Le Petit Journal de deux indissociables : la chasse et l'environnement

Toute l’équipe de « alabillebaude.fr » vous souhaite une excellente année 2026…

Chasse sportive réglementée et conservation des mammifères

Une étude scientifique publiée dans la revue « Nature Sustainability », met en lumière un lien significatif entre la chasse sportive réglementée et un état de conservation favorable chez de nombreuses espèces de mammifères. Intitulée « La chasse sportive associée à un statut de conservation favorable des mammifères », cette recherche s’appuie sur une analyse mondiale portant sur plus de 1 600 espèces de mammifères terrestres. Les auteurs, Jacob E. Hill, Kenneth F. Kellner et Jerrold L. Belant, ont examiné les tendances démographiques des espèces ainsi que leurs usages et statuts de conservation, tels que recensés dans la Liste rouge de l’UICN. Leurs résultats indiquent que les espèces faisant l’objet d’une chasse sportive encadrée sont plus susceptibles de présenter des populations stables ou en augmentation et moins susceptibles d’être classées comme menacées que celles qui ne sont pas chassées. Selon les chercheurs, les effets observés sont étroitement liés aux systèmes de réglementation associés à la chasse sportive. Celle-ci s’inscrit généralement dans des cadres juridiques stricts, reposant sur des quotas de prélèvement, un suivi des populations et des mécanismes de contrôle. Les revenus générés sont fréquemment réinvestis dans la gestion de la faune sauvage, la protection des habitats, la lutte contre le braconnage et le développement des communautés locales, créant ainsi des incitations économiques à maintenir des populations animales en bonne santé. L’étude souligne également l’importance de la gestion des terres. Dans certaines régions du monde, de vastes territoires sont conservés spécifiquement pour la chasse, parfois sur des superficies supérieures à celles des parcs nationaux. Ces zones contribuent à limiter la perte d’habitat, identifiée comme la principale cause mondiale du déclin des mammifères. Les auteurs insistent toutefois sur le fait que ces résultats positifs ne sont pas automatiques. Des systèmes de quotas mal conçus, reposant sur des données insuffisantes, ou l’exclusion des communautés locales et autochtones peuvent au contraire nuire aux objectifs de conservation et entraîner des impacts négatifs sur les populations animales. En conclusion, l’étude suggère que la chasse sportive, lorsqu’elle est fondée sur des données scientifiques solides, une gouvernance efficace et un partage équitable des bénéfices, peut constituer un outil parmi d’autres d’une gestion durable de la faune sauvage, contribuant à la conservation des espèces et de leurs habitats.


Clap de fin pour « Ynsect »

Amis de la bonne chère, amateurs de cuissots de sanglier et même de filets de colvert, l’épopée industrielle des scarabées en farine vient de se terminer... non pas dans une orgie de protéines vertes, mais dans l’impitoyable salle d’audience d’un tribunal. Au départ ils étaient 4, scientifiques, militants écolos, ou visionnaires (selon l’angle de vue), qui, en 2011, ont eu une illumination : « Et si on élevait des scarabées pour nourrir les animaux, et pourquoi pas les humains ? ». C’était comme proposer d’ouvrir un restaurant de soupe de grillon juste à côté de la baraque à frites du coin : ambitieux, tropical… et fondamentalement perturbant. Quelques 600 millions d’euros de capitaux levés plus tard, une usine géante émergeait à Poulainville (Somme), censée produire l’équivalent protéique d’un troupeau de vaches au carré, si les humains étaient prêts à manger la version insecte. Mais, rien de tout cela, le grand rêve de la ferme verticale n’a pas survécu aux réalités économiques. Budget gargantuesque, usine hyper-techno… mais marché frileux, et des coûts de production qui mordent plus qu’un scarabée affamé. Après des années à chercher des sous, des procédures de sauvegarde à rallonge, des tentatives de relance et même des tentatives de vendre des steaks de scarabée à des animaux de compagnie, le tribunal a fini par dire « stop » le 1er décembre 2025. Liquidation judiciaire, rideau et... fin du spectacle. Le tribunal ne s’est pas laisser rouler... dans la farine.


Maladies à tiques : vigilance et stratégies de lutte intégrée

Les maladies à tiques, autrefois rares en France, deviennent une menace croissante pour l’élevage bovin. Lors de la première journée technique bovine organisée le 17 juin dernier par Labocéa à Quimper, Benoît Thuillier, chef du service autopsie, bactériologie animale et parasitologie, a présenté un état des lieux alarmant. Anaplasmose, babésiose, ehrlichiose… ces pathologies transmises par les tiques se répandent sous l’effet du réchauffement climatique, de l’adaptation des tiques à de nouveaux territoires et des mouvements de la faune sauvage. Des hivers doux, des printemps humides et des étés plus chauds prolongent leur activité, parfois de février à novembre, augmentant ainsi les risques. Face à cette progression, la surveillance et la prévention sont essentielles. La veille épidémiologique, avec suivi régulier des populations de tiques et diagnostic précoce des maladies, constitue la première ligne de défense. Les éleveurs doivent adopter des pratiques ciblées : rotation des pâtures pour limiter l’exposition, gestion des haies et bordures forestières, traitement antiparasitaire régulier et isolement des animaux infectés. L’inspection fréquente du pelage permet de détecter rapidement les infestations et de réduire la propagation des agents pathogènes. Les innovations scientifiques offrent également de nouveaux outils. Des vaccins contre certaines babésioses ou anaplasmoses sont en cours de déploiement, tandis que des solutions biologiques, comme les champignons entomopathogènes, peuvent réduire localement les populations de tiques. La sélection génétique d’animaux plus résistants constitue un axe prometteur pour limiter les impacts à long terme. Enfin, la sensibilisation et la formation restent cruciales. Comprendre le cycle de vie des tiques, les périodes d’activité maximale et les facteurs favorisant leur prolifération permet de mieux planifier les interventions. En combinant surveillance, prévention, traitements ciblés et adoption de pratiques adaptées, il est possible de réduire efficacement l’impact des maladies à tiques. L’enjeu est clair : anticiper, agir et intégrer les solutions scientifiques aux pratiques quotidiennes pour maintenir un environnement sain et résilient face à ces menaces émergentes.


Agences de l’État : le cas de la police de la chasse et de la gendarmerie

Dans un contexte de fortes contraintes budgétaires et de volonté de simplification administrative, le gouvernement envisage de réduire, ou de fusionner, certaines agences de l’État dont les missions se chevauchent. Parmi les exemples fréquemment cités figurent les interactions entre la police de la chasse et de l’environnement, aujourd’hui exercée par l’OFB, et la gendarmerie, qui intervient également dans les espaces ruraux et naturels. Cette orientation suscite un débat nourri, mêlant arguments économiques, organisationnels, sécuritaires et environnementaux. Le premier argument avancé est financier. La coexistence de plusieurs structures aux missions proches engendre des coûts de fonctionnement distincts (gestion administrative, logistique, équipements ou systèmes d’information) que la rationalisation pourrait réduire. Dans un contexte de maîtrise des dépenses publiques, la suppression de certains doublons est présentée comme un levier d’économies à moyen terme. Un second argument concerne la simplification de l’action publique. Le paysage administratif français est souvent perçu comme complexe, notamment dans les territoires ruraux. Regrouper des missions proches pourrait rendre l’organisation plus lisible, tant pour les citoyens que pour les acteurs locaux (élus, agriculteurs, chasseurs ou associations) en facilitant l’identification des interlocuteurs compétents. La coordination opérationnelle constitue un autre axe de justification. Mutualiser les moyens humains et matériels de services exerçant des missions similaires pourrait améliorer la réactivité sur le terrain et éviter des interventions parallèles ou redondantes. Dans le domaine environnemental, une police plus intégrée pourrait ainsi traiter de manière plus cohérente les enjeux liés à la chasse, à la biodiversité, à l’eau et aux atteintes aux milieux naturels...

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En 2026, le Muséum national d'Histoire naturelle fêtera ses 400 ans...

Cette année, le Muséum national d’Histoire naturelle célèbrera quatre siècles d’exploration et de connaissances scientifiques. Fondé à l’origine par l’édit royal de Louis XIII du 6 janvier 1626, qui consacrait le Jardin royal des plantes médicinales, l’institution s’est progressivement transformée en un centre scientifique de premier plan. De Buffon à Cuvier, de Lamarck à Dorst, de nombreux savants ont façonné son histoire, contribuant au rayonnement de la recherche naturaliste en France et dans le monde. Créé officiellement par décret de la Convention en 1793, le Muséum s’est enrichi au fil des siècles de jardins botaniques, stations marines, réserves zoologiques et musées, regroupant aujourd’hui 12 sites en métropole. Le Parc zoologique de Paris (1934) et le Musée de l’Homme (1938) témoignent de cette extension de ses missions. Aujourd’hui, le Muséum continue de relever les grands défis scientifiques, de l’effondrement de la biodiversité à la compréhension des dynamiques terrestres et marines. Il pilote des programmes comme DIVE-Sea, au sein du projet ATLASea visant la cartographie des génomes marins, et DynaBIOD, qui étudie l’évolution des plantes et des invertébrés sous pression anthropique. Son objectif reste inchangé : étudier le vivant et transmettre la culture scientifique au plus large public. L’année 2026 sera rythmée par de nombreux événements pour fêter cet anniversaire. Le Jardin des Plantes se mettra aux couleurs des 400 ans avec des plantations spectaculaires, mêlant compositions printanières inspirées des vélins historiques à des mises en scène estivales autour de la « gastronomie des simples ». L’exposition Artistes au Muséum, dès le 23 septembre en Grande Galerie de l’Évolution, présentera quatre siècles de collaborations entre naturalistes et artistes. La Fête de la Nature, les Rendez-Vous Nature, les Journées du Patrimoine et la Fête de la Science offriront au public des visites, ateliers et animations autour de l’histoire et des sciences naturelles. En parallèle, le Muséum poursuivra ses projets participatifs, notamment un programme inédit dédié aux insectes, et proposera tout au long de l’année des contenus en ligne et vidéos retraçant son histoire, ses collections et ses figures emblématiques. Comme le souligne Gilles Bloch, président du Muséum : « Émerveiller pour instruire et inviter chacun à agir face au défi de la biodiversité » reste le mot d’ordre de cette institution vivante, tournée vers l’avenir et la transmission des savoirs.


Trophées : la sélection de janvier 2026

Bas-Rhin

Un cerf atypique

Ce cerf, qui a été tiré le 19 octobre 2024 dans le massif de Villé, présente un profil de beau 14 cors pour le bois de droite, avec une distribution des andouillers très élégante, et une empaumure en chandelier à 4 épois. En revanche, on remarquera que le bois de gauche ne comporte pas d’andouiller d’œil, dont il ne reste qu’une plaque cicatricielle, témoins d’une cassure en début de refait. Le surandouiller est également absent et l’empaumure compte 5 épois, ce qui fait du trophée une tête atypique assez peu commune. L’âge de l’animal est estimé à 9/10 ans.

 

Aisne

Brocard multipointe

Un profil de six pointes à droite se distingue nettement, avec une mini-fourche sommitale bien marquée, accompagnée d’un andouiller antérieur très court, implanté juste au-dessus de la meule. Cette configuration donne à ce côté une allure compacte mais équilibrée. À gauche, la morphologie est tout autre : une sorte de plateau massif semble se confondre avec la meule, formant une base élargie et atypique, d’où émergent une perche principale et deux andouillers nettement courbés. L’ensemble présente une asymétrie frappante, renforçant le caractère singulier de ce trophée. Voilà donc un brocard pour le moins original, tant par la structure que par l’expression. Il a été prélevé lors de la saison de chasse 2024/2025, et ne manquera pas d’attirer l’attention des passionnés.

 

Vosges

Beau cerf tout juste adulte

Estimé à 7 ans, tout juste adulte donc, ce cerf de type 14 cors irrégulier, a été tiré par Mme Claire Thonnelier, le 20 septembre 2024, en forêt domaniale de Wisembach. Le trophée pèse net 5,600 kg. Les merrains mesurent respectivement 89,5 et 80,2 cm, pour une envergure de 70 cm. Les andouillers d’œil 27,5 et 28,2 cm, les chevillures 30,2 et 30,8 cm, et la circonférence des meules est de 25,6 cm et 25,8 cm, celle des merrains variant entre 13,5 cm et 15,4 cm. La cotation finale, incluant quelques 10 points de beauté, est arrêtée à 177,11 points.

 

Ardennes

Grand vieux sanglier

Estimé à 6 ans, ce solitaire au profil de grand vieux sanglier, a été tiré par Pascal Paquit, dans un bois privé de la commune de Givonne, en périphérie de la ville de Sedan. La beauté de l’animal a conduit les responsables de ce petit groupe de chasseurs, à l’offrir en entier à la Fédération, laquelle cherchait depuis un certain temps « le » beau sanglier, symbole du département, à naturaliser entièrement, pour les besoins de la Maison de la chasse et de la Nature. Ce qui fut réalisé en 2025. Le trophée, qui a été remis au tireur, atteint la cotation de 108,60 points, ce qui n’est pas exceptionnel malgré l’âge de l’animal. Les défenses mesurent 17 cm et 21,8 cm de longueur, et 25,7 et 24,3 mm de largeur. Quant à la circonférence des grès, elle est de 6,6 cm à gauche comme à droite.

 

Gers

Un six pointes bien régulier

Avec ses longs andouillers antérieurs élégamment implantés et ses fourches bien marquées, ce superbe six pointes présente une symétrie quasi parfaite, gage d’un trophée harmonieux et particulièrement esthétique. Les perches, bien proportionnées, confèrent à l’ensemble une allure équilibrée et régulière. Ce brocard se voit ainsi gratifié de 9,5 points de beauté, soulignant la qualité générale de son trophée. Celui-ci affiche un poids net de 425 grammes, pour un volume mesuré à 160 millilitres. La cotation finale est arrêtée à 113,20 points, confirmant l’intérêt cynégétique de cet animal. Ce brocard a été prélevé le 6 août 2025 sur le territoire de Ricles par Julien Febbrariello.

 

Moselle

Curieux six cors

Ce jeune cerf âgé de deux ans a été prélevé dans le massif du Sanon, au cours de la saison de chasse 2024-2025. Il présente un trophée particulièrement singulier, marqué par une forte dissymétrie entre les deux bois. Le bois de droite affiche en effet une structure tout à fait normale pour un animal de cet âge, avec six cors bien formés et une croissance régulière, témoignant d’un développement normal. En revanche, le bois de gauche se réduit à une sorte de moignon, très court et incomplet, évoquant un arrêt de croissance précoce. Cette anomalie confère à l’ensemble un caractère rare et peu commun, probablement lié à un traumatisme ancien, faisant de ce trophée un exemple atypique particulièrement intéressant à observer.

 

Ardennes

Grand brocard des plaines de l’Argonne

Des perches mesurant respectivement 21,8 cm et 22,2 cm, associées à une envergure de 10,8 cm, constituent déjà des mensurations révélatrices d’un très beau brocard. À cela s’ajoutent un poids net de 467 grammes et un volume de 190 millilitres, témoignant d’un trophée dense, bien constitué et parfaitement équilibré. L’ensemble traduit une excellente qualité de croissance et une maturité remarquable. Ce brocard a été prélevé par Corentin Tramecourt, sur le territoire de la commune de Nouart, située dans le sud du département. Enrichi de 8,5 points de beauté, le trophée atteint une cotation finale de 127,20 points. Il frôle ainsi de seulement trois points le prestigieux niveau or, confirmant tout l’intérêt cynégétique de cet animal d’exception.


Grippe aviaire : vigilance renforcée face à la multiplication des foyers en France

Plusieurs foyers de grippe aviaire hautement pathogène (IAHP) ont été détectés ces dernières semaines en France et aux frontières, illustrant la persistance d’un risque sanitaire élevé pour les élevages avicoles. Dans le Nord, un foyer majeur a été confirmé à Warhem, au sein d’un élevage de près de 300 000 volailles. Cette exploitation se situe sur le littoral, à proximité immédiate de la Belgique, où un premier foyer avait déjà été signalé le 23 décembre à Furnes, à seulement cinq kilomètres. Cette proximité géographique renforce les inquiétudes quant à la circulation du virus dans cette zone transfrontalière, particulièrement exposée en raison des couloirs de migration des oiseaux sauvages. Conformément aux protocoles sanitaires, des mesures strictes ont été mises en place autour de l’élevage touché : abattage des animaux, périmètres de protection et de surveillance, restrictions de mouvements et renforcement de la biosécurité. Les autorités sanitaires appellent les professionnels à une vigilance accrue afin d’éviter toute propagation à d’autres exploitations. Dans d’autres régions, la situation évolue différemment. En Haute-Vienne, la zone réglementée mise en place après la détection de cas de grippe aviaire a été allégée. Le passage en zone de simple surveillance permet un assouplissement des contraintes pour les éleveurs, tout en maintenant un haut niveau de contrôle sanitaire. Les services de l’État soulignent que cette évolution favorable reste conditionnée à l’absence de nouveaux cas et au respect strict des mesures de prévention. Dans la Drôme, un important foyer a également été confirmé à Châteauneuf-sur-Isère, dans un élevage d’oiseaux captifs. Là aussi, les autorités ont renforcé les dispositifs de surveillance et de protection afin de contenir le virus. Ces épisodes successifs rappellent que la grippe aviaire demeure une menace durable pour la filière avicole française. Si certaines zones voient les restrictions s’alléger, d’autres doivent faire face à des mesures d’urgence lourdes de conséquences économiques. Dans ce contexte, la coordination entre services de l’État, éleveurs et acteurs locaux reste essentielle pour limiter l’impact sanitaire et économique de l’IAHP.


Mort de Brigitte Bardot : quel avenir pour sa fondation et les enjeux pour la chasse ?

 La disparition de Brigitte Bardot, le dimanche 28 décembre 2025, à l’âge de 91 ans, marque-t-elle la fin d’une époque pour la défense animale, ou ouvre-t-elle au contraire une nouvelle phase d’incertitudes pour le monde cynégétique français ?  Fondée en 1986, la Fondation Brigitte Bardot s’est imposée comme un acteur de la protection animale, avec un rôle dans la lutte contre la maltraitance, le sauvetage des animaux domestiques et la défense d’espèces menacées. Sa notoriété et ses moyens financiers, largement assurés par des legs et des subventions, lui confèrent une influence certaine dans les débats publics. Ainsi, depuis plusieurs années, la fondation n’a cessé de réclamer des mesures restrictives contre nos activités. En mai dernier encore, Brigitte Bardot appelait à l’abolition de la chasse à courre et des chasses traditionnelles, une démarche perçue par les chasseurs comme un frein à la gestion raisonnée des territoires et à la régulation nécessaire de certaines espèces. La disparition de l’actrice laissera-t-elle place à une fondation encore plus intransigeante ? Bruno Jacquelin, directeur de la presse et des relations publiques de la fondation, a déjà rappelé que l’organisation « continuera avec force et vigueur ». Mais, sans Brigitte Bardot, figure centrale et moteur historique de l’organisation, la fondation conservera-t-elle la même capacité de mobilisation ? L’aura personnelle de BB, indissociable de l’image de la structure, était cependant l’un des principaux leviers de sa visibilité et de son influence. Sans BB, sa fondation saura-t-elle maintenir sa solidité financière et son poids médiatique dans la durée, ou l’après-BB marquera-t-il un tournant décisif dans l’équilibre des forces entre défense animale et monde cynégétique ?


La semaine en bref...

- Aisne : la FDC s’apprête à tourner une page de son histoire. Depuis le 1er janvier 2026, Lison Didier succède à Bruno Doyet à la direction de la fédération. Âgée de 32 ans, elle incarne un renouvellement générationnel à la tête de l’institution cynégétique axonaise. Titulaire du permis de chasse depuis l’âge de 18 ans et diplômée d’un master de biologie, Lison Didier connaît bien la structure, puisqu’elle a intégré la FDC comme chargée de mission sur les zones humides, avant d’occuper le poste de technicienne cynégétique de la plaine. Originaire de Thiérache et scolarisée à Hirson, elle pratique principalement la chasse au petit gibier. Elle fait partie des 19 % de femmes détentrices d’un permis de chasse dans l’Aisne, un taux supérieur à la moyenne nationale. Pour la future directrice, le principal changement par rapport à son prédécesseur tient davantage à la différence de génération qu’à la question du genre, une évolution qui pourrait néanmoins influencer les échanges avec certains chasseurs.

 

- Alpes-Maritimes : un chasseur âgé de 68 ans a perdu la vie, dimanche 28 décembre 2025, lors d’une partie de chasse. Le drame s’est produit dans l’après-midi, dans un secteur escarpé de la vallée de la Vésubie, à proximité de la commune de Belvédère, au nord de Nice. Selon les premiers éléments, l’homme, originaire de Nice, aurait fait une chute d’environ vingt mètres depuis le haut d’une falaise, avant de terminer sa course dans le lit d’une rivière en contrebas. Les chasseurs présents à ses côtés ont immédiatement tenté de lui porter secours, pratiquant un massage cardiaque en attendant l’arrivée des secours. D’importants moyens ont été engagés, avec l’intervention du peloton de gendarmerie de haute montagne (PGHM 06), d’un médecin du SDIS 06 et de l’hélicoptère de la Sécurité civile, le Dragon 06. Malgré les tentatives de réanimation, la victime a été déclarée décédée sur place. Son corps a été évacué par hélicoptère.

 

- Ardennes : un contrôle inédit s’est déroulé le samedi 20 décembre, tôt dans la matinée. Menée sous l’autorité du parquet de Charleville-Mézières, l’opération visait à vérifier l’usage des fréquences radio utilisées par les chasseurs. Elle a mobilisé un service très spécialisé, l’Agence nationale des fréquences (ANFR), et plus précisément sa Direction du contrôle du spectre, aux côtés du Groupement de Gendarmerie des Ardennes, de l’OFB et de l’ONF. Dans le département, la FDC met à disposition des fréquences clairement définies dans le schéma départemental de gestion cynégétique. L’utilisation de talkies-walkies est strictement encadrée et autorisée uniquement lors des battues de grand gibier, pour des raisons de sécurité et d’organisation. L’usage de fréquences non autorisées constitue un délit, tout comme le brouillage de réseaux civils ou militaires volontaire ou involontaire. Les conséquences peuvent être graves : perturbation de systèmes de communication, entrave à des infrastructures sensibles ou risques pour la sécurité publique. Avec la multiplication des objets connectés et la saturation du spectre radio, les autorités rappellent la nécessité absolue de respecter la réglementation, même dans le cadre d’activités de loisir.

 

Ariège : contre les ours jugés « dangereux » ou présentant un comportement anormal, le gouvernement envisage d’autoriser, dès 2026, l’usage de balles en caoutchouc. Ce nouveau protocole d’effarouchement viserait à dissuader les plantigrades de s’approcher des zones habitées ou pastorales, sans recourir à des moyens létaux. Il prévoirait également l’utilisation de cartouches à double détonation, tirées au moment où l’animal prend la fuite afin de renforcer l’effet dissuasif. Actuellement soumis à consultation publique, ce dispositif pourrait entrer en vigueur  dans le massif pyrénéen, où l’on estime la population d’ours à une centaine d’individus. Les ONG écologistes dénoncent toutefois une mesure disproportionnée, craignant une banalisation de l’usage d’armes face à une espèce protégée...

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Marre de ces attaques incessantes de loups

Il est temps de le dire clairement, sans détours ni langue de bois : la situation est devenue insupportable. Attaque après attaque, troupeau après troupeau, le loup s’impose dans nos campagnes comme une menace permanente, tandis que ceux qui vivent de l’élevage encaissent, seuls, les coups. Assez de discours hors-sol et de romantisme urbain. La réalité du terrain est brutale, quotidienne, et elle saigne. Nos aïeux n’étaient ni idiots, ni stupides. Ils vivaient au contact direct de la nature, bien plus que nous, et savaient reconnaître un danger quand ils en voyaient un. Nous ne sommes pas plus intelligents qu’eux, simplement plus prompts à oublier l’expérience accumulée. Or, dans les écrits du passé, on ne trouve aucune ode, aucun plaidoyer en faveur du loup dans nos territoires ruraux. Jamais. Partout, il est décrit comme un fléau, un destructeur aveugle, une menace pour les hommes et leurs bêtes. Qu’on ne se méprenne pas : peut-être le loup conserve-t-il un rôle d’agent sanitaire dans les immensités sauvages de Sibérie, du Canada ou de l’Alaska, là où des milliers de kilomètres carrés échappent encore à l’empreinte humaine. Mais chez nous en France et en Europe occidentale, où chaque hectare est façonné, habité, exploité ? Il n’existe plus un mètre carré réellement sauvage. Vouloir y plaquer des modèles venus d’ailleurs relève de l’aveuglement idéologique. Les cent générations qui nous ont précédés ont toutes combattu ce canidé. Pas par plaisir, mais par nécessité. Charlemagne lui-même, en 813, institua le corps des Lupari, spécifiquement chargés de lutter contre ce fléau. Faut-il vraiment rappeler que ces décisions étaient dictées par la survie des communautés rurales, et non par une haine irrationnelle de la faune ? Aujourd’hui, les éleveurs sont à bout. Épuisés moralement, fragilisés économiquement, abandonnés politiquement. On leur parle de clôtures, de chiens, de protocoles, pendant que les attaques se multiplient et que les nuits sans sommeil s’accumulent. Le fameux « rêve de la cohabitation » n’est rien d’autre qu’une hérésie intellectuelle, défendue par ceux qui ne perdront jamais une brebis, un veau ou un âne. Ceux-là même qui théorisent depuis des bureaux chauffés, loin des estives et des bergeries. Quant aux chiffres et aux coûts annoncés, ils sont de plus en plus contestés. Indemnisations tardives, évaluations contestables, dépenses publiques colossales pour un résultat nul : la confiance s’effrite. À quoi sert cette mascarade de biodiversité, quand elle détruit ceux qui entretiennent réellement les paysages et la vie rurale ? La question n’est plus de savoir si le problème existe, mais quel avenir nous voulons. Une campagne vivante, habitée, productive ? Ou un décor vidé de ses éleveurs, sacrifiés sur l’autel d’une idéologie déconnectée ? À force de refuser de trancher, on condamne ceux qui nourrissent le pays. Et cela, l’Histoire ne le pardonne jamais.

J-F.G.


Unis pour la chasse de montagne et la préservation de nos territoires

Depuis plus de trente-cinq ans, l’Association Nationale des Chasseurs de Montagne (ANCM) rassemble celles et ceux qui partagent une conviction forte : la chasse de montagne, un outil essentiel de gestion de la biodiversité et de préservation des territoires d’altitude. Dans un contexte de profondes mutations environnementales et sociétales, l’ANCM œuvre pour défendre une pratique fondée sur la connaissance des milieux, le respect des espèces et l’engagement de terrain. La montagne est un espace vivant, fragile et exigeant. Elle abrite une biodiversité remarquable, façonnée par des équilibres complexes que le changement climatique, la pression humaine, la surfréquentation touristique ou encore certaines dynamiques de prédation viennent bouleverser. Face à ces enjeux, les chasseurs de montagne sont des observateurs privilégiés. Présents toute l’année sur le terrain, ils participent activement à la gestion durable des populations animales et à la préservation des habitats naturels. La chasse de montagne raisonnée n’est pas une activité isolée : elle s’inscrit pleinement dans une approche globale de gestion des écosystèmes. L’ANCM s’appuie sur un réseau national solide et indépendant, réunissant les Fédérations Départementales et Régionales de Chasseurs, la Fédération Nationale des Chasseurs, des associations partenaires, ainsi que des membres individuels reconnus pour leur expertise. Cette diversité constitue la force de l’association. Elle permet de croiser les regards, de partager les bonnes pratiques, d’analyser les enjeux propres à chaque massif et d’anticiper les combats à mener pour défendre une chasse de montagne moderne, responsable et scientifiquement étayée. Pour prolonger cette mission d’information et de sensibilisation, l’ANCM publie chaque année « Le Montagnard », une revue de référence dédiée à la vie de l’association, à l’actualité des massifs et aux grands enjeux de la chasse de montagne. Analyses, retours de terrain, bonnes pratiques et perspectives y sont partagés pour mieux comprendre et accompagner l’évolution de nos territoires d’altitude. Pour en savoir plus sur les actions de l’ANCM, ses valeurs et ses engagements, nous vous invitons à suivre le lien et à rejoindre celles et ceux qui œuvrent, chaque jour, pour une chasse de montagne responsable et durable :

 

https://ancm-chasseursdemontagne.com/