- Doubs : à Mamirolle, paisible village, il s’y fabrique un excellent fromage, mais le climat est parfois moins doux que ses meules affinées. Depuis près de quinze ans, deux familles s’y livrent une vendetta tenace sur fond de territoires de chasse. Tout commence au début des années 2010, après un divorce entre membres des deux clans. Les tensions montent progressivement, jusqu’à virer aux menaces, agressions et incendies suspects. En 2024, un jeune homme est agressé dans les bois communaux alors qu’il chassait. Quelques semaines plus tard, un sanglier mort est déposé sur le paillasson de son rival. Puis un véhicule est incendié. La situation devient telle qu’en février 2025, le préfet interdit la chasse dans les bois communaux. Malgré cela, les accusations et provocations se poursuivent. En juillet, une tentative de collision au tracteur est signalée. En décembre, de nouvelles menaces conduisent à l’interpellation du benjamin d’un des clans, déjà connu de la justice. Condamné à une peine de prison, il restera incarcéré jusqu’en 2027, et dans village, beaucoup redoutent que la trêve ne soit que provisoire. Cela étant, le « mamirolle » est un fromage au lait de vache pasteurisé, qui a été mis au point en 1935, développé par l'École d'industrie laitière de Mamirolle. C’est un fromage à pâte demi-ferme, pressée, non cuite et croûte lavée, comparable à l'édam ou au Saint-Paulin.
- Gers : face à la menace persistante de la peste porcine africaine, le préfet a décidé de renforcer les mesures de prévention sur l’ensemble du territoire départemental. Depuis le 24 février, il autorise l’abattage des « cochongliers », ces animaux issus du croisement entre sangliers et porcs domestiques, considérés comme un facteur potentiel de propagation du virus. Leur présence en milieu naturel complique en effet la surveillance sanitaire et accroît les risques pour les élevages. En parallèle, la régulation des populations de sangliers est intensifiée.
Des opérations de chasse ciblées sont organisées en lien avec la FDC et les services de l’État afin de limiter la densité de ces animaux. Des mesures sanitaires strictes sont également imposées aux éleveurs : renforcement de la biosécurité, contrôle des déplacements d’animaux, surveillance accrue des troupeaux et rappel des règles d’hygiène. L’objectif est clair : éviter toute introduction du virus dans le département et protéger une filière porcine essentielle à l’économie locale.
- Ille et Vilaine : un accident de chasse s’est produit à Bains-sur-Oust, près de Redon. Une trentaine de chasseurs participaient à une battue aux sangliers organisée à proximité de l’île-aux-Pies. Selon les responsables de l’Association communale de chasse agréée, toutes les conditions réglementaires étaient réunies au moment des faits. Vers 16 h 30, un chasseur a tiré en direction d’un sanglier. La balle a toutefois ricoché sur une pierre avant de dévier de sa trajectoire et d’atteindre un autre participant à la battue. La victime, un homme âgé d’une soixantaine-dizaine d’années, a été blessée par le projectile. Les secours ont été rapidement alertés et sont intervenus sur place pour prendre en charge le blessé. Il a ensuite été transporté au centre hospitalier Pontchaillou, à Rennes, où il a été opéré. Les circonstances précises de l’accident devront être examinées afin de déterminer les conditions exactes du tir et du ricochet.
- Indre : une convention intitulée « Chasseurs vigilants » a été officiellement signée entre les services de l’État, les forces de sécurité intérieure et les représentants du monde cynégétique. Ce dispositif s’inscrit dans une démarche déjà engagée dans d’autres départements afin de renforcer la vigilance en milieu rural à travers un cadre institutionnel formalisé. La convention définit un cadre strictement encadré et fondé sur le volontariat. Les chasseurs participants ne disposent d’aucun pouvoir de contrôle ni d’intervention. Leur rôle se limite à l’observation, à la prévention et au signalement d’éventuels faits aux autorités compétentes, sans se substituer aux forces de l’ordre. Les missions prévues concernent notamment la remontée d’informations relatives au braconnage, aux dépôts sauvages de déchets, aux atteintes à l’environnement ou à des comportements jugés suspects. La sécurité liée à la pratique de la chasse figure également parmi les points de vigilance. Le dispositif repose sur la présence régulière des chasseurs dans des zones rurales, telles que forêts, plaines et zones humides, et sur leur connaissance du territoire.
- Jura : un appel à candidatures est lancé afin de procéder à la nomination des lieutenants de louveterie du Jura pour un mandat de cinq ans, couvrant la période du 1er janvier 2025 au 31 décembre 2029. Nommés par le préfet, les lieutenants de louveterie exercent leurs missions sous l’autorité préfectorale, dans les limites de leur circonscription. Ils participent notamment à la régulation et, si nécessaire, à la destruction des animaux susceptibles d’occasionner des dégâts, ainsi qu’à certaines opérations ponctuelles ordonnées par le préfet.
Assermentés, ils sont habilités à constater les infractions à la police de la chasse. Collaborateurs bénévoles de l’administration, ils sont placés sous l’autorité du directeur départemental des territoires (DDT). Dans l’exercice de leurs fonctions, ils doivent être munis de leur commission officielle et d’un insigne spécifique attestant de leur qualité. Les candidats doivent adresser leur dossier (cachet de la poste faisant foi) à la Direction départementale des territoires du Jura – Service eau, risques, environnement et forêt (SEREF/BF), 8 rue de la Préfecture – CS 60648 – 39030 Lons-le-Saunier Cedex. Contact : 03 84 86 80 90 – ddt-seref-bf@jura.gouv.fr – www.jura.gouv.fr.
- Loire-Atlantique : le WWF France et la LPO ont annoncé l’acquisition d’une part majeure des marais de Mazerolles, dans la vallée de l’Erdre, en amont de Nantes. L’opération a été réalisée aux côtés de la Fondation Espaces naturels de France, en lien avec le Conservatoire d’espaces naturels des Pays de la Loire. Au total, 582 hectares de zones humides sont désormais sécurisés, dont 516 hectares de marais endigués acquis conjointement par les deux associations, au cœur d’un site classé Natura 2000. Cette intervention figure parmi les plus importantes opérations d’acquisition et de restauration de marais menées ces dernières années en France. L’achat a bénéficié du soutien financier de l’État via le Fonds vert, ainsi que de l’Agence de l’eau Loire-Bretagne, avec l’appui foncier de la SAFER. Les marais de Mazerolles, qui couvrent environ 1200 hectares, jouent un rôle clé dans la régulation des crues, la gestion de l’eau potable et la préservation de la biodiversité. Le projet vise à restaurer les fonctionnalités naturelles du site, dans un contexte de pressions écologiques et de changement climatique.
- Loiret : le 23 novembre 2024, une altercation s’est produite en forêt domaniale d’Orléans, sur la commune de Châtenoy, entre le militant animaliste Pierre Rigaux et des participants à une chasse à courre. Présent pour filmer l’équipage, le militant a été pris à partie au cours d’un échange tendu. L’opposant a également signalé des dégradations sur son véhicule ainsi que sur ceux de deux autres militants présents ce jour-là. Il a aussi fait état de menaces proférées à son encontre. De leur côté, des représentants du monde de la vénerie ont évoqué un incident limité dans un contexte de tensions récurrentes. À l’issue des investigations menées par la gendarmerie, le parquet d’Orléans a ordonné le renvoi de trois chasseurs devant le tribunal correctionnel pour tentative de vol en réunion, concernant le téléphone du militant. L’audience est fixée au 19 juin 2026. .
- Morbihan : le Parc naturel régional du golfe du Morbihan a lancé, en janvier, un vaste programme de restauration des marais littoraux afin de préserver la biodiversité de ce territoire classé zone humide d’importance. Cet espace, au cœur de multiples politiques publiques locales, nationales et européennes, bénéficie déjà d’une gestion concertée entre le PNR, la Réserve nationale de chasse et de faune sauvage et l’Office français de la biodiversité. Le nouveau projet, prévu sur cinq ans, vise à renforcer cette dynamique. En 2025, trois sites avaient déjà fait l’objet d’interventions : le Mar au Tour-du-Parc, Trély à Surzur et l’étang du Lindin à Sarzeau. La démarche repose sur plusieurs étapes : prise de contact avec les propriétaires, diagnostic écologique, définition des travaux, rédaction d’un cahier des charges, suivi des chantiers et accompagnement administratif.
Le financement s’appuie sur les contrats Natura 2000. Pour les propriétaires privés, la restauration des habitats d’intérêt communautaire peut être subventionnée à 100 % grâce aux fonds de la Région Bretagne et au Fonds européen de développement régional ; pour les acteurs publics, l’aide atteint 80 %. Chaque contrat, d’une durée de cinq ans, engage les bénéficiaires à respecter des règles de gestion durable, sous suivi naturaliste du PNR.
- Nièvre : le 4 février, devant le tribunal correctionnel de Nevers, le prévenu, 65 ans, assume : « C’est moi qui chasse ici, c’est mon territoire ». Mais dans son délibéré rendu le 25 février, la juge Lydie Samour lui rappelle que nul ne s’affranchit du code de l’environnement. Pendant deux ans, il ne pourra plus chasser. Les faits remontent au week-end des 3 et 4 mai 2025. L’homme avait invité un ami venu de la Meuse pour tirer sur des colonies de freux installées dans les platanes bordant la RN7, à Saint-Pierre-le-Moûtier, Chantenay-Saint-Imbert et Tresnay. Au total, près de 650 corbeaux ont été abattus sans autorisation préfectorale, au-dessus d’un axe routier fréquenté, mettant en danger les usagers et contrevenant à la réglementation sur les espèces protégées et les modalités de tir. Le tribunal a condamné le chasseur à plusieurs milliers d’euros d’amende, à la suspension de son permis pour deux ans et à la confiscation de son arme. Son complice a également écopé d’une amende. La juridiction a souligné la gravité des faits et le caractère délibéré de l’infraction.
- Oise : en 2022, le suicide d’un agriculteur de 52 ans avait provoqué une vive polémique. L’homme venait de recevoir une convocation judiciaire dans le cadre d’une procédure liée à une infraction sur l’usage de pesticides. À la suite de son décès, plusieurs syndicats agricoles, notamment la FNSEA et la Coordination rurale, avaient mis en cause la responsabilité des agents de l’Office français de la biodiversité (OFB), estimant que les contrôles et la procédure engagée avaient contribué à son geste. Un rassemblement avait été organisé devant les locaux de l’OFB à Beauvais, où l’agriculteur avait été convoqué, et un certificat de décès y avait été symboliquement déposé. Selon des informations révélées par Mediapart, un courrier interne cosigné par les ministres de tutelle conclut pourtant que les agents de l’OFB n’ont commis aucune faute dans ce dossier. Ce document, qui n’a pas été rendu public, s’appuie sur un rapport des deux ministères concernés. Il indique que la responsabilité des inspecteurs ne saurait être engagée dans ce drame, contredisant ainsi les accusations formulées à l’époque.
- Seine-Maritime : le long de la ligne ferroviaire Rouen-Caen, en forêt normande, la SNCF a installé un dispositif destiné à limiter les collisions entre trains et faune sauvage, notamment les sangliers. Tous les 50 mètres, des balises sonores et lumineuses diffusent des « bruits de forêt » (craquements de branches, battements d’ailes) quelques secondes avant le passage d’un train, afin d’inciter les animaux à s’éloigner des voies. Le système, baptisé « Safe », repose sur un radar détectant l’approche du convoi et calculant sa vitesse. L’information est transmise à des balises alimentées par énergie solaire qui déclenchent successivement l’alerte sonore le long du tracé. Selon la SNCF, les collisions avec la faune ont quasiment disparu sur les 5,5 kilomètres équipés, où une dizaine de heurts de sangliers étaient enregistrés chaque année. En 2025, ont été recensées en France 1400 collisions entre trains et sangliers, soit une hausse de 27 % par rapport à 2024. Ces incidents provoquent des retards et des vérifications techniques systématiques des rames.
- Somme : face à la progression des populations de pigeon ramier, et des dégâts constatés sur certaines cultures, les autorités adaptent les dispositifs afin de concilier protection des parcelles, gestion de la faune sauvage et pratique cynégétique encadrée. Dans ce contexte, le pigeon ramier a été officiellement classé « espèce nuisible » depuis le 21 février dernier. Cette qualification reconnaît les dommages causés aux semis et aux jeunes plants, particulièrement vulnérables au printemps.
La FFC a aussitôt déclenché une opération de régulation. Du 21 février au 31 mars 2026, le tir est autorisé à poste fixe matérialisé, notamment à proximité des zones agricoles sensibles. À compter du 1er avril et jusqu’au 30 juin 2026, la régulation reste possible mais devient plus stricte : chaque intervention devra faire l’objet d’une autorisation individuelle délivrée par la préfecture, garantissant un encadrement renforcé.
- Haute-Vienne : un accident de chasse a fait un blessé, dimanche 22 février 2026, sur la commune de Val-d’Oire-et-Gartempe. Les faits se sont produits en début d’après-midi, alors qu’une partie de chasse réunissait plusieurs participants sur un secteur rural de la commune. Pour des raisons qui restent à éclaircir, un coup de feu aurait atteint un homme présent sur les lieux. Rapidement pris en charge par les secours, le blessé a été transporté vers un centre hospitalier. Selon les premiers éléments communiqués, son pronostic vital ne serait pas engagé. Les gendarmes se sont rendus sur place afin de procéder aux constatations d’usage, entendre les personnes présentes et sécuriser la zone. Le parquet a ouvert une enquête afin de déterminer précisément les circonstances de l’accident. Les investigations devront établir s’il s’agit d’une imprudence, d’un manquement aux règles élémentaires de sécurité, d’un problème de manipulation de l’arme ou d’un autre facteur. Les auditions et analyses techniques en cours permettront de préciser les responsabilités éventuelles.
A l’étranger
- Allemagne : dans le nord de la Forêt-Noire, un loup au comportement jugé atypique suscite une vive controverse. Officiellement nommé GW2672m, il est surnommé « loup du Hornisgrinde », d’après le massif touristique situé à une soixantaine de kilomètres de Strasbourg. Depuis début 2024, le ministère de l’Environnement du Bade-Wurtemberg indique que l’animal a été observé à 180 reprises en train de s’approcher d’êtres humains, notamment de randonneurs accompagnés de chiens. Cette familiarité inhabituelle inquiète les autorités. Les tentatives d’effarouchement et même d’anesthésie ayant échoué, le Land a sollicité fin 2025 une dérogation au statut d’espèce protégée afin d’autoriser son abattage. La justice a accordé le tir, mais des associations, dont la Naturschutz Initiative, ont contesté la décision. Elles estiment que toutes les alternatives n’ont pas été explorées et qu’aucune preuve d’attaque contre l’homme ou les animaux domestiques n’existe. Une pétition a déjà recueilli plus de 45 000 signatures. Malgré cela, le gouvernement régional maintient sa position : l’autorisation exceptionnelle de tir reste valable jusqu’au 10 mars. (Photo FVA - Administration forestière allemande)
- Botswana : la presse allemande, notamment le quotidien BILD, a récemment mis en lumière les tensions croissantes entre le Botswana et l’Allemagne concernant la gestion des éléphants et le commerce international de l’ivoire. Le ministre botswanais de l’Environnement, Wynter Boipuso Mmolotsi, a dénoncé la position allemande opposée à toute réouverture encadrée du commerce de l’ivoire dans le cadre de la CITES. De manière rhétorique, il a déclaré que son pays pourrait « envoyer » 40 000 éléphants en Allemagne afin d’illustrer les défis liés à la coexistence avec une population abondante. Le Botswana abrite d’importants effectifs d’éléphants et détient environ 160 tonnes d’ivoire issues principalement de mortalité naturelle, dont le stockage engendre des coûts élevés. Le ministre a qualifié la position européenne de néocoloniale, estimant qu’elle prive son pays de revenus potentiels pour financer la conservation.
Il a invité le chancelier allemand Friedrich Merz à se rendre à Gaborone pour engager un dialogue fondé sur des approches scientifiques et pragmatiques. Présent au salon Jagd & Hund à Dortmund, Mmolotsi a plaidé pour une utilisation durable et certifiée des ressources, soulignant que l’abondance des éléphants résulte d’investissements réussis en conservation et pose désormais un défi de gestion.
- Danemark : contrairement à l’image d’une nature intacte avant l’agriculture, une étude de l’université d’Aarhus, montre que les humains façonnaient déjà profondément les paysages préhistoriques. En croisant archéologie, écologie et palynologie (la science des pollens), les chercheurs ont reconstitué la végétation de deux périodes tempérées : la dernière interglaciaire, il y a 120 000 ans, peuplée de Néandertaliens, et le début de l’Holocène, il y a 10 000 ans, à l’arrivée d’Homo sapiens. Leurs résultats révèlent des milieux largement transformés. L’action humaine s’exerçait par le feu, qui ouvrait les espaces, et par la chasse, qui modifiait les équilibres écologiques. À l’époque, bisons, aurochs, rhinocéros, hippopotames terrestres et éléphants géants modelaient les forêts. En les traquant, nos ancêtres ont altéré 47 % de la distribution des végétaux. Certaines plantes ont décliné, d’autres ont frôlé l’extinction, comme le noisetier, dépendant des prairies ouvertes. Paradoxalement, son salut est venu plus tard avec l’invention de l’agriculture, lorsque l’homme a commencé à le cultiver.
- Etats-Unis : la convention annuelle du Safari Club International (SCI) s’est tenue à Nashville (Tennessee), confirmant son statut de plus grand rendez-vous mondial consacré à la chasse et à la conservation. L’événement a rassemblé des dizaines de milliers de visiteurs issus de plus de 119 pays, ainsi que près de 1000 exposants représentant l’ensemble de l’industrie du plein air : voyages de chasse, armes, optiques, munitions, archerie, équipements, vêtements et artisanat spécialisé. Au-delà de la dimension commerciale, la convention a proposé un programme dense de conférences et de séminaires portant sur la gestion durable de la faune, les réglementations relatives à l’importation de trophées, ou encore les enjeux internationaux de conservation.
Des rencontres institutionnelles et des remises de prix ont également mis à l’honneur des personnalités engagées dans la défense des droits des chasseurs. Pour les dirigeants du SCI, l’événement illustre la volonté de promouvoir un modèle associant chasse responsable, financement de la conservation et soutien aux communautés locales.
- Kazakhstan : le pays engage un vaste programme écologique visant à réintroduire le tigre sur son territoire, plus de soixante-dix ans après sa disparition. L’espèce, éradiquée au milieu du 20e siècle, pourrait retrouver les zones forestières riveraines du lac Balkhash, dans le sud-est du pays. Cette initiative s’appuie sur un ambitieux plan de restauration des écosystèmes, piloté par le ministère kazakh de l’Écologie en partenariat avec le WWF Central Asia et des institutions scientifiques russes. Le projet prévoit la réintroduction progressive de tigres de l’Amour à partir de 2026. Pour rendre leur installation possible, les autorités concentrent leurs efforts sur la reconstitution des forêts de tugai, formations boisées typiques des zones alluviales, et sur le rétablissement des populations de proies sauvages. Depuis le lancement du programme, plus d’un milliard d’arbres ont été plantés. L’objectif national est d’atteindre deux milliards d’ici 2027. Au-delà de la conservation d’une espèce emblématique, le projet implique une réorganisation de la gestion des territoires, une concertation avec les populations locales et un engagement renforcé en matière de politique climatique.
- Suisse : scène aussi spectaculaire qu’inattendue sur les pentes du Spirstock, dans le canton de Schwytz. Un chamois en pleine traversée de couloir enneigé a provoqué… sa propre avalanche. Un groupe de snowkiteurs, qui évoluait non loin de là, a filmé l’épisode, d’abord intrigué par la silhouette agile progressant dans la pente. « De loin, on aurait dit un skieur sans bâtons », racontent-ils. L’animal remontait apparemment une zone chargée en neige récente lorsqu’une plaque s’est décrochée sous ses sabots. En quelques secondes, la coulée s’est formée, emportant le malheureux quadrupède sur plusieurs dizaines de mètres dans un nuage blanc digne d’un effet spécial hollywoodien, version haute montagne.
Plus de peur que de mal toutefois : selon les images, le chamois semble s’extraire de la neige et s’éloigner, visiblement peu décidé à renouveler l’expérience. Habitués aux pentes abruptes, les chamois sont d’excellents alpinistes… mais même les experts peuvent se faire surprendre par des conditions instables. Preuve, s’il en fallait, que la montagne reste imprévisible, et que, parfois, la faune locale pratique malgré elle les sports d’hiver extrêmes.
- Thaïlande : la mort inexpliquée d’environ 70 tigres au Tiger Kingdom de Chiang Mai suscite une vive inquiétude. Ce parc touristique réputé, situé dans le district de Mae Rim, permet aux visiteurs d’interagir avec les félins et de poser pour des photos. Face à cette hécatombe survenue au cours du mois de février, les autorités ont ordonné la mise en quarantaine du site, sa désinfection complète et l’ouverture d’une enquête approfondie. Les premiers décès auraient été constatés le 8 février. Parmi les hypothèses étudiées figure celle d’une contamination liée à de la viande de poulet crue fournie par une ferme privée. Toutefois, aucune cause officielle n’a encore été confirmée. Des analyses sont en cours à la faculté de médecine vétérinaire de l’université de Chiang Mai. Les tigres survivants ont été transférés vers un autre centre afin d’être surveillés. Des rumeurs évoquant un possible cas de grippe aviaire, après l’isolement préventif d’un vétérinaire, n’ont pas été confirmées. Le parc, spécialisé dans l’élevage du tigre d’Indochine, restera fermé deux semaines.