L’efficacité : mieux tirer, c’est d’abord mieux maîtriser son tir
Une fois les conditions de sécurité réunies, vient la question de l’efficacité. Il ne s’agit pas de rechercher la plus grande distance possible, mais de placer correctement le projectile dans une situation maîtrisée. La précision dépend évidemment de l’arme et de son réglage, mais aussi du comportement du tireur.
Un tir manqué ne doit pas systématiquement être attribué aux circonstances. Lorsque l’arme a été contrôlée, il faut examiner d’autres facteurs : position, stabilité de l’appui, prise de visée, anticipation du recul ou précipitation provoquée par l’apparition soudaine du gibier. En battue, le facteur temps est déterminant. Un sanglier peut surgir rapidement, changer de direction ou disparaître derrière un obstacle en quelques secondes. Cette pression peut conduire à épauler trop vite ou à mal apprécier sa position. L’efficacité passe donc d’abord par la maîtrise de soi. Savoir reconnaître une occasion favorable implique aussi de savoir y renoncer lorsque les conditions ne sont pas réunies. La position élevée peut en outre modifier la perception de l’animal. Un sanglier observé depuis plusieurs mètres de hauteur n’offre pas exactement les mêmes repères qu’au niveau du sol. Son attitude, son angle de déplacement et sa position par rapport au relief peuvent modifier l’appréciation du point à viser. Plutôt que de retenir une règle mécanique valable dans toutes les situations, il convient plutôt de s’appuyer sur la connaissance de l’anatomie du gibier.