Le printemps constitue une période clé pour la reproduction de la faune sauvage, et la météo joue un rôle déterminant dans le succès des naissances. Températures, humidité et stabilité climatique influencent directement la survie des jeunes animaux. Chez le sanglier, espèce particulièrement sensible à ces variations au moment de la mise bas, cette réalité est encore plus marquée. Actuellement, nous sommes en plein pic des naissances, qui s’étend généralement de mi-mars à la fin avril. Cette période correspond à un moment critique où les marcassins, encore fragiles, dépendent totalement des conditions extérieures. Contrairement aux adultes, parfaitement adaptés aux intempéries printanières, les nouveau-nés ne disposent pas encore d’un système de régulation thermique efficace.
Même si la laie aménage soigneusement un chaudron, nid isolant composé de végétaux, quelques jours de froid humide, voire des gelées tardives, peuvent suffire à décimer tout ou partie d’une portée. Selon certaines observations de terrain, des épisodes de froid printanier peuvent entraîner jusqu’à 30 à 50 % de mortalité chez les jeunes marcassins. Les conséquences de ces pertes varient fortement selon leur ampleur. Si un ou plusieurs marcassins survivent, la laie poursuit son rôle maternel normalement, comme si la portée était complète. Toutefois, une portée réduite aura un impact direct sur la population observable à l’automne : il y aura moins de jeunes sangliers (bêtes rousses) lors de l’ouverture de la chasse en septembre. En revanche, si la totalité de la portée disparaît, le comportement de la laie change radicalement. Après une phase de lactation interrompue, elle retrouve progressivement son cycle biologique et peut entrer à nouveau en chaleur dès le mois de mai, à condition que son état physique soit satisfaisant et que la nourriture soit abondante. Cette seconde reproduction, souvent peu documentée, donne naissance à une nouvelle portée environ quatre mois plus tard, soit entre fin août et septembre. Ce phénomène, parfois perçu comme atypique, est en réalité une réponse naturelle aux aléas climatiques du printemps. Cependant, ces naissances tardives offrent peu de chances de survie. Les marcassins nés à la fin de l’été arrivent en pleine période de chasse, où la pression des chiens et des battues représente un danger majeur. À cela s’ajoute l’approche de l’hiver, période exigeante pour des jeunes encore peu développés. La mortalité est donc particulièrement élevée, rendant ces portées tardives presque insignifiantes en termes de renouvellement de population. Ainsi, lorsqu’une laie perd sa portée principale de printemps, même si elle se reproduit à nouveau, sa contribution réelle à la population annuelle de sangliers reste faible.
Le petit Journal de deux indissociables : la chasse et l'environnement

Entre les vallées du Lot et du Célé, sur les chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle, Gréalou incarne un territoire rural authentique, profondément ancré dans ses traditions. Ce concours, riche d’une longue histoire, est devenu au fil des années une référence nationale.
Plus de 80 communes sont mobilisées, représentant près de 130 000 hectares, et plus d’une centaine de structures cynégétiques participent à l’organisation. Son ADN : la passion du chien courant. Durant deux jours, 24 meutes venues de toute la France ont évolué sur les terrains exigeants du causse. Certaines équipes avaient parcouru plusieurs centaines de kilomètres, dont une venue du Finistère, témoignant de la renommée de l’événement. Sur ces terres difficiles, où la roche affleure et où le relief met à l’épreuve les chiens comme les conducteurs, seules les meutes les plus appliquées peuvent s’exprimer pleinement. Les spectateurs ont ainsi pu assister à de belles quêtes, des rapprochers précis et des menées soutenues, faisant vibrer vallons et plateaux. Au-delà de la compétition, c’est avant tout un moment de partage et de convivialité qui anime ce rendez-vous incontournable. Les organisateurs tiennent à saluer l’engagement des bénévoles, des habitants et de l’ensemble des acteurs locaux, sans qui un tel événement ne pourrait exister...
Les chasseurs pourront découvrir une grande variété de séjours : grands espaces africains, territoires nord-américains, montagnes d’Asie centrale, forêts d’Europe de l’Est ou encore plaines d’Amérique du Sud. Chaque destination offre des expériences différentes, allant de la chasse au grand gibier à des séjours consacrés au petit gibier ou à des espèces locales emblématiques. Certains exposants mettront l’accent sur des régions réputées pour la chasse de montagne et les espèces adaptées à ces milieux exigeants. D’autres présenteront des safaris cynégétiques ou des séjours dans de vastes domaines naturels où la chasse s’inscrit dans des programmes de gestion de la faune. Au-delà de la dimension touristique, ces rencontres permettront aussi aux chasseurs de préparer concrètement leurs projets. Les professionnels pourront détailler les périodes de chasse, les espèces disponibles, les conditions d’accueil ainsi que les aspects logistiques et réglementaires liés à la chasse à l’étranger. Les visiteurs auront ainsi l’occasion d’échanger directement avec des guides et organisateurs expérimentés. Avec la présence annoncée de nombreux opérateurs internationaux, l’édition 2026 du Salon de la Chasse et de la Faune Sauvage s’annonce comme un rendez-vous incontournable pour les passionnés souhaitant concrétiser un projet de chasse à l’étranger.
Le ministère public avait d’ailleurs requis des sanctions incluant des amendes et des peines d’inéligibilité. Cependant, le tribunal a considéré que ces subventions avaient été utilisées conformément à leur objet, dans le cadre d’actions d’intérêt général. Parmi celles-ci figurent notamment l’opération « Hauts-de-France Propres », dédiée au ramassage des déchets, ainsi que l’événement « Ruralité en Fête », valorisant les produits du terroir. Autant d’initiatives qui relèvent clairement du service public et de la préservation de l’environnement. Dès lors, l’élément intentionnel nécessaire à la qualification de prise illégale d’intérêts n’a pas été retenu. Il convient de souligner l’importance de cette décision au regard de la personnalité des élus concernés. Loin d’être de simples acteurs politiques, ils sont engagés de longue date dans la vie locale et associative. Leur implication dans les FDC s’inscrit dans une tradition de gestion territoriale et environnementale, souvent méconnue. Les accuser à tort pouvait non seulement nuire à leur réputation, mais aussi fragiliser la confiance des citoyens envers leurs représentants. Cette relaxe rappelle ainsi un principe fondamental de l’État de droit : la présomption d’innocence et la nécessité de juger sur des faits établis, et non sur des suppositions. Elle met également en lumière la complexité des situations dans lesquelles les élus cumulent plusieurs responsabilités, sans que cela constitue nécessairement un conflit d’intérêts. Enfin, cette affaire souligne l’importance d’un débat démocratique apaisé, fondé sur des faits vérifiés. Si le rôle d’alerte des élus d’opposition est légitime, il doit s’exercer avec prudence. En relaxant ces trois élus, la justice réaffirme à la fois leur intégrité et l’équilibre indispensable entre contrôle démocratique et respect des personnes.
Le pastoralisme, fondé sur le pâturage de végétations naturelles, joue un rôle clé dans la valorisation de territoires difficiles, qu’ils soient montagnards ou de plaine. Il contribue au maintien de paysages ouverts, à la préservation de la biodiversité, à la réduction du risque d’incendie et au développement de productions agricoles spécifiques. Dans un contexte de changement climatique, de pression foncière et d’évolution des pratiques agricoles, ce mode d’élevage suscite un intérêt croissant pour sa capacité d’adaptation et les services environnementaux qu’il rend. Pendant trois jours, le séminaire proposera communications scientifiques, retours d’expérience et échanges autour de thématiques majeures : organisation et mobilité des troupeaux, accès aux ressources naturelles (eau, pâturages), valorisation économique des produits pastoraux, santé animale, conditions de vie des éleveurs, politiques publiques, formation et transmission des savoir-faire. L’objectif est d’identifier des leviers concrets pour assurer la pérennité et le renouvellement du pastoralisme. La rencontre mettra en dialogue science et terrain, en croisant les approches disciplinaires et les expériences issues de différents territoires, notamment en Occitanie, région fortement concernée, mais aussi dans d’autres zones européennes et nord-africaines. Cette dimension internationale vise à enrichir la réflexion collective face à des enjeux communs. Un point presse est prévu le 26 mars à 17 h à l’Institut Agro Montpellier afin de présenter les principaux enseignements et perspectives. Un kit média sera également mis à disposition des journalistes.
D’autre part, l’administration n’a pas prouvé que les éleveurs concernés avaient réellement mis en place des mesures de protection de leurs troupeaux avant d’obtenir l’autorisation de tir. Cette décision s’inscrit dans une série de jugements similaires. En 2024, le tribunal administratif de Besançon avait déjà annulé des arrêtés comparables, et en janvier 2026, le tribunal administratif de Nice a censuré sept décisions prises dans les Alpes-Maritimes. Ces jugements contribuent à renforcer une jurisprudence exigeant que toute dérogation à la protection du loup soit strictement justifiée. L’affaire intervient toutefois dans un contexte politique sensible. Le gouvernement français a récemment adopté un dispositif destiné à faciliter les tirs de défense contre les loups, afin de répondre aux inquiétudes des éleveurs confrontés à des attaques répétées sur leurs troupeaux.
Ce renforcement concerne en priorité trois secteurs : le Gapençais, l’Embrunais et le Champsaur-Valgaudemar. Les lieutenants de louveterie interviennent dans la régulation des espèces susceptibles d’occasionner des dégâts, notamment aux troupeaux, aux cultures et aux pâturages. Ils participent à la mise en œuvre du plan national loup et activités d’élevage, organisent des battues administratives et peuvent constater des infractions. Pour candidater, il faut être de nationalité française, âgé de moins de 75 ans, titulaire du permis de chasser depuis au moins cinq ans, et disposer d’une condition physique adaptée. Les candidats doivent également pouvoir mobiliser des chiens de chasse. Les dossiers, comprenant notamment une lettre de motivation et un certificat médical récent, doivent être adressés à la Direction départementale des territoires. Une phase d’immersion est prévue pour les candidats sans expérience...
La disparition et la dégradation des zones humides, les modifications des pratiques agricoles et les effets du changement climatique figurent parmi les principales menaces pesant sur l’espèce. Face à cette situation, le projet « Snipe » a été lancé afin d’améliorer les connaissances scientifiques sur la bécassine des marais et de soutenir des stratégies de conservation adaptées. Cette initiative est portée par le Conseil international de la chasse et de la conservation du gibier (CIC), en partenariat avec l’Union pour la conservation de la nature et de la biodiversité (NABU) et l’Université d’Aveiro (Portugal). Le projet bénéficie du soutien financier de la délégation allemande du CIC, qui a permis de mettre en place les premières phases de recherche. Un rôle central est joué par le Dr José A. Alves, chercheur à l’Université d’Aveiro, dont l’équipe mène des campagnes de terrain intensives dans plusieurs zones clés de reproduction, notamment en Islande.
Durant l’été, les scientifiques travaillent dans des conditions particulières liées au phénomène du soleil de minuit, qui permet de suivre les oiseaux presque en continu. Ces missions ont déjà permis de recueillir des données précieuses sur la reproduction et les déplacements des bécassines. La technologie de géolocalisation miniaturisée constitue l’un des outils essentiels du projet. De petits capteurs sont fixés sur certains individus afin de suivre leurs migrations à grande échelle. Ces dispositifs permettent de reconstituer les routes migratoires reliant les zones de reproduction nordiques aux quartiers d’hivernage situés plus au sud de l’Europe et en Afrique du Nord. Les premières données mettent en évidence l’importance de sites d’escale migratoire stratégiques, indispensables pour l’alimentation et le repos des oiseaux. Au-delà de la recherche scientifique, le projet « Snipe » illustre la coopération entre chercheurs, chasseurs et organisations de conservation. Les informations collectées contribueront à orienter les politiques de gestion des zones humides et à promouvoir des pratiques de chasse durables. En combinant science, conservation et gestion responsable, cette initiative vise à garantir que la bécassine des marais demeure une composante essentielle de la biodiversité européenne pour les générations futures.
Dans ce contexte, une approche fondée sur un nombre limité de catégories, reposant sur des critères morphologiques simples et immédiatement observables, semble plus adaptée. La proposition consiste à structurer le plan de chasse autour de deux types de bracelets distincts.
Le premier correspondrait à une catégorie regroupant les individus portant au minimum douze cors ou plus. Ce seuil, historiquement utilisé dans certaines réglementations cynégétiques, constitue un indicateur relativement fiable de maturité et de développement morphologique. Ces animaux, généralement âgés, occupent fréquemment une position dominante dans la hiérarchie sociale et jouent un rôle déterminant dans la reproduction, notamment durant la période de rut. Leur prélèvement excessif peut entraîner une désorganisation des structures sociales et une altération des dynamiques génétiques des populations. La mise en place d’un bracelet spécifique pour cette catégorie permettrait ainsi d’encadrer leur prélèvement, en instaurant une protection relative compatible avec les objectifs de gestion durable...
À travers ces thèmes, Willy Schraen interroge une question de fond : quelle place reste-t-il à l’homme dans une nature de plus en plus encadrée ? Mais c’est surtout sur le terrain économique que l’alerte est la plus forte. Le système d’indemnisation des dégâts de grand gibier, financé par les chasseurs, apparaît aujourd’hui à bout de souffle. En cause, selon la FNC : la multiplication des zones interdites à la chasse, où les populations animales prospèrent sans régulation. Résultat, les fédérations départementales voient leurs finances se tendre dangereusement. « Les caisses sont vides », résume en substance le président, qui pointe également le non-versement par l’État d’une aide de 10 millions d’euros pourtant annoncée. Derrière ce constat, c’est toute la question du modèle économique de la chasse française qui est posée. Autre ligne de fracture majeure : la relation avec l’Office français de la biodiversité (OFB). Willy Schraen accuse l’établissement public de s’être éloigné du monde cynégétique, au point de devenir un adversaire. Il réclame une reprise en main par les chasseurs de missions structurantes, comme la formation, le permis de chasser ou encore la police de la chasse. Plus encore, il dénonce l’utilisation, par l'OFB, de l'argent des chasseurs pour financer des actions jugées hostiles à la chasse. Une critique qui traduit une rupture profonde et désormais assumée. Au-delà des prises de position, le discours esquisse une ligne politique claire : défense des chasses traditionnelles, promotion du gibier, reconquête du petit gibier. Mais une question demeure : avec quels moyens ? Entre tensions institutionnelles, contraintes réglementaires et fragilité financière, la stratégie affichée par la FNC apparaît aussi ambitieuse qu’incertaine.
Entre ces deux mondes, une figure est apparue : le protecteur du dimanche. Le protecteur du dimanche ne se lève pas à l’aube pour observer les migrations, restaurer une haie ou curer une mare. Il se lève pour signer une pétition contre la chasse entre deux cafés équitables. La nature, il la fréquente surtout en photo, cadrée, filtrée et légendée d’un cœur vert. Dans ce récit moderne, tout est simple : les animaux sont des victimes innocentes et la chasse est devenue l’ennemi public numéro un. Peu importe que l’effondrement de la biodiversité ait des causes bien documentées : artificialisation des sols, agriculture industrielle, disparition des habitats...
Non, le coupable idéal est tout trouvé : le chasseur, caricature commode d’un monde rural devenu suspect. La recette fonctionne à merveille. Une vidéo choc, un slogan bien huilé, et les dons affluent. Les campagnes s’enchaînent, les indignations aussi. L’économie de la compassion tourne à plein régime. Mais sur le terrain, dans les forêts, les plaines et les marais, la réalité est moins spectaculaire : il faut entretenir, réguler, restaurer, surveiller. Des tâches ingrates, peu photogéniques, qui rapportent peu de likes. La nature réelle est un chantier permanent. Elle exige du temps, de la présence et parfois des décisions difficiles. Tout ce qui résiste aux slogans. Pendant ce temps, le protecteur du dimanche s’indigne avec constance et générosité, surtout avec le portefeuille des autres. Il rêve d’une nature parfaite, débarrassée des humains, sauf quand il s’agit, pour lui, de la contempler le week-end. Quarante-cinq ans ont passé. La nature n’a jamais été aussi invoquée. Elle n’a jamais été aussi mal comprise. Et peut-être qu’au fond, la grande différence entre ceux qui la vivent et ceux qui la brandissent tient en une chose simple : les bottes des premiers sont chargées de boue, les doigts des seconds sont chargés de la poussière de leurs écrans. Précisons que le document de 1980 a été reconstitué, mais celui de 2025 est authentique...
Car ceux qui vivent et travaillent dans les campagnes savent une chose simple : sans régulation des prédateurs, certaines espèces de petit gibier disparaissent rapidement dans des milieux agricoles déjà fortement transformés. Perdrix, lapins, faisans, lièvres : leur maintien repose souvent sur des équilibres fragiles. Supprimer la régulation des prédateurs reviendrait, dans de nombreux territoires, à accélérer leur déclin. Le raisonnement des auteurs de cette étude est d’une simplicité désarmante : empêchons la régulation, le petit gibier disparaîtra, les chasseurs quitteront les plaines… et le problème sera réglé. Si tel est l’objectif, qu’il soit au moins assumé. Car le débat mérite mieux que des démonstrations présentées comme neutres, alors qu’elles participent d’un affrontement idéologique de plus en plus visible autour de la chasse. Pourtant, ce débat peine à s’installer réellement. Et l’on peut s’étonner du silence pour le moins discret des représentants nationaux du monde cynégétique. Depuis l’épisode politique qui a vu Willy Schraen s’engager aux côtés d’Alliance rurale, engagement qui lui a valu une sévère « banane » électorale, sa parole semble s’être faite plus rare. Certains de ceux qui l’avaient soutenu se sont d’ailleurs sentis trahis par cette incursion politique et lui ont tourné le dos. Pendant ce temps, les attaques contre la chasse et les modes de gestion des territoires ruraux se multiplient. Faut-il alors laisser d’autres définir seuls ce que doit être l’avenir de nos territoires ? La question mérite mieux que des procès d’intention et des silences gênés. Elle mérite un vrai débat : scientifique, démocratique et territorial. Car derrière les renards, les pies et les belettes, c’est en réalité la légitimité même des acteurs ruraux à gérer leur territoire qui est aujourd’hui en discussion...