Le Petit Journal de deux indissociables : la chasse et l'environnement

 

Conçue pour l’apprentissage progressif de la trompe en ré, cette méthode s’adresse aux débutants, aux musiciens de niveau moyen et aux enseignants. S’appuyant sur leur expérience, les auteurs proposent une synthèse de leur approche, complétée par trois recueils d’études, d’exercices et de fanfares traditionnelles déjà publiés chez « Tempo Music Club ». L’ouvrage gagne en efficacité lorsqu’il est accompagné des conseils personnalisés d’un professeur.

 

L’apprentissage est structuré en quatre chapitres suivant la progression pédagogique : 1) gestion de l’air, 2) diction et ornementation, 3) expression, 4) pupitres. Les auteurs précisent avoir privilégié une rédaction simple et claire, sans planches techniques ni schémas anatomiques, en renvoyant plutôt à des vidéos en 3D dont les liens figurent en fin de recueil. Ce support moderne, explicite et ludique, complète les explications.

 

Des exercices annexes visent à développer le « ressenti » de l’élève et peuvent être enrichis sur recommandation des enseignants. Enfin, la méthode doit être adaptée par le professeur ou l’apprenant lui-même, selon la morphologie, les capacités et le niveau de chacun.

 

Pour se procurer ce Traité de technique usuelle et Exercices pratiques : c'est ICI 

La génétique, fondement du vivant...

La génétique de la faune sauvage joue un rôle central dans la capacité des espèces à survivre, s’adapter et évoluer face aux contraintes environnementales. Chez les grands ongulés européens (grands cervidés, chevreuils, sangliers, chamois...), la diversité génétique conditionne directement la robustesse des populations, leur résistance aux maladies, leur succès reproducteur et leur aptitude à coloniser ou recoloniser des territoires. Plus le patrimoine génétique est riche, plus la population dispose d’un éventail de réponses biologiques face aux variations climatiques, aux pressions parasitaires ou aux modifications des habitats. À l’inverse, une diversité génétique réduite expose les individus à des phénomènes de consanguinité, à une baisse de la fertilité, à l’apparition de malformations ou à une vulnérabilité accrue face aux pathogènes. Chez ces espèces à reproduction sexuée, la recombinaison génétique issue de la méiose permet, en théorie, un brassage efficace des gènes. Toutefois, ce mécanisme naturel peut être perturbé par des facteurs anthropiques majeurs : fragmentation des habitats, clôtures, infrastructures routières, pression de chasse excessive ou au contraire déséquilibrée. Lorsque les échanges entre sous-populations sont limités, les flux génétiques se réduisent, entraînant une homogénéisation génétique locale. Chez le chamois ou certains cervidés de montagne, ces phénomènes sont particulièrement sensibles, car les populations sont naturellement structurées en noyaux isolés par le relief. À l’échelle évolutive, ces ongulés ont pourtant démontré une remarquable capacité d’adaptation, façonnée par des millénaires de sélection naturelle. Le sanglier, par exemple, illustre une plasticité génétique exceptionnelle, favorisée par une reproduction précoce, des portées nombreuses et un système social favorisant le brassage génétique. Les cervidés, quant à eux, présentent une sélection sexuelle marquée, notamment via le développement des bois, caractères génétiquement coûteux mais révélateurs de la qualité individuelle. Ces traits, soumis à la sélection naturelle et sexuelle, façonnent progressivement la structure génétique des populations sauvages...

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Le Grand Géocoucou, un coureur hors pair... beep beep !

Le Grand Géocoucou (Geococcyx californianus), plus connu sous le nom de Roadrunner, est l’un des oiseaux les plus emblématiques des paysages arides et semi-arides d’Amérique du Nord. Présent dans l’imaginaire collectif autant que dans les déserts du sud-ouest des États-Unis et du nord du Mexique, il fascine par une particularité rare chez les oiseaux : sa vitesse exceptionnelle au sol. Capable d’atteindre près de 30 km/h à la course, il peut aisément distancer un être humain sur courte distance. De quoi comprendre pourquoi, dans les dessins animés, son alter ego animé lâche un joyeux « beep-beep » avant de disparaître à l’horizon. Mesurant entre 50 et 60 centimètres, le Grand Géocoucou se reconnaît à sa longue queue, son bec légèrement incurvé et sa crête hérissée qu’il dresse lorsqu’il est en alerte. Son plumage brun moucheté de blanc lui offre un excellent camouflage dans les décors désertiques. Ses pattes puissantes, parfaitement adaptées à la course, expliquent son choix de vie : il préfère courir plutôt que voler, une stratégie efficace dans les vastes étendues ouvertes qu’il affectionne. On le rencontre principalement en Californie, en Arizona, au Nouveau-Mexique et au Texas. Il fréquente les déserts, les prairies sèches et les zones broussailleuses, évitant les forêts denses. Omnivore opportuniste, il se nourrit d’insectes, de lézards, d’araignées, de petits rongeurs et même d’autres oiseaux. Il est surtout réputé pour sa capacité à chasser des serpents, y compris venimeux, qu’il neutralise par des frappes rapides et précises. Parfaitement adapté aux conditions extrêmes, le Grand Géocoucou possède des stratégies étonnantes. Le matin, il s’expose au soleil en écartant ses plumes dorsales afin de capter la chaleur. Il limite également ses pertes en eau en tirant l’essentiel de son hydratation de ses proies. Diurne, territorial et souvent fidèle à un même partenaire, il vit en couple une grande partie de l’année. La reproduction a lieu entre mars et septembre. Le nid, construit dans des arbustes ou des cactus, accueille de deux à six œufs couvés par les deux parents. Les jeunes quittent le nid après deux à trois semaines. Classé en « préoccupation mineure » par l’UICN, le Grand Géocoucou reste néanmoins sensible à la destruction de son habitat. Rapide, discret et plein de caractère, il demeure une figure incontournable du désert… et sans doute l’un des rares oiseaux capables de faire sourire rien qu’en entendant un imaginaire « beep-beep ».


Appel à projets de la 5e édition de la Journée Nationale de la Résilience (JNR)

Institutionnalisée afin de renforcer durablement la culture du risque sur l’ensemble du territoire, la Journée nationale de la résilience (JNR) a pour vocation de sensibiliser l’ensemble de la population aux risques naturels et technologiques, tout en diffusant les comportements à adopter avant, pendant et après une catastrophe. Ce dispositif interministériel s’inscrit dans une démarche continue tout au long de l’année, avec un temps fort fixé au 13 octobre, en écho à la Journée internationale pour la réduction des risques de catastrophe instaurée par l’ONU. Inondations, feux de forêt, tempêtes, séismes, mouvements de terrain, accidents industriels ou pollutions : la multiplication et l’intensification de ces événements, amplifiées par le changement climatique et la concentration croissante des populations et des activités, exposent un nombre toujours plus important de territoires. Face à ces enjeux, l’adaptation et la protection des populations reposent sur une meilleure connaissance des risques et sur une capacité collective à s’y préparer. La Journée nationale de la résilience s’inscrit pleinement dans cette ambition. Elle vise à faire de chaque citoyen un acteur de sa propre sécurité et de celle des autres, en développant une culture partagée du risque et de la prévention. Pour l’édition 2026, un appel à projets est lancé afin de favoriser l’émergence d’initiatives locales sur l’ensemble du territoire, en France hexagonale comme en outre-mer...

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Un peu en avance sur le calendrier, les marcassins arrivent en masse...

L’arrivée précoce et massive des marcassins, observée cette année, s’explique en grande partie par la biologie reproductive singulière du sanglier, caractérisée par une forte plasticité comportementale et génétique. Les grands mâles dominants, généralement plus âgés et physiquement imposants, assurent souvent une domination sociale durable au sein des compagnies. Toutefois, cette hiérarchie ne garantit pas une exclusivité reproductive. L’accouplement chez le sanglier est un processus long, pouvant durer plusieurs minutes, au cours duquel le mâle émet un volume exceptionnellement élevé de sperme, dépassant parfois 200 millilitres. Cette durée d’accouplement crée des opportunités pour des mâles subordonnés, moins puissants mais opportunistes, qui peuvent parvenir à « voler » des copulations. Ce phénomène de reproduction multiple favorise une diversité génétique importante au sein des portées. À cela s’ajoute un mécanisme social bien documenté : la laie dominante en chaleur déclenche, par synchronisation hormonale et comportementale, les chaleurs des femelles apparentées de la compagnie. Il en résulte une période de réceptivité collective très courte, durant laquelle plusieurs mâles peuvent intervenir. Ce fonctionnement limite les effets de consanguinité tout en maximisant le brassage génétique. D’un point de vue évolutif, cette stratégie reproductive confère au sanglier une remarquable capacité d’adaptation, en particulier dans des environnements instables ou soumis à une forte pression anthropique. Elle explique également la forte résilience démographique de l’espèce, capable de reconstituer rapidement ses effectifs après des épisodes de régulation ou de perturbation écologique. L’apparition précoce de marcassins peut ainsi traduire une réponse adaptative à des conditions environnementales favorables, telles que des hivers doux ou une abondance de ressources alimentaires, mais aussi à une structuration sociale efficace favorisant la réussite reproductive...

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Les décrets d’application de la loi dite « Entraves », adoptée en août 2025, viennent d’être signés

Ces décrets ouvrent la voie à une mise en œuvre concrète des mesures destinées à faciliter l’installation et la modernisation des bâtiments d’élevage bovin, porcin et avicole. Ces textes s’inscrivent dans une stratégie plus large visant à simplifier les procédures administratives, une demande de longue date du monde agricole, et à renforcer la souveraineté alimentaire nationale. La simplification des normes applicables aux exploitations agricoles constitue en effet un levier majeur pour soutenir la production sur le territoire. Elle complète les orientations portées par la loi d’orientation agricole de mars 2025 et répond à la nécessité de permettre le renouvellement et le développement des outils de production, tout en maintenant un cadre environnemental protecteur. Signés moins de six mois après la promulgation de la loi, à l’issue d’une consultation publique ayant recueilli près de 22 000 contributions, ces deux décrets traduisent la volonté de rendre rapidement effectives les avancées législatives. Le premier décret modifie la nomenclature des installations classées pour la protection de l’environnement (ICPE). Il revoit les seuils, exprimés en effectifs d’animaux, pour les élevages de bovins, de porcs et de volailles, afin de simplifier les procédures d’autorisation, d’enregistrement ou de déclaration lors de l’installation ou de la modernisation des bâtiments. Cette évolution vise à alléger la charge administrative pesant sur les éleveurs, tant dans la constitution des dossiers que dans les délais d’instruction par les services de l’État. L’application de ces nouveaux seuils est immédiate pour les élevages bovins. Pour les filières porcine et avicole, des ajustements restent nécessaires afin d’assurer une articulation conforme avec le droit européen. Le même décret introduit par ailleurs un assouplissement de la nomenclature concernant les chiens de protection des troupeaux, afin de renforcer la lutte contre la prédation...

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INRAE : 49 postes à pourvoir

L’INRAE ouvre sa campagne de recrutement 2026 et propose 49 postes de chargés et chargées de recherche à pourvoir sur l’ensemble du territoire. Les inscriptions aux concours sont ouvertes jusqu’au 5 mars 2026. Cette opportunité s’adresse à celles et ceux qui souhaitent s’engager durablement dans la recherche publique et contribuer à des travaux scientifiques au cœur des grands enjeux contemporains : adaptation au changement climatique, sécurité et durabilité des systèmes alimentaires, santé humaine et animale, préservation des ressources naturelles ou encore transition écologique. Ces concours constituent la principale voie d’accès à des postes permanents au sein de la fonction publique de recherche. Ils s’adressent prioritairement à des chercheurs et chercheuses en début de carrière, titulaires d’un doctorat ou justifiant de titres et travaux scientifiques reconnus comme équivalents. Les candidats doivent avoir valorisé leurs travaux de thèse à travers des publications scientifiques, attestant de leur capacité à produire et diffuser des connaissances de haut niveau. Le recrutement repose avant tout sur l’excellence scientifique et l’adéquation du profil avec les priorités stratégiques de l’institut. Chaque poste correspond à une thématique de recherche précisément définie, présentée dans les profils disponibles en ligne. Les lauréats seront amenés à développer leurs compétences au sein d’unités de recherche pluridisciplinaires, en lien étroit avec les partenaires académiques, institutionnels et socio-économiques d’INRAE, en France comme à l’international. Pour l’année 2026, les 49 postes couvrent un large éventail de disciplines scientifiques. Les profils recherchés concernent notamment l’agronomie, la sylviculture et l’élevage, la biologie, l’écologie, la génétique et la génomique, mais aussi l’économie, la géographie, les sciences de gestion, les mathématiques, la physique-chimie ou encore les sciences des matériaux. Les sciences du numérique, incluant l’informatique et l’intelligence artificielle, occupent également une place croissante, tout comme les sciences pour la santé humaine, animale et végétale. En rejoignant INRAE, les futurs chargés et chargées de recherche intègrent un établissement de référence, reconnu pour la qualité de ses travaux et son engagement au service de la société. Ils contribueront à produire des connaissances utiles, à éclairer les politiques publiques et à accompagner les transitions nécessaires face aux défis environnementaux, alimentaires et sanitaires du 21e siècle.

 


Le cycle annuel des bois de cerf : une mécanique biologique d’une extrême complexité

Symboles de puissance et de continuité, les bois des cerfs sont pourtant des structures éphémères, intégralement renouvelées chaque année. En février, et jusqu’au printemps pour les individus les plus jeunes, les mâles perdent leur ramure lors d’un phénomène naturel. Cette phase marque le point bas d’un cycle physiologique étroitement contrôlé par des mécanismes hormonaux et environnementaux. La chute des bois est directement corrélée à la baisse du taux de testostérone, hormone principalement sécrétée par les testicules. Après le rut, cette concentration hormonale chute brutalement, entraînant une résorption osseuse au niveau du pivot, zone d’ancrage entre la ramure et l’os frontal. Lorsque cette jonction s’affaiblit suffisamment, les bois tombent spontanément. Le taux de testostérone demeure faible jusqu’à la fin du printemps, période durant laquelle débute la repousse sous forme de bois en velours. L’âge joue un rôle déterminant dans la chronologie de ce phénomène. Les cerfs adultes perdent généralement leurs bois plus précocement que les jeunes. Ainsi, dans une population dont la pyramide des âges est équilibrée, la période de chute peut s’étaler de fin janvier à avril, voire début mai. Cette variabilité individuelle est un indicateur indirect de la structure démographique d’un massif. Les relations entre testostérone et croissance des bois ont été largement documentées. Une castration accidentelle, selon le stade de développement de l’animal, peut profondément perturber ce cycle. Chez un jeune cerf non mature, elle empêche définitivement toute croissance de la ramure. Chez un adulte en phase de croissance des bois, elle entraîne le maintien d’un velours persistant. Chez un cerf adulte coiffé, elle provoque la chute rapide des bois suivie d’une repousse anarchique, souvent marquée par des nodules, des déformations ou une architecture désordonnée...

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Quand le jeu devient un levier de sensibilisation à la biodiversité

Dans son dixième numéro, la revue technique de l’OFB, « Biodiversité, des clés pour agir », met en lumière le recours croissant aux escape games comme outil de sensibilisation aux enjeux de préservation de la biodiversité. Longtemps cantonnés au divertissement, ces jeux immersifs et collaboratifs investissent désormais le champ de l’éducation à l’environnement, en proposant une approche originale fondée sur l’expérience et l’implication des participants. Depuis plusieurs années, de nombreux acteurs de la biodiversité s’emparent de ce format pour faire découvrir les milieux naturels, les espèces et les équilibres écologiques. L’association Bretagne Vivante, par exemple, a conçu un escape game consacré à la tourbière de Logné, un écosystème fragile. À travers un scénario d’enquête fictive visant à empêcher un projet d’urbanisation, les joueurs sont amenés à comprendre les enjeux de protection de cette zone humide. Pour les concepteurs, l’objectif est de transmettre des connaissances scientifiques tout en suscitant l’adhésion par le jeu. Cette démarche s’inscrit dans une tendance plus large observée par les professionnels du secteur. Selon les concepteurs d’escape games, l’efficacité de ces dispositifs repose sur un équilibre subtil entre le plaisir ludique et la rigueur des contenus. Le jeu doit avant tout capter l’attention et créer de l’émotion, les connaissances scientifiques venant enrichir l’expérience sans l’alourdir. L’un des atouts majeurs de ces formats réside dans leur capacité à toucher des publics variés. Si les jeunes adultes restent une cible privilégiée, les déclinaisons sont nombreuses. Certains jeux s’adressent aux collégiens, à l’image de Bio’Scape, développé par la FDC des Côtes-d’Armor, qui propose des scénarios saisonniers pour explorer différents milieux naturels. D’autres initiatives ciblent les collectivités ou les entreprises, notamment dans le cadre de démarches de responsabilité sociétale. Enfin, certaines structures innovent en sortant des espaces clos pour proposer des escape games en pleine nature. C’est le cas de MAB France, qui développe depuis 2020 des jeux autour des réserves de biosphère, sous forme de parcours urbains, de chasses au trésor ou d’itinéraires de randonnée scénarisés. Qu’ils soient mobiles, en intérieur ou en extérieur, ces dispositifs poursuivent une ambition commune : faire du joueur un acteur de sa propre sensibilisation. Une pédagogie par l’expérience qui confirme le potentiel du jeu comme levier puissant pour mieux comprendre et partager les enjeux de la biodiversité. (Photo OFB, Mathieu Bourgarel)


La semaine en bref...

- Ain : l’Office français de la biodiversité (OFB) a mené une opération de contrôle et de sensibilisation auprès des chasseurs les 17 et 18 janvier derniers, dans le secteur de la Dombes et des communes environnantes. Cette intervention s’est déroulée dans une zone reconnue pour ses étangs et classée site d’importance pour les oiseaux d’eau migrateurs. Quatre inspecteurs de l’environnement du service départemental de l’Ain, appuyés par des brigades mobiles d’intervention, ont contrôlé près de 70 chasseurs. Les agents ont notamment rappelé les obligations relatives à l’enregistrement des prélèvements de canards, à l’exception du colvert, via les carnets ou applications dédiées. À l’issue des contrôles, plusieurs infractions ont été constatées. Quatre personnes ont été verbalisées pour l’utilisation de munitions interdites contenant du plomb. Deux chasseurs ont été sanctionnés pour transport d’armes non déchargées ou non placées sous étui, trois pour déplacement avec une arme chargée. Une infraction concernait l’absence de signalisation lors d’une action de chasse au grand gibier et une autre un permis de chasser non valable. Ces contraventions, de quatrième et cinquième classe, sont passibles d’amendes allant de 135 à 1 500 euros.

 

- Ardèche : une découverte effectuée le lundi 26 janvier a suscité des réactions dans la commune de Juvinas, en Sud-Ardèche. Lors d’une promenade, une habitante a mis au jour une fosse contenant plusieurs carcasses de sangliers, à proximité immédiate d’un chemin de randonnée et d’un ruisseau. Alertées, les autorités locales ont été informées de la présence de ce charnier, situation qui a relancé le débat autour des pratiques d’équarrissage, en particulier dans les communes rurales ne disposant pas de bacs dédiés à l’élimination des carcasses animales. Un collectif a dénoncé cette pratique, jugée inadaptée au regard de la proximité d’un sentier fréquenté et d’un cours d’eau. De son côté, la municipalité rappelle que ce mode de gestion est parfois utilisé dans les territoires dépourvus d’infrastructures spécifiques, notamment après des opérations de chasse. Les services compétents doivent déterminer les circonstances précises de l’enfouissement des carcasses et vérifier la conformité de cette pratique avec la réglementation en vigueur. L’enjeu porte à la fois sur la protection de l’environnement, la salubrité publique et la sécurité des usagers des espaces naturels. À ce stade, aucune sanction n’a été annoncée.

 

- Ardennes : un violent incendie a ravagé, le samedi 31 janvier en début de soirée, le local partagé par la société de chasse des Usages et l’Union bouliste hirsonnaise, situé rue Chanzy à Hirson. Le sinistre s’est déclaré aux alentours de 19 heures, alors qu’aucun membre des deux associations ne se trouvait sur place. À l’arrivée des secours, le bâtiment était totalement embrasé. Malgré l’intervention rapide des sapeurs-pompiers, le local est désormais inutilisable pour la société de chasse. À l’intérieur se trouvaient notamment du matériel destiné à la pesée et à la découpe du gibier, entièrement détruit par les flammes. Les boulistes ont, quant à eux, subi des dégâts liés aux fumées et aux eaux d’extinction. Le maire de la commune s’est rendu sur place et a assuré son soutien aux associations concernées. Une solution provisoire est à l’étude, notamment pour la tenue de la prochaine assemblée générale des chasseurs, qui devrait se dérouler en mairie. Une enquête a été confiée à la brigade de gendarmerie d’Hirson afin de déterminer l’origine du feu, notamment la présence éventuelle d’une effraction ou d’un acte volontaire...

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Le 103e Jägerball à Vienne : au rythme des valses, la chasse fait entendre sa voix en Europe

Véritable vitrine mondiale de la chasse moderne, le 103e Jägerball, organisé dans le cadre prestigieux de la Hofburg à Vienne, a une nouvelle fois démontré la place centrale de la culture cynégétique dans la vie civique, politique et culturelle européenne. Réunissant plus de 4 000 participants (responsables gouvernementaux, représentants d’organisations de chasse nationales et internationales, experts de la conservation et partenaires institutionnels) cet événement emblématique a illustré avec éclat la capacité de la chasse à fédérer traditions, science et dialogue politique de haut niveau. Pour le Conseil international pour la conservation de la faune sauvage (CIC), le Jägerball s’impose comme un forum unique où se rencontrent décideurs publics et acteurs de terrain, autour d’une vision commune : une gestion durable, responsable et scientifiquement fondée de la faune sauvage. En amont du bal, le dîner de bienvenue organisé avec Jagd Österreich a offert un cadre privilégié d’échanges informels, illustrant la relation étroite et historique entre le CIC et la communauté cynégétique autrichienne. Sous l’impulsion de son président, Philipp Harmer, le CIC a profité de cette séquence pour renforcer ses liens avec les plus hauts représentants politiques, notamment Christian Stocker, ainsi qu’avec les dirigeants des grandes organisations européennes de chasse et de gestion des territoires, dont la Fédération européenne pour la chasse et la conservation (FACE). Les discussions ont porté sur des enjeux majeurs : formation des chasseurs, reconnaissance du rôle sociétal de la chasse, politiques rurales, et nécessité absolue de maintenir des décisions basées sur des données scientifiques solides. Le Jägerball a également réaffirmé la relation privilégiée entre le CIC et l’Autriche, État membre exemplaire par son engagement en faveur de la chasse, de la sylviculture et de la conservation. La forte mobilisation des associations autrichiennes a mis en lumière un partenariat de confiance, dans lequel Jagd Österreich joue un rôle moteur pour promouvoir des standards professionnels élevés et une image responsable de la chasse auprès du grand public européen. Plus qu’un événement mondain, le Jägerball s’affirme ainsi comme une plateforme stratégique de diplomatie cynégétique, démontrant que la chasse réglementée contribue activement à la conservation de la biodiversité, au dynamisme des territoires ruraux et à la préservation du patrimoine culturel européen.


Ne pas confondre tir et chasse : pour une approche globale, utile et nécessaire

La chasse continue d’être trop souvent réduite, dans le débat public comme dans certaines représentations médiatiques, à l’acte de tirer. Cette confusion est non seulement réductrice, mais elle est surtout intellectuellement fausse. Le tir n’est qu’un instant bref, parfois absent, dans une pratique qui s’inscrit dans le temps long, mobilise des compétences multiples et repose avant tout sur une responsabilité collective vis à vis des territoires et du vivant. Dans la réalité du terrain, l’acte de tirer représente une part infime de l’engagement cynégétique. Des heures, des jours, parfois des années sont consacrés à observer, comprendre, anticiper et gérer, là où quelques secondes seulement peuvent correspondre à un prélèvement. Insister sur le tir comme élément central de la chasse revient à ignorer tout ce qui le précède et, bien souvent, tout ce qui conduit à y renoncer. Car une chasse respectueuse suppose précisément de savoir ne pas tirer : lorsque les populations sont fragiles, lorsque les conditions ne sont pas réunies, lorsque l’acte n’a aucun sens écologique. La sélectivité, la retenue et l’acceptation de l’échec font partie intégrante de l’éthique du chasseur. Réduire la chasse à l’arme, c’est donc passer sous silence une culture de l’observation, de la patience et de la connaissance fine du milieu, acquise au fil des saisons et transmise de génération en génération. C’est aussi ignorer le cadre réglementaire extrêmement strict dans lequel s’inscrit le prélèvement, pensé non comme un plaisir du tir, mais comme un outil ponctuel au service d’objectifs de gestion...

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