Tech le premier dimanche de février, se poursuit à Prats-de-Mollo-la-Preste le deuxième dimanche, puis s’achèvera à Saint-Laurent-de-Cerdans. Dès le matin, fanfares, danses et cortèges animent les ruelles bondées. L’ours, incarné par un homme couvert de peaux et de suie, effraie la foule avant d’être capturé, rasé et symboliquement humanisé sur la place du village. Autour de plats traditionnels comme les boles de picolat, la fête célèbre à la fois la fin de l’hiver et la transmission vivante des traditions locales, chères aux habitants et désormais reconnues bien au-delà du territoire.
- Somme : une battue administrative de régulation s’est déroulée le lundi 2 février 2026 au sein de la réserve naturelle nationale de la baie de Somme. L’opération, ordonnée par la préfecture, visait à limiter la présence croissante de mouflons et de sangliers sur le littoral, notamment dans le secteur du Crotoy. Ces dernières semaines, photos et vidéos largement diffusées sur les réseaux sociaux ont mis en évidence des groupes importants de mouflons évoluant librement sur l’estran. À cette situation s’ajoute une augmentation des déplacements de sangliers, à l’origine de dégâts sur les cultures et les propriétés privées. Selon les services de l’État, cette hausse des effectifs engendre des impacts à la fois pour les activités humaines et pour l’équilibre écologique local. Face à ce constat, l’opération de régulation a été programmée dans ce secteur sensible, connu du grand public pour ses colonies de phoques. Au cours de la battue, une trentaine de mouflons et de sangliers ont été abattus. La préfecture précise que cette intervention s’inscrit dans une démarche encadrée de gestion de la faune sauvage, adaptée aux enjeux spécifiques du territoire.
- Var : la Fédération départementale des chasseurs (FDC 83) a créé l’Espace Baroni, un lieu ouvert au grand public destiné à présenter la chasse sous un angle pédagogique.
Installé au sein même des locaux de la Fédération, cet espace a été conçu pour expliquer les pratiques cynégétiques dans leur contexte environnemental, scientifique et culturel. L’Espace Baroni propose une approche muséographique visant à mieux faire comprendre le rôle de la chasse dans la gestion des milieux naturels, la biodiversité et la faune sauvage. Le projet s’adresse aussi bien aux non-chasseurs qu’aux scolaires ou aux curieux souhaitant découvrir ces thématiques. Selon la FDC 83, cette initiative répond à une volonté de transparence et de dialogue, dans un contexte où la chasse suscite régulièrement des débats. Le lieu met en avant les enjeux de gestion des espèces, de préservation des habitats et de cohabitation des usages sur les territoires ruraux. Accessible à tous, l’Espace Baroni s’inscrit dans une démarche de médiation et de transmission, visant à recréer du lien entre le grand public et les réalités du terrain cynégétique varois.
- Nouvelle-Calédonie : le tribunal correctionnel de Nouméa a examiné, le jeudi 29 janvier, une affaire de chasse de nuit survenue en août 2023 sur une propriété privée située à Dumbéa. Quatre hommes étaient poursuivis pour chasse de nuit en réunion, avec arme et usage d’un véhicule.
Les faits se sont déroulés dans la nuit du 25 août 2023, vers 2 heures du matin. Les gendarmes ont interpellé les prévenus dans une servitude proche de la RT1, sur la propriété Renard. Tous portaient une tenue de chasse. Lors de la fouille du véhicule, un fusil et un couteau ont été découverts. Un seul des quatre hommes était titulaire d’un permis de chasser valide. Absents à l’audience, les prévenus, âgés de 30 à 60 ans, sont tous connus de la justice. La province Sud, représentée à l’audience, s’est associée à l’action publique sans demander de dommages et intérêts, rappelant les dispositions du code de l’environnement. À l’issue de l’audience, le prévenu âgé de 60 ans a été reconnu coupable et condamné à une amende de 70 000 francs, assortie de la confiscation de son couteau. Le dossier concernant les trois autres prévenus a été renvoyé à une date ultérieure pour vice de procédure.
A l’étranger
- Allemagne : le 28 janvier 2026, des représentants de l’industrie de la chasse européenne se sont réunis à Dortmund, à l’occasion du salon « JAGD & HUND ». Cette rencontre annuelle de réseautage, intitulée cette année « Le secteur de la chasse en Europe 2026 : attentes futures et impacts sur l’industrie », avait pour objectif d’aborder les enjeux réglementaires et politiques affectant la chasse à l’échelle européenne.
L’événement a rassemblé des entreprises du secteur ainsi que des représentants de la Fédération des associations de chasse et de conservation de la faune sauvage de l’UE (FACE). Sabine Loos, directrice générale de cette manifestation, a souligné le rôle de la foire comme plateforme de dialogue entre les acteurs industriels et les décideurs européens. Les échanges ont porté sur l’impact croissant de la législation européenne, alors qu’environ 80 % des règles nationales relatives à la chasse trouvent désormais leur origine à Bruxelles. Laurens Hoedemaker, président de FACE, a rappelé l’importance de défendre les intérêts des sept millions de chasseurs européens, tout en soulignant une augmentation du nombre de chasseurs en Allemagne. Les participants ont exprimé leur volonté de renforcer la coopération entre l’industrie et les organisations représentatives afin de maintenir une voix structurée dans les débats européens.
- Argentine : les incendies de forêt continuent de progresser en Patagonie argentine, dans un contexte de sécheresse marquée. Depuis un mois et demi, plus de 45 000 hectares de forêts ont été détruits, selon les autorités, entraînant l’évacuation de milliers d’habitants et de touristes. Parmi les zones touchées figure le parc national Los Alerces, inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO et abritant des forêts anciennes, dont certains arbres âgés de plus de 2 600 ans. Sur les 259 000 hectares du parc, de vastes secteurs sont affectés par les flammes. Seize gardes forestiers sont chargés de la surveillance et de la protection du site. Cette crise intervient alors que la saison des incendies n’a pas encore atteint son pic en Argentine. Elle se déroule dans un contexte de réduction des moyens publics consacrés à la lutte contre les feux. En 2024, le budget du Service national de gestion des incendies a été réduit de 80 % par rapport à l’année précédente. Selon la Fondation pour l’environnement et les ressources naturelles (FARN), une nouvelle baisse de 71 % est prévue dans le budget 2026. Les autorités reconnaissent que le changement climatique accroît la fréquence et l’intensité des incendies. Le ministère de la Sécurité, désormais compétent en matière de lutte contre les feux, n’a pas réagi aux sollicitations.
- Belgique : la chambre environnementale de la cour d’appel du Hainaut a rendu, mardi dernier, un arrêt réformant un jugement de première instance concernant l’introduction illégale de mouflons en Belgique. Les faits remontent à la période comprise entre février et mars 2019, lorsqu’un chasseur de la région de Chimay avait importé 21 mouflons dans une forêt, dans le but de les chasser.
Reconnu coupable d’infraction à la loi sur la chasse, le prévenu a vu sa peine de prison supprimée au profit d’une sanction financière. Il a été condamné à une amende de 100 000 €, dont la moitié assortie d’un sursis de trois ans. La cour a également ordonné la remise en état de plusieurs centaines d’hectares de bois dans les régions de Chimay et de Momignies. Cette remise en état inclut l’éradication des mouflons introduits, dans un délai de trois ans, à la demande du Service public de Wallonie. En première instance, le tribunal de Charleroi avait prononcé une peine de 14 mois d’emprisonnement avec sursis et une amende de 80 000 €. Le dossier comportait également plusieurs infractions connexes à la législation sur la chasse et la conservation de la nature.
- Espagne : depuis la confirmation des deux premiers cas de peste porcine africaine (PPA) le 28 novembre 2025, la situation sanitaire s’est rapidement dégradée en Espagne. Le pays, officiellement indemne de la maladie depuis 1994, a enregistré plusieurs dizaines de nouveaux cas dans les semaines suivantes. Au 23 janvier 2026, les autorités sanitaires faisaient état de 85 sangliers testés positifs, répartis sur 20 foyers, dont trois foyers primaires et 17 secondaires. Tous les cas recensés restent concentrés dans une même zone géographique, principalement aux environs de Barcelone, identifiée comme le point de départ probable de la résurgence. Les analyses virologiques indiquent que la souche détectée présente des similitudes avec des variants observés dans d’autres pays européens. Cette situation suggère une introduction liée aux activités humaines plutôt qu’à une migration naturelle de la faune sauvage. Face à cette circulation active mais localisée du virus, les autorités espagnoles ont renforcé les mesures de surveillance, restreint les déplacements et intensifié la gestion des populations de sangliers. L’objectif est d’éviter toute propagation vers les élevages porcins domestiques. Une coordination étroite est menée avec les instances européennes.
- États-Unis : fin janvier, un événement inhabituel a mobilisé la police du comté de Suffolk, dans l’État de New York. Les forces de l’ordre sont intervenues après le déclenchement d’une alarme anti-effraction dans une banque située à Ridge, sur Long Island. À leur arrivée, les agents ont découvert qu’un cerf s’était introduit dans l’établissement après avoir brisé une fenêtre. Les images diffusées par la police montrent l’animal, visiblement paniqué, se déplaçant à l’intérieur du bâtiment. L’intervention s’est révélée délicate en raison de la taille de l’animal et du risque de blessures. Après plusieurs minutes, les policiers sont parvenus à maîtriser le cervidé en utilisant une corde passée autour de ses bois, avant de l’évacuer hors de la banque. Le cerf n’a pas été blessé et a été relâché en toute sécurité dans un environnement naturel. L’incident a toutefois causé des dégâts matériels, notamment des vitres brisées. Les autorités n’ont signalé aucun blessé parmi les agents ou le public. L’intervention a été qualifiée de réussie par les services de police.