
Meuse : un beau cerf du massif de Montfaucon
Ce cerf, de type 14 cors régulier, a été tué le 21 octobre 2023 par Bernard Migeot, sur le territoire de Montfaucon, dans le massif de l’Argonne, au nord-ouest de Verdun. Le trophée pèse net 6,430 kg, les merrains mesurent respectivement 94,6 et 99 centimètres, et leurs circonférences varient entre 12,5 et 15,5 cm. Quant à celles des meules, elles sont de 24,6 et 24,5 cm. Les andouillers d’œil atteignent 34 et 35,5 cm, les chevillures 37 et 40 cm. Gratifiée de 11,5 points de beauté, la cotation finale est arrêtée à 188,72 points.

Haut-Rhin : un beau chamois du massif vosgien
Ce beau chamois, dont l’âge est évalué à 12 ans, a été obtenu lors de la saison 2022/2023. Les cornes mesurent, en longueur, 23,8 et 23,4 cm et leur hauteur atteint 17,5 cm. La circonférence de l’étui le plus épais mesure 7,2 cm, et l’écartement des cornes est de 12,4 cm. Enrichie de 2 points d’âge, la cotation est arrêtée à 96,10 points.

Haute-Marne : un grand huit cors
Ce magnifique cerf porteur de 8 cors, aux bois longs et massifs, en forme de lyre, provient du massif de Blinfey/Cirey sur Blaise, où il a été tiré lors de la saison 2022/2023, par Mathieu Duniez. Estimé à 6 d’âge, ce cerf portait ce trophée de structure « huit perpétuel ». Sa cotation finale a été arrêtée à 186,05 points CIC.

Moselle : un trophée atypique
Ce cerf estimé à seulement deux ans d’âge, présente une structure de 6 cors, sauf que le bois de droite est quasi inexistant. En effet, le pivot est surmonté d’une amorce de merrain, quelque peu nécrosée, sans doute occasionnée par un arrachement du pivot lors de la chute du bois de la saison précédente… Ce trophée devait être récompensé d’une médaille offerte par la Fédération des chasseurs de la Moselle, au titre de trophée particulièrement original, à l’occasion de l’exposition de Dabo en mars dernier.

Ardennes : un beau brocard de la plaine de Champagne
Ce beau brocard 6 pointes, aux andouillers longs et bien semés, a été tué le 2 août 2023, sur la commune de La Neuville-en-Tourne-à-Fuy, par Jean-Baptiste Avril. C’est un brocard caractéristique de la plaine céréalière de Champagne. Le trophée pèse net 450 grammes, pour un volume de 165 ml. Les merrains mesurent 23,5 cm de hauteur pour une envergure de 13,2 cm. Enrichie de 9,5 points pour la beauté, la cotation atteint 119,75 points.

Bas-Rhin : un cerf à perruque
Ce cerf en velours, exposé à l’occasion de l’exposition des trophées qui s’est tenue en mars dernier à Wangenbourg, est qualifié de « perruque » en raison du fait qu’il n’est pas dépouillé, et que sa structure massive, à bois très court, est quelque peu difforme… Ce phénomène est très rare, et tous les cerfs de ce type présentent invariablement une atrophie testiculaire bilatérale, entraînant une déficience de la production d’hormones mâles. L’origine de ce phénomène peut être infectieuse, virale ou encore bactérienne, mais jamais traumatique, selon le Docteur Alain François qui traite de ces particularités dans son livre sur les têtes bizarres du cerf. L’animal, estimé à 7 ou 8 ans, a été prélevé dans le massif de Saverne.

- Moselle : 14 cors des Vosges du Nord
- Vosges : andouiller d’œil en accroche-cœur
- Haut-Rhin : un beau daim de l’Illwald
- Aisne : une tête atypique
- Meurthe et Moselle : un brocard à trois pivots
- Haute-Marne : grand jeune cerf
Côtes d’Armor : un grand cerf breton
Vosges : un beau cerf de montagne
Haut-Rhin : un beau chamois du massif vosgien
Ardennes : un brocard qui flirte avec les 30 cm
Haut-Rhin : un cerf d’une régularité quasi parfaite
Corrèze : un brocard tout en masse
Aisne : un petit, mais singulier cerf
Charente un beau brocard du chef-lieu
Haute-Marne : surandouillers et chevillures d’une longueur peu commune
Dordogne : un beau brocard du Périgord
Haut-Rhin : fracture de corne
Haute-Marne : affrontement fatal
Bas-Rhin : un beau daim de la plaine d’Alsace
Ardennes : un beau brocard de la campagne de Jandun
De la Pologne à la Haute-Saône : un cerf record tiré au brame
Ardennes : grand cerf du massif de l’Argonne
Aisne : magnifique tête bizarre
Bas-Rhin : un chamois de 13 ans
Gironde : brocard aux bois serrés
Vosges : un bon cerf, tout juste adulte
Gers : un grand brocard du bas Armagnac
Indre : grand 12 cors régulier
Haut-Rhin : un beau chamois des sommets vosgiens
Bas-Rhin : belle tête atypique
Ardennes : un magnifique solitaire du massif de Rocroi
Meurthe et Moselle : grand cerf du massif de Parroy
Haute-Marne : brocard bizarre du sud haut-marnais
Aisne : daguet à meules
Gironde : un bon brocard de la forêt landaise
Meuse : solitaire bien armé du sud de Verdun
Indre : exceptionnel daguet à empaumure
Marne : grand vieux sanglier
Aisne : 4 cors pendulaire
Haute-Marne : une belle présentation

En plus des points de mensurations, sont attribués aux trophées ce qu’il est coutume d’appeler des « points de beauté ». La couleur, le grain, les meules, les pointes et la régularité du trophée composent cette rubrique qui, bien qu’elle soit encadrée par un barème précis, reste relativement subjective. En effet, entre un grain moyennement perlé et un grain fortement perlé, ou entre des meules fortes et des meules très fortes, il y a des nuances que seuls les cotateurs expérimentés peuvent apprécier. Et encore, il peut exister des différences parfois notoires entre eux. C’est pour cette raison que la cotation définitive n’est retenue que si elle a été effectuée conjointement par deux cotateurs. Ce principe est tout à fait justifié, puisque les points de beauté peuvent atteindre un total de 19, soit une proportion qui varie entre 10 à 15% du total final. Devant les deux meilleurs trophées français de brocards, bien des observateurs préfèrent le second du classement car, pour eux, il est plus « beau et plus agréable à l’œil ». Cependant, en examinant leur feuille de cotation respective, il apparaît clairement que la belle géométrie et les merrains plus longs ne peuvent compenser le poids et le volume nettement supérieurs du premier. En matière de trophée, le plaisir des yeux a ses limites… que la masse et le poids surpassent, mais quoi qu’il en soit, la cotation reste un outil qui permet d’apprécier l’état et l’évolution temporelle d’une population.
Ardennes : un beau solitaire du massif de Sedan 




De la beauté plastique des bois à la cotation, il y a un grand pas à franchir. En témoignent les deux premiers trophées de brocards français, qui illustrent à merveille l’équivoque qui existe entre la beauté d’un trophée due à son harmonie, et son aspect imposant qui rapporte plus de points qu’une belle géométrie. En ce qui concerne la cotation d’un trophée de brocard, les mensurations se divisent en deux parties. La première, qui est composée de la moyenne de la longueur des merrains et de leur envergure, caractérise la géométrie des bois. La seconde, où figurent le poids des bois à sec et leur volume, particularise l’ampleur du trophée. Cependant, les deux familles n’ont pas la même importance en terme de points. La moyenne de la longueur des merrains est affectée d’un coefficient de 0,5. Cela signifie qu’un écart très conséquent de 10 cm entre deux trophées, ne les sépare finalement que de 5 points. A contrario, le volume exprimé en millilitres est doté d’un coefficient de 0,3, ce qui fait qu’une petite différence de seulement 50 millilitres provoque un écart de 15 points. Il apparaît donc clairement que, pour ceux qui ont établi le barème CIC propre au chevreuil, un trophée de brocard doit avant tout être imposant pour « marquer » des points. Certes, il s’agit d’un choix discutable, mais ce système présente l’avantage d’exister et donc de servir de base de référence. D’autre part, même si les coefficients affectés respectivement à la géométrie et à l’ampleur sont discutables, ils présentent tout de même l’intérêt de l’objectivité des mesures qui elles, sont incontestables. 
C’est dans la salle Régis Arnould, au Centre de la Chasse et de la Nature de Saint-Laurent, que la FDC des Ardennes, en partenariat avec l’Association ardennaise des chasseurs de grand gibier, a présenté les trophées de cerfs obtenus lors de la saison passée. Pour l’ensemble du département, le tableau de chasse de l’an dernier s’élève à 211 cerfs, 366 biches et faons, 7008 chevreuils et 6635 sangliers.
Quelques 220 cerfs étaient exposés, classés par massifs, et les visiteurs pouvaient aussi admirer parmi les trophées remarquables exposés, 28 chevreuils, 3 sangliers, 2 daims et 2 mouflons. Les meilleurs trophées de cerfs proviennent de l’Argonne, dont un estimé à 9 ans, obtenu à Apremont sur Aire dont la cotation s’élève à 204,16 points. Trois autres suivent, s’approchant des 190 points, seuil de la médaille d’argent. Comme à l’habitude, c’est le massif de Vireux-Hargnies qui comptait le plus de cerfs « médaillés » avec 5 sujets de plus de 170 points. Quatre trophées de cette classe n’ont pu être enregistrés, car présentés sur un écusson indémontable ou encore montés en cape. Dommage !


Ardennes : un grand brocard de la forêt d’Argonne






