- Ardèche : le président du département, Olivier Amrane (LR), a récemment appelé à la suppression de l’OFB, dénonçant des contrôles qu’il juge excessifs et déconnectés des réalités locales. Dans un communiqué offensif, il estime que « la situation devient intenable » pour les élus, les agents territoriaux et les agriculteurs. Il s’appuie notamment sur plusieurs exemples récents : un maire mis en cause pour avoir salé des routes afin d’assurer la sécurité de ses administrés, ou encore des agents départementaux inquiétés après des opérations de débroussaillement pourtant jugées nécessaires. Pour Olivier Amrane, ces situations illustrent un « excès de zèle administratif » et même une forme de « harcèlement » institutionnel à l’encontre d’acteurs de terrain. Selon lui, des réglementations trop rigides finissent par décourager ceux qui œuvrent au quotidien pour l’entretien et la sécurité des territoires. Il dénonce une pression croissante, vécue parfois comme une humiliation, et appelle à revoir en profondeur le rôle de l’OFB, voire à le supprimer. Si cette position reste clivante, elle commence néanmoins à trouver un écho chez certains élus locaux et acteurs ruraux. L’idée, encore marginale il y a peu, semble désormais faire son chemin dans le débat public.
- Corse : pour sa quatrième édition, Caccia d’Oru innove en quittant L’Île-Rousse pour s’installer à Corte, au cœur de la Corse, à l’Espace Chabrières, facilement accessible avec un parking gratuit pour les visiteurs. Devenu un rendez-vous incontournable, l’événement séduit autant les passionnés de chasse que les curieux et les familles, grâce à une ambiance conviviale et des échanges riches autour des pratiques cynégétiques insulaires. Le programme 2026 s’annonce dense, avec près de 50 exposants, des démonstrations de chiens d’arrêt et des recherches de gibier blessé encadrées par l’UNUCR (Union Nationale des Utilisateurs de Chiens de Rouge).
Le salon mettra également à l’honneur la gastronomie, avec des démonstrations culinaires réalisées par des chefs. Sont aussi annoncées la présence de l’École d’armurerie de Liège et une exposition de véhicules spécialisés (quads, 4x4). Côté animations, les visiteurs pourront s’initier au tir à l’arc, au ball-trap laser ou encore au tir sportif. Une démarche écoresponsable sera mise en place avec le ramassage des douilles. Un espace restauration, des animations pour enfants et un concert live le samedi soir complètent l’événement.
- Côte d’Or : à Fain-lès-Montbard, sept daims ont été tués le jeudi 9 avril 2026 sur une propriété privée. Le propriétaire des animaux a alerté les autorités après avoir découvert plusieurs carcasses autour d’un plan d’eau situé près de son habitation. Sur place, les gendarmes, accompagnés d’un agent de l’OFB et d’un lieutenant de louveterie, ont identifié l’animal en cause. Il s’agissait en réalité d’un grand chien en divagation, décrit comme un croisement entre un husky et un chien-loup tchèque. L’animal, retrouvé à proximité des daims morts, a été capturé sans difficulté. Les constatations ont permis d’établir qu’il était responsable de la mort de plusieurs bêtes, majoritairement égorgées. Un appel à témoins diffusé par la commune a permis de retrouver rapidement son propriétaire. Aucun élément ne confirme la présence d’un loup dans ce secteur. Les faits relèvent d’un cas de divagation animale ayant entraîné des pertes importantes pour le propriétaire concerné.
- Côtes d’Armor : la Cour d’appel de Rennes a confirmé la condamnation d’un propriétaire forestier des Côtes-d’Armor, pour avoir exploité un élevage clandestin de sangliers. L’homme écope d’une amende de 25 000 euros, dont 10 000 euros ferme, pour des faits remontant à plusieurs années. L’installation avait été découverte en mars 2022 par des agents de l’OFB, au cœur d’une propriété de 225 hectares. Un enclos de 3,6 hectares, grillagé et électrifié, abritait une trentaine de sangliers sans marquage ni traçabilité. Aucun dossier administratif ni autorisation n’avait été déposé. Lors de l’audience du 13 février 2026, le prévenu a maintenu sa défense, affirmant avoir conservé un dispositif existant avant l’achat du terrain, remontant selon lui à 1975. Il a également soutenu relâcher des animaux en compensation de ceux prélevés à la chasse. Ces arguments ont été rejetés par la cour, qui a confirmé la culpabilité pour détention illégale d’animaux sauvages, tout en prononçant une peine légèrement inférieure à celle infligée en première instance.
- Creuse : la Région Nouvelle-Aquitaine a confié à l’ONF la gestion de la forêt de l’île de Vassivière, en Limousin, avec l’objectif de concilier production forestière, préservation paysagère et valorisation artistique. Un plan d’aménagement sur quatorze ans (2026-2040) a ainsi été adopté, illustrant la logique de temps long propre à la gestion forestière. L’île, propriété régionale, abrite une forêt de 34 hectares façonnée par l’homme. Issue de plantations mêlant feuillus et résineux, elle a évolué au fil des décennies, notamment après la tempête de 1999, qui a conduit à renforcer la part des feuillus pour améliorer la résilience des peuplements face aux aléas climatiques. Mais la singularité du site tient aussi à sa dimension culturelle. L’île de Vassivière est un véritable musée à ciel ouvert, où plus de soixante œuvres de land art jalonnent les chemins.
L’ONF doit donc intégrer cette contrainte dans sa gestion : préserver les perspectives, garantir l’accessibilité et éviter toute intervention qui nuirait à la mise en valeur des œuvres. Ce projet incarne une approche multifonctionnelle de la forêt, conciliant écologie, création artistique et accueil du public, dans un contexte de changement climatique qui impose d’adapter durablement les modes de gestion.
- Doubs : un jeune lynx a été découvert piégé dans les filets d’une pisciculture, à Cusance. Le gérant, d’abord surpris, pensait avoir affaire à un simple chat avant d’identifier l’animal sauvage. Par prudence, il a rapidement contacté un agent de l’Office français de la biodiversité pour signaler la situation. Des pompiers spécialisés, accompagnés d’un vétérinaire, sont intervenus rapidement. L’opération de dégagement a été menée en quelques minutes seulement. Toutefois, la jeune femelle lynx, estimée à une dizaine de kilos, était blessée. Lors de l’intervention, un pompier a également été légèrement touché, sans gravité, et pris en charge selon le protocole habituel. Les secours ont précisé que les blessures de l’animal n’étaient pas liées à l’intervention. Après sa capture, le lynx a été confié à un centre de soins, avec l’objectif, si son état le permet, d’être réintroduit dans son milieu naturel...
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