Vosges

Un trophée singulier

Prélevé au cours de la saison 2024-2025, ce cerf âgé de 7 ou 8 ans présente une structure générale de dix cors avec surandouiller. Si l’ensemble de la ramure témoigne déjà d’un excellent développement, c’est surtout la morphologie du merrain droit qui retient l’attention. Celui-ci se dédouble en effet au niveau même de l’implantation de la chevillure, créant une anomalie spectaculaire rarement observée chez le cerf élaphe. Cette particularité confère au trophée une silhouette immédiatement reconnaissable et lui vaut son classement parmi les « têtes bizarres ». Un trophée original qui rappelle que la nature demeure capable de surprendre même les observateurs les plus expérimentés.

 

Indre

Un dix cors vraiment irrégulier

Présenté lors de l’exposition départementale de Châteauroux, ce cerf se distingue par une dissymétrie particulièrement marquée. Le bois gauche affiche une structure classique de dix cors à surandouiller, avec une chevillure implantée très haut sur le merrain, signe d’une croissance vigoureuse. À l’inverse, le bois droit ne porte ni chevillure ni surandouiller, rompant totalement l’équilibre. Cette opposition entre un côté pleinement développé et un côté simplifié confère à l’ensemble un caractère exceptionnel. Le cerf provenait du massif du Bouchet, situé dans la partie orientale du département de l’Indre, secteur qui regroupe près de 80 détenteurs de plan de chasse.

 

Aisne

Une jolie perruque

Présenté lors de l’exposition de trophées organisée à Besny-et-Loisy au printemps dernier, ce brocard à perruque a été prélevé en 2024 sur le territoire de Montcornet. Ce type de trophée résulte d’un phénomène biologique rare mais parfaitement identifié chez le chevreuil. L’atrophie ou la destruction des testicules entraîne en effet une carence durable en hormones mâles, perturbant profondément le cycle annuel de croissance et de nettoyage des bois. Ceux-ci restent alors recouverts d’un velours abondant qui ne tombe jamais, formant cette masse caractéristique. Souvent spectaculaire, cette anomalie attire immédiatement le regard. Au-delà de son intérêt esthétique, elle constitue également un précieux témoignage des liens étroits entre physiologie, endocrinologie et développement des trophées chez les cervidés.

 

Bas-Rhin

Un « huit cors perpétuel »

Estimé à plus de dix ans, ce vieux cerf représente parfaitement ce que les spécialistes désignent sous le nom de « huit cors perpétuel ». Malgré son âge avancé, l’animal n’a jamais développé de surandouiller et conserve une structure simple composée de deux chevillures basses et d’une fourche terminale sur chacun des merrains. Cette architecture, stable au fil des années, constitue une caractéristique bien connue chez certains individus. L’intérêt de ce trophée réside également dans son remarquable équilibre général. La symétrie des bois, la régularité des courbures et l’harmonie des proportions en font une tête particulièrement élégante. Dépourvu de la puissance des grands douze ou quatorze cors, ce trophée séduit néanmoins par sa pureté de lignes et son caractère typique, illustrant parfaitement l’une des nombreuses expressions de la maturité chez le cerf élaphe.

 

Moselle

Grand douze cors tout juste adulte

Présenté lors de l’exposition de Baerenthal en mars dernier, ce cerf âgé de huit ans provient du massif du Sanon. Classé en tir sanitaire, il n’en demeure pas moins l’un des plus beaux trophées observés récemment dans ce secteur. Sa ramure développe une structure régulière de douze cors, associée à une remarquable symétrie entre les deux bois. La coloration particulièrement sombre des merrains renforce encore l’impression de puissance dégagée par l’ensemble. Malgré un âge relativement jeune pour un grand cerf, l’animal affichait déjà des caractéristiques de maturité très affirmées. Sa cotation officielle atteint 177,74 points, témoignant de la qualité de son développement. Ce trophée illustre parfaitement le potentiel génétique et la richesse cynégétique des massifs forestiers mosellans, réputés depuis longtemps pour la qualité de leurs populations de cervidés.

 

Gers

Beau six pointes du pays de l’Armagnac

Ce brocard a été prélevé le 28 juillet 2025 sur le territoire de Luppé-Violles par Thierry Poulfort. Il présente une tête régulière de six pointes dont les perches atteignent respectivement 20,5 et 23 centimètres. L’envergure est de 11 centimètres tandis que le volume est estimé à 145 millilitres pour un poids net de 400 grammes. L’ensemble des critères de beauté, coloration, perlures et régularité se situent dans une moyenne élevée, sans défaut notable. La cotation officielle s’établit à 108,88 points, plaçant ce trophée parmi les très belles réalisations du département. Typique des chevreuils des plaines et coteaux gascons, cette tête exprime à la fois finesse, équilibre et harmonie. Elle témoigne également de la bonne qualité des populations locales de chevreuils dans cette région emblématique du pays de l’Armagnac.

 

Belgique

Vieux cerf du massif de Saint-Hubert

Ce remarquable cerf du massif de Saint-Hubert a été prélevé à l’âge de 14 ans. Fait particulièrement notable, il ne présentait encore aucun signe évident de ravalement, alors même que la plupart des cervidés commencent à régresser bien plus tôt. Exposé aux côtés des mues récoltées au cours de ses cinq dernières années de vie, il offre une démonstration exceptionnelle de l’évolution progressive d’un grand trophée. Les différentes mues montrent en effet une croissance continue depuis 2020, confirmant que sa ramure demeurait encore en progression au moment du prélèvement. Avec un poids net de 5,520 kg et des merrains atteignant en moyenne 92,7 cm, sa cotation officielle s’élève à 179,39 points. Ce trophée illustre parfaitement les résultats obtenus dans le massif de Saint-Hubert, où une politique de vieillissement des cerfs coiffés est appliquée depuis près de trente ans. Cette gestion rigoureuse fait aujourd’hui figure de référence dans l’ensemble du Benelux.