- Doubs : le service départemental de l’OFB a inauguré, le 29 mai dernier, ses nouveaux locaux à Vercel-Villedieu-le-Camp, en présence du préfet, d’élus locaux et de nombreux partenaires du territoire. Conçu en étroite collaboration avec la commune, propriétaire du site, le bâtiment a été pensé comme un véritable outil de travail au service des missions de l’établissement : connaissance et préservation de la biodiversité, accompagnement des acteurs locaux et police de l’environnement. Installée depuis novembre 2025, l’équipe de l’OFB a déjà fait de ces locaux un lieu d’échanges réunissant collectivités, services de l’État, agriculteurs, associations, chasseurs et pêcheurs. L’établissement souligne que cette démarche de coopération est au cœur de sa philosophie d’action, la protection du vivant reposant sur l’implication de l’ensemble des acteurs du territoire. Ces nouveaux locaux doivent permettre aux agents de poursuivre leurs missions dans des conditions optimales au service de la biodiversité et de la gestion durable des ressources naturelles.
- Gers : face à l’augmentation des populations de sangliers et aux dégâts qu’ils causent aux cultures, les chasseurs participent activement à leur régulation, aussi bien pendant la saison de chasse que lors de la période complémentaire autorisée au printemps. Toutefois, la réglementation est stricte : les chasseurs ne peuvent intervenir que de jour et avec des moyens de chasse autorisés. L’usage de dispositifs de vision nocturne, de caméras thermiques ou de tout moyen d’éclairage en action de chasse est interdit, tout comme la chasse de nuit.
Seuls les lieutenants de louveterie, assermentés par l’État, sont habilités à mener des opérations de régulation nocturnes sur autorisation préfectorale. Leur action a contribué à une forte diminution des dégâts agricoles dans le Gers, faisant passer les indemnisations d’environ 400 000 euros en 2024 à 150 000 euros en 2025. Dans ce contexte, l’Office français de la biodiversité et la gendarmerie alertent sur une recrudescence des actes de braconnage et renforcent leurs contrôles. Toute suspicion doit être signalée aux services compétents.
- Hérault : le tribunal judiciaire de Montpellier a condamné, lundi 1er juin, un chasseur à 18 mois de prison avec sursis et à un retrait de permis de chasse pendant trois ans pour des faits survenus en novembre 2025 à Villeneuve-lès-Maguelone. L'affaire trouve son origine dans une vive altercation entre le prévenu et un habitant du secteur des Salins, zone régulièrement fréquentée par les chasseurs. Selon les éléments examinés à l'audience, le conflit aurait éclaté à propos de la présence de chasseurs à proximité des habitations. Au cours de l'échange, particulièrement tendu, le riverain avait reçu une décharge de plomb, occasionnant des blessures heureusement sans conséquence dramatique. À la barre, les débats ont mis en lumière les tensions récurrentes entre certains usagers de la nature et les pratiquants de la chasse dans ce secteur sensible du littoral héraultais. Le tribunal a retenu la responsabilité du tireur et prononcé une peine assortie d'un sursis ainsi qu'une suspension de longue durée de son permis de chasser. Une décision qui rappelle l'exigence absolue de sécurité dans la pratique de la chasse, particulièrement à proximité des zones habitées.
- Indre : le 11 juin, la justice française rouvrira l’un de ses dossiers les plus controversés : l’affaire Mis et Thiennot, près de 80 ans après les faits. Ce nouveau procès en révision marque une étape décisive dans un dossier emblématique des dérives judiciaires de l’après-guerre, sur fond de ruralité et de chasse. L’affaire remonte au 29 décembre 1946, en Brenne. Lors d’une battue, un garde-chasse, Louis Boistard, disparaît. Son corps est retrouvé deux jours plus tard dans un étang, criblé de plombs. Très vite, les soupçons se portent sur deux chasseurs, Raymond Mis et Gabriel Thiennot, issus de milieux modestes. Après des interrogatoires intensifs, ils avouent avant de se rétracter immédiatement, dénonçant des aveux obtenus sous la contrainte. Malgré ces rétractations, la justice les condamne en 1950 à 15 ans de travaux forcés, au terme de plusieurs procès entachés d’irrégularités. L’affaire divise alors profondément la population locale. Graciés en 1954 sous la pression de l’opinion, ils ne seront toutefois jamais innocentés. Au fil des décennies, soutiens et habitants se mobilisent pour obtenir la révision du procès, dénonçant une possible erreur judiciaire. Longtemps rejetées, les demandes aboutissent finalement en 2026. La justice reconnaît notamment le caractère illégal des aveux, élément central du dossier. Ce procès en révision devra déterminer si une erreur judiciaire peut être reconnue si longtemps après les faits, dans une affaire devenue un symbole des tensions entre justice, mémoire rurale et société.
- Mayenne : la 11e édition de la Fête de la chasse et de la pêche se tiendra le 14 juin 2026 sur l’hippodrome de Meslay-du-Maine. Unique manifestation du genre dans le département, l’événement attire chaque année plusieurs milliers de visiteurs grâce à un programme riche en animations. La journée débutera par la traditionnelle messe de Saint-Hubert, suivie d’une cavalcade dans les rues de la ville réunissant chevaux, cavaliers, chiens et sonneurs de trompe de chasse. L’après-midi, les démonstrations s’enchaîneront devant les tribunes avec notamment un impressionnant défilé de chiens de chasse, de troupeau, de traîneau et d’équipages de vénerie.
Plus de 1 000 chiens sont attendus. Le public pourra également assister à des spectacles équestres, un concours d’équitation de travail richement doté, des démonstrations de pêche, un lâcher de pigeons et l’arrivée de parachutistes. Une quarantaine d’exposants et un espace de 300 m² consacré à la pêche compléteront cette grande fête rurale devenue un rendez-vous incontournable dans l’Ouest.
- Meuse : la contestation contre la nouvelle répartition du financement des dégâts de gibier continue de s'étendre. Après la mobilisation récente des responsables de chasse du massif 45, une quarantaine de présidents d'ACCA et de sociétés de chasse du massif 50 se sont réunis à leur tour à Ménil-la-Horgne afin d'échanger sur les conséquences du nouveau dispositif mis en place par la FDC. Plusieurs responsables de territoires estiment que ce système, basé sur une contribution différenciée à l'hectare, entraînerait des déséquilibres entre les détenteurs de droit de chasse. Les chasseurs réunis à Ménil-la-Horgne souhaitent notamment ouvrir une discussion avec la nouvelle équipe dirigeante de la fédération afin d'obtenir des explications et d'envisager d'éventuelles évolutions du dispositif. Cette nouvelle mobilisation confirme que la question du financement des dégâts de gibier demeure au cœur des préoccupations d'une partie du monde cynégétique meusien.
- Moselle : observation rarissime en Moselle : un jeune vautour, probablement âgé de moins de trois ans, a été aperçu fin mai au domaine de Lindre avant de rejoindre quelques jours plus tard le village de Harprich, situé à une vingtaine de kilomètres. La présence de ce grand rapace, habituellement cantonné aux massifs montagneux des Pyrénées, des Alpes ou du Massif central, intrigue les spécialistes qui ignorent encore son origine. Son arrivée a toutefois suscité l’inquiétude des habitants et des observateurs locaux. Harprich abrite en effet l’une des plus importantes colonies de cigognes du secteur, avec une centaine d’oiseaux répartis dans une trentaine de nids.
En pleine période d’élevage des jeunes, plusieurs cigogneaux auraient disparu après le passage du rapace. Selon les premiers constats, quatre nids auraient été entièrement vidés de leurs occupants. Si le rôle exact du vautour reste à confirmer, cet épisode illustre les interactions parfois inattendues entre espèces sauvages et suscite de nombreuses interrogations parmi les naturalistes.
- Nord : figure bien connue du collectif Mormal Patrimoine et animateur de la page Facebook « Forêt de Mormal », suivie par plus de 34 000 abonnés, Jean-François Hogne se retrouve au cœur d’un contentieux judiciaire. Le militant, engagé de longue date dans la défense de la forêt de Mormal et de sa faune sauvage, est poursuivi pour diffamation. À l’origine de l’affaire, plusieurs publications diffusées sur les réseaux sociaux dans lesquelles Jean-François Hogne aurait qualifié deux hommes de « braconniers » et les aurait présentés comme des « complices de l’ONF ». Ces accusations s’inscrivent dans le contexte particulièrement tendu du débat autour du plan de chasse appliqué en forêt de Mormal, que le militant conteste depuis plusieurs années. Selon lui, les prélèvements autorisés mettraient en péril l’équilibre de certaines populations de cervidés. Estimant que ces propos portent atteinte à leur honneur et à leur réputation, Guislain Cambier et Yohan Lecerf ont décidé de saisir la justice. De son côté, Jean-François Hogne revendique son engagement en faveur de la faune sauvage et affirme avoir agi dans le cadre d’un débat d’intérêt général portant sur la gestion cynégétique de la forêt.
Le tribunal devra désormais déterminer si les termes employés relevaient de la critique militante et de la liberté d’expression ou s’ils constituent une diffamation au sens de la loi. Une décision attendue avec intérêt tant par les défenseurs de la chasse que par les associations environnementales impliquées dans le dossier.
- Pyrénées-Atlantiques : le tribunal administratif de Pau a examiné, mardi, le recours déposé par trois associations de protection animale contre un arrêté préfectoral facilitant les tirs de défense sur les loups dans les Pyrénées-Atlantiques. Depuis février 2026, les éleveurs confrontés à des attaques peuvent bénéficier d’un régime déclaratif simplifié, leur permettant d’intervenir plus rapidement pour protéger leurs troupeaux, sous certaines conditions. Les associations requérantes estiment que cette mesure est disproportionnée au regard de la présence très limitée du loup dans le département et considèrent que les éleveurs doivent d’abord démontrer l’efficacité des moyens de protection mis en place avant d’obtenir l’autorisation de tir. Face à elles, la FDSEA et plusieurs éleveurs ont défendu un dispositif jugé indispensable pour faire face à une hausse des prédations. Selon eux, les attaques sont passées de 15 en 2025 à 26 en 2026, menaçant la viabilité de l’élevage de montagne. Après une audience d’une heure et demie, le tribunal doit désormais se prononcer sur la légalité des récépissés délivrés aux 18 éleveurs concernés.
- Pyrénées Orientales : c’est une nouvelle encourageante pour la biodiversité dans le département. Deux couples d’aigles de Bonelli ont donné naissance à quatre jeunes dans le Parc naturel régional Corbières-Fenouillèdes, un événement inédit depuis près de quarante ans. Disparu localement au cours des années 1990, ce grand rapace méditerranéen figure parmi les espèces les plus rares et les plus sensibles de France. Sa reproduction demeure délicate, notamment en raison du dérangement humain et de la disponibilité parfois limitée de ses ressources alimentaires. Selon le Groupement ornithologique du Roussillon (GOR), seuls sept jeunes aigles de Bonelli ont pris leur envol dans les Pyrénées-Orientales au cours des vingt dernières années. Les quatre naissances enregistrées cette année représentent donc un succès majeur pour les programmes de suivi et de conservation de l’espèce. Les jeunes oiseaux devraient quitter leur nid dans les prochaines semaines. Les spécialistes espèrent désormais que ces résultats favoriseront l’installation de nouveaux reproducteurs et permettront à terme la constitution d’un troisième couple nicheur dans le département.
- Haut-Rhin : découverte pour le moins insolite dans le Haut-Rhin. Un habitant d’Oberhergheim a retrouvé un jeune faon vivant dans sa poubelle après avoir été alerté par des bruits inhabituels au cours de la nuit. Intrigué, il est sorti de son domicile et a découvert l’animal à l’intérieur du conteneur. Le faon a été pris en charge dans un premier temps par les agents de la Brigade verte, avant d’être confié à une association.
Selon les responsables du centre, le jeune cervidé semble avoir déjà été en contact avec l’homme, notamment en raison de son comportement et de sa capacité à boire dans une gamelle. Depuis son arrivée, l’animal reçoit les soins nécessaires et fait l’objet d’un suivi attentif. Nourri au biberon et progressivement habitué à une alimentation naturelle, il devrait poursuivre sa croissance au sein de la structure jusqu’à l’automne, période à laquelle il sera relâché dans son milieu naturel.
- Somme : la FDC et les sapeurs-pompiers du département organiseront, le 1er juillet 2026 à Lamotte-Brebière, une journée de sensibilisation aux gestes de premiers secours spécialement destinée aux chasseurs. L’objectif est de leur permettre d’acquérir les réflexes indispensables pour réagir efficacement face à une situation d’urgence sur le terrain. Accident de tir, chute, blessure ou malaise : les risques existent lors de toute activité de plein air. Cette formation pratique abordera les principaux gestes de secours, l’alerte des services d’urgence, la géolocalisation des victimes ainsi que la constitution d’une trousse de secours adaptée à la chasse. Les participants pourront également prendre connaissance des statistiques relatives aux accidents de chasse et bénéficier des conseils de professionnels du secours. La session est limitée à 24 participants, répartis entre matin et après-midi. Le coût est fixé à 10 euros par personne et les inscriptions sont ouvertes auprès de la Fédération des chasseurs de la Somme.
- Vaucluse : les chasseurs vauclusiens poursuivent leur vaste opération de comptage des mouflons sur les pentes du mont Ventoux. En collaboration avec l’OFB, la FDC tente d’évaluer précisément l’état d’une population en chute libre depuis une vingtaine d’années. À plus de 1 500 mètres d’altitude, techniciens et bénévoles parcourent combes, pierriers et hêtraies dans l’espoir d’apercevoir quelques animaux. Autrefois emblématique du Ventoux, le mouflon connaît aujourd’hui un déclin spectaculaire. Selon les estimations des chasseurs, la montagne comptait près de 500 individus au début des années 2000. Il n’en resterait désormais qu’une quarantaine. Face à cette situation préoccupante, le mouflon a été retiré des plans de chasse depuis une dizaine d’années. Plusieurs facteurs expliqueraient cette régression : prédation croissante du loup, dérangement touristique mais aussi épisodes de chaleur de plus en plus marqués sur le massif.
Les chasseurs pointent également la fréquentation intense du Ventoux par les randonneurs, traileurs et vététistes, parfois jusque dans les zones refuges utilisées par la faune sauvage. Les opérations de suivi se poursuivront chaque printemps jusqu’en 2030. Si les effectifs continuent de diminuer, une réintroduction de mouflons pourrait être envisagée afin de préserver cette espèce emblématique du Géant de Provence.
- Val d’Oise : un cycliste de 64 ans a été grièvement blessé mardi soir à Saint-Leu-la-Forêt (Val-d’Oise) après une chute survenue alors qu’il circulait à vélo électrique en bordure de la forêt de Montmorency. Selon les premiers témoignages recueillis sur place, l’homme aurait été surpris par un sanglier et tenté de s’éloigner rapidement de l’animal avant de perdre le contrôle de son deux-roues. L’accident s’est produit vers 22 heures, rue de Chauvry, un secteur situé en lisière du massif forestier. Alertés par des passants ayant découvert la victime inconsciente sur la chaussée, les secours sont rapidement intervenus. Souffrant notamment d’un important traumatisme crânien et ne portant pas de casque au moment des faits, le sexagénaire a été pris en charge en urgence absolue avant d’être transféré à l’hôpital Beaujon de Clichy. Les forces de l’ordre se sont rendues sur place afin de recueillir les témoignages et préciser les circonstances exactes de cet accident impliquant indirectement la faune sauvage.
A l’étranger
- Afghanistan : après des décennies de conflits ayant profondément dégradé les écosystèmes, l’Afghanistan redécouvre les bénéfices de la reforestation. Dans de nombreuses régions du pays, habitants, ONG et autorités multiplient les initiatives pour restaurer les forêts disparues, et lutter contre les effets du changement climatique. Entre 1979 et le début des années 2000, près de la moitié des surfaces forestières afghanes ont disparu sous l’effet de la guerre, du trafic de bois et des coupes destinées au chauffage. Depuis, la tendance s’est progressivement inversée. Selon les statistiques nationales, la surface forestière du pays a augmenté de 35 % entre 2011 et 2025. Des projets de micro-forêts inspirés de la méthode Miyawaki voient le jour dans plusieurs provinces. Ces plantations denses d’arbres locaux améliorent la biodiversité, limitent l’érosion des sols, procurent de l’ombre et génèrent de nouveaux revenus grâce à la production de fruits ou de bois de chauffage. L’ONU, la FAO, plusieurs ONG et les autorités afghanes soutiennent ce mouvement. Depuis 2019, cinq millions d’arbres ont été plantés grâce à des programmes communautaires. Le gouvernement taliban affiche même l’objectif ambitieux de 200 millions d’arbres entre 2023 et 2030. Malgré les difficultés liées à la sécheresse et au manque d’eau, ces efforts contribuent déjà au retour de certaines espèces d’oiseaux et à une meilleure résilience des territoires face à un réchauffement climatique particulièrement marqué dans le pays.
- Belgique : FN Browning Group poursuit son développement dans le secteur des armes de haute précision. Basé à Herstal, le fabricant a annoncé la signature d’un accord stratégique en vue de l’acquisition d’Accuracy International, entreprise britannique reconnue dans le monde entier pour ses fusils de précision à verrou et ses systèmes de tir longue distance. Fondée en 1980 à Portsmouth, Accuracy International équipe de nombreuses forces armées, services de sécurité et tireurs sportifs. La société affirme avoir livré ses produits dans plus de cinquante pays au cours des cinq dernières années. Pour FN Browning Group, cette opération vient compléter ses activités aussi bien dans les domaines de la défense et de la sécurité que dans ceux de la chasse et du tir sportif. Le groupe entend notamment renforcer son expertise dans les systèmes de précision tout en élargissant son offre aux marchés internationaux. L’acquisition doit également consolider la présence industrielle du groupe au Royaume-Uni. Accuracy International conservera toutefois son identité, sa marque et ses sites de production britanniques et américains, tout en bénéficiant du réseau commercial international de FN Browning Group. L’opération, encore soumise aux autorisations réglementaires habituelles, marque une nouvelle étape dans la stratégie de croissance du groupe liégeois, déjà propriétaire des marques FN, Browning et Winchester.
- Canada : les autorités québécoises ont confirmé la découverte du premier cas de rage du raton laveur à Marieville, après l’analyse d’un animal retrouvé mort sur la voie publique le 26 mai dernier. À la suite de cette détection, le ministère de l’Environnement, de la Faune et des Parcs appelle la population à redoubler de vigilance afin de limiter tout risque de propagation du virus. Les propriétaires d’animaux domestiques sont invités à vérifier que les vaccinations contre la rage de leurs chiens et chats sont à jour et à consulter leur vétérinaire en cas de doute. Les autorités recommandent également d’éviter tout contact entre animaux domestiques et faune sauvage, ainsi que de limiter les sources de nourriture susceptibles d’attirer les ratons laveurs à proximité des habitations.
La rage demeure une maladie mortelle transmissible par la salive d’un animal infecté, notamment par morsure, griffure ou léchage. En cas de contact suspect, il est conseillé de nettoyer immédiatement la plaie à l’eau et au savon pendant plusieurs minutes et de consulter rapidement les services de santé compétents.
- Italie : le laboratoire Elanco s’est constitué partie civile dans une affaire de contrefaçon de colliers antiparasitaires Seresto, actuellement examinée par le tribunal de Civitavecchia, près de Rome. La première audience s’est tenue le 13 mars 2026, après la saisie par les autorités italiennes de plus de 8 000 colliers présumés falsifiés, qui auraient été distribués dans plusieurs pays. Au-delà du préjudice commercial subi par le fabricant, cette affaire met en lumière les risques sanitaires liés à la circulation de médicaments vétérinaires contrefaits. Selon les professionnels du secteur, ces produits peuvent contenir des substances non conformes, des concentrations inadaptées ou encore des composants potentiellement dangereux pour les animaux domestiques et leurs propriétaires. Elanco rappelle que les médicaments vétérinaires commercialisés légalement sont soumis à des procédures strictes de fabrication, de contrôle qualité, de traçabilité et de pharmacovigilance, garanties absentes des circuits clandestins. L’affaire relance également les inquiétudes concernant le développement des ventes parallèles sur internet. Les spécialistes recommandent la plus grande vigilance face à des prix anormalement bas, des emballages suspects, des notices incomplètes ou des vendeurs opérant en dehors des réseaux de distribution officiels.
- Mexique : à l’occasion du bicentenaire des relations diplomatiques entre la France et le Mexique, deux déclarations d’intention ont été signées le 22 avril 2026 à Mexico afin de renforcer la coopération environnementale entre les deux pays. L’une associe les ministères français et mexicain de l’Environnement autour des enjeux liés à la biodiversité, au climat, à la restauration des écosystèmes et à l’économie circulaire. La seconde engage l’Office français de la biodiversité (OFB) et la Commission nationale des espaces naturels protégés du Mexique (CONANP). Cet accord vise à développer les échanges d’expertise, les programmes de recherche, la surveillance des espaces naturels et le partage de bonnes pratiques en matière de gestion des aires protégées. Il s’inscrit dans la continuité d’une coopération déjà engagée depuis plusieurs années entre les deux pays. Dans un contexte mondial marqué par l’érosion de la biodiversité, ce partenariat doit notamment contribuer à l’objectif du Mexique de protéger 30 % de son territoire d’ici 2030 et favoriser la mise en œuvre de projets concrets en faveur de la conservation des écosystèmes.
- Portugal : face à la visibilité croissante du phénomène des « therians » (personnes qui s’identifient psychologiquement ou spirituellement à un animal), l’Ordre des médecins vétérinaires portugais (OMV) a publié des recommandations destinées à ses praticiens. L’objectif de cette communication est de rappeler les limites légales de l’exercice vétérinaire et la conduite à adopter face à d’éventuelles demandes de consultation. L’OMV souligne qu’une personne, même si elle affirme se considérer comme un animal, conserve juridiquement son statut d’être humain. Les vétérinaires ne peuvent donc réaliser aucun diagnostic, prescrire un traitement ou assurer un suivi médical relevant de la santé humaine. Toute demande de ce type doit être orientée vers un professionnel de santé compétent. L’organisation précise qu’aucun cas de consultation impliquant un « therian » n’a été officiellement signalé au Portugal à ce jour. Cette prise de position vise avant tout à anticiper d’éventuelles situations et à rappeler, de manière respectueuse et pédagogique, la frontière juridique qui sépare la médecine vétérinaire de la médecine humaine.