- Haute-Corse : une vaste opération de contrôle a été menée pour vérifier le respect de la réglementation de la chasse. Conduite par les inspecteurs de l’environnement de l’OFB, avec l’appui de la brigade territoriale mobile de montagne de la gendarmerie de Corte, elle visait principalement à lutter contre le braconnage, contrôler les quotas de prélèvements de grives et de merles et vérifier le respect des règles de sécurité à la chasse. Au total, quatorze inspecteurs de l’OFB ont été mobilisés pendant une semaine, avec le soutien de quatre gendarmes. Les contrôles ont été réalisés sur l’ensemble du territoire, aussi bien sur le terrain que lors de contrôles routiers, afin de vérifier notamment les conditions de transport des armes. Des vérifications ont également été effectuées au port de commerce de Bastia. Au cours de sept journées de surveillance, 90 chasseurs et 1 829 véhicules ont été contrôlés. L’opération a conduit à constater 14 infractions.
- Côtes d’Armor : la cour d’appel de Rennes a confirmé, le 4 mars 2026, la condamnation d’un homme de 34 ans, surpris en train de chasser sans permis validé ni assurance lors d’une battue. Cette décision rappelle les obligations légales strictes qui encadrent la pratique de la chasse. Les faits remontent au 11 janvier 2024, à Pabu. Des inspecteurs de l’OFB ont contrôlé les participants. L’homme avait d’abord affirmé ne pas avoir ses documents sur lui, promettant de les présenter plus tard. Les vérifications ont finalement révélé qu’il ne disposait ni de validation annuelle de son permis de chasser, ni d’assurance pour la saison. Il a également reconnu avoir participé à plusieurs battues depuis l’ouverture de la chasse. En première instance, le tribunal correctionnel de Saint-Brieuc l’avait condamné à six mois de prison ferme et à deux amendes de 500 euros. La peine comprenait aussi une interdiction de détenir une arme pendant cinq ans et le retrait de son permis de chasser pour la même durée. La cour d’appel a confirmé cette sanction, qui devrait être exécutée à domicile sous surveillance électronique. Devant les juges, le prévenu a expliqué avoir voulu éviter de payer environ 180 euros pour la validation du permis et l’assurance. La justice rappelle toutefois que ces obligations garantissent la sécurité et l’indemnisation en cas d’accident.
- Drôme : un loup a été abattu dans la nuit du 8 au 9 mars 2026 sur la commune de Saillans, lors d’un tir de défense, alors qu’il se trouvait en situation d’attaque face à un troupeau. L’intervention a été confirmée par la préfecture, qui précise que l’animal avait été observé à proximité immédiate du bétail. Le tir a été réalisé par un lieutenant de louveterie dans le cadre d’un tir de défense simple, une procédure autorisée par la réglementation lorsque les troupeaux sont menacés. L’opération s’inscrit dans le cadre juridique défini par les arrêtés ministériels des 23 octobre 2020 et 23 février 2026, qui encadrent les dérogations à l’interdiction de destruction du loup, espèce protégée.
Ces textes fixent notamment un plafond national de prélèvements, établi à 227 loups pour l’année. Selon la préfecture, l’animal abattu constitue le dixième loup prélevé en France depuis le début de 2026, et le troisième dans la Drôme. Les autorités soulignent également que cette intervention est intervenue en complément des mesures de protection déjà mises en place par l’éleveur, afin de limiter les risques de prédation sur son troupeau.
- Doubs : dans le massif jurassien du département, les populations de grand tétras (Tetrao urogallus) ont fortement diminué. Il ne subsisterait plus qu’une soixantaine d’individus, répartis dans les secteurs forestiers les plus tranquilles. Pour tenter de préserver cette espèce exigeante, plus de 2 000 hectares de forêt seront fermés au public entre décembre et juin, période correspondant à la reproduction et à l’élevage des poussins. Le grand tétras est un galliforme inféodé aux vieilles forêts de conifères peu fragmentées, riches en clairières naturelles et en sous-bois à myrtilles. L’espèce présente une biologie reproductive très sensible au dérangement. Les mâles se rassemblent au printemps sur des places de chant (leks) où ils paradent pour attirer les femelles. Toute perturbation répétée peut entraîner l’abandon de ces sites.
Après la ponte, la femelle élève seule les jeunes. Les poussins dépendent durant leurs premières semaines d’une forte disponibilité en insectes, essentielle à leur croissance. Les dérangements répétés provoquent des déplacements fréquents, augmentant la dépense énergétique, l’exposition aux prédateurs et la mortalité des nichées. La fréquentation humaine diffuse (randonneurs, VTT, chiens, présence régulière en forêt...) modifie progressivement les conditions de tranquillité nécessaires à l’espèce. Dans ces habitats déjà fragilisés par l’évolution forestière et climatique, le maintien de zones calmes et peu perturbées demeure aujourd’hui un facteur déterminant pour la survie locale du grand tétras.
- Gard : les 7 et 8 mars derniers, le foyer communal de Saint-Sébastien-d’Aigrefeuille a servi de quartier général à la douzième édition du concours de rapprocheurs. Une manifestation organisée de main de maître par Marc Pierredon, président de la chasse locale, entouré de son équipe. L’organisation était irréprochable, avec notamment des repas de grande qualité préparés par les chasseurs eux-mêmes, dans une ambiance chaleureuse et conviviale.
Sur ces deux journées, 24 chiens ont été jugés, issus de diverses races de chiens courants : Porcelaines, Fauves de Bretagne, Beagles-Harrier, Griffons Nivernais, Griffons Bleus de Gascogne et Grands Gascons Saintongeois. Marc Pierredon revient sur l’histoire de cette épreuve : « Cela fait maintenant douze ans que ce concours est organisé. Les deux premières années, nous l’avons mis en place avec l’AFACCC du Gard. Depuis dix ans, il se déroule avec le Club du Porcelaine dont je suis adhérent. J’ai donc proposé d’organiser un CCR au club, qui a accepté de le faire sur ma commune. Au départ, Jean-Pierre Michel, président du club, nous a beaucoup apporté, ainsi que le club du Griffon Nivernais.
C’est grâce à eux que cette épreuve a pris de l’ampleur et de la rigueur. Aujourd’hui, nous accueillons des chiens venant de toute la France. Au fil des années, le niveau n’a cessé de progresser, et depuis plusieurs années, on constate une nette amélioration du comportement des chiens lors de ce concours. On assiste désormais à des rapprochers sonores et de grande qualité. L’édition 2026 n’a pas dérogé à cette règle. Pour mémoire, en dix ans, 198 chiens ont été jugés, avec 35 TAR et 74 CCR attribués ». Jérôme Bécanne, responsable des épreuves du Club du Porcelaine et président des juges du concours, revient lui aussi sur cette édition : « l’épreuve s’est déroulée avec une météo capricieuse. Malgré ces conditions parfois difficiles, les concurrents ont présenté des chiens de plus en plus préparés et performants, ce qui montre l’évolution du niveau depuis la première édition ». Il souligne également l’esprit qui anime cette manifestation :
« Comme chaque année, la manifestation s’est déroulée dans une excellente ambiance conviviale. L’organisation menée de main de maître par Marc Pierredon et son équipe a largement contribué à la réussite de ce rendez-vous incontournable ». Toutefois, il rappelle que le rapprocher n’est qu’une étape du travail du chien courant : « Je comprends l’engouement pour la phase du rapprocher, qui peut être spectaculaire et nécessaire selon les régions et la densité de population de sangliers. Mais il ne faut pas oublier que cette chasse ne se résume pas uniquement à ce travail. La véritable chasse à la bête noire repose avant tout sur l’enchaînement et l’équilibre de plusieurs phases, chacune ayant son importance dans le travail des chiens ». Au terme de ce week-end, le constat est unanime : une belle épreuve, organisée dans une ambiance remarquable, avec des participants impliqués à tous les niveaux et des rapprocheurs de grande qualité. À Saint-Sébastien-d’Aigrefeuille, le chien courant reste plus que jamais un formidable vecteur de passion et de partage. Texte et photos : Pierre Périé.
- Hérault : mercredi dernier, les sapeurs-pompiers ont mené une opération de sauvetage pour secourir Suchi, une chienne de chasse égarée lors d’une battue administrative organisée la veille à Vélieux. Pendant la chasse, l’animal s’est éloigné dans la forêt et n’a pas rejoint les chasseurs à la tombée de la nuit. Grâce au signal de son collier GPS, le propriétaire a pu localiser la chienne et alerter les secours. Selon le capitaine Jean-Luc Lanion, chef de groupe à Saint-Étienne-d’Albagnan, Suchi aurait été emportée par le courant en traversant le ruisseau du Briant, habituellement peu profond mais gonflé par l’eau ce jour-là. Elle s’est retrouvée bloquée toute la nuit sur une paroi rocheuse située à environ quatre mètres au-dessus de l’eau. Pour la récupérer, les équipes spécialisées du Secours nautique et du Groupe Milieux Périlleux Montagne sont intervenues. Les secours ont dû marcher une trentaine de minutes sur un chemin escarpé pour atteindre cet endroit difficile d’accès. Après leur intervention, la chienne a pu être sauvée saine et sauve. Sans le collier GPS, les secours n’auraient probablement jamais trouvé l’animal.
- Loir et Cher : un chasseur originaire d’Île-de-France a été condamné à une amende de 1 200 euros pour avoir tiré de nuit dans une forêt près de Lamotte-Beuvron. Les faits remontent à l’automne 2025, lorsque des habitants ont signalé à la gendarmerie plusieurs tirs nocturnes entendus à proximité de l’agglomération. À la suite de ces alertes, les inspecteurs de l’OFB, accompagnés de gendarmes et d’une brigade mobile d’intervention interrégionale, ont mené plusieurs opérations de surveillance dans le secteur. L’objectif était notamment de mettre fin à un comportement jugé dangereux. Lors d’un contrôle, les agents ont entendu des coups de feu et ont localisé un groupe de trois personnes dans une forêt proche. Leur véhicule a été contrôlé et l’un des hommes était en possession d’une carabine de chasse dont le canon était encore chaud. Le chasseur disposait bien d’un permis valide, mais son arme n’était pas enregistrée dans le système d’information sur les armes. Jugé par le tribunal de Blois dans le cadre d’une procédure de reconnaissance préalable de culpabilité, il a écopé d’une amende de 1 200 euros. Son permis de chasse n’a toutefois pas été suspendu.
- Meuse : une enquête publiée fin février par Disclose et France 3 révèle une contamination étendue des sols agricoles par des PFAS, les « polluants éternels », dans le nord de la Meuse et dans les Ardennes. Basée sur 44 prélèvements analysés par un scientifique indépendant, l’investigation met en évidence des concentrations élevées de ces substances chimiques persistantes dans des champs où des boues industrielles ont été épandues pendant des décennies. Selon les auteurs, ces résidus, issus notamment de l’industrie papetière, auraient progressivement contaminé l’environnement local : sols agricoles, rivières, nappes souterraines et cultures. L’enquête estime que l’interdiction de consommer l’eau du robinet dans une dizaine de communes rurales depuis l’été 2025 n’est que « la vitrine du scandale ». Cette mesure avait été prise après la découverte de concentrations record de PFAS dans l’eau potable, touchant plusieurs milliers d’habitants. Les autorités soupçonnent notamment l’épandage de boues provenant d’une papeterie. Très persistants dans l’environnement, les PFAS sont associés à divers risques sanitaires et font l’objet d’une surveillance renforcée en France et en Europe.
- Nord : une opération de débardage à cheval a été menée fin février dans le massif du Mont Noir, dans les Flandres, afin d’extraire du bois récemment coupé tout en préservant ce milieu naturel sensible. L’intervention était organisée par l’ONF et le département du Nord, propriétaire du site, très fréquenté par le public. La topographie escarpée et l’absence de routes forestières rendaient l’utilisation d’engins mécaniques difficile et potentiellement dommageable pour les sols. Le choix s’est donc porté sur le débardage à cheval, une méthode traditionnelle permettant de travailler dans des zones difficiles d’accès tout en limitant l’impact sur la végétation et les terrains. Durant quatre jours, sept chevaux de trait (percherons, comtois, bretons et traits du Nord) ont transporté les grumes sur un terrain pentu et boueux. L’opération concernait principalement des châtaigniers, essence dominante du secteur.
Cette intervention s’inscrit dans une gestion forestière durable visant à diversifier les essences et à favoriser le développement du chêne et du hêtre, aujourd’hui minoritaires. L’ouverture du couvert forestier permettra également d’apporter davantage de lumière au sentier menant à l’entrée principale du parc. Au-delà de son intérêt écologique, l’opération met aussi en valeur le savoir-faire du débardage à cheval et les races françaises de chevaux de trait. (Photo Jean Ayello, technicien forestier à l'ONF)
- Vaucluse : une société de production lance actuellement un appel à figurants, pour le tournage d’un long-métrage consacré à la haute gastronomie et à la chasse. L’annonce, relayée par la FDC 84, s’adresse à des chasseurs âgés de 18 à 77 ans résidant à proximité du mont Ventoux. Le tournage doit se dérouler entre le début du mois d’avril et la première semaine de mai. Les personnes sélectionnées participeront à certaines scènes du film et la prestation sera rémunérée. La production recherche des profils authentiques de chasseurs afin d’apporter du réalisme aux séquences. Les candidats doivent donc être à l’aise dans leur tenue de chasse et disponibles durant la période de tournage. Les personnes intéressées sont invitées à envoyer leur candidature par courriel. Pour s’inscrire, il faut transmettre : - une photo portrait en tenue de chasseur ; - votre lieu de résidence ; - votre âge ; - votre taille (hauteur) ; - vos coordonnées téléphoniques à jour. Les candidatures doivent être envoyées à l’adresse suivante : « jourdefiesta@gmail.com », une occasion originale pour les chasseurs locaux de participer à un projet cinématographique tout en mettant en valeur leur passion et les traditions liées à la chasse et à la gastronomie.
- Vosges : la pression du loup reste forte en ce début d’année 2026. Depuis janvier, cinq attaques ont déjà été recensées, causant la mort de 42 animaux, principalement des ovins. En 2025, quatorze attaques avaient été enregistrées dans le département, provoquant 94 victimes dans les troupeaux. Face à cette situation et à l’expansion de la population de loups en France, de nouvelles mesures ont été mises en place pour renforcer la protection des élevages. Le préfet a notamment classé les communes selon trois niveaux de risque de prédation. Trois d’entre elles (La Bresse, Houéville et Robécourt) sont placées en catégorie 1, où la présence du prédateur est avérée. Au total, 208 communes sont désormais concernées par des dispositifs de prévention.
Dans ces zones, les éleveurs ovins et caprins peuvent désormais effectuer un tir de défense sur simple déclaration, sans autorisation préfectorale préalable. Ailleurs, une autorisation reste nécessaire, après des tirs d’effarouchement. L’État prévoit également des aides pour financer les mesures de protection, comme les clôtures électrifiées, les chiens de protection ou le gardiennage renforcé. Malgré ces dispositifs, l’inquiétude demeure forte chez certains éleveurs, notamment à l’approche de la période d’agnelage.
- Territoire de Belfort : la 16? édition du « Printemps des Castors » se déroulera du 20 mars au 21 juin 2026, avec un week-end d’ouverture les 21 et 22 mars. Coordonné par la Société Française pour l'Étude et la Protection des Mammifères, cet événement européen vise à sensibiliser le public à la protection du Castor d'Europe et, plus largement, des mammifères vivant dans les milieux aquatiques et les zones humides. Au fil des années, la manifestation s’est élargie à d’autres espèces dépendantes des rivières et marais, comme la Loutre d'Europe, le Vison d'Europe, le putois ou encore des petits mammifères tels que le campagnol amphibie ou la crossope aquatique. L’événement évoque aussi certaines espèces introduites comme le ragondin ou le rat musqué. À travers de nombreuses animations et sorties nature, l’objectif est de mieux faire connaître ces animaux et de rappeler l’importance de préserver les zones humides, véritables réservoirs de biodiversité.
A l’étranger
- Argentine : dans le parc national de Monte León, en Patagonie argentine, la recolonisation naturelle du puma crée un nouveau défi pour les gestionnaires de la biodiversité. Une étude récente révèle que plus de 7 000 manchots de Magellan adultes ont été tués par ces grands prédateurs, soit environ 7,6 % de la population adulte de la colonie locale. Les chercheurs du Centro de Investigaciones de Puerto Deseado et de l’Université nationale de Patagonie australe, en collaboration avec l’université d’Oxford, ont analysé pendant quatre ans les carcasses retrouvées dans la colonie. Beaucoup portaient des traces de prédation par le puma et restaient partiellement consommées. Ce phénomène, qualifié de « prédation excédentaire », correspond à des attaques dépassant les besoins alimentaires immédiats du prédateur. Ce déséquilibre s’explique par l’évolution récente des écosystèmes.
Après l’abandon de l’élevage bovin dans les années 1990, les pumas ont recolonisé leur ancien territoire. Dans le même temps, les manchots de Magellan ont étendu leurs colonies du littoral insulaire vers le continent, où ils ne rencontraient auparavant aucun prédateur terrestre. Les chercheurs estiment que les pumas ne devraient pas provoquer à eux seuls la disparition des manchots, mais leur pression pourrait accentuer le déclin si la reproduction ou la survie des jeunes diminuent. Les populations des deux espèces continuent d’être étroitement surveillées.
- Australie : de fortes inondations ont frappé le territoire du nord de l’Australie, après des pluies torrentielles tombées durant le week-end du 8 mars 2026. Les autorités locales ont lancé plusieurs alertes, notamment en raison d’un danger inhabituel : la présence accrue de crocodiles et d’autres animaux sauvages déplacés par la montée des eaux. Les crues ont submergé de nombreuses zones naturelles, poussant les crocodiles hors de leur habitat habituel. La police met donc en garde les habitants contre la possibilité de rencontrer ces prédateurs dans des secteurs inhabituels, y compris près des habitations ou sur des routes inondées. Les autorités recommandent d’éviter toute baignade et d’être particulièrement vigilants dans les zones touchées.
Les intempéries ont provoqué d’importantes perturbations dans la région. Au moins 90 foyers sont privés d’électricité et plus de 1 000 personnes ont été évacuées dans plusieurs communautés isolées grâce à des hélicoptères et des avions. Plusieurs écoles resteront fermées et l’hôpital de Katherine a été évacué vers Darwin. La ville de Katherine connaît ses pires inondations depuis 1998, tandis que la rivière Daly pourrait atteindre un niveau inédit depuis 1957.
- Bosnie : chaque année, la rivière Drina, en Bosnie-Herzégovine, se transforme en dépotoir à ciel ouvert. À proximité de la ville de Visegrad, des milliers de déchets flottants s’accumulent derrière la grille d’une centrale hydroélectrique, charriés par les crues hivernales. Bouteilles en plastique, meubles, électroménager, fûts métalliques, morceaux de bois ou encore carcasses d’animaux recouvrent parfois entièrement la surface de l’eau. Selon l’activiste écologiste Dejan Furtula, cette situation résulte avant tout d’un manque de volonté politique. Les déchets proviennent principalement de décharges sauvages situées en amont, en Bosnie mais aussi en Serbie et au Monténégro, transportés par plusieurs affluents qui rejoignent la Drina.
Le phénomène atteint son pic en hiver lorsque les pluies et la montée des eaux arrachent les dépotoirs installés sur les berges. Cette pollution représente une menace pour l’écosystème, la Drina étant une rivière riche en poissons et en biodiversité. Malgré des réunions entre les trois pays depuis 2019, aucune solution durable n’a été mise en place. Les déchets récupérés sont souvent brûlés dans une décharge locale, libérant des particules toxiques et entretenant un véritable cercle vicieux de pollution.
- Espagne : Cinegética est aujourd’hui l’un des principaux salons européens consacrés à la chasse, à la conservation de la faune et aux activités de plein air. Organisé à Madrid, cet événement bénéficie du parrainage officiel du Safari Club International (SCI) et de sa section ibérique, ce qui lui confère une dimension internationale unique en Europe. Chaque année, Cinegética rassemble chasseurs, organisateurs de voyages cynégétiques, collectionneurs, professionnels de l’équipement et passionnés de nature venus de nombreux pays. Pour les exposants, il s’agit d’une plateforme stratégique permettant de présenter leurs services et leurs produits à une clientèle particulièrement qualifiée et à fort pouvoir d’achat, intéressée par les séjours de chasse internationaux et les initiatives de conservation. Le salon constitue également un lieu privilégié pour développer des partenariats avec des opérateurs de safaris, des lodges, des organisations de protection de la faune ou encore des marques spécialisées dans l’outdoor. Cette visibilité s’accompagne d’une importante couverture médiatique auprès des publications dédiées à la chasse et à la nature.
Située au cœur de Madrid, ville facilement accessible depuis toute l’Europe, la manifestation offre ainsi une véritable porte d’entrée vers le marché européen pour les professionnels du secteur. Le salon 2026 se tiendra du 19 au 22 mars 2026 à IFEMA Madrid, dans le pavillon 4 du parc des expositions. Voici le calendrier général de l’édition 2026 : - Jeudi 19 mars 2026 : ouverture au public à partir de 15h ; - Vendredi 20 mars 2026 : 10h30 – 20h30 ; - Samedi 21 mars 2026 : 10h30 – 20h30 ; - Dimanche 22 mars 2026 : 10h30 – 15h (clôture).
- Etats-Unis : fin février, un juge de l’État américain du Dakota du Nord a validé la condamnation de l’ONG Greenpeace à verser 345 millions de dollars de dommages et intérêts à l’entreprise Energy Transfer, exploitant d’un oléoduc contesté. Selon le jugement, l’organisation écologiste a annoncé qu’elle ferait appel, affirmant ne pas être en mesure de payer une telle somme. Cette décision judiciaire, rare dans l’histoire des ONG environnementales, pourrait menacer l’existence même de Greenpeace. L’organisation estime que la compagnie pétrolière cherche à la réduire au silence en la ruinant. Pour Michael Gerrard, professeur de droit à l’université Columbia et spécialiste du contentieux climatique, il s’agit d’un verdict « dévastateur », non seulement pour Greenpeace mais pour l’ensemble du mouvement environnemental mondial.
Energy Transfer accuse l’ONG d’avoir contribué aux grandes manifestations organisées en 2016 et 2017 contre un oléoduc contesté. Ces protestations étaient menées par la tribu Sioux de Standing Rock et des groupes écologistes, qui dénonçaient la traversée de sites sacrés et la menace pesant sur l’eau potable. Trois entités de Greenpeace ont été jugées responsables de diffamation, nuisance et intrusion. Un premier jury avait fixé l’indemnisation à 665 millions de dollars. Le juge a réduit ce montant, estimant certains préjudices comptés deux fois. Par ailleurs, Greenpeace poursuit l’entreprise aux Pays-Bas.
- Italie : la propagation de la peste porcine africaine (PPA) continue d’inquiéter les autorités sanitaires, notamment dans la région de Ligurie, au nord-ouest du pays. Selon la dernière mise à jour publiée le 8 mars 2026 par l’Institut expérimental de zooprophylaxie du Piémont, de la Ligurie et de la Vallée d’Aoste, quatre nouveaux sangliers testés positifs ont été recensés en Ligurie. Au total, 2 039 cas positifs chez des sangliers ont désormais été confirmés dans les zones surveillées. La situation reste stable dans la région voisine du Piémont, où aucun nouveau cas n’a été enregistré récemment. Le nombre total y demeure fixé à 803 cas, ce qui est considéré comme un signal plutôt encourageant par les autorités. La situation est en revanche plus préoccupante en Ligurie, où les quatre nouveaux cas ont été détectés dans deux provinces. Dans la province de Gênes, un cas a été signalé à Campomorone et un autre à Zoagli. Dans la province de La Spezia, deux cas supplémentaires ont été confirmés, à Carro et Rocchetta di Vara. Avec ces nouvelles détections, le nombre total de cas en Ligurie atteint désormais 1 236. Par ailleurs, 195 communes italiennes ont déjà enregistré au moins un cas de peste porcine africaine depuis le début de l’épidémie.