Une méta-analyse américaine récente, fondée sur l’examen de données concernant 160 espèces d’oiseaux à l’échelle mondiale, met en évidence l’impact significatif de la pollution sonore d’origine anthropique sur les paramètres comportementaux et reproducteurs aviens. Les auteurs identifient le bruit environnemental – principalement lié au trafic routier et aux activités de chantier – comme un facteur perturbant l’ensemble du cycle reproducteur, depuis la formation des couples jusqu’à la survie des œufs et des juvéniles.
Ces résultats s’inscrivent dans un contexte global de déclin des populations : selon l’Union internationale pour la conservation de la nature, 61 % des espèces d’oiseaux présentaient une tendance démographique négative en octobre dernier, contre 44 % en 2016. L’étude montre que l’augmentation du bruit ambiant interfère directement avec les signaux acoustiques essentiels à la communication intra-spécifique. Le chant, qui joue un rôle central dans l’attraction des partenaires et la défense du territoire, est masqué par les fréquences générées par les infrastructures humaines. Certaines espèces, notamment le rouge-gorge, apparaissent particulièrement sensibles à cette interférence. Les observations réalisées durant les périodes de réduction d’activité humaine ont confirmé une amélioration de la détectabilité des vocalisations. Face à cette contrainte acoustique, les oiseaux adoptent des stratégies compensatoires : augmentation de l’intensité vocale, allongement de la durée d’émission ou modification fréquentielle vers des tonalités plus aiguës. Ces ajustements entraînent un coût énergétique supplémentaire susceptible d’affecter la condition physique des individus. Par ailleurs, la pollution lumineuse agit conjointement en altérant les rythmes circadiens, provoquant notamment des vocalisations nocturnes inhabituelles en milieu urbain. Les auteurs suggèrent plusieurs mesures d’atténuation, telles que l’adaptation des matériaux de construction, la réduction des nuisances sonores durant les périodes critiques de reproduction et de migration, ainsi que le recours à des technologies moins bruyantes.
Le Petit Journal de deux indissociables : la chasse et l'environnement

Conçue pour l’apprentissage progressif de la trompe en ré, cette méthode s’adresse aux débutants, aux musiciens de niveau moyen et aux enseignants. S’appuyant sur leur expérience, les auteurs proposent une synthèse de leur approche, complétée par trois recueils d’études, d’exercices et de fanfares traditionnelles déjà publiés chez « Tempo Music Club ». L’ouvrage gagne en efficacité lorsqu’il est accompagné des conseils personnalisés d’un professeur.
L’apprentissage est structuré en quatre chapitres suivant la progression pédagogique : 1) gestion de l’air, 2) diction et ornementation, 3) expression, 4) pupitres. Les auteurs précisent avoir privilégié une rédaction simple et claire, sans planches techniques ni schémas anatomiques, en renvoyant plutôt à des vidéos en 3D dont les liens figurent en fin de recueil. Ce support moderne, explicite et ludique, complète les explications.
Des exercices annexes visent à développer le « ressenti » de l’élève et peuvent être enrichis sur recommandation des enseignants. Enfin, la méthode doit être adaptée par le professeur ou l’apprenant lui-même, selon la morphologie, les capacités et le niveau de chacun.
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Les discussions ont porté sur trois axes étroitement liés : la résilience face au changement climatique et à la crise de l’eau, le rôle de l’UE dans les négociations climatiques internationales et la transition vers une économie circulaire compétitive. En amont de la réunion, les ministres ont participé à une visite de terrain dans le parc communautaire de Delikipos, où leur a été présentée une méthode innovante de mesure de la séquestration du carbone par les arbres. Cette initiative a illustré l’importance de la science, de l’innovation et de la transparence des données pour soutenir des politiques climatiques crédibles. Lors de la première session de travail, les ministres ont examiné les moyens de mieux coordonner les politiques, la législation et les financements européens afin de renforcer la résilience climatique et hydrique. Ils ont souligné l’impact croissant du changement climatique sur l’économie et la sécurité, notamment à travers la raréfaction de l’eau, et la nécessité d’une approche cohérente intégrant les niveaux européen et national, avec une attention particulière portée aux régions les plus vulnérables. La deuxième session a été consacrée à l’efficacité de l’Union européenne dans les négociations internationales sur le climat. Les participants ont tiré les enseignements des dernières conférences des parties (COP) et ont insisté sur l’importance d’une diplomatie climatique plus stratégique, fondée sur la coordination, la formation précoce de coalitions et l’utilisation cohérente des instruments de politique extérieure de l’UE. Enfin, les ministres ont débattu des perspectives de la future réglementation sur l’économie circulaire et des mesures européennes en matière d’énergie. Ils ont mis en avant le rôle central de l’économie circulaire pour renforcer la compétitivité, réduire les dépendances stratégiques et soutenir la résilience de l’Union. La réunion s’est conclue par un large consensus sur la nécessité d’une action européenne coordonnée, alignant ambitions et mise en œuvre, afin de renforcer simultanément la crédibilité mondiale, la compétitivité et la résilience de l’Europe.
Avec sa silhouette fine, son pelage roux marqué de blanc sur la gorge et le ventre, et son museau allongé, le loup d’Abyssinie ressemble à un renard aux longues pattes. Pourtant, il est bien plus proche du loup gris que du renard commun. Cette apparence trompeuse reflète surtout une adaptation poussée à un milieu extrême, où la rareté des proies et les contraintes climatiques ont façonné un comportement unique chez les canidés. Contrairement à ses cousins, le loup d’Abyssinie est avant tout un chasseur solitaire. Sa proie principale n’est ni le grand gibier ni le bétail, mais de petits rongeurs endémiques des hauts plateaux, notamment les rats-taupes géants et diverses espèces de rats fouisseurs. Il passe une grande partie de la journée à arpenter les prairies d’altitude, l’oreille tendue, prêt à plonger brusquement le museau dans un terrier pour capturer sa proie. Cette spécialisation alimentaire extrême explique à la fois son succès dans cet écosystème et sa grande vulnérabilité. Si la chasse est solitaire, la vie sociale du loup d’Abyssinie est, en revanche, étonnamment complexe. Les individus vivent en groupes familiaux structurés, comprenant un couple reproducteur dominant et plusieurs adultes apparentés. Ces groupes défendent collectivement un territoire, qu’ils marquent et patrouillent régulièrement...
Pourtant, les cadres économiques et réglementaires actuels ne créent pas d’incitations suffisantes pour inverser la tendance. Les systèmes de soutien et de sanction sont jugés inadaptés, tandis que des financements massifs continuent d’alimenter des activités nuisibles. En 2023, les subventions publiques et investissements privés aux impacts négatifs directs sur la nature étaient estimés à 7 300 milliards de dollars. L’IPBES appelle à une transformation profonde des politiques publiques, des systèmes financiers et des modèles économiques, mais aussi des valeurs sociales. La coopération entre acteurs économiques et décideurs est jugée indispensable pour créer un environnement favorable à l’action. Le rapport met également en avant des leviers immédiats : mesure des impacts et dépendances, intégration de la biodiversité dans la gouvernance d’entreprise, mobilisation de l’ensemble de la chaîne de valeur et réorientation des flux financiers vers des activités à impacts positifs. Les entreprises sont encouragées à s’appuyer davantage sur la science, ainsi que sur les savoirs locaux et traditionnels. La délégation française, associant ministères, OFB et Fondation pour la recherche sur la biodiversite, a activement contribué aux discussions. L’OFB a notamment présenté l’outil ACT Biodiversité et participera à la diffusion des conclusions auprès des acteurs économiques.
En 2025, près de 800 attaques de loups ont été recensées dans le département, ce qui fait de la Haute-Marne l’un des secteurs les plus impactés, et plus d’une centaine d’attaques ont déjà été enregistrées depuis le début de l’année 2026 selon les remontées des éleveurs locaux. Face à cette situation de crise, les ministres ont fait plusieurs annonces destinées à répondre à l’urgence ressentie par les acteurs agricoles. L’une des principales mesures consiste à faciliter les tirs de défense contre les loups en modifiant le cadre administratif : là où les éleveurs devaient auparavant obtenir une autorisation préfectorale préalable, ils pourront désormais déposer une simple déclaration en préfecture pour pouvoir tirer sur un loup après une attaque, dans un cadre réglementé. Cette mesure s’inscrit dans les adaptations plus larges de la politique française de gestion du loup adoptées en 2025, qui visent à passer d’un régime d’autorisation à un régime de déclaration afin de simplifier les interventions des éleveurs tout en respectant les obligations de conservation de l’espèce. Par ailleurs, le plafond de prélèvement des loups sera relevé, passant de 19 % de la population totale à 21 %, avec une marge supplémentaire de 2 % en cas de besoin, ce qui devrait permettre de prélever environ une cinquantaine de loups supplémentaires sur l’ensemble du territoire national. Enfin, les ministres ont annoncé la facilitation des battues administratives et l’intervention des brigades spécialisées (louvetiers et brigade mobile loup) même sur des élevages non protégés, dès lors que l’éleveur s’engage dans une démarche de protection. Cette dernière mesure marque une évolution importante : elle permet à des agents mandatés par l’État d’intervenir pour effectuer des prélèvements dans des situations où les systèmes de protection traditionnels ne suffisent pas. Cette visite et ces annonces interviennent alors que des attaques continuent de se produire : dans la nuit précédant la venue ministérielle, une nouvelle attaque à Bourdons-sur-Rognon a entraîné la mort d’une vingtaine de brebis, illustrant l’urgence du contexte et la pression croissante sur les élevages ovins dans le département.
Dans l’ouest, notamment dans le Morbihan et le Finistère, des records historiques de précipitations ont été enregistrés. Ailleurs, des arrêtés préfectoraux interdisant temporairement l’accès aux massifs forestiers ont été pris pour des durées indéterminées. Ces interruptions d’activité ont des conséquences immédiates pour les exploitants forestiers, majoritairement des TPE et PME rurales : matériels immobilisés, équipes inactives, charges fixes maintenues et trésoreries déjà fragilisées par la hausse des coûts de l’énergie et des intrants. À ce jour, aucun mécanisme spécifique de compensation des pertes liées aux intempéries n’existe pour ces entreprises, contrairement à d’autres secteurs exposés aux aléas climatiques. En décembre dernier, le Sénat avait adopté, dans le cadre du projet de loi de finances, un amendement prévoyant la création d’une caisse d’intempéries pour les opérateurs forestiers. Le dispositif reposait sur un financement mixte associant un soutien public initial et des cotisations professionnelles. Cette mesure n’a finalement pas été retenue dans le texte adopté par le Gouvernement via l’article 49.3. Le SEFB estime que l’absence de ce mécanisme fragilise durablement la continuité des entreprises, l’emploi rural et la sécurisation de l’approvisionnement en bois, dans un contexte de multiplication des aléas climatiques.
Afin d’absorber les variations de la demande, la production électrique devra se situer entre 650 et 693 TWh à cet horizon. Du côté des énergies renouvelables, le décret fixe plusieurs objectifs structurants. Il confirme l’objectif de 44 TWh de biométhane injecté dans les réseaux d’ici 2030. Il prévoit également une réduction de 20 % du parc de chaudières à gaz dans le résidentiel entre 2023 et 2030, grâce à des mécanismes d’incitation renforcés en faveur de solutions plus décarbonées. En revanche, les cibles de déploiement du solaire photovoltaïque et de l’éolien terrestre ont été revues à la baisse par rapport aux attentes des filières. L’un des points majeurs du texte est la relance des appels d’offres (AO). Un appel d’offres photovoltaïque de 300 MW pour les grandes toitures doit être lancé rapidement. D’autres procédures simplifiées suivront, avec un volume cible de 2,9 GW sur les années 2026 à 2028. Pour l’éolien terrestre, deux appels d’offres de 800 MW chacun sont annoncés en 2026. En mer, les AO9 et AO10 seront ouverts prochainement, pour une désignation des lauréats en 2026. Les organisations patronales (Medef, industriels de l’électricité) saluent un cadre plus lisible et favorable à l’investissement, évoquant la perspective de 50 000 emplois supplémentaires en cinq ans. Les syndicats et fédérations des renouvelables accueillent positivement la reprise des appels d’offres, tout en regrettant l’ambition jugée insuffisante pour le solaire et l’éolien terrestre. Certaines voix restent critiques. L’Alliance pour l’énergie locale réclame une multiplication par trois de la production renouvelable locale d’ici 2030. La filière hydrogène pointe une incohérence entre l’objectif de 8 GW d’électrolyse en 2035 et une production visée de 20 TWh d’hydrogène décarboné, jugée trop faible. La PPE3 ouvre enfin la voie à un futur plan national d’électrification, annoncé pour l’été, qui devra préciser les mesures concrètes et les financements pour accélérer la transition énergétique.
Le nombre total de postes offerts est fixé à 15. Les inscriptions seront ouvertes du 16 février 2026 à 8 heures (heure de Paris) au 20 mars 2026 à minuit (heure de Paris), délai de rigueur. Elles s’effectueront en ligne via la plateforme dédiée. Les candidats ne pouvant procéder à une inscription dématérialisée pourront solliciter un dossier par courriel (concours@onf.fr) et le retourner à cette même adresse avant le 20 mars 2026. Le dossier de reconnaissance des acquis de l’expérience professionnelle devra être transmis au plus tard le 11 mai 2026, le cachet de la poste faisant foi. Les candidats en situation de handicap sollicitant un aménagement d’épreuves devront produire un certificat médical établi par un médecin agréé, datant de moins de six mois avant les épreuves et précisant les adaptations nécessaires ; ce document devra être adressé au plus tard le 21 août 2026, conformément à l’article R. 352-4 du code général de la fonction publique. L’épreuve d’admission se déroulera à partir du 21 septembre 2026. Les candidats résidant dans les collectivités mentionnées à l’article 72-3 de la Constitution ou à l’étranger, ainsi que ceux en situation de handicap, en état de grossesse ou dont l’état de santé le justifie, pourront demander à bénéficier de la visioconférence, sous réserve de fournir, avant le 21 août 2026, un certificat médical mentionnant cet aménagement.
Intrusions répétées, harcèlement des équipages, tentatives d’entrave et captations d’images destinées à provoquer l’incident : ces méthodes ne relèvent plus du débat d’idées, mais d’une stratégie assumée de pression sur le terrain. On peut contester une pratique, mais on ne peut pas prétendre s’arroger le droit d’en empêcher l’exercice lorsqu’elle est autorisée par la loi. Les incidents survenus le 11 février en forêt d’Orléans illustrent les risques d’escalade que génère ce climat de tension permanent. Lorsque des équipages sont suivis, filmés et provoqués pendant des heures, il est illusoire de croire que la situation restera indéfiniment sans heurts. Cela ne justifie aucune violence, qui doit être condamnée si elle est avérée, mais cela oblige à regarder lucidement la mécanique de confrontation installée depuis plusieurs saisons. Assimiler la vénerie à une caricature sociale ou réduire les veneurs à un supposé « milieu de nantis » relève d’une rhétorique simpliste qui fracture davantage qu’elle n’éclaire. La forêt domaniale n’est pas un théâtre d’affrontement idéologique. Elle est un espace public où l’État doit garantir la liberté d’exercer une activité légale comme celle de s’y opposer, mais dans le respect strict de l’ordre public. L’État de droit ne saurait tolérer que l’intimidation devienne un mode d’action acceptable.
Selon les autorités, la population de loups était évaluée en 2025 à 1 082 individus sur le territoire national. La réglementation actuelle autorise le « prélèvement » de 19 % de cette population chaque année, soit environ 205 loups. Les départements demandent de porter ce plafond à 30 % dès 2026, ce qui permettrait d’abattre jusqu’à 325 loups. Ils jugent l’estimation officielle sous-évaluée et considèrent que le quota actuel ne suffit pas à contenir la progression des attaques. Les élus invoquent non seulement les pertes économiques subies par les filières ovine et caprine, mais aussi la « détresse morale et psychologique » des éleveurs confrontés à des prédations répétées. Depuis 2023, ces collectivités réclament un durcissement des mesures sans avoir obtenu de réponse satisfaisante des gouvernements successifs. Sous la pression des syndicats agricoles, l’exécutif a annoncé une légère augmentation du quota à 21 % en 2026, soit 22 loups supplémentaires. Une mesure jugée largement insuffisante par les représentants du monde agricole, qui dénoncent l’ampleur des dégâts. Le débat demeure particulièrement sensible, opposant éleveurs et organisations de protection de la nature, et cristallise les tensions entre impératifs de biodiversité et défense des activités pastorales traditionnelles.
Pourtant, les accès à la zone réglementée sont clairement matérialisés par des panneaux, des filets et des cordages, des dispositifs qui seraient parfois franchis, voire volontairement dégradés. Face à cette situation, des agents de l’ONF, appuyés par des gendarmes spécialisés en enquêtes environnementales, ont conduit cette opération de surveillance. D’autres contrôles similaires sont d’ores et déjà annoncés.
Les animaux seront capturés dans des populations sources, notamment dans les Bauges et le Puy-de-Dôme. Leur âge, leur état sanitaire et leur capacité d’adaptation seront évalués avant leur transfert. Le chamois, herbivore, contribue à l’entretien des pentes et au maintien des milieux ouverts. Le coût de l’opération est estimé à environ 300 000 euros, financés par le Département. À terme, une gestion cynégétique raisonnée pourrait être envisagée.