
- Indre : Vieux cerf ravalant
Un vieux cerf ravalant constitue toujours un trophée rare. A l’exposition annuelle de Châteauroux, les cerfs ayant dépassés les 12 ans, se comptaient sur les doigts de la main… Parmi eux, celui-ci, obtenu lors de la saison 2021/2022, présente des bois courts et massifs, de structure six cors, avec une belle coloration brun-foncé, ornée de multiples petites perlures qui sont du plus bel effet.

- Meurthe et Moselle : un « 4 cors » tout en hauteur
Voilà un brocard vraiment original ! Le trophée, très haut et serré, pourrait faire croire, vu de face, qu’il s’agit d’un six pointes. Or c’est tout simplement un 4 cors, l’andouiller antérieur étant totalement absent. Il est réellement très haut, pas très massif, mais bien perlé. L’andouiller d’œil, se situant à moitié de la longueur de la perche, accentue l’impression de hauteur. Il y a fort à parier que, doté d’un tel panache, ce brocard ne devait pas s’en laisser conter. Il a été obtenu sur le territoire de Halloville par Monsieur Monzein.
- Moselle : un grand cerf du massif de la Canner
Situé à l’est de la ville de Thionville, non loin de la frontière avec l’Allemagne, le massif forestier de la Canner est constitué d’une multitude de lots forestiers ouverts sur des plaines cultivées, et dont le plus important est la forêt de Sierck. C’est aussi un milieu de vie particulièrement favorable à l’espèce cerf, où, chaque année, de beaux trophées y sont enregistrés. Obtenu lors de la saison 2020/2021, ce cerf de couleur presque noire, fortement perlé, est un 16 cors irrégulier, estimé à au moins dix ans. On remarquera ses andouillers d’œil, surandouillers et chevillures, particulièrement bien développés, dont les extrémités recourbées et bien blanches, font un bel effet de contraste dans l’ensemble du trophée… Les empaumures sont constituées de 9 épois en forme de chandelier…

- Meuse : un beau sanglier du massif des Woevres
Ce beau sanglier a été tiré le 22 octobre dernier par Luc Perin, sur le territoire de Rouvres. Les défenses mesurent 20,8 et 20,4 cm, et leur largeur moyenne est de 23 mm. La circonférence des grès atteint 7,2 cm à gauche et 7,1 cm à droite… Enrichie de 2 points de beauté, la cotation de ce trophée s’élève à 106,05 points.
- Ardennes : un grand cerf des trois frontières départementales
Ce grand cerf de type 18 cors irrégulier, a été tiré par Christophe Delossedas, le 9 décembre dernier, sur le territoire de de Chatel-Chéhéry, commune située dans l’extrême sud du département des Ardennes, aux confins de la Meuse et de la Marne… Cela fait plusieurs années que se développe, dans cette région, une population de cerfs, issue du camp militaire de Suippes. Les animaux y vieillissent quelque peu, dans un milieu particulièrement favorable constitué de massifs boisés ouverts sur des plaines herbagères et de cultures céréalières… Poids net 7,300 kg, longueur des merrains 98,5 et 102,8 cm, circonférence des meules 28,8 et 28,4 cm, chevillures 39,5 et 32,3 cm, circonférence des perches variant entre 14 et 15,7 cm… On est là en présence d’un très grand trophée ! Les empaumures comptent 11 épois, dont 8 de plus de 15 cm. Perlures, couleur, pointes et surandouillers obtiennent le maximum en points de beauté. La cotation est arrêtée à 204,16 points !







Estimé à 13 ans, ce vieux cerf au trophée atypique, est présenté avec ses mues de 2018, 2019 et 2020, ce qui est assez rare dans les expositions annuelles de trophées. En dépit de son âge, on remarquera que son trophée a, malgré tout, assez bien progressé jusqu’en 2020. Et c’est en 2021 qu’apparaît, sur le merrain droit, la pliure caractéristique du grand âge. En plus, le bois de gauche, présente un dédoublement de la perche juste au-dessus du surandouiller, ce qui en fait une tête bizarre vraiment remarquable. Cet animal, qui pesait 155 kg vidé, a été tiré sur la commune de Hombourg-Budange, à l’est de Thionville, le 25 septembre 2021. Il a aussi été récompensé par une médaille octroyée par la FDC de Moselle.
Ardennes : un beau solitaire
Meurthe et Moselle : brocard pendulaire
Le secteur de Champsevraine, en limite de la Haute-Marne et de la Haute-Saône, est riche d’un biotope propice aux grands cervidés. Depuis quelques années, c’est là que sont prélevés les plus grands cerfs du département 52, en témoigne ce nouveau trophée récolté en septembre 2021, par Jean-Michel Venck, de Corgirnon. Bien perlé et de couleur presque noire, le trophée s'inscrit dans une architecture de 14 cors irrégulier, l'ensemble des empaumures totalisant 7 épois. La longueur des merrains frôle le mètre, pour un poids total et sec du trophée de 7,880 kg, ce qui lui vaut une cotation officielle effectuée par Michel Valette, cotateur officiel de l’AFMT (Association Française de Mensurations des Trophées), arrêtée à 191,72 points CIC. Rappelons qu’en 2020 déjà, Jean-Michel Venck avait pu prélever, sur ce même secteur, un autre grand cerf portant 15 cors, pour un poids de trophée de 9,740 kg et côté 209,03 points CIC, à la limite de la médaille d’or qui est de 210 points.
Un jeune chasseur de Boucau a eu le bonheur de mettre à son tableau le nouveau record départemental, avec un sanglier de 185 kg. Le chasseur, Nicolas Duchon, raconte : « J’étais posté à la sortie d’une coulée que les sangliers empruntent. J’ai entendu un halètement monstre, pas normal. Il est sorti de la coulée et j’ai tiré un premier coup qui l’a juste sonné, car le crâne est dur comme un tronc et la chevrotine ne rentre pas dedans. Il n’a pas aimé du tout, m’a chargé la gueule ouverte. J’ai bien aperçu dents et défenses avant de tirer de nouveau. Le deuxième coup a fait vaciller l’animal, qui rebrousse chemin. Un troisième coup l’a cloué au sol, avant le quatrième coup d’achèvement. Voilà qui méritait d’être souligné…
Indre : fracture de pivot
Un beau solitaire de l’Argonne
Jeune cerf déficient de Meurthe et Moselle 

Un beau brocard du nord meusien
Tête bizarre du massif de Lancôme
Une tête vraiment atypique

Grand cerf d’Ille et Vilaine
Du Lot, ce beau brocard au fémur ressoudé
Un brocard déficient de l’Aisne
Scan », une technologie 3D révolutionnaire utilisée pour numériser, marquer et reproduire les trophées de toutes les espèces de gibier, dans le but d’en faire une méthode officielle de mesure. « Ce logiciel de notation est le plus avancé actuellement, et ses process brevetés révolutionnent la façon dont nous étudions, évaluons, mesurons, notons, conservons et préservons les espèces de gibier » a déclaré
W. Laird Hamberlin, président du SCI, qui ajoute : « Les chasseurs sont encouragés à utiliser Trophy Scan pour générer un modèle 3D qui détermine le score SCI de leur trophée. Puis les scans seront confirmés et vérifiés par un mesureur officiel SCI, avant d’être intégré au livre des records ». Une fois scanné, le chasseur dispose non seulement d'une feuille de score, mais il a en plus un catalogue complet d'options commémoratives disponibles sur Trophy Scan avec une réplique exacte de son trophée pour marquer des cartes de visite, des dessus de carafe, des bijoux, et autres objets usuels ou d’art. Pour en savoir plus, vous pouvez vous rendre sur le site : https://trophyscan.com
Seine et Marne : un beau 10 cors irrégulier
Hautes Pyrénées : un bon brocard de récolte
Indre : cerf de plus de 10 ans 
Aisne : un mini andouiller bien mal placé





Bois creux



La tête à perruque est l’échantillon même de l’une des bizarreries de la nature. Au-delà de son côté spectaculaire, la perruque révèle souvent un problème hormonal. Chez les cervidés, les anomalies testiculaires entraînent des malformations de la ramure. A titre d’exemple, la castration accidentelle, ou la perte des deux testicules par infection, entraîne une chute avancée du trophée et une repousse d’embryons de bois qui restent en permanence sous velours. Quand la castration intervient pendant le refait, la calcification s’arrête et le tissu sous-jacent se développe de façon totalement anarchique. Cette prolifération entraîne alors la formation d’une perruque. Ce phénomène reste très rare chez le cerf, mais plus fréquent chez le chevreuil. Mais l’absence ou une anomalie des bois n’est pas forcément provoquée par une altération des testicules. Les conditions climatiques sont parfois à l’origine de têtes bizarres. C’est notamment le cas pour le brocard qui refait ses bois pendant l’hiver. Des carences alimentaires continues ou répétées ne favorisent pas la croissance des bois, qui peuvent alors pousser de façon complètement anarchique. D’autre part, une longue période de froid très intense pendant le refait peut aller jusqu’à geler le velours qui irrigue les bois naissants. Ce genre d’aléa climatique exceptionnel entraîne alors une perturbation dans le développement de la ramure. Au niveau hormonal, le cycle est intimement lié à la concentration sanguine en testostérone. Ce taux est au plus bas pendant le refait et doit remonter à son maximum pour favoriser la chute des velours. La moindre perturbation de ce cycle peut donc entraîner les mêmes troubles.
Quand la castration intervient pendant le refait, la calcification s’arrête et le tissu sous-jacent se développe de façon totalement anarchique. Cette prolifération entraîne alors la formation d’une perruque. Ce phénomène reste très rare chez le cerf, mais plus fréquent chez le chevreuil. Cependant, l’absence ou une anomalie des bois n’est pas forcément provoquée par une altération des testicules. Les conditions climatiques sont parfois à l’origine de têtes bizarres. C’est notamment le cas pour le brocard qui refait ses bois pendant l’hiver. Des carences alimentaires continues ou répétées ne favorisent pas la croissance des bois, qui peuvent alors pousser de façon complètement anarchique. D’autre part, une longue période de froid très intense pendant le refait peut aller jusqu’à geler le velours qui irrigue les bois naissants. Ce genre d’aléa climatique exceptionnel entraîne alors une perturbation dans le développement de la ramure. Au niveau hormonal, le cycle est intimement lié à la concentration sanguine en testostérone. Ce taux est au plus bas pendant le refait et doit remonter à son maximum pour favoriser la chute des velours. La moindre perturbation de ce cycle peut donc entraîner les mêmes troubles. Découvert dans l’Allier, ce curieux mais exceptionnel massacre d’un brocard retrouvé mort, montre, après un séjour à l’extérieur qui l’a entièrement débarrassé de ses derniers lambeaux de peau et poils, la calcification de la perruque.