Le Petit Journal de deux indissociables : la chasse et l'environnement

Une saison se termine, une autre se prépare...

La saison de chasse à tir qui s’achève laisse derrière elle des impressions globalement positives, même si toutes les espèces n’ont pas évolué de la même manière. Les remontées de terrain, les observations réalisées lors des battues et les retours des responsables de territoires permettent de dresser un premier état des lieux. Dans l’ensemble, la saison aura été marquée par une abondance notable de sangliers. Les tableaux de chasse confirment cette tendance, avec des prélèvements soutenus et réguliers tout au long de la période. Les chasseurs ont signalé une forte présence de compagnies, et surtout un nombre important de marcassins, signe d’une reproduction dynamique et d’un potentiel de renouvellement élevé. Cette vitalité appelle toutefois à la vigilance : une population en croissance rapide peut générer des dégâts agricoles accrus et nécessiter une gestion fine et réactive. Du côté des grands cervidés, les prélèvements ont été jugés bons et globalement conformes aux objectifs fixés en début de saison. Néanmoins, ils semblent légèrement en retrait par rapport à la saison précédente. Plusieurs facteurs peuvent expliquer cette évolution : conditions météorologiques, pression de chasse mieux répartie, ou encore modification des habitudes de déplacement des animaux. Il conviendra d’analyser plus précisément les données pour ajuster, si nécessaire, les plans de gestion à venir. Pour les chevreuils, la situation apparaît plus préoccupante. La perte de densité constatée au printemps dernier s’est confirmée au fil de la saison. Les observations répétées d’un nombre plus réduit d’animaux, ainsi que des tableaux en baisse, traduisent une fragilité locale qu’il faudra suivre attentivement. Les causes peuvent être multiples : pression sanitaire, prédation, conditions climatiques défavorables au moment des naissances, ou encore évolution des milieux. Une attention particulière devra être portée au suivi des populations dans les mois à venir...

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Balbuzard pêcheur et Pygargue à queue blanche : un plan national d’actions pour consolider leur retour

Le plan national d’actions (PNA) fixe, jusqu’en 2029, la stratégie de conservation du Balbuzard pêcheur et du Pygargue à queue blanche. Pour le balbuzard, l’enjeu est de consolider les noyaux de population existants et de favoriser la recolonisation progressive des grands bassins hydrographiques, ainsi que du littoral corse. Pour le pygargue, il s’agit d’accompagner un retour encore fragile, en protégeant les couples nicheurs et en développant la concertation entre forestiers, gestionnaires d’espaces naturels, pêcheurs et usagers des plans d’eau.  Strictement piscivore, le balbuzard est un rapace spécialisé. Il patrouille au-dessus des lacs, rivières et lagunes, puis plonge serres en avant pour capturer un poisson qu’il repositionne en vol, tête vers l’avant, afin de réduire la résistance de l’air. Biologiquement, l’espèce présente des adaptations remarquables : doigts réversibles permettant une prise efficace, serres fortement courbées et plumage dense limitant la pénétration de l’eau. Migrateur au long cours, il hiverne en Afrique subsaharienne avant de revenir nicher en France, principalement dans des forêts proches de zones humides ou sur les falaises corses. Classé vulnérable sur la liste rouge nationale de l’UICN, il voit sa population continentale progresser, mais la population corse demeure précaire. Le pygargue à queue blanche, plus massif, adopte un régime opportuniste : poissons, oiseaux d’eau, petits mammifères et charognes. Son envergure impressionnante et sa silhouette massive déclenchent souvent la panique des anatidés lorsqu’il survole un étang. Il installe son aire dans de grands arbres en forêts calmes, à proximité immédiate de vastes plans d’eau. Espèce longévive, à maturité sexuelle tardive, il se reproduit lentement, ce qui rend chaque couple particulièrement précieux. Encore très rare en France, il est classé en danger critique sur la liste rouge des oiseaux nicheurs. Le PNA vise donc à sécuriser durablement son installation et à favoriser une cohabitation apaisée avec les activités humaines.


L’Observatoire des Médias sur l’Écologie élargit son champ d’action et dresse le bilan 2025

L’Observatoire des Médias sur l’Écologie (OMÉ) poursuit son développement. Après avoir analysé l’information audiovisuelle, il s’ouvre désormais à la presse écrite. Depuis février 2026, il mesure la couverture des enjeux environnementaux dans les principaux quotidiens nationaux et régionaux, les magazines d’actualité et certains sites d’information. Ce nouveau volet, préparé depuis un an, a été officiellement lancé le 26 février au Théâtre de la Concorde. L’OMÉ étend également son champ d’analyse à la publicité. L’objectif est d’identifier les méthodes permettant de détecter le greenwashing à proximité des programmes d’information. Depuis janvier 2025, l’Observatoire mesure aussi la mésinformation climatique dans les médias audiovisuels français. À l’aide d’outils semi-automatisés et d’une vérification assurée par Science Feedback, il recense les principaux récits trompeurs liés au climat. En 2025, 665 cas de mésinformation climatique ont été détectés, soit une moyenne de 13 par semaine. Ces épisodes ont été particulièrement nombreux lors des débats sur la stratégie énergétique française. Sur le plan éditorial, l’année 2025 révèle des écarts marqués entre médias. La couverture environnementale oscille entre 2 % et 5 % du temps d’antenne selon les chaînes, l’audiovisuel public affichant globalement les meilleurs résultats. La COP 30 illustre cette asymétrie : RFI et France Info Radio l’ont couverte respectivement 18 et 5 fois plus que CNews. Malgré une actualité dense (canicules estivales, débats sur la Programmation pluriannuelle de l’énergie, loi Duplomb), les enjeux environnementaux n’ont représenté que 4,9 % du temps d’antenne en 2025, un niveau proche de 2023. Les sujets liés à la biodiversité atteignent toutefois un record de 2,6 %. Quant aux causes des canicules, elles demeurent marginales dans les traitements médiatiques, représentant moins de 10 % des contenus consacrés au changement climatique durant ces épisodes.


Nouveau « test de résistance » pour les directives européennes Oiseaux et Habitats

La Commission européenne a annoncé qu’en 2026 les directives « Oiseaux » (1979) et « Habitats » (1992) feront l’objet d’un nouveau « test de résistance » (« stress test »). Ces deux textes constituent les piliers du droit européen de la conservation de la nature et structurent, depuis plus de quarante ans pour la première et plus de trente ans pour la seconde, les politiques de protection de la biodiversité au sein de l’Union. La directive Oiseaux a posé les bases de la protection de toutes les espèces d’oiseaux sauvages naturellement présentes dans l’UE, tout en encadrant strictement leur chasse. Elle impose notamment la désignation de zones de protection spéciale (ZPS). La directive Habitats a complété ce dispositif en instaurant le réseau Natura 2000, aujourd’hui le plus vaste réseau coordonné d’aires protégées au monde. Ce réseau couvre environ 18 % des terres de l’Union européenne et près de 10 % de ses zones marines, soit plus de 27 000 sites. Ces textes ont déjà fait l’objet d’un « contrôle d’aptitude » en 2016. À l’époque, la Commission avait conclu qu’ils restaient « adaptés à leur objectif », tout en soulignant d’importantes lacunes dans leur mise en œuvre. Selon les derniers rapports européens sur l’état de la nature, près de 80 % des habitats d’intérêt communautaire sont encore jugés en état de conservation défavorable, et environ 40 % des espèces d’oiseaux présentent un déclin à long terme dans l’UE. Le « test de résistance » prévu en 2026 examinera plusieurs enjeux contemporains : adaptation au changement climatique, sécurité alimentaire, compétitivité économique, résilience des territoires, évolution de la jurisprudence et besoin de sécurité juridique. Il ne s’agit pas officiellement d’une révision législative, mais d’une évaluation approfondie de la robustesse du cadre existant face aux nouveaux défis. Toute évolution pourrait avoir des conséquences directes sur la gestion des habitats, la désignation des sites Natura 2000 ou les listes d’espèces chassables. Les organisations représentatives du secteur cynégétique, comme la FACE (Fédération des associations de chasse et de conservation de la faune sauvage de l’UE), suivront donc étroitement ce processus. L’enjeu dépasse la seule question de la chasse : il concerne l’équilibre entre conservation de la biodiversité, activités rurales et objectifs climatiques. Le rendez-vous de 2026 pourrait ainsi redéfinir, à la marge ou plus profondément, le cadre européen de protection de la nature pour les décennies à venir.


Trophées : la sélection de mars 2026

Ardennes

Un 14 cors régulier et sans surandouiller

Abattu le 19 octobre dernier sur la commune d’Hargnies par Jean-Louis Wallendorf, ce splendide 14 cors régulier séduit par l’harmonie parfaite de sa ramure. Dépourvu de surandouillers, il n’en demeure pas moins impressionnant par le développement remarquable de ses chevillures, mesurant 34,6 et 37,6 cm, ainsi que par des trochures puissantes. Les empaumures, particulièrement fournies, totalisent dix épois dépassant les 15 cm, signe d’une belle maturité. Le trophée affiche un poids net de 6,02 kg et une envergure de 70 cm, lui conférant une allure noble et équilibrée. L’ensemble dégage une élégance rare, portée par une symétrie exemplaire dans la répartition des andouillers. Sa cotation officielle atteint 185,11 points, confirmant la grande qualité de cet animal remarquable.

 

Loir-et-Cher

Dédoublement de merrain

Exposée sur l’espace ANCGG et AFMT, cette tête bizarre attire immédiatement le regard. Elle se distingue par un dédoublement du merrain droit juste au-dessus de la meule, formant deux dagues massives et bien marquées. Le bois gauche, structuré en 14 cors, présente une empaumure palmée comportant quatre épois, dont l’un se termine par une petite fourche délicate. Cette configuration singulière confère à l’ensemble une silhouette atypique et rare. L’équilibre général reste harmonieux malgré cette anomalie spectaculaire. Il s’agit d’un trophée véritablement peu commun, illustrant la diversité étonnante que peut offrir la nature.

 

Charentes

Beau brocard du val charentais

Tiré le 16 août 2025 sur la commune de Châteauneuf, par Cindy Ros, ce beau six-pointes se distingue par une ramure courte mais puissante. Les merrains mesurent 21 cm et 21,2 cm pour une envergure de 16,5 cm. Le volume, estimé à 165 ml, associé à un poids net de 427 g, confère au trophée un aspect dense et massif. L’équilibre général de la tête renforce cette impression de solidité. Malgré des dimensions modestes, l’ensemble présente une belle homogénéité et une finition soignée. La cotation finale atteint 113,75 points, dont environ 7 points attribués à la beauté, soulignant la qualité de ce brocard représentatif du val charentais.

 

Indre

Belle fracture de pivot

Présenté lors du Rendez-vous des cerfs 2024 à Châteauroux, ce jeune cerf âgé de 3 à 5 ans, prélevé sur le massif de Saint-Maur, se singularise par une particularité anatomique marquée. Il présente une nette fracture du pivot gauche, sans trace de traumatisme au niveau de la meule. Malgré cet incident, la croissance du bois s’est déroulée normalement. Seul l’andouiller d’œil apparaît réduit à une excroissance arrondie, conséquence directe de cette anomalie. Cette singularité confère à la tête un caractère atypique et rare, suscitant l’intérêt des observateurs. L’ensemble demeure harmonieux, offrant un exemple remarquable de variation naturelle dans le développement des bois.

 

Aisne

Un brocard tout en masse

Prélevé le 13 août 2024 sur la commune de Housset, au nord de Laon, par Régis Barbier, ce brocard impressionne par sa masse exceptionnelle. Après un mois réglementaire de séchage, et avant naturalisation, les mesures relevées par les cotateurs locaux de l’AFMT, Emmanuel Waret et Philippe Séverin, confirment son caractère hors norme. Les merrains mesurent 21,9 cm et 21,6 cm pour une envergure de 12 cm. Le poids net atteint 642 g et le volume 280 ml, des valeurs remarquables pour un tel animal. La cotation s’établit à 168,07 points, témoignant d’un trophée puissant et peu commun.

 

Meuse

Un bon cerf du massif des Koeurs

Prélevé en novembre 2025 dans le massif des Koeurs, en forêt de Koeur-la-Grande, par Thierry Poulfort, ce cerf 16 cors irrégulier présente des dimensions impressionnantes. Les merrains atteignent 98 cm et 98,2 cm, pour une envergure de 80 cm, tandis que les andouillers d’œil mesurent 31,3 et 32 cm. Les chevillures affichent respectivement 29,3 cm et 30 cm. Le trophée pèse net 5,930 kg. Les circonférences témoignent également de sa robustesse : meules à 23,6 cm, merrains inférieurs 13,9 cm et 13,8 cm, merrains supérieurs à 14 et 13 cm. Les empaumures comptent huit épois, dont six dépassent 15 cm. La cotation finale, incluant 10,5 points de beauté, s’élève à 183,05 points, plaçant ce cerf à un solide niveau bronze.


« J’aime la Nature Propre » : le week-end prochain, mobilisation nationale pour une nature sans déchets

L’opération citoyenne « J’aime la Nature Propre » (JLNP), lancée en 2021 par la Fédération nationale des chasseurs (FNC), revient du 6 au 8 mars 2026 partout en France. Pendant trois jours, des milliers de points de collecte seront organisés pour ramasser les déchets abandonnés dans les forêts, sur les berges des rivières, le long des routes ou au cœur des espaces agricoles. Ouverte à tous, l’initiative mobilise collectivités, écoles, associations, entreprises, habitants et acteurs ruraux autour d’un objectif commun : dépolluer les milieux naturels et sensibiliser le public à l’impact des déchets. Devenue la plus grande opération nationale de collecte, JLNP a connu une croissance continue : 89 000 participants en 2023, 140 000 en 2024 et 150 000 en 2025, dont 44 000 enfants. L’an dernier, plus de 17 000 m³ de déchets ont été retirés dans 93 départements. L’édition 2026 ambitionne d’aller plus loin encore, avec l’entrée de nouveaux territoires comme La Réunion et un maillage renforcé de points de collecte accessibles via une carte interactive en ligne. Soutenue par de nombreux partenaires institutionnels et associatifs, dont l’Office français de la biodiversité, l’Office national des forêts, Communes Forestières France, Gestes Propres ou encore Adivalor, l’opération illustre une coopération élargie entre acteurs publics, privés et bénévoles. Des entreprises spécialisées dans les activités de nature et des fédérations sportives ou cynégétiques contribuent également à cette mobilisation. Pour la FNC, cette opération démontre que la protection de l’environnement dépasse les clivages et rassemble bien au-delà du monde de la chasse. L’événement vise ainsi à créer un lien entre tous les usagers de la nature et à encourager une responsabilité partagée face à la pollution.


La chasse sous tutelle écologique : un malentendu devenu fracture ?

Une phrase circule : « Les chasseurs ont eu peur de se faire tordre le bras par les agriculteurs. Aujourd'hui, ils se font tordre le cou par les écolos... ». Faut-il sortir la chasse du Ministère de la Transition écologique ? La question n’est plus théorique. Elle hante de plus en plus de fédérations départementales, agite les campagnes et cristallise un malaise ancien : celui d’une pratique rurale pilotée par une administration perçue comme urbaine et normative. Depuis que la chasse est rattachée à l’écologie, elle est d’abord regardée comme une variable d’ajustement de la biodiversité, une activité à encadrer, parfois à restreindre, rarement à valoriser. La séquence politique récente n’a fait qu’exacerber les crispations. L’arrivée de l’ancienne présidente de WWF France, Monique Barbut, au gouvernement, puis la nomination de Anne Le Strat à l'OFB, ont été lues par certains acteurs cynégétiques comme le signe d’un durcissement assumé. Faut-il s’en étonner ? Un ministère dont la boussole est la protection de la nature peut-il, sans ambiguïté, porter aussi la voix des chasseurs ? Peut-on être à la fois arbitre et partie, gardien et partenaire ? Les chasseurs ne contestent pas l’exigence écologique, mais ils rappellent qu’ils financent massivement la gestion des milieux, qu’ils entretiennent et réimplantent des haies, restaurent des zones humides, suivent les populations. Pourtant, l’image publique de notre ministère de tutelle reste celle d’un organe répressif, avec ses contrôles, ses sanctions, ses fermetures anticipées et ses interdictions. Mais le débat ne porte pas seulement sur une ligne budgétaire ou un organigramme. Il interroge sur la place de la ruralité dans la décision publique. Qui parle au nom des territoires ? Qui fixe les équilibres ? Si la chasse est d’abord un outil de gestion, elle est aussi un fait culturel, malheureusement abordé actuellement uniquement sous l’angle de la contrainte. La fracture est là : dans ce sentiment diffus d’être jugé, plus qu’écouté...

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Survie des ongulés juvéniles

Une étude récente menée dans l’ouest du Canada apporte un éclairage particulièrement instructif sur les mécanismes de déclin des populations de grands ongulés dans des paysages fortement modifiés par l’activité humaine. Les chercheurs ont suivi durant 10 mois, 180 jeunes orignaux (Alces alces) âgés de 7 à 8 mois jusqu’à leur 18 mois, dans deux régions marquées par une exploitation forestière intensive consécutive à une vaste épidémie d’insectes ravageurs. L’objectif était de comprendre comment les perturbations anthropiques, notamment les coupes forestières récentes et la densité des routes, interagissent avec des facteurs naturels tels que la prédation, l’état corporel, le parasitisme (tiques hivernales), la disponibilité du fourrage et les conditions météorologiques, pour influencer la survie juvénile. Les résultats montrent un taux de survie relativement faible (59 %), la prédation par les loups constituant la principale cause de mortalité. Surtout, l’utilisation des coupes récentes et des zones à forte densité routière augmentait significativement le risque de décès, indépendamment des autres variables. Cette recherche met en évidence l’importance des effets cumulatifs entre pressions humaines et contraintes écologiques naturelles, et souligne le rôle déterminant de la survie juvénile dans la dynamique des populations de grand gibier.

Les résultats de cette étude nord-américaine sont largement transposables aux contextes européens de gestion du grand gibier, notamment pour le cerf élaphe, le chevreuil, le daim ou encore l’élan scandinave. Elle met en évidence un point central : ce ne sont pas les perturbations prises isolément qui fragilisent les populations, mais leur accumulation avec des facteurs naturels déjà contraignants. Les coupes forestières récentes et les fortes densités de routes augmentent significativement le risque de mortalité des jeunes, non pas parce qu’elles supprimeraient la ressource alimentaire, au contraire puisque les jeunes peuplements offrent souvent une biomasse fourragère abondante, mais parce qu’elles accroissent la vulnérabilité face à la prédation et à la chasse. Les milieux ouverts améliorent la visibilité et l’efficacité des prédateurs, tandis que les infrastructures facilitent l’accès humain. En Europe, où les massifs forestiers sont souvent fragmentés et très accessibles, cette dynamique est particulièrement pertinente...

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