- Eure : jusqu’ici, Thiberville, charmant village normand entre Évreux et Lisieux, faisait parler de lui pour une histoire à faire rêver n’importe quel maire : un legs exceptionnel de 11 millions d’euros reçu fin 2024 d’un généreux donateur, visiblement attaché à cette commune unique en France à porter son nom. Une belle publicité, consensuelle et sans polémique. Mais en février 2026, changement d’ambiance : ce sont les pigeons qui volent la vedette. Le 5 février, le conseil municipal a voté, à 18 voix sur 19, une opération de « dépigeonnisation » du centre-bourg. En cause, une colonie de 250 à 300 volatiles installée autour de l’église et des bâtiments publics, laissant derrière elle fientes, dégradations et nuisances diverses. Après audit, la solution retenue est claire : trois opérations ciblées pour réguler la population, pour un coût de 4 500 euros, auxquels s’ajoutent 8 000 euros pour nettoyer le clocher. Et là, sans surprise, les défenseurs autoproclamés de la planète montent au créneau. Toujours prompts à sauver le moindre piaf urbain, beaucoup moins à financer le nettoyage des monuments historiques. On s’indigne sur les réseaux, on parle de scandale… mais quand il s’agit de payer la facture du défientage, il n’y a plus grand monde. Comme souvent, certains préfèrent les grands principes… pendant que les autres règlent l’addition.
- Gard : le maire de Lamelouze, Bruno Biondini, a écrit à Monique Barbut, ministre de la Transition écologique et de la Biodiversité, pour l’alerter sur le déséquilibre agro-sylvo-cynégétique observé dans le département. Il souligne une pression accrue du grand gibier, notamment des sangliers et des cervidés, qui fragilise les exploitations agricoles. Lors de l’assemblée générale publique de la FDC du Gard, le 9 décembre 2025 à Branoux-les-Taillades, à laquelle il assistait, il a été indiqué que les prélèvements sangliers approchaient les 40 000, révélant l’ampleur du phénomène.
S’appuyant sur le Code de l’environnement, l’édile demande une évaluation départementale associant services de l’État, Office français de la biodiversité et représentants agricoles. Il souhaite également un examen de l’efficacité des dispositifs actuels et d’éventuelles adaptations administratives lorsque la viabilité économique des exploitations est menacée. Le sénateur Laurent Burgoa a relayé cette démarche, tandis que le sous-préfet d’Alès, Émile Soumbo, a prévu une réunion pour étudier la situation.
- Gironde : des chasseurs du Temple, dans le Médoc, ont mis au jour en début de semaine dernière, un dépôt sauvage de restes de sangliers en pleine forêt. Alertés par l’un des leurs, ils ont découvert un véritable amas de têtes, d’ossements, de viscères et de boyaux abandonnés sur place. Des traces de pneus larges laissent supposer que les carcasses ont été transportées en véhicule jusqu’à ce site isolé, qui s’apparente à un charnier. À l’origine du signalement, les chasseurs dénoncent une pratique qu’ils jugent inacceptable, tant sur le plan sanitaire qu’éthique. Selon eux, l’abandon de déchets issus de la venaison en milieu naturel contrevient aux règles en vigueur et porte atteinte à l’image de la chasse. Ils rappellent que l’élimination des sous-produits animaux doit respecter des procédures strictes afin d’éviter tout risque de contamination ou de pollution. Face à la gravité des faits, l’OFB devrait être saisi. Le maire de la commune a également annoncé son intention de déposer plainte afin que les responsabilités soient établies.
- Indre : en août 2024, la préfecture a mis en place un dispositif pour accentuer la pression autour du sanglier « la battue affinitaire », que les chasseurs pouvaient organiser eux-mêmes sous l’égide d’un lieutenant de louveterie. L’association One Voice avait attaqué l’arrêté préfectoral, parlant de « massacre organisé de sangliers ». La justice a tranché : les battues affinitaires dans l’Indre sont légales. Dans un communiqué la FDC précise : « historiquement, la battue administrative permet à l’Etat d’intervenir sur des territoires non chassés ou insuffisamment chassé, sous la responsabilité du Lieutenant de louveterie. Le concept de la battue affinitaire laisse la main aux chasseurs sous l’autorité du Lieutenant de louveterie, plus efficace car plus rapide à mettre en place. Malgré cela, l’arrêté préfectoral a été attaqué par « One Voice » au tribunal administratif de Limoges qui vient de rejeter ce recours en donnant raison à l’administration : c’est une bonne chose pour l’équilibre agro-sylvo-cynégétique. La FDC remercie tous les responsables de chasse et les chasseurs qui participent et s’impliquent dans ces battues pour une nécessaire régulation des sangliers ».
- Loire : une attaque de loup s’est produite dans le massif du Pilat, au cœur du Parc naturel régional du Pilat. Les faits se seraient déroulés dans la nuit de jeudi à vendredi, sur une exploitation ovine située à proximité de la commune de Marlhes. Selon l’éleveur concerné, six brebis ont été retrouvées mortes au petit matin et trois autres blessées, dont une grièvement. Alertés, les services de l’État se sont rendus sur place afin de procéder aux constats nécessaires et à des prélèvements destinés à confirmer l’origine de l’attaque. La piste du loup est privilégiée, même si les analyses doivent encore le confirmer officiellement. L’éleveur, déjà confronté à des prédations par le passé, exprime son inquiétude face à la recrudescence des attaques dans le secteur. De leur côté, les autorités rappellent que des dispositifs de protection et d’indemnisation existent pour les exploitants touchés. Une réunion d’information pourrait être organisée prochainement afin d’évoquer la situation avec les agriculteurs du massif.
- Haute-Marne : l’eau est un élément structurant du Parc national de forêts. Elle façonne les paysages, abrite des espèces patrimoniales parfois protégées et approvisionne les populations en eau potable. Bien commun essentiel, elle constitue, au même titre que la forêt, une priorité majeure de préservation pour le Parc. Avec une pluviométrie annuelle comprise entre 800 et 1 100 mm, le territoire bénéficie d’une présence importante de l’eau, à l’origine d’une grande diversité de milieux aquatiques et humides : rivières, sources, mares, marais ou prairies humides.
Cette richesse reste toutefois fragile. Le sous-sol majoritairement karstique favorise une infiltration rapide et limite les capacités de stockage naturel. En période estivale, certains cours d’eau subissent ainsi des assecs prolongés, tandis que les quelque 200 sources captées pour l’alimentation en eau potable peuvent voir leur débit diminuer sous l’effet des aléas climatiques. Face à ces enjeux, le Parc national met en place un Observatoire de l’eau. Cette initiative vise à mieux comprendre le fonctionnement des milieux aquatiques, à suivre leur évolution et à anticiper les impacts du changement climatique grâce à des indicateurs dédiés. Les données collectées seront harmonisées et rendues accessibles au public, aux habitants, aux acteurs locaux, aux gestionnaires et aux experts, afin d’offrir une vision globale et partagée de la ressource en eau et de ses enjeux.
- Haute-Marne encore : un arrêté préfectoral vient modifier les dates et conditions de chasse applicables dans le département, avec des ajustements notables concernant le sanglier ainsi que le transport et la commercialisation du gibier. S’agissant du sanglier, la période de chasse est prolongée jusqu’au 31 mars 2026. La recherche, par les conducteurs de chiens de rouge, des animaux blessés reste possible jusqu’au 1er avril 2026. L’arrêté précise également les règles relatives au transport et à la commercialisation du gibier autorisé également jusqu’au 31 mars 2026 pour le sanglier.
- Meuse : Les quelque 6 000 adhérents de la FDC étaient appelés à voter, le samedi 21 février, à l’occasion d’une assemblée générale extraordinaire organisée en ligne. Ces élections anticipées visaient à renouveler intégralement le conseil d’administration, soit 16 sièges, pour la durée restante du mandat courant jusqu’en 2028. Ce nouveau scrutin faisait suite à des tensions internes apparues après les élections d’avril 2022.
Deux équipes étaient cette fois en lice pour prendre la tête de la fédération, dans un contexte où la question sensible des dégâts de grand gibier, notamment agricoles, a animé les débats ces derniers mois. À l’issue du vote électronique, la liste conduite par Denis Renard s’est imposée nettement avec près de 4 000 voix. Elle devance de plus de 1 600 suffrages la liste concurrente, signant ainsi une victoire sans appel. La réunion du nouveau conseil d’administration se tiendra le vendredi 6 mars à 17 h 30, afin de constituer le bureau et élire le nouveau président de la FDC55. Ce succès intervient dans un contexte sensible pour la fédération, marqué notamment par les débats autour du futur schéma départemental de gestion cynégétique et par la nécessité d’abaisser les populations de sangliers, au cœur des préoccupations liées aux dégâts agricoles.
- Moselle : La FDC 57 propose aux gestionnaires de territoires de participer à un achat groupé de gibier de repeuplement. Cette opération concerne différentes espèces destinées au renforcement des populations locales : canards, faisans et perdrix. L’objectif est de permettre aux territoires de chasse d’optimiser leurs actions de gestion tout en bénéficiant de conditions tarifaires avantageuses grâce à la mutualisation des commandes.
Cette démarche s’inscrit dans une logique d’accompagnement technique et de soutien aux initiatives locales en faveur d’une gestion raisonnée du petit gibier. Les gestionnaires intéressés sont invités à compléter le bon de commande et à le retourner avant le 31 mars 2026. Le service technique de la FDC reste à votre disposition pour tout renseignement complémentaire ou conseil sur le choix des espèces et les modalités de lâcher. Pour consulter les détails et télécharger le bon de commande, c’est ICI
- Nièvre : À Saint-Benin-d’Azy, la colère gronde après une nouvelle attaque imputée au loup. Vendredi 20 février, sur des terres situées à Crux-la-Ville, huit brebis et un bélier ont été tués. Quatre autres ovins ont été blessés, dont deux pourraient devoir être euthanasiés. Pour Frédéric Loisy, éleveur déjà touché à deux reprises, « ça suffit ». Il dénonce une situation devenue insupportable pour les professionnels de l’élevage. Samedi après-midi, il a choisi un geste fort : exposer les carcasses de ses bêtes sur le rond-point de sa commune, suspendues à un tracteur, afin d’alerter riverains et automobilistes sur la détresse du monde agricole face aux attaques répétées du grand prédateur, présent dans le département depuis près de dix ans. Soutenu par une quinzaine de membres des Jeunes Agriculteurs et de la FDSEA, il déplore également la lenteur ou l’insuffisance des indemnisations publiques. Une banderole installée sur place mentionne déjà vingt attaques et cinquante brebis tuées dans la Nièvre depuis le début de l’année.
- Savoie : le Tribunal administratif de Grenoble a annulé, par trois jugements rendus le 26 janvier 2026, les arrêtés préfectoraux d’ouverture et de clôture de la chasse pour la campagne cynégétique 2022-2023 dans les départements de l’Isère et de la Savoie, notamment concernant la chasse des galliformes de montagne (tétras-lyre, perdrix bartavelle, lagopède alpin). Ces décisions judiciaires confirment que les autorités n’ont pas suffisamment informé le public de l’incidence environnementale de ces arrêtés, en violation des règles de participation du public prévues par le code de l’environnement et des obligations de la directive européenne sur la conservation des oiseaux sauvages (directive “Oiseaux”, 2009/147/CE) :
faute de mise en œuvre d’une procédure de participation préalable, le public n’a pas été mis en mesure de prendre connaissance des enjeux écologiques et d’exprimer ses observations avant l’adoption des textes contestés. Les jugements confirment l’illégalité des arrêtés pris en juin et septembre 2022 par les préfets de l’Isère et de la Savoie en ce qu’ils ont autorisé ou fixé des prélèvements de galliformes sans consultation adéquate des citoyens. En conséquence, le tribunal a purement et simplement annulé ces arrêtés, annulant notamment l’autorisation de chasse du lagopède alpin et des autres galliformes visés, et condamné l’État à verser des indemnités aux associations requérantes (telles que One Voice et la Ligue pour la protection des oiseaux Auvergne-Rhône-Alpes) pour procédure irrégulière.
- Tarn : un chasseur a été gravement blessé par sa propre arme lors d’une battue au chevreuil à Saint-Martin-sur-Vère, au nord de Gaillac, mercredi dernier, dans l’après-midi. Au moment de manipuler sa carabine, le tir serait parti accidentellement, la balle traversant son genou et son pied. Le blessé a été pris en charge dans un état grave, et a été transporté au centre hospitalier d’Albi. La victime serait seule en cause : posté dans la forêt de Grésigne, il aurait aperçu un animal et aurait voulu saisir précipitamment sa carabine à la bretelle. Mais le coup serait parti avant de redresser l’arme vers la cible.
- Vosges : vendredi soir, le trajet du TER reliant Belfort à Épinal a été perturbé à la suite d’une collision avec un animal sauvage. Vers 21 h 40, à hauteur de la commune de Dounoux, le train a heurté un gibier qui s’était engagé sur les voies. Le choc, survenu en pleine circulation, a contraint le convoi à s’immobiliser, l’empêchant de poursuivre sa route jusqu’à la gare d’Épinal. Les 25 passagers présents à bord ont ainsi vu leur voyage interrompu de manière imprévue. Face à cette situation, la SNCF a rapidement mis en place une solution de substitution afin d’assurer la continuité du trajet. Un bus a été dépêché sur place pour prendre en charge les voyageurs et les conduire jusqu’à leur destination finale, la cité des Images. Si l’incident n’a pas fait de blessés, il a néanmoins occasionné un retard et quelques désagréments pour les usagers concernés, illustrant les aléas auxquels le trafic ferroviaire peut être confronté.
- Mayotte : la Cour d’assises de Mayotte a condamné, mardi 17 février, Soimidine Mohamed Bacar à douze ans de prison ferme, assortis de cinq ans d’inéligibilité, pour l’agression de deux agents de l’OFB en mars 2021. Il avait déjà été condamné à quatorze ans de réclusion en première instance en février 2024 ; la peine a donc été réduite de deux ans en appel. Les faits remontent au 12 mars 2021, sur la plage de Mgnambani, dans la commune de Bandrélé. Deux agents de l’OFB, engagés dans la lutte contre le braconnage de tortues, avaient tenté de contrôler les passagers d’un kwassa en train d’accoster. Pris à partie, ils avaient essuyé des jets de pierres avant que l’un d’eux ne soit violemment roué de coups et dépouillé de son arme de service. Son collègue avait dû tirer en l’air pour disperser les agresseurs. La victime avait subi de multiples blessures entraînant quatorze jours d’incapacité totale de travail. Un autre homme, âgé de 23 ans, avait reconnu les faits et écopé de sept ans de prison.
- Réunion : le 12 février, le préfet de La Réunion, Patrice Latron, a officiellement installé six nouveaux lieutenants de louveterie. La cérémonie s’est déroulée en présence de représentants de l’Office national des forêts (ONF), de l’Office français de la biodiversité (OFB) et de la Direction de l’environnement, de l’aménagement et du logement (DEAL).
Les lieutenants de louveterie sont des auxiliaires bénévoles de l’État chargés de missions de régulation des espèces. Leur rôle consiste à veiller au maintien des équilibres naturels, à protéger la faune et la flore sauvages et à intervenir, si nécessaire, dans le cadre d’opérations administratives de contrôle ou de destruction d’animaux. Ils participent également à la lutte contre le braconnage et à la gestion des espèces exotiques envahissantes, problématiques particulièrement sensibles à La Réunion, territoire à la biodiversité riche mais fragile. À cette occasion, le préfet a salué leur engagement et leur sens des responsabilités, soulignant l’importance de leur mission au service de la biodiversité réunionnaise et de l’intérêt général.
A l’étranger
- Albanie : le Conseil international pour la conservation du gibier et de la faune sauvage (CIC) a été reçu à Tirana par le ministre albanais de l’Environnement, Sofjan Jaupaj, pour échanger sur la gouvernance de la faune sauvage et l’évolution récente de la législation nationale sur la chasse. La rencontre, facilitée par l’ambassadrice de Hongrie Martina Kasnyik et l’attachée commerciale Amanda Sztrati, a également permis de présenter l’expérience hongroise en matière de gestion cynégétique au service de la conservation et du développement rural.
La délégation du CIC comprenait Ádám Viplak, diplomate hongrois en poste à Tirana, et Thomas Paulic, chargé de projet. Le ministre a exposé la vision portée par le cadre juridique albanais actuel, notamment en matière de coordination institutionnelle et d’objectifs de durabilité à long terme. Malgré l’interdiction de la chasse en vigueur depuis plusieurs années, le rôle de la Fédération albanaise de la chasse et de la conservation a été salué pour son engagement en faveur des objectifs environnementaux. Le CIC a insisté sur la nécessité de structures solides, d’un suivi scientifique crédible des espèces et d’un alignement sur les meilleures pratiques internationales. Les deux parties ont convenu de poursuivre le dialogue.
- Algérie : un décret, publié au Journal officiel, instaure un nouveau cadre réglementaire concernant l’achat, l’importation, la vente et la réparation des armes de chasse et de leurs munitions. Signé par le Premier ministre, le texte précise les conditions d’exercice de la profession d’armurier et renforce les mécanismes de contrôle afin de mieux surveiller la circulation des armes, secteur jugé sensible. La commercialisation aux civils reste limitée aux catégories 5, 6, 7 et 8, soit principalement les fusils de chasse, leurs munitions, certaines armes blanches, armes de tir et pièces de collection. L’activité est strictement réservée aux personnes physiques de nationalité algérienne, âgées d’au moins 25 ans et exemptes de condamnations, notamment pour fraude ou infractions liées aux stupéfiants. Les entreprises doivent également être constituées et gérées par des Algériens. L’ouverture d’une armurerie nécessite une inscription au registre du commerce, une autorisation du wali et l’accord du ministère de la Défense. Les professionnels déjà en activité disposent d’un délai de six mois pour se conformer aux nouvelles règles. Des contrôles réguliers seront effectués et un fichier national des armuriers sera créé afin d’améliorer la traçabilité des armes.
- Australie : un Australien de 61 ans a été condamné à une peine record de huit ans de prison pour trafic d’animaux sauvages après avoir tenté d’exporter illégalement des reptiles dissimulés dans des emballages alimentaires. Le tribunal de Sydney a infligé à Neil Simpson une peine assortie d’une période de sûreté de cinq ans et quatre mois, ont indiqué les autorités fédérales et celles de l’État de Nouvelle-Galles du Sud. Entre 2018 et 2023, l’homme a expédié 15 colis contenant au total 101 reptiles australiens, destinés à Hong Kong, la Corée du Sud, le Sri Lanka et la Roumanie. Les animaux, dont des lézards à langue bleue, des dragons barbus et des scinques pygmées à queue épineuse, étaient enfermés dans de petites boîtes, elles-mêmes dissimulées dans des sacs de pop-corn, des boîtes à biscuits ou même un sac à main, avant d’être placées dans des cartons. Le trafiquant avait tenté d’impliquer d’autres personnes pour effectuer les envois, mais les enquêteurs sont parvenus à l’identifier. Trois complices ont également été condamnés. Les autorités rappellent que le commerce illégal d’animaux sauvages menace la biodiversité unique de l’Australie et ne constitue « en aucun cas un crime sans victime ».
- Canada : le ministère québécois de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs, dresse un bilan 2025 globalement très positif des principales chasses pratiquées dans la province. Pour le cerf de Virginie, la saison est qualifiée d’historique. Plus de 63 600 cerfs ont été récoltés (hors île d’Anticosti), soit la deuxième meilleure performance jamais enregistrée après 2007. La récolte progresse de 6 % par rapport à 2024 et de 12 % comparativement à la moyenne 2022-2024. Plus de 144 000 chasseurs ont participé, en hausse de 2 %, avec un taux de succès record de 41 % pour un premier cerf.
La relève était également au rendez-vous : 904 cerfs ont été récoltés lors de la fin de semaine jeunesse. La chasse à l’orignal affiche elle aussi de solides résultats. Avec 24 858 bêtes récoltées, dont 14 078 mâles adultes, le succès global atteint 14,7 % par permis. Le taux pour les mâles adultes (8,3 %) établit un record en année permissive, confirmant la bonne santé des populations. Du côté du dindon sauvage, 10 026 individus ont été prélevés, un niveau stable malgré un léger recul annuel. Enfin, la chasse à l’ours noir se classe au deuxième rang historique avec 6 210 prises, en hausse de 6 % par rapport à la moyenne récente, et un taux de succès global de 28 %.
- Luxembourg : réunis autour du ministre de l’Environnement, Serge Wilmes, lors du troisième « Bësch-a Juegddësch », les représentants de la protection de la nature, du secteur forestier et les chasseurs ont validé un accord de principe ouvrant la voie à cette évolution réglementaire. La mesure devrait, dans un premier temps, concerner au moins le sanglier. Réclamée depuis une dizaine d’années par la Fédération Saint-Hubert des chasseurs luxembourgeois (FSHCL), la chasse nocturne est déjà pratiquée dans plusieurs pays voisins.
Pour les chasseurs luxembourgeois, elle constitue un outil supplémentaire pour réguler les populations de sangliers et limiter les dégâts causés aux cultures agricoles ainsi qu’aux jeunes plantations destinées à la reconstitution des forêts. Un dispositif de suivi des impacts est d’ailleurs prévu. Si la volonté politique semble acquise, le processus législatif reste à préciser et pourrait prendre du temps. La décision suscite aussi des réserves, notamment en matière de sécurité près des zones habitées. Le gouvernement indique par ailleurs vouloir faciliter l’accès à la chasse pour de nouveaux pratiquants, tout en maintenant un haut niveau d’exigence dans la formation et la délivrance du permis.
- Suisse : une majeure partie des archives photographiques de l’Institut fédéral de recherches sur la forêt, la neige et le paysage (WSL) est désormais accessible au public via la plateforme E-Pics de l’ETH Zurich. Au total, près de 28 000 plaques de verre, négatifs et diapositives ont été inventoriés, restaurés et numérisés. Ces images, dont la plus ancienne date de 1902, retracent plus d’un siècle de recherche scientifique et de vie quotidienne autour de la forêt, de la neige, des avalanches et des paysages alpins. Elles témoignent aussi bien de travaux de déblaiement après avalanche que d’expériences en haute montagne, de transport du bois en hiver ou encore des débuts de la mécanisation forestière. Ces collections proviennent des deux institutions à l’origine du WSL actuel : l’Institut fédéral d’essais de sylviculture, fondé en 1885, et l’Institut pour l’étude de la neige et des avalanches, créé en 1931. Réunis en 1989, ils forment aujourd’hui le WSL, dont le SLF constitue une entité spécialisée. Longtemps conservées dans des conditions précaires, les archives ont fait l’objet d’une vaste opération de sauvegarde : tri, numérisation, restauration légère et conditionnement adapté. Désormais hébergées sur E-Pics, qui rassemble plus de 1,5 million d’images, ces photographies sont téléchargeables gratuitement, la plupart sous licence Creative Commons, offrant un patrimoine scientifique et culturel inédit au grand public.