- Alpes-Maritimes : le Tribunal de police de Nice a rendu, le 5 janvier 2026, sa décision dans une affaire de chasse illégale au chamois sur la commune de Venanson. Trois chasseurs étaient poursuivis pour des faits qualifiés d’organisés et répétés. L’enquête menée par l’OFB a établi l’abattage illégal d’un éterlou femelle âgé de moins d’un an lors d’une battue, avec l’usage prohibé d’un chien, en présence du président de la société de chasse et d’un garde particulier. Une seconde battue illégale constatée en octobre 2024 a confirmé l’organisation des infractions. L’affaire a été examinée à l’audience du 1er décembre 2025, l’Association Stéphane Lamart s’étant constituée partie civile. Par jugement, le tribunal a déclaré les trois prévenus coupables. Le chasseur rabatteur a été condamné à une amende de 300 euros et à une suspension du permis de chasser de trois mois. Le président de la société de chasse a écopé d’une amende de 500 euros, d’une suspension du permis d’un an et de la confiscation de la carabine utilisée. Le garde particulier a été condamné à une amende de 500 euros et à une suspension du permis de chasser de six mois. Sur le plan civil, les prévenus ont été condamnés à indemniser les préjudices moral et écologique reconnus par le tribunal.
- Ardèche : la préfecture a pris un arrêté autorisant un louvetier à réguler, jusqu’au 6 février, les populations de sangliers et de chevreuils sur la commune de Saint-Péray. Cette décision, demandée par le domaine viticole de Vichouere, vise à limiter les dégâts sur les parcelles agricoles, en particulier les vignes. Les chevreuils, dont la population locale semble se concentrer, causent des pertes importantes pour les viticulteurs. Guillaume Gilles, vigneron à Saint-Péray et Cornas, a ainsi constaté au printemps dernier des rameaux totalement endommagés, estimant ses pertes à plusieurs milliers d’euros. Avec deux autres domaines, les pertes sont évaluées à environ 15 000 euros. Ce dispositif permet au louvetier d’intervenir « par tout moyen autorisé par la réglementation » pour protéger les cultures. Pour les exploitants, il ne s’agit pas de supprimer la faune mais de maintenir un équilibre nécessaire face à des populations qui deviennent localement trop importantes.
Ardèche encore : même les routes semblent participer à la saison de la chasse. Le samedi 10 janvier, un chasseur de l’ACCA de Saint-Julien-le-Roux, engagé dans une battue au sanglier, a vécu une mésaventure pour le moins… piquante. Alors qu’il circulait tranquillement sur la RD 21, entre le hameau de Roissac et le col de Serre-Mure, son véhicule a soudainement rendu les armes : crevaison nette de la roue arrière droite. La cause ? Un bois de chevreuil solidement encastré en plein cœur du pneu.
Une rencontre inattendue entre caoutchouc et ramure, remportée sans appel par la nature. Les chevreuils perdant leurs bois en cette période, l’un d’eux avait visiblement décidé de se poster au bord de la chaussée, prêt à l’embuscade. Bilan chez le garagiste : pneu irréparable. Comme quoi, en hiver, certains trophées ne se ramassent pas sans risque…
- Aude : les zones humides du Narbonnais célèbrent en 2026 les 20 ans de leur reconnaissance internationale par le label Ramsar. Attribué en 2006 aux étangs du Narbonnais, ce label souligne l’importance majeure de ces milieux pour leur biodiversité remarquable, leurs paysages emblématiques et les activités humaines traditionnelles, comme la pêche lagunaire. Pour marquer cet anniversaire, le Parc naturel régional de la Narbonnaise en Méditerranée propose plusieurs temps forts ouverts au public, avec pour objectif de sensibiliser à la préservation de ces espaces naturels aussi riches que fragiles. Parmi eux, un concours photo est organisé du 3 au 25 janvier 2026. Ouvert à tous, il invite habitants et passionnés à poser leur regard sur les zones humides à travers quatre catégories : paysages, faune et flore, activités humaines et jeunes de moins de 18 ans. Les clichés seront examinés par un jury de photographes et de scientifiques. Chaque lauréat remportera un panier garni d’une valeur de 80 euros. Les résultats seront dévoilés le 6 février 2026 lors d’une soirée spéciale au Théâtre de Narbonne, mêlant projection de film et conférence scientifique, en écho à la Journée mondiale des zones humides célébrée chaque 2 février...
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