Le rendez-vous était très attendu. Mercredi 12 août, à l’Hôtel de Roquelaure, la ministre de la Transition écologique, Monique Barbut, a réuni le Comité d’anticipation et de suivi hydrologique (CASH) ainsi que les préfectures de région pour faire le point sur la situation de la ressource en eau. Une réunion organisée alors que la sécheresse s’étend à l’ensemble de la France métropolitaine et que les tensions sur l’eau potable deviennent de plus en plus préoccupantes. Au 9 août, 99 départements étaient au minimum placés en vigilance, dont 67 en situation de crise et 21 en alerte renforcée.
Près de 70 % du territoire était ainsi soumis à des restrictions d’usage de l’eau. La réunion devait permettre de croiser les données de Météo-France, du BRGM et des services de l’État concernant les nappes phréatiques, les cours d’eau et l’humidité des sols, mais aussi d’évaluer les conséquences de la sécheresse sur l’agriculture, les activités économiques, les territoires, la faune et la flore. Dès l’ouverture de la réunion, Monique Barbut a donné le ton en évoquant une situation qui ne cesse de se dégrader. Selon les chiffres présentés par la ministre, environ 40 000 personnes sont désormais confrontées à des difficultés d’approvisionnement ou à des coupures d’eau potable dans une cinquantaine de départements. Une situation qui fait de l’alimentation en eau potable la priorité immédiate du gouvernement. La ministre a également mis en avant l’ampleur économique de l’épisode climatique. Elle a évoqué une première estimation de 10 à 15 milliards d’euros de coûts directs et indirects pour les épisodes de chaleur de l’été 2026, tout en précisant que cette évaluation devait être considérée avec prudence. L’Insee a, de son côté, indiqué ne pas être à l’origine de ce chiffrage et ne pas disposer encore d’une estimation officielle consolidée. Autre chiffre cité lors de cette ouverture : la semaine précédente, l’approvisionnement de plus de 550 000 habitants était considéré comme étant sous tension, tandis que près de trois millions d’habitants étaient placés en vigilance...
Quelques brèves de chez nous et... d'ailleurs

Les directives européennes « Oiseaux » et « Habitats », la jurisprudence de la Cour de justice de l'Union européenne ainsi que celle du Conseil d'État constituent leurs principaux leviers. Dès lors qu'une autorisation de chasse, une méthode de capture ou le prélèvement d'une espèce leur paraît insuffisamment justifié au regard de l'état de conservation des populations, elles saisissent la justice administrative. Cette évolution a modifié les relations entre l'État et le monde cynégétique. Les ministres chargés de la Chasse voient régulièrement leurs arrêtés suspendus ou annulés, tandis que les préfets sont confrontés à des contentieux de plus en plus fréquents. Au fil des années, le recours est devenu un véritable outil d'influence, parfois plus efficace que le débat politique. Pour les associations écologistes, cette judiciarisation constitue une avancée majeure. Elles estiment que les décisions publiques doivent respecter strictement le droit européen et s'appuyer avant tout sur les données scientifiques relatives à l'état des populations sauvages. Les chasseurs portent un regard bien différent sur cette évolution. Beaucoup dénoncent une remise en cause permanente de décisions pourtant élaborées après concertation avec les fédérations et validées par les autorités publiques. Ils reprochent également aux associations d'utiliser systématiquement le contentieux pour faire évoluer la réglementation, parfois indépendamment de la réalité observée sur le terrain. Le constat est néanmoins clair : en quelques décennies, la chasse française est devenue l'une des activités rurales les plus encadrées juridiquement...
Elle constitue un outil d’observation, d’expertise, de prospective et d’ingénierie territoriale, travaillant notamment sur l’urbanisme, la planification, l’habitat, les mobilités, l’environnement et le développement économique. Son nouveau poster, publié en juin 2026, est accompagné d’une publication de quatre pages consacrée à la répartition des compétences entre les différents échelons territoriaux. L’intérêt de ce document est de permettre de comprendre rapidement qui fait quoi en 2026. Le schéma présente les responsabilités des communes, des différentes catégories d’intercommunalités – communautés de communes, communautés d’agglomération, communautés urbaines et métropoles –, mais aussi celles des départements et des régions.
Faudra-t-il bientôt installer des détecteurs de méthane à l’entrée des massifs forestiers ou instituer un permis de péter en forêt ? Rassurons nos grands cervidés : l’étude ne les transforme absolument pas en catastrophe climatique sur pattes. Les chercheurs cherchent avant tout à mieux intégrer une source naturelle encore insuffisamment documentée dans l’évaluation du budget mondial du méthane. Le plus amusant est peut-être ailleurs. Voilà des animaux qui vivent depuis des millénaires dans nos forêts, nos montagnes et nos plaines. Ils broutent, ils ruminent, ils digèrent et, accessoirement, ils ont un trou de balle... qui participe lui aussi au fonctionnement de la planète ! Le cerf élaphe n’est évidemment pas le seul concerné. Élans, rennes et autres ruminants sauvages participent également à cette production naturellement gazeuse. Les chercheurs soulignent d’ailleurs que leurs estimations devront encore être affinées, notamment en fonction des populations, des variations saisonnières et des autres sources naturelles. Alors, que retenir de cette extraordinaire découverte ? Que même le cerf a désormais son bilan carbone… et bientôt peut-être son bilan intestinal ! Après avoir expliqué aux chasseurs qu’ils devaient mieux comprendre la nature, certains pourraient peut-être commencer par accepter une idée toute simple : la nature fonctionne sans nous demander notre autorisation. Elle respire, elle mange, elle digère, elle fermente, et... produit aussi quelques gaz à effet de cerf.
Le texte prévoit également que les résultats aux épreuves d’aptitude soient suivis et publiés par établissement à partir de 2028, sur la base notamment des résultats de 2027. Cette évolution intervient dans un domaine où les exigences sont déjà importantes. Pour pouvoir réaliser des actes d’ostéopathie animale, les candidats doivent réussir une épreuve d’aptitude comprenant notamment une évaluation de leurs capacités à analyser une situation clinique, établir un diagnostic ostéopathique et choisir les manipulations adaptées. Ils doivent également savoir reconnaître les situations nécessitant l’intervention d’un vétérinaire. Ces dispositions concernent directement les nombreux professionnels appelés à travailler avec les chiens de sport, de travail ou de chasse. La vénerie constitue à ce titre un terrain particulièrement intéressant, avec des chiens courants soumis à des efforts prolongés, des déplacements répétés sur des terrains accidentés et des contraintes locomotrices importantes. Des formations en ostéopathie animale utilisent d’ailleurs désormais la Société de Vénerie comme plateau technique, afin de confronter les étudiants aux spécificités de la locomotion des chiens de meute et des chevaux évoluant en milieu forestier. Pour les chiens de chasse, l'enjeu est concret : récupération après l'effort, observation de la locomotion, détection d'anomalies et orientation vers le vétérinaire lorsque la situation dépasse le champ de l'ostéopathie. Le nouveau dispositif vise ainsi autant à mieux encadrer les formations qu'à donner davantage de lisibilité aux propriétaires d'animaux sur le niveau de préparation des futurs praticiens. Il ne s'agit donc pas seulement d'une affaire administrative : derrière les nouvelles obligations se trouve un enjeu essentiel, celui de la compétence des professionnels amenés à intervenir sur des animaux sportifs dont les capacités physiques sont fortement sollicitées.
Un particulier a choisi de placer sous ORE une parcelle d’environ 2 500 m², soit un quart d’hectare, située entre des terres maraîchères et la route départementale 78. Il y a installé des haies sèches, conservé des végétaux et aménagé son terrain afin d'attirer la petite faune. Il y observe notamment oiseaux, grenouilles, libellules, renards ou encore, occasionnellement, un héron. L’intention est évidemment respectable. Mais peut-on raisonnablement présenter un tel îlot comme un véritable sanctuaire de biodiversité ? Une parcelle de cette dimension peut fournir nourriture, abri ou zone de repos à certaines espèces. Mais elle ne constitue pas pour autant un écosystème autonome. Pour de nombreux mammifères, oiseaux ou reptiles, la question essentielle est celle de la continuité avec les habitats environnants. Or, un petit espace naturel cerné par des cultures et une route n'est pas nécessairement un refuge idéal. La route peut devenir une zone de mortalité ; les cultures voisines peuvent constituer un milieu exploité mais soumis à des pratiques agricoles ; et l’isolement peut limiter les déplacements et les échanges entre populations. Le paradoxe est alors saisissant : vouloir protéger la faune peut aussi conduire à concentrer artificiellement les attentes sur un îlot qui ne possède pas les dimensions nécessaires pour remplir toutes les fonctions écologiques qu’on lui prête. L’ORE, rappelons-le, ne transforme d'ailleurs pas une propriété en réserve naturelle intégrale. Le contrat définit librement les engagements destinés à maintenir, conserver, gérer ou restaurer des éléments de biodiversité ou des fonctions écologiques. Le propriétaire conserve son bien et ses usages, dans les limites prévues par le contrat. Le problème n’est donc pas l’ORE en elle-même. C’est le récit qui peut l’accompagner. Protéger juridiquement 2 500 m² pendant 99 ans ne garantit pas que la biodiversité y trouvera son compte pendant 99 ans. Après dix années d’existence, il serait peut-être temps de mesurer autre chose que le nombre de contrats ou d’hectares concernés : quelles espèces sont réellement présentes ? Se reproduisent-elles ? Les populations progressent-elles ? Les parcelles sont-elles connectées aux autres habitats ? Quel est le taux de mortalité aux abords ? Sans ces réponses, on risque de confondre deux choses : sanctuariser un terrain et protéger efficacement la nature. Et entre les deux, il y a parfois… 99 ans de différence.
Alors que la France traverse une sécheresse particulièrement intense, les effets du changement climatique continuent d’accentuer les tensions sur la ressource en eau. Au 9 août, l’ensemble du territoire métropolitain était, a minima, en seuil de vigilance. Parmi eux, 67 départements sont placés en situation de crise, soit une large majorité des départements français, et 21 départements en alerte renforcée. Ainsi, près de 70% du territoire français fait l'objet de restrictions d'usage de l'eau. Dans ce contexte, cette réunion sécheresse, réunissant les préfectures de régions et les opérateurs de l’Etat dédiés, a permis de dresser un état des lieux actualisé de la situation hydrologique sur l’ensemble du territoire. Les échanges s’appuyaient sur les dernières analyses de Météo-France, du Bureau de Recherches Géologiques et Minières (BRGM) et des services de l’État afin de faire le point sur l’évolution des nappes phréatiques, des cours d’eau et de l’humidité des sols, ainsi que sur les conséquences de cette situation pour les différents usages de l’eau et les territoires. Un focus a également été fait concernant l’impact de la sécheresse sur la faune et la flore. Les membres du comité ont partagé leurs retours d’expérience sur la gestion de cet épisode de sécheresse et échangé sur les mesures permettant de renforcer durablement l’anticipation, la prévention et la résilience des territoires face à la multiplication et à l’intensification des épisodes de tension sur la ressource en eau...
Il présida également le Club de la Chasse et de la Nature à Paris, et apporta durant de nombreuses années son concours à la Fondation François Sommer, notamment en qualité de trésorier. Au sein du CIC, il participa également au jury littéraire à partir de 2008, avant d’être élu en 2011 au comité de pilotage, instance consultative auprès du président. Mais au-delà des fonctions et des responsabilités, c’est surtout l’homme, le chasseur et l’ami que beaucoup garderont en mémoire. Passionné de chasse, chaleureux, généreux et doté d’un esprit particulièrement vif, Louis, affectueusement surnommé « Loulou » par ses proches, était apprécié pour son élégance, sa bonne humeur et sa fidélité en toutes circonstances. Ceux qui eurent la chance de chasser à ses côtés se souviendront d’un compagnon attentif et enthousiaste. Au cours de ses dernières années, confronté à la maladie, il conserva cette discrétion et cette dignité qui avaient toujours marqué son caractère. Il ne renonça jamais pour autant à son attachement au CIC, à ses amis ni à son amour de la nature et de la chasse. Avec sa disparition, le monde international de la conservation et de la chasse perd une personnalité engagée et profondément attachante. Son parcours témoigne d’une conviction forte : la connaissance de la faune, sa conservation et l’utilisation durable de ses ressources peuvent et doivent aller de pair. Louis de Rohan-Chabot laisse derrière lui bien plus qu’un parcours et des responsabilités : le souvenir d’un homme dont l’élégance, l’amitié et l’engagement continueront de vivre dans la mémoire de ceux qui l’ont connu. Nous nous associons à la peine de sa famille et de ses proches et leur adressons nos plus sincères condoléances.
Haies, jachères, bandes enherbées, zones humides ou encore agroforesterie constituent autant d'aménagements favorables à la petite faune de plaine, aux oiseaux et aux pollinisateurs. Pour les chasseurs, ces mesures représentent une opportunité de restaurer des habitats qui ont fortement régressé au cours des dernières décennies. Mais les inquiétudes demeurent. Les débats portent également sur les financements. Plusieurs fédérations souhaitent que les projets portés par les associations de chasse puissent bénéficier plus facilement des fonds européens lorsqu'ils contribuent à la restauration des habitats, à la préservation des zones humides ou à la lutte contre les espèces exotiques envahissantes, en partenariat avec les agriculteurs et les collectivités. L'avenir de la PAC se jouera aussi sur sa capacité à concilier production agricole, souveraineté alimentaire et gestion durable des espaces ruraux. Dans cette équation, la chasse ne peut être réduite à une simple activité de loisir. Elle constitue, dans de nombreux territoires, un acteur de terrain impliqué dans la conservation de la biodiversité, le suivi des espèces et la prévention des conflits entre faune sauvage et activités humaines. Les négociations européennes s'annoncent longues et complexes. Pour le monde de la chasse, l'enjeu sera de faire reconnaître sa contribution à la gestion de la nature afin que la future PAC ne soit pas seulement une politique agricole, mais aussi un véritable outil au service de l'équilibre des territoires.
Les premiers à payer le prix du manque d’eau sont probablement les plus jeunes. Chevrillards, levrauts et lapereaux sont particulièrement vulnérables aux conditions extrêmes. Leur organisme supporte moins bien les fortes chaleurs et la déshydratation que celui des adultes. Mais le problème ne se limite pas à l’accès direct à l’eau. Lorsque les sols s’assèchent, que les végétaux perdent leur fraîcheur et que la ressource alimentaire se raréfie ou se dégrade, les jeunes animaux doivent faire face à un environnement beaucoup plus difficile au moment même où leurs besoins sont les plus importants. Et cette mortalité risque de rester largement invisible. Un jeune chevreuil ou un lapereau qui disparaît dans les premiers jours ou les premières semaines de sa vie ne sera généralement jamais retrouvé. Il n'y aura ni carcasse, ni constat, ni statistique. Pourtant, quelques mois plus tard, cette disparition se traduira mécaniquement par moins de jeunes animaux dans les populations. La même logique concerne les oiseaux de plaine. Pour les faisandeaux et les perdreaux, l’eau n’est pas seulement une ressource directement nécessaire à leur survie. Elle conditionne également la présence d’une multitude d’insectes et d’invertébrés indispensables à leur alimentation durant les premières semaines...
Des gouttières installées à environ deux mètres du sol interceptent près de 30 % des précipitations avant qu'elles n'atteignent le sol. Les arbres évoluent ainsi dans des conditions de stress hydrique artificiellement accentuées, comparables à celles qui pourraient devenir la norme dans le bassin méditerranéen. Les scientifiques concentrent leurs observations sur deux essences emblématiques de ces milieux : le pin d'Alep et le chêne vert. Régulièrement, des campagnes de mesures sont réalisées afin d'évaluer leur état hydrique et leur capacité d'adaptation au déficit en eau. Les prélèvements doivent être effectués dans un laps de temps très court afin de garantir la fiabilité des résultats. Sur une surface de 0,6 hectare, plusieurs milliers de données sont enregistrées en continu grâce à un important réseau de capteurs. Le sol est équipé d'électrodes, de sondes d'humidité et de nombreux instruments permettant de suivre l'évolution des réserves en eau, de la croissance des arbres et de leur fonctionnement physiologique au fil des saisons. Ces recherches visent à mieux comprendre les mécanismes qui conduisent au dépérissement des peuplements forestiers lors des épisodes de sécheresse prolongée. Elles doivent également permettre d'améliorer les modèles de prévision de l'évolution des forêts méditerranéennes et d'identifier les essences ou les modes de gestion les plus aptes à faire face au réchauffement climatique. Les données recueillies contribuent enfin à mieux appréhender le lien entre déficit hydrique, affaiblissement des arbres et augmentation du risque d'incendie dans les massifs forestiers du sud de la France.
Pourtant, l'opération a suscité l'indignation de plusieurs associations de protection animale, certaines dénonçant une décision « incompréhensible » ou « choquante ». Une réaction qui interroge sur la manière dont certains défenseurs de la faune envisagent désormais la nature sauvage, car protéger un animal ne signifie pas nécessairement chercher à le maintenir en vie à tout prix. Un cerf gravement brûlé n'est pas un animal domestique que l'on peut transporter chez un vétérinaire, installer sur une table de soins, perfuser, panser et surveiller pendant plusieurs semaines. La faune sauvage ne dispose ni d'une infrastructure vétérinaire adaptée à chaque situation, ni des conditions permettant une longue convalescence. Un animal sauvage très gravement atteint peut être incapable de se nourrir, de se déplacer normalement ou d'échapper aux prédateurs. Ses blessures peuvent également provoquer des douleurs considérables et irréversibles.